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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 00:37


Souvent, je suis surpris et je me sens petit de voir à quelle vitesse, quand je perd confiance en moi, j'endosse les difficultés et les souffrance des autres. Quand je me décentre et que réapparaissent les vieilles habitudes, quand je me sens épuisé ou déprimé, je redeviens très vite la cause de tout ce qui ne tourne pas rond en ce monde.

 

Je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas. Peut-être est-ce là une des lois de la météo des émotions ou dépressions soudaines provoquent des tempêtes isolées. Cela est survenu tant de fois dans ma vie que je dois reconnaître le pouvoir de l'égocentrisme négatif. Règle générale, nous pensons de l'égocentrique qu'il est vaniteux, plutôt égoïste et prétentieux. En fait, le combat permanent contre l'excès de responsabilité m'a fait comprendre que le plus souvent, nous sommes égocentriques quand nous nous sentons diminués ou éloignés de notre sentiment d'unité avec le reste du monde.

 

Dans ces moments de dissociation, nous devenons sinistrement centrés sur nous-même, nous reprochant de ne pas régler les difficultés ni de corriger les choses, ou encore de permettre que de mauvaises choses se produisent. Derrière ces récriminations, il y a la supposition pompeuse et implicite que nous sommes les premiers à pouvoir contrôler les évènements vraiment tout à fait hors de l'influence de qui que ce soit.

 

Bien sur, nous influons les une sur les autres, et même souvent. Mais supposer que l'humeur des autres dépend de ma présence est une manière égocentrique de demeurer dans un cycle de sacrifice et de culpabilité. Supposer de plus que l'état d'esprit, ou la manière d'être un humain sur terre dépend de ma personne constitue le début de l'oppression de soi et de la codépendance.

 

Dans les moments d'extrême égocentrisme négatif, nous pouvons tous en arriver à endosser des quantités incroyables de fardeaux. Nous sous sentons alors terriblement responsables de la maladie ou d'un malheur d'un proche parce que nous n'étions pas assez bien, ni assez présents, ni assez parfait pour l'aider quand il en avait besoin.

 

La définition de la confiance en soi donnée par le psychologue Michael Mahoney peut nous être utile ici. Remontant à l'origine du mot confiance, confidere, qui signifie "fidélité", celui-ci compare la confiance en soi à la fidélité à soi. en effet, seule la dévotion à l'origine sacrée de notre insécurité peut nous ramener vers le centre du coeur, ce centre de vie commun à tous les êtres vivants. C'est d'ailleurs ce que la tradition hindoue nomme atman, le Soi immortel commun à tous.

 

Aussi, lorsque mon estime personnelle baisse et que je suis certain d'être la cause de cette intempérie, j'essaye maintenant de sentir le mouvement de la terre qui tourne sous mes pieds, le rythme des nuages au dessus de moi et la vitesse à laquelle mon coeur s'ouvre malgré une vie de souffrance. Lorsque tous ces mouvements s'alignent, ma volonté habituelle est affaiblie et je m'éveille à un pouvoir plus grand que n'importe quel coeur, plus grand que le temps de n'importe quel jour ou du sens que prend n'importe quelle vie.

 

Mark Nepo

 

 

 

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 00:21

Wilhelmina-de-Haas-Keane-1.jpgQue ce soit dans l'attente de lire un mot d'amour qui n'est jamais venu ou dans l'espoir vain d'obtenir une reconnaissance, la souffrance est toujours liée au maintien d'une attitude d'attente, de passivité, proche de la mendicité. Je tends la main pour recevoir mon dû! N'ai-je pas encore accepté de reconnaître que la seule personne au monde qui peut me donner de l'amour, c'est moi.

 

Il est impossible d'aimer les autres si on ne s'aime pas d'abord soi-même, si on ne s'accepte pas tel qu'on est.

 

Sinon, voilà pourquoi certains se transforment en secouristes du corps et de l'âme des autres, en invoquant un altruisme exacerbé alors que le vrai mobile n'est que la fuite de soi-même. Inconsciemment, c'est Moi, je ne mérite pas mon amour; je le donne aux autres et j'ai indubitablement droit à la reconnaissance de tous.

 

Si chacun ne découvre pas ce qu'il y a d'aimable au fond de lui, comment pourrait-il avoir la prétention de la faire vis à vis des autres?

 

Cela a pourtant été dit en son temps Tu aimeras ton prochain comme toi même. Sans le vouloir vraiment, nous sommes une large majorité à aimer notre prochain comme nous-mêmes, c'est à dire très mal...

 

Extrait du livre de Jean-Claude Gilmont dans "Fragrances de vie"

 

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 10:02

La langue est la meilleure et la pire des choses au monde. Les mots peuvent caresser, séduire réconforter. Ils peuvent aussi blesser, heurter, offenser. Ils peuvent guérir ou détruire. Et pas seulement autrui, nous-même aussi.

Combien d’entre nous, lorsqu’ils ne réussissent as quelque chose, ont la première réaction d se dire : « Je sus nul » ?

Combien pour le moindre oubli, la moindre erreur,  se rabaissent en se critiquant sévèrement ?

Réfléchissons y et soyons attentifs au contenu de nos pensées et de notre imagination, aux mots que nous employons dans notre dialogue intérieur. Evitons les litanies de : « ça me tue ». « Ca me rend malade », « ça me bouffe », « ça me ronge », « ça m’épuise », …

Et les qualificatifs injurieux : « Quel (le) … !, « Ah ! Vraiment je suis le roi (la reine) des … » Trop souvent répétées, ces expressions forment une sorte de programmation négative nuisible à l’estime de soi, à notre bien être et à notre santé.

Cette hostilité contre soi-même engendre des images et des émotions négatives qui vont entraîner une cascade  de modification de notre milieu intérieur et s’enregistrer dans nos muscles sous forme de tensions. Toutes les cellules de l’organisme reçoivent ces messages. Faire périodiquement un peu de ménage mental, un bon shampooing intérieur, est une façon de maîtriser les chevaux qui galopent dans nos têtes et d’éloigner les oiseaux de malheur qui pourraient vouloir nicher dans nos crânes. Alors pourquoi ne pas se parler « bellement » plutôt que s’injurier chaque jour ? C’est une façon de lutter contre la pollution mentale.

 

LE SHAMPOOING INTERIEUR

 

Installez-vous confortablement. Laissez votre corps, votre esprit se détendre. Respirez doucement profondément. Détendez vous plus encore. Voilà c’est bien, c’est très bien.

Maintenant passez en revue les mots que vous utilisez le plus souvent dans votre dialogue intérieur, les qualificatifs  que vous vous appliquez quand vous êtes en colère contre vous-même.

Ø      Comment réagiriez-vous si quelqu’un d’autre vous les disait ?

Ø      Quelqu’un vous les a t-il déjà dits ? Qui ? a quel moment ? Dans quelles circonstances ?

Ø      Parmi ces mots, lesquels vous semblent les plus négatifs, les plus blessants, les plus heurtant ? 

Ø      Quels sont ceux qui vous causent le plus d’émotions désagréables ? par quoi pourriez-vous les remplacer ?

 

Cette exploration peut vous aider à faire le ménage et éviter des programmations négatives inconscientes. Vous pouvez la faire périodiquement et observer les changements dans votre dialogue intérieur. Vous observerez aussi, sûrement, des changement dans votre façon de parler et peut-être même de voir la vie.

Et pour que votre lutte contre la pollution mentale soit plus efficace, choisissez donc tout de suite un « mot de protection ». C’et un mot que vous direz mentalement avec force pour arrêter un flux de pensées parasites, annuler une pensée négative, contrôler une angoisse naissante, freiner e petit vélo qui commence à tourner dans votre tête. C’est simple, ça paraît bête, mais c’est efficace.

Pourquoi ? Parce que ça modifie instantanément le cours de nos pensées. Et si vous l’accompagner d’une forte expiration, c’est encore plus efficace.

Alors à vous de choisir : « suffit ! Assez ! Stop ! Basta ! Enough ! J’arrête ! » Ou comme vous faites sur l’ordinateur : « J’efface ! Delete ! Corbeille ! Poubelle !… » Le choix est grand. L’important c’est que ce mot soit significatif pour vous, simple, toujours disponible.

Essayez, vous verrez

 


 


 

Extrait du livre "Aide-toi, ton corps t'aidera" de Anne-MarieFilliozat

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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 17:15

Pourquoi ne puis-je pas m'arrêter de manger ?

Là n'est pas la question; il y a quelque chose derrière cela, quelque chose d'autre.
Cela semble ridicule...


Non, ne jugez pas; si vous dites ridicule, vous l'avez déjà condamné et cela peut faire partie du problème. Ce n'est pas une façon de sortir d'un problème, ne donnez pas un nom aux choses; essayez de comprendre.


Si une personne mange plus que de coutume, c'est le symptôme d'un certain courant sous-jacent. La nourriture est toujours un substitut de l'amour. Les gens qui n'aiment pas, qui manquent d'une façon ou d'une autre une vie d'amour, commencent à manger plus; c'est un substitut à l'amour.


Lorsqu'un enfant naît, son premier amour et sa première nourriture sont la même chose; la mère. Ainsi il y a une association très profonde entre la nourriture et l'amour; en fait la nourriture vient d'abord; aimer vient ensuite. D'abord l'enfant mange la mère, puis peu à peu il prend conscience que la mère n'est pas juste une nourriture, elle l'aime aussi. Mais bien sûr pour cela une certaine croissance est nécessaire. Le premier jour l'enfant ne peut pas comprendre l'amour, il comprend le langage de la nourriture, le langage primitif, naturel à tous les animaux. L'enfant naît avec la faim; la nourriture est nécessaire immédiatement. L'amour ne sera nécessaire que longtemps après; il n'est pas tant une urgence. L'on peut vivre sans amour durant sa vie entière, mais l'on ne peut pas vivre sans nourriture; là est l'ennui.


Ainsi, l'enfant prend conscience de l'association entre la nourriture et l'amour. Petit à petit, il sent également que chaque fois que la mère est pleine d'amour, elle donne son sein d'une façon différente. Lorsqu'elle est sans amour, fâchée, triste, elle donne le sein très à contrecœur ou ne le donne pas du tout. Ainsi, l'enfant prend conscience que chaque fois que la mère est pleine d'amour, chaque fois que la nourriture est disponible, l'amour est disponible; chaque fois que la nourriture n'est pas disponible, l'enfant ressent que l'amour n'est pas disponible et vice versa. C'est dans l'inconscient.


Quelque part vous manquez une vie d'amour donc vous mangez plus; c'est un substitut. Vous continuez à vous remplir de nourriture et ne laissez aucun espace à l'intérieur. Ainsi il n'est pas question d'amour, parce qu'il ne reste aucune place et avec la nourriture les choses sont simples parce que la nourriture est morte. Vous pouvez continuer à manger autant que vous le voulez, la nourriture ne peut pas dire non. Si vous arrêtez de manger, la nourriture ne peut pas dire que vous l'offensez; l'on reste le maître avec la nourriture.


Mais dans l'amour, vous n'êtes plus le maître. Un autre être entre dans votre vie, une dépendance entre dans votre vie. Vous n'êtes plus indépendant et c'est la peur. L'ego veut être indépendant et l'ego ne vous permettra pas d'aimer; il vous permettra seulement de manger plus. Si vous voulez aimer alors l'ego doit être lâché.


Ce n'est pas une question d'alimentation, la nourriture est simplement symptomatique; aussi, je ne dirai rien sur l'alimentation, sur la diète ou de faire quoi que ce soit, parce que cela ne vous aidera pas, vous ne réussirez pas. Vous pouvez essayer de mille et une façons; cela n'aidera pas. Je dirais plutôt, oubliez la nourriture, continuez à manger autant que vous le voulez.


Commencez une vie d'amour, tombez amoureuse, trouvez quelqu'un que vous pouvez aimer et immédiatement vous verrez que vous ne mangerez pas autant.


Avez-vous observé ? Si vous êtes heureux vous ne mangez pas trop; si vous êtes triste, vous mangez trop. Les gens pensent que lorsqu'ils sont heureux ils mangent trop, mais c'est un non-sens absolu. Une personne heureuse se sent si remplie qu'elle ne sent aucun vide à l'intérieur. Un homme malheureux continue à ingurgiter de la nourriture en lui.


Ainsi, je ne toucherai pas à l'alimentation du tout... et continuez telle que vous êtes, mais trouvez un amant.

Osho, Extrait de: Above All, Don’t Wobble

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 08:41

Émotion bouleversante, dévastatrice. Dans notre société de consommation, le rejet fait malheureusement partie de la façon de vivre l'humain. On consomme, puis on rejette. Comme si l'humain était un produit de consommation!!!!

Toutefois, chez la personne qui vit le rejet (cette forme d'abandon) s'ajoute la perte d'estime de soi, de confiance en soi et aux autres. Une certaine fermeture sur le monde survient, souvent par mesure de protection, car la douleur et la souffrance sont vives, intenses parfois invivables. Le corps protège en fermant toutes les portes. Alors s'enclenche un certain processus d'auto-destruction car nous ne sommes plus totalement soi car on a rejeté notre soi. On interprète alors le rejet comme étant la négation de ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes. Le rejet nous fait malheureusement croire que notre valeur, en tant qu'humain, se définit par l'oeil de l'autre. Piège qui vient fausser la réalité, notre compréhension de l'évènement. On se retire alors qu'il serait souhaitable de s'ouvrir.
S'ouvrir à ce qu'il y a de plus beau en nous. S'ouvrir à ce qu'il y a de plus lumineux en nous. Trop souvent, on interprète le rejet comme étant la résultante du fait que nous ne sommes pas beau, intéressant, intelligent,... On s'évalue, mais selon le regard de l'autre. N'aurait-il pas là un puissant message de la vie que nous inversons les choses? Si l'autre nous rejette, pour une raison ou une autre, pourquoi faudrait-il se détruire, douter de soi? Peut-être avons-nous été rejeté parce que notre vérité choquait, dérangeait? Peut-être avons-nous été rejeté parce que nous ne répondions pas aux attentes que l'autre avait à notre égard? Peut-être avons-nous été rejeté parce que l'autre ne voulait et ne soutenait plus de voir son propre miroir en nous? Peut-être avons-nous été rejeté car l'autre n'arrivait pas à nous contrôler et contrôler la situation? Pourquoi, la sensation de rejet devrait-elle alors être source de destruction?
Le rejet, aussi douloureux soit-il. ne pourrait-il pas être source de croissance? De croissance dans le sens le plus positif. N'y a-t-il pas là une formidable possibilité de comprendre l'attachement/détachement? N'y a-t-il pas là la formidable possibilité de s'ouvrir à toute notre dimension humaine et divine en nous?
En y repensant, est-ce vraiment nous qu'on rejette où nos idées, notre façon de penser, notre vérité, nos valeurs... Est-ce l'autre qui détient notre vérité? Son regard sur nous doit-il devenir le nôtre?
Oui, le rejet est douloureux. Oui, le rejet fait mal, nous blesse implacablement. Mais cette blessure n'est-elle pas le signe que nous avons peut-être misé un peu trop sur le regard de l'autre? Avait-on, peut-être, trop remis notre pouvoir entre les mains de l'autre, en oubliant, bien humainement, que nous sommes responsable de notre propre pouvoir? En bout de ligne, le rejet ne serait-il pas l'occasion de se réajuster, par rapport à notre propre vision de notre vie, de nous-mêmes et de la façon où nous accordons notre pouvoir aux autres? »

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