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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 13:50

 

Rabelais avait une façon bien particulière de faire de la philosophie.
Fi les langues classiques! Fi l'érudition!
Avant tout, pour Rabelais, la philosophie, c'est dans la manière de se torcher le cul !  HOOO !!!
Et oui, dans la philosophie, il n'y a pas que l'esprit. Il y a aussi le corps.

Morceau choisi:

" - Oh ! dit Grandgousier, que tu es plein de bon sens, mon petit bonhomme, un de ces jours je te ferai passer docteur en gai savoir, pardieu ! Car tu es bien en avance pour ton âge. Allez, je t'en prie, poursuis ce propos torcheculatif ...
- Après, dit Gargantua, je me torchai avec un couvre-chef, un oreiller, une pantoufle, une gibecière, un panier ( mais quel désagréable torche-cul ! ), puis avec un chapeau. Remarquez que parmi les chapeaux, les uns sont de feutre rasé, d'autres à poil, d'autres de velours, d'autres de taffetas. Le meilleur d'entre tous, c'est celui à poil, car il absterge excellemment la matière fécale. Puis, je me torchai avec une poule, un coq, un poulet, la peau d'un veau, un lièvre, un pigeon, un cormoran, un sac d'avocat, une cagoule, une coiffe, un leurre.
Mais pour conclure, je dis et je maintiens qu'il n'y a pas de meilleur torche-cul qu'un oison bien duveteux, pourvu qu'on lui tienne la tête entre les jambes. Croyez-m'en sur l'honneur, vous ressentez au trou du cul une volupté mirifique, tant à cause de la douceur de ce duvet qu'à cause de la bonne chaleur de l'oison qui se communique facilement du boyau du cul et des autres intestins jusqu'à la région du coeur et à celle du cerveau. Ne croyez pas que la béatitude des héros et des demis-dieux qui sont aux Champs Elysées tienne à leur asphodèle, à leur ambroisie ou à leur nectar comme disent les vieilles de par ici. Elle tient, à mon avis, à ce qu'ils se torchent le cul avec un oison; ...




HO HO HO !!! Personne n'osera faire de commentaires....mais quand même, je l'espère...
Allez, faites ce plaisir à Rabelais!


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Published by Marie Rêveuse - dans Rire un temps soit peu
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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 15:49
Tour à tour, nous disons "je suis", "j'ai", "je possède",...

Je suis la femme de ...
J'ai deux enfants
Je passe mes vacances à...
Je fais du golf
J'ai tel âge
Je suis ingénieur
J'ai commis tel acte

La liste est sans fin

Si l'on enlève toutes ces étiquettes, que reste t-il?
Qui se cache derrière nos rôles?
Sans eux, pouvons-nous encore vivre de manière sereine?




"Etiquette" d'Eric Waugh


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Published by Marie Rêveuse - dans Philosophie-Spiritualité
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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 14:42

Dominique Wolton, sociologue fait part de certaines remarques concernant l'utilisation de la télévision ou d'internet dont j'aimerais avoir des avis.

En ce qui me concerne, depuis que je vais sur Internet, je ne regarde que très peu la TV. Programmes que je visionne quand je veux puisque je les enregistre. En tous lieux, comme beaucoup, ce que j'apprécie c'est d'avoir la liberté de choisir mes sujets et mes horaires.

Mais le monsieur dit autrement, c'est un philosophe humaniste de la communication, et pour lui, la radio, la TV, la presse, génèrent du lien social en réunissant les publics que tout sépare alors qu'Internet produit de l'individualisme et du regroupement communautaire.

"Or une société ne se résume pas à la somme de ses communautés. Elle a besoin  d'un projet politique qui transcende les différences communautaires. Internet n'est pas fait pour cela".

"Nous sommes prédisposés à l'incommunication parce que nous n'avons pas de codes communs. Exemple: A l'école trop d'ordinateurs tue l'éducation, rien ne peut remplacer un enseignant" (je suis bien d'accord).

" L'être humain ne peut pas vivre que segmenté. Il rêve de l'être parce qu'en segmentant on élimine l'altérité. Mais dans un monde ouvert, il nous faut bien cohabiter avec l'autre".

Voilà l'idée générale (si vous en voulez plus, achetez le dernier Télérama).

Ce que j'en dis, c'est qu'en croyant fuir la pensée unique, ne risque t-on pas de vivre tous derrière son écran comme des bêtes sauvages? Est-ce-que, à la longue, l'autre, en chair et en os, ne va pas finir par nous faire réellement peur?  

Mais pour cela, faudrait-il encore que les politiques aient une autre vision de la culture télévisuelle et que les programmes et journaux ne soient pas chapeauté par un même groupe d'hommes.  
Ca vous intéresse vous de causer StarAc avec vos voisins? Et d'avoir des slogans d'origine Nicohongroise à longueur de journée?







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Published by Marie Rêveuse - dans Comment va le monde
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 14:35

Il nous arrive à tous de nous éclabousser les uns les autres

 

Vouloir changer le monde sans découvrir son propre moi, c’est comme essayer de recouvrir la terre d’une peau de cuir pour empêcher les pierres et les épines de nous blesser. Il est beuacoup plus simple de porter des chaussures.

 

Ramana Maharshi, un sage indien

 


Tout le monde fait de la projection et personnalise tout. Personnaliser, c’est penser à tord que se qui se passe dans le monde a toujors à voir avec soi. Un exemple extrême : un enfant qui refuse de faire ses devoirs, et qui apprend le lendemain qu’un avion s’est écrasé à Dallas, se coit en quelque sorte responsable de cet accident. Mais il existe une version plus commune et moins extrême. C’st celle où, quand votre conjoint rentre à la maison maussade, vous croyez immédiatement que c’est de votre faute.

 

Projeter, le phénomène inverse, c’est attribuer aux objets et aux personnes ce qui se passe en nous. Souvent, sans le savoir, nous projetons nos peurs et nos frustrations sur les autres. Au lieu de reconnaître ma propre colère, je vous vois en colère. Si j’ai peur des chiens, je cherche à protéger mes enfants et, sans leur demande comment ils se sentent réellement avec ces animaux, je leur transmets ma peur et les tiens éloignés ds chiens. Un exemple plus subtil de projection est celui où nous disons à une personne qui pleure qu’elle n’a pas besoin de pleurer, et ce, parce que nous sommes mal à l’aise devant ce genre d’émotion. Un autre exemple est celui où nous demandons constamment à d’autres personnes si elles vont bien, alors que c’est nous qui n’allons pas bien.

 

En réalité, personne n’est à l’abri des projections et de la personnalisation. Par contre, il y a les gens qui en sont conscients et ceux qui ne le sont pas. Il y a ceux qui s’approprient les projections des autres et ceux qui ne le font pas. Et cette différence est cruciale car le fait de ne pas se les approprier peut conduire à la dissolution de relations. A l’inverse, l’appropriation des projections permet aux relations de s’approfondir.

 

Les humains se sont toujours éclaboussés les uns les autres et, cela depuis des générations. Leurs descendants ont trouvé les mêmes excuses pour continuer les éclaboussures, certains en didsant qu’ils l’avaient fait pour une raison précise et les autres sachant au fond d’eux mêmes qu’ils l’avaient exprès.

 

Si vous voulez tranformer le monde, alors quand vous avez éclaboussez dites simplement : « Je suis désolé de vous avoir éclaboussé. »

 

 

Centrez-vous et remémorez-vous un incident récent au cours duquel vous avez « renversé la soupe ».

Respirez à fond et voyez avec précision ce que vous avez fait et de quelle façon cela a affecté autrui.

Respirez doucement et accueillez avec bienveillance votre humanité.

S’il y a nécessité, rachetez-vous.

Mark Nepo




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Published by Marie Rêveuse - dans Philosophie-Spiritualité
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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 17:28

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Published by Marie Rêveuse - dans Temps de vie et photos
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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 16:08


J’ai une amie en Savoie avec je passe parfois des heures au téléphone. Il arrive que nous parlions des blogs que nous visitons. On aime, on n’aime pas, et patati, et patata… Et elle me parle de celui d’Arthénice (voir liens). J’y vais donc depuis régulièrement…ça décoiffe !

 

Tiens, Arthénice vis à Mortagne-sur-Sèvre en Vendée. J’y suis déjà allée au début des années 1980. J’y suis allée parce que j’y avais une amie et cette amie, je l’ai perdue de vue…bêtement d’ailleurs. 

 

J’explique :

 

Cette amie s’appelle Chantal. Nous nous étions connues en Savoie où je vivais alors. Elle, venait de sa Vendée natale pour travailler. A vingt ans, c’était pour elle une grande aventure. Ainsi, nous nous sommes côtoyées pendant quatre mois d’hiver, faisant le service dans une crêperie à Montchavin, station de ski familiale donnant de l’autre côté de la Plagne. La crêperie était juste en bas des pistes et quand nous avions cinq minutes, nous profitions du soleil et du paysage…et accessoirement des beaux skieurs  sur la terrasse ! Nous étions du matin au soir ensemble puisque nous logions chez les employeurs. Le soir nous allions à la discothèque tout près. C’est vous dire si le matin nous étions en forme !

La saison finie, elle est repartie dans sa Vendée mais nous nous sommes revues. Elle avait un frère qui travaillait en Savoie, donc elle passait à l’occasion quelques jours chez moi. De notre côté, avec mon tendre, nous étions allés lui rendre visite dans son village et aux Sables d’Olonnes où elle travaillait, deux étés de suite.

Et puis, un jour j’ai su qu’elle était venue en Savoie chez son frère. OH ! Elle n’était même pas passée me voir ! Blessée et idiote que j’étais, sans chercher à comprendre, j’en avais déduit que notre amitié était terminée. 

 

Vingt trois ans plus tard….le blog d’Arthénice…

 

Je décide de ranger mon grenier car je sais que j’ai des anciennes lettres dans des boites en cartons. Je retrouve l’adresse de Chantal, je ne me souvenais plus de son nom de famille. A l’occasion je relis quelques       lettres qui me donnent l’impression d’avoir deux cent ans. Comme c’est touchant ces lettres d’amoureux de l’adolescence, de ma petite sœur qui n’aimait pas sa colonie de vacances car on lui volait ses chouimgom !...

 

Je demande donc à Arthénice de faire sa petite enquête. Quelques jours se passent. Et voilà que de fil en aiguille, elle retrouve les parents de Chantal qui ont pourtant déménagés depuis! Ces derniers donnent à Arthénice le n° de téléphone de Chantal qui habite maintenant à une vingtaine de kilomètre de Mortagne.

Ce matin, j’ai appelé Chantal. C’est son mari qui répond, il est au courant de l’affaire….un sourire dans la voix.

Chantal travaille, je pourrai la joindre ce soir…

 

Merci encore Arthénice!


 

Mortagne sur Sèvre



(Je suis toujours en panne d’Internet et j’écrie toujours de la médiathèque)


 

 

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Published by Marie Rêveuse - dans Souvenirs
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 16:44
A cette heure je vous écris de la médiathèque de ma ville...je n'ai plus internet. Quand nous avons acheté l'ordinateur on ne nous a pas donné le CD. A cause des virus, nous avons dû le nettoyer. Du coup, nous n'avons qu'une copie. enfin, je ne comprend pas grand chose à tout ça et je ne sais pas comment ça va se terminer cette horrible histoire!. HA, la loi de l'impermanence, on ne l'aime pas quand ça nous arrive!


Bon, relativisons,...ça donne l'occasion de faire autre chose. Je dois d'ailleurs préparer l'anniversaire de mon cher. Il veut un repas ayurvédique. Pas simple de trouver tous les épices. Je vais faire au mieux...
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Published by Marie Rêveuse - dans Temps de vie et photos
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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 12:19
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Published by Marie Rêveuse - dans Rire un temps soit peu
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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 11:19

Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille.
- Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement.
Elle est bientôt tiède.
- La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
- La température continue à grimper.
L'eau est maintenant chaude.
C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant.
- L'eau est cette fois vraiment chaude.
La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. 
- La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.
- Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50  degré C, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite.

Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.
Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.
Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.

Au nom du progrès et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l'intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.
 
Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire dramatique.
 
Le gavage permanent d'informations de la part des médias sature les cerveaux qui n'arrivent plus à faire la part des choses...
Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, c'était pour demain.

Là, c’est aujourd’hui !
Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.




 

Pris sur ce blog



 

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Published by Marie Rêveuse - dans Comment va le monde
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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 09:28

Que s'est-il donc passer d'extraordinaire ces derniers jours?

RIEN

Vous êtes déçus. Ne le soyez pas. Car Rien, c'est beaucoup pour moi.  Rien, c'est enlever tout l'inutile pour ne garder que le meilleur, un truc qui ressemble à la paix. Suite à mon article où je ne savais plus trop dans quelle étagère j'étais, j'ai pu lire de-ci de-là, quelques mots sur ce même état. Et bien cet état est simplement une zénitude… qui ne demande qu'à poursuivre.

Sinon, vendredi j'étais dans mon rôle de surveillante. Un peu plus cool que
la dernière fois. J'étais avec quelqu'un qui avait pris de la lecture....et moi pas grand chose, quelques imprimés d'articles d'Internet que j'ai eu le temps de lire plusieurs fois. Trois lectures identiques valent autant que trois lectures différentes. Qu’en dites-vous ?

Finalement, je devrais utiliser ce temps pour faire le Rien....En suis-je capable....Non, pas pendant quatre heures....mais une heure, hum, c'est à tenter.

Pendant que les étudiants grattaient sur de la chimie ou de l'histoire, j'ai eu le temps de m’interroger sur l’utilité d’un blog.

Dans les blogs, on y rencontre la vie, les beautés et misères de tout un chacun. Jardins aux espaces illimités. Infini des existences. Horizons, univers et labyrinthes à explorer. Echanges.  Partage des richesses, des détresses, de ce que l'on, est, ressent, observe.
Donner, prendre,  recevoir, grandir son coeur et son esprit.

Le blog sert à la vie.

Conscientisation de toutes les détresses du monde non dites dans un quotidien ordinaire où règne sa propre censure. Destruction de la pensée unique car chacun est unique et semblable. Noeuds inextricables trouvant parfois leur issue. Chemin prenant parfois, souvent, une autre direction.

Etre attentionné ou attirer l'attention. Dire et se dire.  Changer son regard. Faire partie d'un ensemble avec sa place autour du feu de la parole. Liberté de la place publique mais sans les risques....(lâcheté?) Chacun son talent, ses humeurs. Affirmation de soi. Réflexions inachevées. Opium des penseurs....
Histoire à suivre.

 

Samedi, j’ai joué à la marchande. Je tenais une buvette le temps d’une compétition sportive. Partisane du moindre effort, tout était au même prix….les étonnements du si peu cher. Pour le plaisir du pouvoir d’achat de leur répondre !




Moment de félicité (Rosina Wachtmeister)
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Published by Marie Rêveuse - dans Temps de vie et photos
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