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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 00:14

 

http://www.prestigemaison.com/wp-content/uploads/2010/08/Comment-offrir-des-fleurs.jpg

 

 

Les japonnais disent que même les graines de poussières peuvent créer des montagnes si elles se mettent ensemble. Les petits gestes de chacun tous les jours peuvent créer un effet énorme sans trop d'effort et en même temps nous rappellent que nous ne sommes pas seuls, isolés, ... Nous connaissons tous les mêmes peurs et craintes. Alors pas besoin de donner des fortunes mais tenir la porte à quelqu'un, offrir quelque chose,  sourire à un étranger, aider son voisin,... pas besoin de grands gestes... pensez aux graines de poussières  et laisser le vent emporté votre geste pour nous réunir...

 

Une recette si simple mais  souvent si compliquée. On pense trop souvent à ce qu'on aura de retour tout de suite - on calcule, on se réserve pour plus tard, on ne donne pas. Et si de temps en temps vous pensiez à donner quelque chose sans vouloir quoi que ce soit en retour. Un peu de votre temps, d'argent, de nourriture, un sourire, un geste de gentillesse.... Et donner cette "chose" du fond de votre coeur sans rien attendre en retour juste parce que vous pouvez! Faites! Essayez pendant les prochains quelques jours de donner une chose chaque jour à quelqu'un de différent et observer comment vous vous sentez.

 

Le simple fait de donner quelque chose de soi-même ou de ses possessions nous rempli avec énormément de satisfaction et c'est déjà beaucoup - pas besoin de plus. Mais une chose remarquable se passe quand on commence à vivre avec cet esprit de donner - on reçoit aussi. Peut-être pas sous la forme qu'on a donné mais on reçoit. Et l'univers devient un espace tellement plus agréable à vivre et à partager!

 

 

 

Je vous propose d'écouter Jacques Salomé qui parle des personnes qui attendent avec une pancarte aux feux rouges.

 

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:27

 

Ne trouvez-vous pas que la sacro-sainte bagnole est dans notre société, un lieu privilégié pour affirmer son "moi"?

C'est un espace fermé et protégé d'où l'on peut cependant appréhender le monde au travers de vitres, en contact avec l'autre en même temps que séparé, petite bulle concentrée sur le conducteur-possesseur fièrement installé aux commandes, éventuellement entouré de passagers qui, quoique incorporés dans le petit univers du chauffeur se trouvent soumis à sa volonté puisqu'ils ne conduisent pas, la voiture est un véritable ego roulant. Depuis sa position de contrôle (voir à quel point toutes les publicités automobiles insistent sur la notion de "puissance" de "maîtrise", et de "contrôle"), le conducteur se lance agressivement à la rencontre d'un monde "extérieur" censé lui appartenir, être réservé à son usage personnel, et comme tel soumis à son bon plaisir.

L'egomobiliste roule sur "sa" route à lui, au détour de laquelle, il croise un plus ou moins grand nombre d'autres qui, c'est entendu, conduisent "mal" -en tout cas, moins bien que lui- ont l'imprudence de lui bloquer le passage ou de le contraindre à ralentir sa course implacable alors qu'ils ne devraient en fait tout simplement pas se trouver là.

Profitez donc à plein de cet espace privilégié pour vous identifier à votre véhicule, vitrine rutilante de votre auguste moi. A peine monté à bord, laissez vos inhibitions et autres convenances superflues. Vous êtes le maître, dieu de l'asphalte, roi de la route, autant dire de l'univers. Ayez pour premier principe de ne jamais respecter les limitations de vitesse. A pied, il vous faut bien plier aux usages, mais une fois en voiture, vous voilà intouchable, soumis à aucune loi que la vôtre, la seule légitime.

Un autre ose-t-il, le manant, hésiter une seconde avant de tourner à droite, assourdissez-le de votre klaxon, inondez-le d'injures que vous n'auriez jamais le front de prononcer sur un trottoir.

 

 

 

 
Et si l'impensable se produit, si un faquin a, sur cette autoroute, l'audace de vous dépasser, redépassez-le à la première occasion, histoire de bien lui signifier votre suprématie en même temps que son insondable insignifiance. Garez-vous, minables, et faites place au maître!

Panneaux, limitations de vitesse, pfff...Il est bien entendu que ces limites, certes nécessaires pour les autres, ne s'appliquent pas au chauffeur très spécial que vous êtes et que toute intervention visant à vous les faire respecter constitue un outrage.

En résumé, chaque fois que vous montez en voiture, assurez vous que ce soit bien l'ego qui s'installe au volant, mains crispées et tout entier tendu vers un but qui recule au fur et à mesure que le véhicule avance. Observez bien le code de l'egomobile: collez au train de ceux qui par erreur, vous précèdent; à chaque feu rouge, trépignez, n'ayez de cesse qu'il soit passé au vert; au moindre ralentissement, gesticulez, klaxonnez, manifestez votre déplaisir...

...Chaque trajet deviendra ainsi une occasion d'être emporté et identifié à vos fantasmes de toute puissance.

 

Extrait (un peu déformé) du livre de Gilles Farcet  "Manuel de l'anti-sagesse"

 

 

 

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:21



Faudrait qu' tu fasses changer tes pneus
On est mardi, jour des poubelles
Faut absolument qu' tu m'appelles
Avant ce soir. C'est ton neveu
Y dit qu'y vient en fin d' semaine
Avec sa mère qu'est ta marraine
Y faudrait pas leur faire de peine
Fais comme tu veux !

Une journée sans portable
Sans télé, sans répondeur
À démêler les odeurs
Entre le lit et la table
Une journée délectable
Congé pour l'âme et le cœur !

Allo ? J' t'entends pas plus qu'y faut
Faudrait qu' tu fasses changer tes piles
Ma voiture est en double file
P'is toute la ville est en travaux !
Ton garçon veut changer d'école
Y dit que la directrice est folle
Mais j' l'ai prévenu ! Prends ma parole
Allo ? Allo ?

Ta caisse de retraite a fondu
As-tu vu les cotes de la Bourse ?
J'ai pas eu l' temps de faire les courses
J'ai répondu... J'aurais pas dû !
Encore un d' leurs maudits sondages
Pour savoir si les gens d' mon âge
Ont l'intention d' faire des voyages
Aïe ? M'écoutes-tu ?

Portable est mon nouveau patron
J' suis comme un chien au bout d' sa laisse
Même en argent, le collier blesse
Demain, ce s'ra les éperons
Tiens ! Cette nuit, j'aimais ma femme
Mon nouveau patron me réclame
Au lieu de répondre à ma flamme
A' m' dit "Réponds ! Réponds, Raymond !"

Toute une nuit sans portable
Sans télé, sans répondeur
À démêler des odeurs
Prendre le lit pour la table
Toute une nuit délectable
Congé pour l'âme et le cœur !

Je suis informé tous les soirs
Des mille malheurs de ma planète
À force d'entendre la sonnette
On ouvre ! Alors, bonsoir l'espoir
On m'avait dit qu' la connaissance
Était le secret d' la puissance
Mais plus j'en sais, plus j' prends conscience
Qu' j'ai pas d' pouvoir !

Congé pour l'âme et le cœur !

Gilles Vigneault de l'album "Arriver chez soi"

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:18

Solitaire, je me terre sous la terre de mes mots
La console qui m'isole se désole à huis clos

Le temps d'un mot de passe à la portée du doigt
Et me voici tournant autour de ma planète
Où des milliards d'amis me font signe, on m'attend
Et je plonge


Et je plonge au hasard dans l'océan fantôme
Et l'irréel, enfin, me prend dans ses bras doux
Me voici sans ennuis et sans appartenance
Et l'espace aboli fait oublier le temps


La misère qui prospère indiffère mon cerveau
Ma console c'est l'école qui me colle à la peau



Autrefois je voyais des voisins, des amis
J'avais des rendez-vous, des parents, une femme
J'avais les pieds soudés aux souliers du travail
Et je plane



Et je plane au-dessus du smog et des tornades
Sans horaire et sans but et mes ailes de fer
Vont au cœur du Soleil en mémoire d'Icare
Et j'en reviens mordu d'azur et bardé d'or !

Cimetière de lumière, choix de pierre, d'air et d'eau
Les paroles qui s'envolent caracolent dans mon dos



J'ai trouvé dans eBay bien plus que je cherchais
Un dépotoir d'acier en orbite éclatée
Une banquise à vendre au prix du C02
Et je roule

Je roule sur des corps que mon regard attise
Un champ de chair offerte à l'infini de l'œil
Et j'entends, par milliers, des voix tendres qui disent
"La nuit commence ici, tu ne seras plus seul"



Vos prières planétaires exaspèrent mon ego
Leurs paroles qui cajolent s'étiolent sans écho

J'ai collé mon plasma au plasma des pixels
Je suis le maître, enfin, des bourreaux ordinaires
Et je sens que j'acquiers des attributs divins
Et je tombe



Et je tombe du haut des plus anciens vertiges
Vous parlez mais vos voix ne me parviennent plus
Je rêve que je bois, rien ne saurait m'atteindre
Je me sens devenir de moins en moins humain



Solitaire, je me terre sous la terre de mes mots
Ma console qui m'isole se désole à huis clos


Seul sur terre

 
De Gille Vigneault. Album "Arriver chez soi"


 
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:15

 

On s'était connu à Pigalle
Chez la femme d'un député
Chez la femme d'un député
Qui avait le goût du scandale
Etant de la majorité
Etant de la majorité
Avec sa barbe et son teint pâle
Ses cheveux pendant sur le cou
Ses cheveux pendant sur le cou
Son vieux blue-jean et ses sandales
Il paraissait vraiment dans l'coup
Il paraissait vraiment dans l'coup

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

Il m'entraîna tout feu tout flamme
A une grande manifestation
A une grande manifestation
De celles qui rassemblent à Paname
La fine fleur de la nation
La fine fleur de la nation
Allons faire la révolution
S'écrie mon étrange quidam
S'écrie mon étrange quidam
Foutons les banquiers au violon
Foutons le feu à Notre-Dame
Foutons le feu à Notre-Dame

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

On va faire chanter le plastic
Aux oreilles du grand patron
Aux oreilles du grand patron
Rugit mon barbu frénétique
En fouillant dans son pantalon
En fouillant dans son pantalon
Devant le peuple médusé
Il n'en sortit qu'un étendard
Il n'en sortit qu'un étendard
On rigolait à l'Elysée
C'était râpé pour le grand Soir
C'était râpé pour le grand Soir

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

Voyant sa tactique faillir
V'là qu'il m'invite à boire un coup
V'là qu'il m'invite à boire un coup
Dans sa chambre pour mieux saisir
La pensée de Mao Tsé-Toung
La pensée de Mao Tsé-Toung
Dieu seul sait quel fut mon supplice
Quand je lui grimpai sur le dos
Quand je lui grimpai sur le dos
Mais pour une fois que la police
On peut la baiser comme il faut
On peut la baiser comme il faut

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

L'assaut fut sans doute si rude
Qu'il partit les jambes à son cou
Qu'il partit les jambes à son cou
En qualifiant mon attitude
De trop avant-garde à son goût
De trop avant-garde à son goût
Depuis qu'on sait son aventure
Jusqu'au revers de la médaille
Jusqu'au revers de la médaille
Il paraît qu'à la préfecture
Y a des volontaires en pagaille
Y a des volontaires en pagaille

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout...

 
Jean Ferrat

 

 

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:12

http://www.iletaitunehistoire.com/docs/biblidcha_020i01.png

 

Je me souviens de toi
Et plutôt deux fois qu'une
Tu étais autrefois,
Mon voisin sur la lune

Tu ne me remets pas
Je vois que je t'importune
Tu étais bien crois-moi
Mon voisin sur la lune

T'es vraiment élégant
Dans ton beau costume
Et tellement différent
Des rêveurs que nous fûmes

Du temps aux cheveux longs
Nous voulions changer d'air
Du temps où nous avions
Tout un monde à refaire

Mon voisin sur la lune
Est revenu sur terre
Pour gagner de la thune
Et pour faire des affaires

Il a vendu la lune
Et son père et sa mère
Mon voisin sur la lune
A vraiment su y faire

Tu crachais sur l'argent
Et l'usine de ton père
La vie apparemment
T'as fait faire marche arrière

Tu jurais à tous vents
De faire le tour de la terre
De défier l'océan
En marin solitaire

Funambule, coeur vaillant,
Allumé, visionnaire
Défenseur des perdants
Des révolutionnaires

Alors, t'en as eu marre
De lutter pour des prunes
Ramasser sans espoir
Des cailloux sur la lune

Je me souviens de toi
T'avais jamais une thune
Tu étais autrefois
Mon voisin sur la lune

Te voilà président
Tu es dans la finance
T'es pressé, on t'attend
Je te retiens pas, et bonne chance

J'avais tant de choses à te dire
Mais ton temps c'est de l'argent
Et à part des souvenirs
J'ai rien d'intéressant

Mais peut-être bien
Qu'un ces jours
Je t'écrirai un petit mot
Le temps que j'emprunte
La plume de notre ami Pierrot

Mon voisin sur la lune
Est revenu sur terre
Pour gagner de la thune
Et pour faire des affaires

Il a vendu la lune
Et son père et sa mère
Mon voisin sur la lune
A vraiment su y faire

Il a vendu la lune
Et son père et sa mère
Mon voisin sur la lune
A vraiment su y faire
 
 
 
 
                                                                                     
Salvadore Adamo
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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 11:55

http://static.freepik.com/photos-libre/resume-vector-graphic-amour-arbre-abstrait-vecteur-gratuit-pour-le-telechargement-libre_51-2147486096.jpg

 

« Chaque fois qu’un être humain vous inspire de l’amitié, de l’amour, il est souhaitable que vous vous interrogiez sur la nature de votre sentiment. L’amour a évidemment différentes formes, mais il y a une question au moins qu’on peut se poser : cet amour est-il intéressé ou désintéressé ?
L’amour désintéressé n’attend rien des autres, il ne s’inquiète pas, il ne s’accroche pas à eux, il ne les trouble pas. C’est une source qui jaillit, qui donne sans cesse, sans se préoccuper de savoir qui viendra puiser de son eau ; il lui plaît de la distribuer sans compter.
L’amour intéressé, au contraire, agit sur les autres comme une violence, car en réalité il ne cherche qu’à prendre, et à la moindre déception il se manifeste par l’impatience, la colère, le ressentiment.
L’amour désintéressé évite aussi les doutes, la méfiance, les discussions, il installe la joie, la beauté, l’espérance.
C’est une vie nouvelle qui se fraie le chemin et rend les êtres de plus en plus libres, forts et heureux.
Alors, maintenant, demandez-vous à quoi ressemble votre amour. »


Omraam Mikhaël Aïvanhov

 


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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 09:24


http://nsa29.casimages.com/img/2012/09/30/1209300308218519.jpg


Djeha-Hoja dit un jour à son fils, alors qu’il atteignait sa douzième année :


- Demain, tu viendras avec moi au marché.


Tôt le matin, ils quittèrent la maison. Djeha-Hoja s’installa sur le dos de l’âne, son fils marchant à côté de lui. A l’entrée de la place du marché, Djeha-Hoja et de son fils furent l’objet de railleries acerbes :

 

- Regardez-moi cet homme, il n’a aucune pitié ! Il est confortablement assis sur le dos de son âne et il laisse son jeune fils marcher à pied.


Djeha-Hoja dit à son fils :


- As-tu bien entendu ? Demain tu viendras encore avec moi au marché !

 

Le deuxième jour, Djeha-Hoja et son fils firent le contraire de la veille : le fils monta sur le dos de l’âne et Djeha-Hoja marcha à côté de lui. A l’entrée de la place, les mêmes hommes étaient là, qui s’écrièrent:


- Regardez cet enfant, il n’a aucune éducation, aucun respect envers ses parents. Il est assis tranquillement sur le dos de l’âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied !


Djeha-Hoja dit à son fils :


- As-tu bien entendu ? Demain tu viendras de nouveau avec moi au marché !


Le troisième jour, Djeha-Hoja et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l’âne derrière eux, et c’est ainsi qu’ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d’eux :


- Regardez ces deux idiots, ils ont un âne et ils n’en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l’âne est fait pour porter des hommes.


Djeha-Hoja dit à son fils :


- As-tu bien entendu ? Demain tu viendras avec moi au marché !


Le quatrième jour, lorsque Djeha-Hoja et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les
deux juchés sur le dos de l’âne. A l’entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation :


- Regardez ces deux-là, ils n’ont aucune pitié pour cette pauvre bête !


Djeha-Hoja dit à son fils :


- As-tu bien entendu ? Demain tu viendras avec moi au marché !


Le cinquième jour, Djeha-Hoja et son fils arrivèrent au marché portant l’âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire :


- Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l’âne au lieu de monter sur son dos.


Et Djeha-Hoja dit à son fils ;


- As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer.

 

 

 



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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 11:20

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 19:06

http://myweb.tiscali.co.uk/wwshack/graphics/Perth_graphics/Abernethy-jougs-3oct03-55%25.jpgC’est toi le criminel, ô Peuple, puisque c’est toi le Souverain. Tu es, il est vrai, le criminel inconscient et naïf. Tu votes et tu ne vois pas que tu es ta propre victime.

Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre, comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ?


Tu le sais et tu t’en plains ! Tu le sais et tu les nommes ! Les gouvernants quels qu’ils soient, ont travaillé, travaillent et travailleront pour leurs intérêts, pour ceux de leurs castes et de leurs coteries.


Où en a-t-il été et comment pourrait-il en être autrement ? Les gouvernés sont des subalternes et des exploités : en connais-tu qui ne le soient pas ?


Tant que tu n’as pas compris que c’est à toi seul qu’il appartient de produire et de vivre à ta guise, tant que tu supporteras, - par crainte,- et que tu fabriqueras toi-même, - par croyance à l’autorité nécessaire,- des chefs et des directeurs, sache-le bien aussi, tes délégués et tes maîtres vivront de ton labeur et de ta niaiserie. Tu te plains de tout ! Mais n’est-ce pas toi l’auteur des mille plaies qui te dévorent ?


Tu te plains de la police, de l’armée, de la justice, des casernes, des prisons, des administrations, des lois, des ministres, du gouvernement, des financiers, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des prêtres, des proprios, des salaires, des chômages, du parlement, des impôts, des gabelous, des rentiers, de la cherté des vivres, des fermages et des loyers, des longues journées d’atelier et d’usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales.


Tu te plains ; mais tu veux le maintien du système où tu végètes. Tu te révoltes parfois, mais pour recommencer toujours. C’est toi qui produis tout, qui laboures et sèmes, qui forges et tisses, qui pétris et transformes, qui construis et fabriques, qui alimentes et fécondes !


Pourquoi donc ne consommes-tu pas à ta faim ? Pourquoi es-tu le mal vêtu, le mal nourri, le mal abrité ? Oui, pourquoi le sans pain, le sans souliers, le sans demeure ? Pourquoi n’es-tu pas ton maître ? Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ? Pourquoi es-tu l’inférieur, l’humilié, l’offensé, le serviteur, l’esclave ?

Tu élabores tout et tu ne possèdes rien ? Tout est par toi et tu n’es rien.


Je me trompe. Tu es l’électeur, le votard, celui qui accepte ce qui est ; celui qui, par le bulletin de vote, sanctionne toutes ses misères ; celui qui, en votant, consacre toutes ses servitudes.


Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le larbin, le chien léchant le fouet, rampant devant la poigne du maître. Tu es le sergot, le geôlier et le mouchard. Tu es le bon soldat, le portier modèle, le locataire bénévole. Tu es l’employé fidèle, le serviteur dévoué, le paysan sobre, l’ouvrier résigné de ton propre esclavage. Tu es toi-même ton bourreau. De quoi te plains-tu ?


Tu es un danger pour nous, hommes libres, pour nous, anarchistes [sic]. Tu es un danger à l’égal des tyrans, des maîtres que tu te donnes, que tu nommes, que tu soutiens, que tu nourris, que tu protèges de tes baïonnettes, que tu défends de ta force de brute, que tu exaltes de ton ignorance, que tu légalises par tes bulletins de vote, - et que tu nous imposes par ton imbécillité.


C’est bien toi le Souverain, que l’on flagorne et que l’on dupe. Les discours t’encensent. Les affiches te raccrochent ; tu aimes les âneries et les courtisaneries : sois satisfait, en attendant d’être fusillé aux colonies, d’être massacré aux frontières, à l’ombre de ton drapeau.


Si des langues intéressées pourlèchent ta fiente royale, ô Souverain ! Si des candidats affamés de commandements et bourrés de platitudes, brossent l’échine et la croupe de ton autocratie de papier ; Si tu te grises de l’encens et des promesses que te déversent ceux qui t’ont toujours trahi, te trompent et te vendront demain : c’est que toi-même tu leur ressembles. C’est que tu ne vaux pas mieux que la horde de tes faméliques adulateurs.


C’est que n’ayant pu t’élever à la conscience de ton individualité et de ton indépendance, tu es incapable de t’affranchir par toi-même. Tu ne veux, donc tu ne peux être libre.

Allons, vote bien ! Aies confiance en tes mandataires, crois en tes élus.

Mais cesse de te plaindre. Les jougs que tu subis, c’est toi-même qui te les imposes. Les crimes dont tu souffres, c’est toi qui les commets. C’est toi le maître, c’est toi le criminel, et, ironie, c’est toi l’esclave, c’est toi la victime.

Nous autres, las de l’oppression des maîtres que tu nous donnes, las de supporter leur arrogance, las de supporter ta passivité, nous venons t’appeler à la réflexion, à l’action [sic].


Allons, un bon mouvement : quitte l’habit étroit de la législation, lave ton corps rudement, afin que crèvent les parasites et la vermine qui te dévorent. Alors seulement du pourras vivre pleinement.

LE CRIMINEL, c’est l’Electeur !

Placard anti-électoral, 1er mars 1906.
Publié par l’anarchie n°47 et signé
Albert Libertad

Plume

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