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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 17:15

Pourquoi ne puis-je pas m'arrêter de manger ?

Là n'est pas la question; il y a quelque chose derrière cela, quelque chose d'autre.
Cela semble ridicule...


Non, ne jugez pas; si vous dites ridicule, vous l'avez déjà condamné et cela peut faire partie du problème. Ce n'est pas une façon de sortir d'un problème, ne donnez pas un nom aux choses; essayez de comprendre.


Si une personne mange plus que de coutume, c'est le symptôme d'un certain courant sous-jacent. La nourriture est toujours un substitut de l'amour. Les gens qui n'aiment pas, qui manquent d'une façon ou d'une autre une vie d'amour, commencent à manger plus; c'est un substitut à l'amour.


Lorsqu'un enfant naît, son premier amour et sa première nourriture sont la même chose; la mère. Ainsi il y a une association très profonde entre la nourriture et l'amour; en fait la nourriture vient d'abord; aimer vient ensuite. D'abord l'enfant mange la mère, puis peu à peu il prend conscience que la mère n'est pas juste une nourriture, elle l'aime aussi. Mais bien sûr pour cela une certaine croissance est nécessaire. Le premier jour l'enfant ne peut pas comprendre l'amour, il comprend le langage de la nourriture, le langage primitif, naturel à tous les animaux. L'enfant naît avec la faim; la nourriture est nécessaire immédiatement. L'amour ne sera nécessaire que longtemps après; il n'est pas tant une urgence. L'on peut vivre sans amour durant sa vie entière, mais l'on ne peut pas vivre sans nourriture; là est l'ennui.


Ainsi, l'enfant prend conscience de l'association entre la nourriture et l'amour. Petit à petit, il sent également que chaque fois que la mère est pleine d'amour, elle donne son sein d'une façon différente. Lorsqu'elle est sans amour, fâchée, triste, elle donne le sein très à contrecœur ou ne le donne pas du tout. Ainsi, l'enfant prend conscience que chaque fois que la mère est pleine d'amour, chaque fois que la nourriture est disponible, l'amour est disponible; chaque fois que la nourriture n'est pas disponible, l'enfant ressent que l'amour n'est pas disponible et vice versa. C'est dans l'inconscient.


Quelque part vous manquez une vie d'amour donc vous mangez plus; c'est un substitut. Vous continuez à vous remplir de nourriture et ne laissez aucun espace à l'intérieur. Ainsi il n'est pas question d'amour, parce qu'il ne reste aucune place et avec la nourriture les choses sont simples parce que la nourriture est morte. Vous pouvez continuer à manger autant que vous le voulez, la nourriture ne peut pas dire non. Si vous arrêtez de manger, la nourriture ne peut pas dire que vous l'offensez; l'on reste le maître avec la nourriture.


Mais dans l'amour, vous n'êtes plus le maître. Un autre être entre dans votre vie, une dépendance entre dans votre vie. Vous n'êtes plus indépendant et c'est la peur. L'ego veut être indépendant et l'ego ne vous permettra pas d'aimer; il vous permettra seulement de manger plus. Si vous voulez aimer alors l'ego doit être lâché.


Ce n'est pas une question d'alimentation, la nourriture est simplement symptomatique; aussi, je ne dirai rien sur l'alimentation, sur la diète ou de faire quoi que ce soit, parce que cela ne vous aidera pas, vous ne réussirez pas. Vous pouvez essayer de mille et une façons; cela n'aidera pas. Je dirais plutôt, oubliez la nourriture, continuez à manger autant que vous le voulez.


Commencez une vie d'amour, tombez amoureuse, trouvez quelqu'un que vous pouvez aimer et immédiatement vous verrez que vous ne mangerez pas autant.


Avez-vous observé ? Si vous êtes heureux vous ne mangez pas trop; si vous êtes triste, vous mangez trop. Les gens pensent que lorsqu'ils sont heureux ils mangent trop, mais c'est un non-sens absolu. Une personne heureuse se sent si remplie qu'elle ne sent aucun vide à l'intérieur. Un homme malheureux continue à ingurgiter de la nourriture en lui.


Ainsi, je ne toucherai pas à l'alimentation du tout... et continuez telle que vous êtes, mais trouvez un amant.

Osho, Extrait de: Above All, Don’t Wobble

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Published by Marie Rêveuse - dans Psychologie
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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 22:13

Vous aurez bien compris que quand je n'ai pas le courage de dire quoi que ce soit ou par manque de temps (ha?) et bien je vous mets quand même une grande page à lire que je copie chez un voisin qui de surcroit a  à peu près les mêmes idées que moi mais en pire (ha?)....ou que en tous cas je partage un temps soit peu la philosophie humaniste qui se propage au fond de son esprit....Proustien non?
Et ce que je peux vous dire d'aujourd'hui c'est que mon sportif d'homme a grimpé sur la petite reine mais a du capituler au bout du deuxième tour, le parcours étant trop facile pour lui, il a préféré laisser la gagne à un non moins sportif qui en aura retiré tous les honneurs avec un bouquet ou une médaille ou plus si affini sa course.

Signé: Marie-blagueuse Humoriste à ses heures quand elle ne pique pas sa crise car elle n'a toujours pas sa petite entreprise mais qui de toute façon ne la cherche plus en ce moment-ci ceci dû à un soleil resplendissant qui ne lui permet pas de passer à l'action mais que toutefois si la généreuse Agence Nationale lui en fait les honneurs elle affirmera sa volonté de s'élancer à la vitesse supérieure qui est celle qui consistera à se lever tôt pour travailler plus qu'à ce jour dans lequel elle ressemble parfois à la Belle au bois dormant.




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Published by Marie Rêveuse - dans Souvenirs
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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 23:26
Journée passée avec les étudiants, ceux qui poursuivent actuellement et quelques anciens et profs que j'ai eu plaisir de retrouver. Dommage que la journée se soit terminée avec deux pédants. Ils m'ont fait fuir. Comment font-ils pour ne pas se rendre compte? Ils déballent et  jugent  sur fond de "social".

Pour moi, c'en est peut-être pas fini de l'école...à voir...dans un mois.
Cette idée me requinque.
Dans le fond, j'aime mieux apprendre que travailler.
Le luxe.

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Published by Marie Rêveuse - dans Le genre humain
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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 13:23
Voilà plusieurs articles où je vois l'année 2012 mentionnée. Donc je m'interroge et je découvre Ce site parmi tant d'autres.
Je ne veux alarmer personne et je dirai que je n'ai même pô peur. De toute façon, sachant que tout a une fin, mais aussi que tout se renouvelle....(fô se rassurer aussi) N'est ce point que la feuille d'automne se transforme en humus qui sert ensuite à nourrir de nouvelles plantes? Hein?
Et puis sans l'homme, la planète se débrouillera très bien et même mieux. Alors apocalypse ou non, ce que ça me donne surtout envie, c'est de vivre encore plus pleinement, de profiter de toutes les personnes que j'aime et de toutes les bonnes choses que la vie peut nous offrir.
D'ailleurs, après mure réflexion, mon envie de trouver un emploi qui était déjà sur une pente douce est maintenant presque dans le précipice!!
Donc, vive 2012 qui nous fait remettre les choses importantes à leur place.


Et je dirai

MERCI aux amis avec qui j'ai passé le samedi
MERCI au lilas qui sent si bon dans le jardin
MERCI à mon mari qui fait la vaisselle!!
MERCI à mes enfants qui m'en apprennent chaque jour un peu plus
MERCI à tous les arbres en fleurs qui réjouissent mes yeux et mon coeur
MERCI à ce beau soleil de mai



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Published by Marie Rêveuse - dans Comment va le monde
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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 11:02
 Je suis un chien errant
Et je n'en sais pas plus,
Mais voilà cette voix
Qui me tombe dessus,
Une voix de poète
Qui voulut me choisir
Pour me faire un peu fête
Moi qui ne puis rien dire,
Et qui n'ai qu'un aboi
Pour un peu m'éclaircir
Les brumes et la voix.
Je ne veux pas sortir de mon obscurité,
Je ne veux rien savoir d'une tête habitée
Par des mots descendus
De quelques hors venus.
Je suis un chien errant
N'en demandez pas plus

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Published by Marie Rêveuse - dans Poésie
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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 15:40

Toute la famille était là. Le navarin et la tarte à la crème engloutis, le four micro-onde nettoyé et renettoyé (mon cher mari a eu la bonne idée de faire cuire un oeuf dur dedans), je me suis replongée dans Pennac. Un œil sur les lignes et un autre sur mon environnement, j'attends.....YESSSS, ils sont tous sortis à leurs occupations. Aussitôt la maisonnée vide, Pennac est laissé à sa philosophie et je grimpe quatre à quatre les escaliers pour assouvir ce nouveau vice: LE BLOG. Aller pondre sa bafouille, chercher des images, aller voir chez les autres ce qu'ils racontent. C'est honteux mais je ne résiste pas !! (hi hi !!). C'est pas  que j'ai de nombreux lecteurs, au maximum vingt par jour mais c'est comme ça.

Neandertal a laissée Lascaux alors pourquoi pas moi?


Je disais donc Pennac, oui, qui réveille mon inconscient : "Cette enfance-là n'était pas drôle, et s'en souvenir ne l'est pas davantage. Impossible de s'en flatter. Comme si l'ancien asthmatique se vantait d'avoir senti mille fois qu'il allait mourir d'étouffement! Pour autant le cancre tiré d'affaire ne souhaite pas qu'on le plaigne, surtout pas, il veut oublier, c'est tout, ne plus penser à cette honte..."

 

Daniel Pennac parle longuement de son enfance de cancre

Une douleur dont il est difficile de se remettre."Le chagrin d'être cancre relève du chagrin d'amour. Le cancre a le sentiment d'être profondément inutile, donc indigne d'amour. " "Revenir sur cette enfance", n'a pas été une promenade de plaisir. Il m'a fallu quatre ans pour écrire ce livre, qui semblera peut-être du "Pennac" souriant, avec des anecdotes amusantes, etc. Mais de sentir remonter en mois ces journées interminables, les cours où je ne comprenais rien, les leçons que je ne retenais pas, les devoirs sur lesquels je séchais, non, ça n'a pas été drôle". Le cancre, c'était lui, "Daniel Pennacchioni...Fils d'un polytechnicien et d'une mère au foyer. Elevé dans une famille aimante et cultivée, dernier de quatre garçons dont les trois premiers ont fait de bonnes études". Comme il arrive parfois, l'élève Pennac a été "sauvé" de sa "cancrerie" en troisième, par un professeur de français. Celui-ci lui a demandé non une dissertation, mais un roman, que le jeune Daniel livrait, chapitre par chapitre.

 Se remet-on d'avoir été mauvais élève ? Pas aisément, même si on le dissimule "par une attitude désinvolte" ou "de joyeux récits à posteriori". En 320 pages, l'ancien dernier de la classe devenu enseignant et romancier à succès raconte son désarroi et son calvaire passés, cet avenir "réduit à rien", l'angoisse des parents. Il y ajoute un message : "pour se sauver à ses propres yeux, le cancre doit s'apercevoir qu'il existe aux yeux des adultes, qu'il a de la valeur pour eux. Et pour ce faire, il faut qu'il sente un certain amour dans la transmission du savoir : l'amour du professeur pour la matière qu'il enseigne, son intérêt réel pour sa classe et pour chaque individu à l'intérieur de cette classe, fût-ce le plus nul".

 

Je ne peux m’empêcher de vous rapporter ce savoureux plat :


Pennac en tant que prof fait apprendre à ses élèves un texte par coeur par semaine à ses élèves. Il répond à une mère qui lui dit que son fils n'est plus un bébé:

" Votre fils, chère madame, n'en finira jamais d'être un enfant de la langue....il aimera savoir en quelle langue il nage, ce qui le porte, le désaltère et le nourrit, et se faire lui-même porteur de cette beauté, et avec quelle fierté! Il va adoré ça, faites-lui confiance, le goût de ces mots dans sa bouche, les fusées éclairantes de ces pensées dans sa tête, et découvrir les capacités prodigieuses de sa mémoire, son infinie souplesse, cette caisse de résonance, ce volume inouï où faire chanter les plus belles phrases, sonner les idées les plus claires, il va en raffoler de cette natation sublinguistique lorsqu'il aura découvert la grotte  insatiable de sa mémoire, il adorera plonger dans la langue, y pêcher les textes en profondeur, et tout au long de sa vie les  savoir là, constitutifs de son être, pouvoir se les réciter à l'improviste, se les dire à lui même pour la saveur des mots. Porteur d'une tradition écrite grâce à lui redevenue orale il ira peut-être même jusqu'à les dire à quelqu'un d'autre, pour le partage, pour les jeux de la séduction, ou pour faire le cuistre, c'est un risque à courir. Ce faisant il renouera avec ces temps d'avant l'écriture où la survie de la pensée dépendait de notre seule voix. Si vous me parlez régression, je vous répondrai retrouvailles! Le savoir est d'abord charnel. Ce sont nos oreilles et nos yeux qui le captent, nos bouches qui le transmettent. Certes, il nous vient des livres, mais les livres sortent de nous. Ça fait du bruit une pensée, et le goût de lire est un héritage du besoin de dire".

 

…et le goût de lire est un héritage du besoin de dire

 

Je me dit à nouveau : « Neandertal a laissée Lascaux alors pourquoi pas moi? »

C’est donc ça. Je me rassure, j’ai un bon vice !!




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Published by Marie Rêveuse - dans Lecture
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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 18:17
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Published by Marie Rêveuse
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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 13:42


http://www.pepinieres-bonnet.eu/Images/foret_0003_1024.jpg



N’envoyez plus de lettres, seulement des feuilles
d’arbres, que le soleil détache ou le vent cueille
où l’automne abat et dépose entre vos mains.

Je ne les recevrai jamais le lendemain,
mais j’ai depuis toujours l’habitude d’attendre
et mon cœur, de veiller, n’en sera pas moins tendre.

Vous ne pourrez, c’est vrai, rien écrire dessus,
cependant je lirai comme si j’avais su
les paroles que vous formulez dans votre âme
tant vos rêves ont pour moi l’éclat de la flamme.

Choisissez les couleurs suivant le ton des jours :
que la feuille soit fraîche si le ciel est lourd,
et d’un vert bien profond si l’azur est trop pâle.

Qu’elle soit de chêne et blonde comme le hâle
au front d’un bel enfant, quand s’achève l’été,
et lorsque vient Novembre, afin de refléter
ce qu’il ensevelie et ce qu’il remémore
veuillez me cueillir une feuille au sycomore.

(Mais qu’elle soit de hêtre, d’aulne ou d’olivier,
que m’importe après tout pourvu que vous viviez !)

Et si, dans le futur, un jour Dieu vous propose
par hasard le bonheur, pour me dire la chose
envoyez simplement une feuille de rose.


Alliette AUDRA (1897-1962)





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Published by Marie Rêveuse - dans Poésie
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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 11:32
Hier, c'était pas un temps à bloguer. Le matin, répétition générale de danse orientale. J'ai pu essayer ma tenue pour le grand spectacle du 24 mai.

L'après-midi, après un tour à vélo pour voir les animations de la ville (déprimant ces troupeaux de gens qui ont fuient Drucker pour avoir l'air de s'ennuyer encore plus), j'ai passé l'après-midi à la plage avec les copines, de plage justement. Celles que je retrouve aux beaux jours. Ici, il y en a qui ont leur rituel. Dès que le soleil montre le bout de son nez, on sort le paravent, les fauteuils et on blague comme elles disent. En l'occurrence "blaguer" c'est raconter tous les ragots du pays, les bons et les mauvais. Tous les sujets y passent: les derniers livres, films, les soucis avec les enfants, l'ANPE (grand sujet que celui-ci, que ceux qui vont vous radier si vous n'acceptez pas leurs offres.....mais faudrait t'il qu'ils vous fassent des propositions!! En huit mois, je n'ai reçu que des propositions de ...radiation!!! AH AH AH !!! Nico la teigne nous fait bien rire!!!).

Ce matin, reprise des bonnes habitudes: THE footing. L'après-midi yoga et kiné pour mon épaule de guingois. Leçon pour aller bien: équilibrer l'actif, l'inactif, le bien manger, le bon dormir, voir du monde, gérer ses émotions (oui, car la politique du couvercle - zeu vé bien tout va bien - ça ne marche qu'un temps).

Et ce matin aussi, bonne discussion téléphonique avec ma cop' de la plaine de l'autre bout de la France, psychothérapeute, philosophe, politicienne, (de gôche de la gôche s'il vous plaît)... toujours pleine de bons conseils et qui me remonte le moral. Je lui dit encore: MERCI! Vive le téléphone illimité!

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Published by Marie Rêveuse - dans Le genre humain
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 15:45
9 avril 2009


Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d’institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l’impact de leurs décisions sur la vie des populations.

 

Le pouvoir de ces organisations s’exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale.

Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des États.

A dimension transnationale, plus riches que les États, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie.

Voici une liste des chiffres d’affaires de certaines multinationales, comparés avec le PIB des États. Elle en dit long sur la puissance planétaire que ces sociétés sont en train d’acquérir.

Une puissance toujours plus démesurée, du fait de l’accélération des fusions entre multinationales.

Chiffres d’affaires ou PIB, en milliards de dollars

General Motors
178,2

Singapour
96,3

Danemark
161,1

Toyota
95,2

Thaïlande
157,3

Israel
92

Ford
153,5

General Electric
90,8

Norvège
153,4

Philippines
83,1

Mitsui & Co
142,8

IBM
78,5

Pologne
135,7

NTT
77

Afrique du Sud
129,1

Axa - UAP
76,9

Mitsubishi
129

Egypte
75,2

Royal Dutch Shell
128,1

Chili
74,3

Itoshu
126,7

Irlande
72

Arabie Saoudite
125,3

Daimler-Benz
71,5

Exxon (Esso)
122,4

British Petroleum
71,2

Wall Mart
119,3

Venezuela
67,3

Ford
100,1

Groupe Volkswagen
65,3

Grèce
119,1

Nouvelle Zélande
65

Finlande
116,2

Unilever
43,7

Marubeni
11,2

Pakistan
41,9

Sumimoto
109,3

Nestle
38,4

Malaisie
97,5

Sony
34,4

Portugal
97,4

Nigeria
29,6

Ensemble des 5 plus grandes firmes
526,1

Proche-Orient et Afrique du Nord
454,5

Asie du Sud
297,4

Afrique Sub-Saharienne
269,9

Chiffres de 1999 et 1992
Sources: Banque Mondiale (World Development Repport 1998-1999), Forbes, The Nation, Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (States of Disarray, Genève, 1995),Courrier International, Le Monde Diplomatique


2
L’illusion démocratique


La démocratie a déjà cessé d’être une réalité.

Les responsables des organisations qui exerçent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n’est pas informé de leurs décisions.

La marge d’action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n’ont été ni consultés, ni informés.

Tous ces traités élaborés ces cinq dernières années (GATT, OMC, AMI, NTM, NAFTA) visent un but unique: le transfert du pouvoir des états vers des organisations non-élues, au moyen d’un processus appelé “mondialisation”.

Une suspension proclamée de la démocratie n’aurait pas manqué de provoquer une révolution. C’est pourquoi il a été décidé de maintenir une démocratie de façade, et de déplacer le pouvoir réel vers de nouveaux centres.

Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n’ont plus de pouvoir réel.

Et c’est bien parce qu’il n’y a plus rien à décider que les programmes politiques de “droite” et de “gauche” en sont venus à tant se ressembler dans tous les pays occidentaux.

Pour résumer, nous n’avons pas le choix du plat mais nous avons le choix de la sauce. Le plat s’appelle “nouvel esclavage”, avec sauce de droite pimentée ou sauce de gauche aigre-douce.


3
La disparition de l’information


Depuis le début des années 90, l’information a progressivement disparu des médias destinés au grand-public.

Comme les élections, les journaux télévisés continuent d’exister, mais ils ont été vidés de leur contenu.

Un journal télévisé contient au maximum 2 à 3 minutes d’information véritable. Le reste est constitué de sujets “magazine”, de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

Les analyses par des journalistes spécialisés, ainsi que les émissions d’information ont été presque totalement éliminés.

L’information se réduit désormais à la presse écrite, lue par une minorité de personnes.

La disparition de l’information est le signe tangible que notre régime politique a déjà changé de nature.


4
Stratégies et objectifs pour le contrôle du monde


Les responsables du pouvoir économique sont quasiment tous issus du même monde, des mêmes milieux sociaux. Il se connaissent, se rencontrent, partagent les mêmes vues et les mêmes intérêts.

Ils partagent donc tout naturellement la même vision de ce que devrait être le monde idéal futur.

Il est dès lors naturel qu’ils s’accordent sur une stratégie et synchronisent leurs actions respectives vers des objectifs communs, en induisant des situations économiques favorables à la réalisation de leurs objectifs, à savoir:

Affaiblissement des états et du pouvoir politique. Déréglementation. Privatisation des services publics.

Désengagement total des états de l’économie, y compris des secteurs de l’éducation, de la recherche, et à terme de la police et de l’armée, destinés à devenir des secteurs exploitables par des entreprises privées.

Endettement des états au moyen de la corruption, des travaux publics inutiles, des subventions données aux entreprises sans contrepartie, ou des dépenses militaires. Lorsqu’une montagne de dettes a été accumulée, les gouvernements sont contraints aux privatisations et au démantèlement des services publics. Plus un gouvernement est sous le contrôle des “Maîtres du Monde”, et plus il fait augmenter la dette de son pays.

Précarisation des emplois et maintien d’un niveau de chômage élevé, entretenu grâce aux délocalisations et à la mondialisation du marché du travail. Ceci accroît la pression économique sur les salariés, qui sont alors prêts à accepter n’importe quel salaire ou conditions de travail.

Réduction des aides sociales, pour accroître la motivation du chômeur à accepter n’importe quel travail à n’importe quel salaire. Des aides sociales trop élevées empêchent le chômage de faire pression efficacement sur le marché du travail.

Empêcher la montée des revendications salariales dans le Tiers-Monde, en y maintenant des régimes totalitaires ou corrompus. Si les travailleurs du Tiers Monde étaient mieux rémunérés, cela briserait le principe même des délocalisations et du levier qu’elles exercent sur le marché du travail et la société en occident. Ceci est donc un verrou stratégique essentiel qui doit être préservé à tout prix. La fameuse “crise asiatique” de 1998 a été déclenchée dans le but de préserver ce verrou.


5
Les attributs du pouvoir


Les organisations multinationales privées se dotent progressivement de tous les attributs de la puissance des états: réseaux de communication, satellites, services de renseignements, fichiers sur les individus, institutions judiciaires (établies par l’OMC et l’AMI, accord grâce auquel une multinationale pourra traîner un état devant une cours de justice internationale spéciale).

L’étape suivante -et ultime- pour ces organisations sera d’obtenir la part de pouvoir militaire et policier qui correspond à leur nouvelle puissance, en créant leurs propres forces armées, car les armées et polices nationales ne sont pas adaptées à la défense de leurs intérêts dans le monde.

A terme, les armées sont appelées à devenir des entreprises privées, des prestataires de services travaillant sous contrat avec les états, aussi bien qu’avec n’importe quel client privé capable de payer leurs services. Mais à l’étape ultime du plan, ces armées privées serviront les intérêts des grandes multinationales, et attaqueront les états qui ne se plieront pas aux règles du nouvel ordre économique.

En attendant, ce rôle est assumé par l’armée des Etats-Unis, le pays le mieux contrôlé par les multinationales.

Notes:

1 - Armées privées
Les armées privées existent déjà au Etats-Unis. Il s’agit des sociétés DynCorp, CACI, et MPRI, prototypes des futures armées privées. Dyncorp est intervenu dans de nombreuses régions où les États-Unis souhaitaient intervenir militairement sans en porter la responsabilité directe (en Amérique du Sud, au Soudan, au Koweït, en Indonésie, au Kosovo, en Irak…). Fin 2002, Dyncorp a été rachetée par Computer Sciences Corporation, l’une des plus importantes sociétés américaines de services informatiques. En Mai 2004, Dyncorp et MPRI ont été impliquées dans les tortures sur les prisonniers irakiens. Les armées privées (appelées “sous-traitants” par le Pentagone) représentent 10% des effectifs américains envoyés en Irak.

2 - Satellites
Microsoft a finalement renoncé à son projet Teledesic, un réseau de 288 satellites de communication qui devaient constituer un maillage tout autour de la planète. Mais d’autres compagnies multinationales s’apprêtent à créer des réseaux de satellites de communication similaires. Des satellites d’observation privés sont également déjà en place. Deux sociétés commercialisent des images à haute résolution de tout lieu de la planète susceptible d’intéresser les acheteurs.

3 - Fichiers privés
De nombreuses sociétés fondées ces dernières années (principalement aux Etats-Unis) sont spécialisées dans la collecte d’informations individuelles, officiellement à des fins commerciales. Mais ces fichiers privés commencent à rassembler des millions de profils individuels très précis de consommateurs répartis dans l’ensemble des pays occidentaux. Les informations de ces fichiers sont vendues à quiconque souhaite les acheter.


6
La vraie réalité de l’argent


L’argent est aujourd’hui essentiellement virtuel. Il a pour réalité une suite de 0 et de 1 dans les ordinateurs des banques. La majeure partie du commerce mondial a lieu sans monnaie-papier, et seulement 10% des transactions financières quotidiennes correspondent à des échanges économiques dans le “monde réel”.

Les marchés financiers eux-mêmes constituent un système de création d’argent virtuel, de profit non-basé sur une création de richesses réelles. Grâce au jeu des marchés financiers (qui permet de transformer en bénéfices les oscillations des cours), les investisseurs avisés peuvent être déclarés plus riches, par une simple circulation d’électrons dans des ordinateurs. Cette création d’argent sans création de richesses économiques correspondantes est la définition même de la création artificielle de monnaie. Ce que la loi interdit aux faux-monnayeurs, et ce que l’orthodoxie économique libérale interdit aux états, est donc possible et légal pour un nombre restreint de bénéficiaires.

Si l’on veut comprendre ce qu’est réellement l’argent et ce à quoi il sert, il suffit d’inverser le vieil adage “le temps c’est de l’argent”.

L’argent, c’est du temps.

L’argent est ce qui permet d’acheter le temps des autres, le temps qui a été nécessaire à produire les produits ou les services que l’on consomme

L’argent, le temps, et les esclaves

Techniquement, l’argent est une unité de calcul intermédiaire pour échanger du temps contre du temps, sans que le temps des uns et des autres puisse être comparé directement. Car chaque conversion entre l’argent et le temps se fait sur la base d’une estimation subjective, qui varie selon le rapport de force économique et informationnel entre l’acheteur et le vendeur.

Dans la pratique, ce rapport de force est toujours défavorable au consommateur-salarié.

Lorsqu’un individu moyen achète un produit, il paye le temps qui a été nécéssaire pour fabriquer ce produit à un prix bien plus élevé que le salaire qui lui est payé pour une fraction équivalente de son propre temps.

Par exemple, chez les grands constructeurs automobiles, une voiture est produite en une journée de travail (soit en 8 heures) par 20 salariés (y compris le travail des commerciaux et le travail inclus dans les fournitures et les équipements de production utilisés). Le salaire journalier de chaque salarié devrait donc être égal à 1/20è du prix de la voiture, soit 1000 euros si la voiture vaut 20.000 euros. Ce qui fait un salaire mensuel théorique de 22.000 euros (sur la base de 22 jours travaillés par mois). Pour la plupart des salariés, on est très loin du compte.

Lorsqu’un salarié occidental donne 10 heures de son temps, il reçoit seulement l’équivalent d’une heure. Pour un salarié du Tiers Monde, le rapport tombe à 1000 heures contre une.

Ce système est la version moderne de l’esclavage.

Les bénéficiaires du temps volé aux salariés sont les entreprises et leurs dirigeants (dont le salaire est plus de 100 fois celui d’un employé ordinaire), mais aussi les états dès lors que l’argent prélevé par les impots et les taxes n’est pas utilisé dans le sens de l’intérêt général.


7
Le point de non-retour écologique va être franchi


Il est évident que nous commençons à nous heurter aux limites écologiques de l’activité économique.

Un système économique libéral, dont le but est la recherche du profit à court-terme pour des intérêts particuliers, ne peut prendre en compte les coûts à long-terme tels que la dégradation de l’environnement.

Les modèles économiques actuels sont également inaptes à estimer à sa juste valeur la “production” de la nature, indispensable à notre survie: production d’oxygène, fixation du gaz carbonique par les forêts et les océans, régulation de la température, protection contre les rayonnements solaires, recyclage chimique, répartition des pluies, production d’eau potable, production d’aliments, etc.

Si nos modèles économiques intégraient le coût réel de la destruction de la nature, de la pollution, des modifications climatiques, cela changerait radicalement notre estimation de ce qui est “rentable” et de ce qui ne l’est pas.

 

La production de la nature a été évaluée à 55.000 milliards de dollars par an par un groupe de scientifiques de l’Institute for Ecological Economics de l’Université du Maryland en 1997.


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La destruction de la nature est voulue


La disparition de la nature est inévitable, car elle est voulue par le nouveau pouvoir économique. Pourquoi?

Pour 3 raisons:

1- La disparition de la nature et l’augmentation de la pollution vont rendre les individus encore plus dépendants du système économique pour leur survie, et vont permettre de générer de nouveaux profits (avec notamment une consommation accrue de médicaments et de prestations médicales…).

2- Par ailleurs, la nature constitue une référence d’un autre ordre, celui de l’univers. La contemplation de la beauté et de la perfection de cet ordre est subversive: elle amène l’individu à rejeter la laideur des environnements urbanisés, et à douter de l’ordre social qui doit demeurer la seule référence.
L’urbanisation de l’environnement permet de placer les populations dans un espace totalement controlé, surveillé, et où l’individu est totalement immergé dans une projection de l’ordre social.

3 - Enfin, la contemplation de la nature incite au rêve et intensifie la vie intérieure des individus, développant leur sensibilité propre, et donc leur libre-arbitre.
Ils cessent dès lors d’être fascinés par les marchandises, ils se détournent des programmes télévisés destinés à les abrutir et à contrôler leur esprit. Délivrés de leurs chaînes, ils commencent à imaginer une autre société possible, fondée sur d’autres valeurs que le profit et l’argent.

Tout ce qui peut amener les individus à penser et à vivre par eux-mêmes est potentiellement subversif. Le plus grand danger pour l’ordre social est la spiritualité car elle amène l’individu à bouleverser son système de valeurs et donc son comportement, au détriment des valeurs et comportements précédemment implantés par le conditionnement social.

Pour la stabilité du “nouvel ordre social”, tout ce qui peut stimuler l’éveil spirituel doit être éliminé.


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Les alternatives de la dernière chance


Pour ne pas être définitivement exclus du jeu, les contre-pouvoirs au pouvoir économique (syndicats, associations de consommateurs, mouvements écologistes) doivent répondre en se plaçant sur le même niveau d’organisation, au niveau mondial et non plus national, en unifiant et en synchronisant leurs actions, à l’échelle de groupes d’états pesant un poids suffisant dans les flux économiques mondiaux.

Il leur reste peu de temps pour réagir, car tous les moyens de contrôle nécessaires à une future dictature mondiale sont désormais en place.


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2000 ans d’histoire


Durant ces deux derniers millénaires, la civilisation sera passée par quatre ères successives marquant quatre formes de pouvoir politique:


1 - L’ère des tribus

Pouvoir exercé selon la force (et plus rarement selon la sagesse ou la connaissance).
Comme chez les groupes d’animaux, le pouvoir revient au “mâle dominant”.


2 - L’ère des empires et des royaumes

Pouvoir héréditaire. Naissance de la notion d’état.


3 - L’ère des états-nations

Ere ouverte par la monarchie parlementaire en Grande-Bretagne en 1689, par la révolution française en 1789, et par la fondation des Etats-Unis.

Dans un état-nation, le pouvoir n’est plus héréditaire mais exercé par des dirigeants censés représenter le peuple, et désignés par des élections (état-nation démocratique), ou par un système de cooptation au sein d’un parti unique (état-nation totalitaire).

 

4 - L’ère des conglomérats économiques

Ere initiée à partir de 1954, mise en place au cours des années 70 et 80, et pleinement opérationnelle à partir des années 90.

Le pouvoir n’y est plus de type représentatif ou électif, et il n’est plus localisé géographiquement (contrairement aux tribus, aux royaumes, et aux états-nations).

Il est exercé directement par ceux qui contrôlent le système financier et la production des marchandises. Les instruments de ce pouvoir sont le contrôle de la technologie, de l’énergie, de la monnaie, et de l’information.


Comme tout nouveau pouvoir, il s’érige en remplacement du pouvoir précédent, voué à disparaître.

Enfin, ce nouveau pouvoir est global, planétaire. Il n’a donc ni alternative, ni échappatoire. Il constitue un nouveau niveau d’organisation de la civilisation, une sorte de super-organisme.

La résolution des grands problèmes écologiques économiques et sociaux nécessite effectivement l’avènement d’une forme de pouvoir global. De même, l’unification du monde par l’économie et le déclin des états-nations ont été décidés en partie pour une noble cause: rendre impossible une nouvelle guerre mondiale qui, à l’ère atomique, signifierait la fin de la civilisation.

Mais la question est de savoir au service de quels objectifs et de quels intérêts ce pouvoir global doit-il être, par qui doit-il être exercé, et par quels contre-pouvoirs doit-il être contrôlé et équilibré.


La mondialisation (ou “globalisation”) n’est pas négative en elle-même. Potentiellement, elle peut permettre l’établissement d’une paix mondiale durable et une meilleure gestion des ressources. Mais si elle continue d’être organisée au bénéfice d’une élite et si elle conserve son orientation néo-libérale actuelle, elle ne tardera pas à engendrer un nouveau type de totalitarisme, la marchandisation intégrale des êtres vivants, la destruction totale de la nature, et des formes inédites d’esclavage.

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Published by Marie Rêveuse - dans Comment va le monde
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