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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 15:46

Le 11 septembre marque le triste anniversaire d’une catastrophe hautement symbolique pour l’humanité. Peu importe nos croyances ou nos idées politiques.
Le système mis en place dans notre monde libre repose sur un sorte de contrat avec chacun d’entre nous.
Nous le signons chaque matin simplement en ne faisant rien.


Article 1

J’accepte la compétition comme base de notre système même si j’ai conscience que cela engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants.

Article 2

J’accepte d’être humilié ou exploité à condition qu’on me permette à mon tour d’humilier ou exploiter quelqu’un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale.

Article 3

J’accepte l’exclusion sociale des marginaux, des inadaptés, des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites.


Article 4

J’accepte de rémunérer les banques pour qu’elles investissent dans des salaires à leur convenance et qu’elles ne me reversent aucun dividende de leur gigantesques profits qui serviront à dévaliser les pays pauvres ; ce que j’accepte implicitement. J’accepte aussi quelle me prélève de fortes commissions pour me prêter de l’argent qui n’est autre que celui des autres clients. J’accepte...


Article 5

J’accepte que l’on congèle et que l’on jette des tonnes de nourriture pour que les cours ne s’écroulent pas, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année.

Article 6

J’accepte qu’il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu’on le fasse lentement en inhalant ou en ingérant des substances toxiques autorisées par les états.


Article 7

J’accepte qu’on fasse la guerre pour faire régner la paix. J’accepte que, au nom de la paix la première dépense d’État soit le budget de la défense. J’accepte donc que les conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d’armes et faire tourner l’économie mondiale.


Article 8

J’accepte l’hégémonie du pétrole dans notre économie bien qu’il s’agisse d’une énergie coûteuse et polluante et je suis d’accord pour empêcher toute tentative de substitution s’il s'avérerait que l’on découvre un moyen illimité et gratuit de l’énergie... Ce qui serait notre perte !


Article 9

J’accepte que l’on condamne le meurtre de son prochain sauf si les états décrètent qu’il est un ennemi en nous encourageant à le tuer.

Article 10

J’accepte que l’on divise l’opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l’impression de faire avancer le système.

J’accepte d’ailleurs toutes formes de divisions possibles pourvu qu’elles permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux.

 

Article 11

J’accepte que le pouvoir de façonner l’opinion publique, jadis détenue par les religions, soit aujourd’hui aux mains d’affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états car je suis convaincu du bon usage qu’ils en feront.


Article 12

J’accepte l’idée que le bonheur se résume encore, l’amour au sexe et la liberté à l’assouvissement de tous mes désirs, car c’est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serais malheureux et plus je consommerais. Je remplirais donc mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de l’économie.

Article 13

J’accepte que le valeur d’une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, que l’on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité et qu’on l’exclu du système si elle n’est plus assez productive.

Article 14

J’accepte que l’on paie grassement les joueurs de football ou les acteurs et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l’éducation et de la santé des générations futures.


Article 15

J’accepte que l’on mette au banc de la société les personnes âgées dont l’expérience pourrait nous être utile car, étant la civilisation la plus évoluée de la planète et sans doute de l’univers nous savons que l’expérience ne se partage ni ne se transmet.


Article 16

J’accepte que l’on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours pour que je puisse apprécier à quel point notre situation est normale et combien j’ai de la chance de vivre en occident. Je sais qu’entretenir la peur dans mon esprit est bénéfique pour moi.


Article 17

J’accepte que les industriels, les militaires, les politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans me concerter des décisions qui engagent l’avenir de la vie et de la planète.


Article 18

J’accepte de consommer de la viande bovine et autres traités aux hormones sans qu’on me le signale explicitement. J’accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier permettant ainsi aux trusts agro-alimentaires de breveter le vivant, d’engranger des dividendes conséquents, de tenir sous leur joug l’agriculture mondiale.


Article 19

J’accepte que les banques internationales prêtent de l’argent aux pays souhaitant s’armer et se battre et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu’il vaut mieux financer les deux côtés afin d’être sur de gagner de l’argent et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s’ils ne peuvent rembourser leurs emprunts.


Article 20

J’accepte que les multinationales s’abstiennent d’appliquer le progrès social de l’occident dans les pays défavorisés, considérant que c’est déjà une embellie de les faire travailler. Je préfère qu’on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires.
Au nom des droits de l’homme et du citoyen nous n’avons pas le droit de faire de l’ingérence !

 
Article 21

J’accepte que les hommes politiques puissent être d’une honnêteté douteuse et parfois même corrompus. Je pense d’ailleurs que c’est normal vu les professions qu’ils subissent.
Pour la majorité par contre, la tolérance zéro est de mise.

Article 22

J’accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l’agro-alimentaire vendent dans les pays défavorisés les produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident.


Article 23

J’accepte que le reste de la planète c’est à dire quatre milliards d’individus puissent penser différemment à condition qu’ils ne viennent pas exprimer ces croyances chez nous et encore moins tenter d’expliquer notre histoire avec ces notions philosophiques primitives.


Article 24

J’accepte l’idée qu’il existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé et si nous sommes doué d’une conscience et d’un langage ce n’est certainement pas pour échapper à cette dualité mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte.


Article 25

J’accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompu de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques et je sais qu’aujourd’hui tout ceci n’existe plus, car nous sommes au sommet de notre évolution et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples comme nous l’entendons tous les jours dans nos discours politiques.


Article 26

J’accepte de discuter. Je considère comme vérité toutes les théories proposées pour l’explication du mystère de nos origines et j’accepte que la nature ait pu mettre des millions d’années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants.


Article 27

J’accepte la recherche du profit comme but suprême de l’humanité et l’accumulation des richesses comme l’aboutissement de la vie humaine.

Article 28

J’accepte la destruction de la quasi disparition des poissons de nos rivières et de nos océans. J’accepte l’augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d’éléments radioactifs dans la nature. J’accepte l’utilisation de toutes sortes d’additifs dans mon alimentation car je suis convaincu que si on les met elles sont utiles et sans danger.


Article 29

J’accepte la guerre économique sévissant sur la planète même si je sens qu’elle nous mène vers une catastrophe sans précédent.


Article 30

J’accepte cette situation et j’admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l’améliorer.


Article 31

J’accepte d’être traité comme du bétail car tout compte fait je pense que je ne vaut pas mieux.


Article 32

J’accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis.

J’accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez.

Article 33

J’accepte donc en mon âme et conscience et définitivement cette triste matrice que vous placer devant mes yeux pour m’empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et celui de tous et je vous en remercie.

 
Fait par amitié sur la terre le 11 septembre 2003 par un anonyme....


 


 

 

Merci à Naradamuni d’avoir fait découvert ce texte pris à partir de cette vidéo :

http://terrepacifique.info/textes/videos.html (Le contrat)

Faites circuler sans modération...

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Published by Marie Rêveuse - dans Le genre humain
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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 01:36
D'ou vient l'émerveillement que nous ressentons devant certaines oeuvres? L'admiration y naît au premier regard et si nous découvrons ensuite, dans la patiente obstination que nous mettons à en débusquer les causes, que toute cette beauté est le fruit d'une vertuosité qui ne se décèle qu'à scruter le travail d'un pinceau qui a su dompter l'ombre et la lumière et restituer en les magnifiant les formes et les textures -joyaux transparent du verre, grain tumultueux des coquilles, velouté clair du citron -, cela ne dissipe ni n'explique le mystère de l'éblouissement premier.

C'est une enigme toujours renouvelée: les grandes oeuvres sont des formes visuelles qui atteignent en nous à la certitude d'une intemporelle adéquation. L'évidence que certaines formes, sous l'aspect particulier que leur donnent leur créateurs, traversent l'histoire de l'Art et, en filigrane du génie individuel, constituent autant de facettes du génie universel, a quelque chose de profondément troublant. Quelle congruence entre un Claesz, un Raphaël, un Rubbens ou un Hopper? En dépit de la diversité des sujets, des supports et des techniques, en dépit de l'insignifiance et de l'éphèmère d'existences toujours vouées à n'être qu'un seul temps et d'une seule culture, en dépit encore de l'unicité de tout regard, qui ne voit jamais que ce que sa constitution lui permet et souffre de la pauvreté de son individualité, le génie des grands peintres a percé jusqu'au coeur du mystère et a exhumé, sous diverses apparences, la même forme sublime que nous cherchons en toute production artistique. Quelle congruence entre un Claesz, un Raphaël, un Rubbens ou un Hopper? L'oeuil y trouve sans avoir à la chercher une forme qui déclenche la sensation de l'adéquation, parce qu'elle apparaît à chacun comme l'essence même du Beau sans variations ni réserve, sans contexte ni effort. Or dans la nature morte au citron, irréductible à la maestria de l'éxécution, faisant jaillir le sentiment de  l'adéquation, le sentiment que c'est ainsi que cela devait être disposé, permettant de sentir la puissance des objets et de leurs interactions, de tenir dans son regard leur solidarité et les champs magnétiques qui les attirent et les repoussent, le lien ineffable qui les tisse et engendre une force, cette onde secrète et inexpliquée qui naît des états de tension et d'équilibre de la configuration - faisant jaillir, donc, le sentiment de l'adéquation, la disposition des objets et des mets atteignent à cet universel dans la singulatité: à l'intemporel de la forme adéquate.





Still Life with Fruit Pie, 1635. Willem Claez





The virgin of lorette. Raphaël




Rubens and Helene Fourment in the garden. Peter Paul Rubens





Extrait de "Lélégance du hérisson" de Muriel Barbery (p. 216)

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Published by Marie Rêveuse - dans Lecture
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27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 10:13
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Published by Marie Rêveuse - dans Temps de vie et photos
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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 03:30

Trois heures trente du matin. Impossible de dormir. Il a fait 29° dans la journée et les murs de la maison ont gardé la température. Je viens donc me distraire et vous raconter la petite histoire qui m'est arrivée aujourd'hui....enfin hier.



Vers midi, je dois m'arrêter dans une grande surface. Comme le parking est à moitié vide, je coupe en travers au lieu de suivre les flèches. N'allant cependant pas très vite, je suis obligée de freiner brutalement car un chauffeur, lui, dans le droit chemin, se retrouve perpendiculaire à moi et est obligé de stopper tout aussi rudement.

 

Et là, l’homme, en une fraction de seconde, se met à ressembler à ce qu’il était il y  a des milliers d’années. Ses bras vont dans tous les sens, sa bouche vocifère on devine quels propos. Moi, je vais très bien et tout le monde est vivant, alors je fais ma marquise, lui fais signe de passer avec de grands sourires. Mais non, ça ne lui suffit pas. La scène est ratée, le voilà qui recommence. Avec mes mains, je lui montre qu’il faut sourire …. Cheeeese ! … Je me marre de plus en plus. Ce qui ne plaît, mais alors pas du tout à Monsieur.

Finalement chacun va se garer respectivement dans son coin.

 

J’espère en faisant mes courses que je ne vais pas tomber sur cet hystérique.

... Je sors du magasin et qui je vois près de ma voiture ? Cro-magnon !

 

Je laisse ici le suspens et vous invite à deviner la suite de cette histoire. Je  suis rentrée chez moi beaucoup plus tard que prévu.

Je donnerai la meilleure note à celle ou celui qui se rapprochera le plus de la réalité. Donc j’attends vos scénarios … un peu plus que trois mots de préférence !


 

 

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Published by Marie Rêveuse - dans Souvenirs
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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 00:11

« La destruction de millions d’Africains par la faim s’effectue dans une sorte de normalité glacée, tous les jours, et sur une planète débordant de richesses. En Afrique subsaharienne, entre 1998 et 2005, le nombre de personnes gravement et en permanence sous-alimentées a augmenté de 5,6 millions. » Jean Ziegler rappelle que le droit à l’alimentation est le premier des droits de l’homme et exhorte à réaliser une « distribution plus équitable des biens, qui satisferait aux besoins vitaux des gens et les protégerait contre la faim. »

 
par Jean Ziegler, Mondialisation.ca, 18 mars 2008

 

Texte de Jean Ziegler à l’occasion du Forum Quelle agriculture pour quelle alimentation ?

 

I. Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim ou de ses suites immédiates. Plus de 6 millions en 2007. Toutes les quatre minutes, quelqu’un perd la vue à cause du manque de vitamines A. Ce sont 854 millions d’êtres qui sont gravement sous-alimentés, mutilés par la faim en permanence. [1]

 

Cela se passe sur une planète qui regorge de richesses. La FAO est dirigée par un homme de courage et de grande compétence, Jacques Diouf. Il constate qu’au stade du développement actuel de ses forces de production agricoles, la planète pourrait nourrir sans problème 12 milliards d’êtres humains, soit le double de l’actuelle population mondiale [2].

 

Conclusion : ce massacre quotidien par la faim n’obéit à aucune fatalité. Derrière chaque victime, il y a un assassin. L’actuel ordre du monde n’est pas seulement meurtrier. Il est aussi absurde. Le massacre a bien lieu dans une normalité glacée.

 

L’équation est simple : quiconque a de l’argent mange et vit. Qui n’en a pas souffre, devient invalide ou meurt. Il n’a pas de fatalité. Quiconque meurt de faim est assassiné.

 

II. Le plus grand nombre des personnes sous-alimentées, 515 millions, vivent en Asie où elles représentent 24 % de la population totale. Mais si l’on considère la proportion des victimes, c’est l’Afrique subsaharienne qui paie le plus lourd tribut : 186 millions d’êtres humains y sont en permanence gravement sous-alimentés, soit 34 % de la population totale de la région. La plupart d’entre eux souffrent de ce que la FAO appelle « la faim extrême », leur ration journalière se situant en moyenne à 300 calories au-dessous du régime de la survie dans des conditions supportables.

 

Un enfant manquant d’aliments adéquats en quantité suffisante, de sa naissance à l’âge de 5 ans, en supportera les séquelles à vie. Au moyen de thérapies délicates pratiquées sous surveillance médicale, on peut faire revenir à une existence normale un adulte qui a été temporairement sous-alimenté. Mais un enfant de moins de 5 ans, c’est impossible. Privées de nourriture, ses cellules cérébrales auront subi des dommages irréparables. Régis Debray nomme ces petits des « crucifiés de naissance » [3].

 

La faim et la malnutrition chronique constituent une malédiction héréditaire : chaque année, des centaines de milliers de femmes africaines gravement sous-alimentées mettent au monde des centaines de milliers d’enfants irrémédiablement atteints. Toutes ces mères sous-alimentées et qui, pourtant, donnent la vie rappellent ces femmes damnées de Samuel Beckett, qui « accouchent à cheval sur une tombe ... Le jour brille un instant, puis c’est la nuit à nouveau » [4].

 

Une dimension de la souffrance humaine est absente de cette description : celle de l’angoisse lancinante et intolérable qui torture tout être affamé dès son réveil. Comment, au cours de la journée qui commence, va-t-il pouvoir assurer la subsistance des siens, s’alimenter lui-même ? Vivre dans cette angoisse est peut-être plus terrible encore qu’endurer les multiples maladies et douleurs physiques affectant ce corps sous-alimenté.

 

La destruction de millions d’Africains par la faim s’effectue dans une sorte de normalité glacée, tous les jours, et sur une planète débordant de richesses. En Afrique subsaharienne, entre 1998 et 2005, le nombre de personnes gravement et en permanence sous-alimentées a augmenté de 5,6 millions.

 

III. Jean-Jacques Rousseau écrit : « Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui libère ». Afin de réduire les conséquences désastreuses des politiques de libéralisation et de la privatisation à l’extrême pratiquée par les maîtres du monde et par leurs mercenaires (FMI, OMC), l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé de créer et de rendre justiciable un nouveau droit de l’homme : le droit à l’alimentation.

 

Le droit à l’alimentation est le droit d’avoir un accès régulier, permanent et libre, soit directement, soit au moyen d’achats monétaires, à une nourriture quantitativement et qualitativement adéquate et suffisante, correspondant aux traditions culturelles du peuple dont est issu le consommateur, et qui assure une vie physique et psychique, individuelle et collective, libre d’angoisse, satisfaisante et digne.

 

Les droits de l’homme - hélas ! - ne relèvent pas du droit positif. Ce qui signifie qu’il n’existe encore aucun tribunal international qui rendrait justice à l’affamé, défendrait son droit à l’alimentation, sanctionnerait son droit de produire lui-même ses aliments ou de se les procurer au moyen d’achats monétaires, et protégerait son droit à la vie.

 

IV. Tout va bien aussi longtemps que des gouvernements comme celui du président Luis Inacio Lula da Silva à Brasilia ou du président Evo Morales à La Paz mobilisent par leur propre volonté les ressources de l’État, afin d’assurer à chaque citoyen son droit à l’alimentation. L’Afrique du Sud est un autre exemple. Le droit à l’alimentation est inscrit dans sa Constitution. Celle-ci crée une Commission nationale des droits de l’homme, composée en parité par des membres nommés ar les organisations de la société civile (Églises, syndicats et mouvements sociaux divers) et de membres désignés par le Parlement. Les compétences de la Commission sont étendues. Depuis son entrée en fonction, il y a cinq ans la Commission a déjà arraché des victoires importantes. Elle peut intervenir dans tous les domaines relevant du déni du droit à l’alimentation : éviction de paysans de leur terre ; autorisation donnée par une municipalité à une société privée pour la gestion de l’approvisionnement de l’eau potable, entraînant des taxes prohibitives pour les habitants les plus pauvres ; détournement par une société privée de l’eau d’irrigation au détriment des cultivateurs ; manquement au contrôle de la qualité de l’alimentation vendue dans les bidonvilles ; etc.

 

Mais combien existe-t-il de gouvernements, notamment dans le tiers-monde, dont la préoccupation quotidienne prioritaire est le respect du droit à l’alimentation de leurs citoyens ? Or, dans les 122 pays dits du tiers-monde vivent aujourd’hui 4,8 milliards des 6,2 milliards d’homme que nous sommes sur terre.

 

V. Les nouveaux maîtres du monde ont horreur des droits de l’homme. Ils les craignent comme le diable l’eau bénite. Car il est évident qu’une politique économique, sociale, financière réalisant à la lettre tous les droits de l’homme briserait net l’ordre absurde et meurtrier du monde actuel et produirait nécessairement une distribution plus équitable des biens, satisferait aux besoins vitaux des gens et les protégerait contre la faim et une bonne part de leurs angoisses.

 

Dans leur achèvement, les droits de l’homme incarnent donc un monde totalement autre, solidaire, libéré du mépris, plus favorable au bonheur.

 

Les droits de l’homme - politiques et civils, économiques, sociaux et culturels, individuels et collectifs [5] - sont universels, interdépendants et indivisibles. Ils sont aujourd’hui l’horizon de notre combat.

 

Jean Ziegler est Rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies sur le droit à l’alimentation ; il vient de publier L’Empire de la honte (2007) en livre de poche.

Publication originale Mondialisation.ca

 

[1] FAO, L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde, Rome, 2006

 

[2] Nourrir normalement veut dire procurer à chaque individu adulte, chaque jour, 2 700 calories.

 

[3] Régis Debray et Jean Ziegler, Il s’agit de ne pas se rendre, Paris, Arléa, 1994.

 

[4] Samuel Becket, En attendant Godot, Paris, Editions de Minuit, 1953.

 

[5] Un droit de l’homme collectif est par exemple le droit à l’autodétermination ou le droit au développement.


 

SOURCE
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Published by Marie Rêveuse - dans Comment va le monde
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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 15:26
Justement dimanche, je parlais de Nadine & Philippe ...qui vient de commencer un blog.




Bonjour, à toutes et à tous !

 

Dans notre société, les poètes sont les derniers chevaliers des temps modernes !

 

"Destinées d'un poète ou les mémoires d'un petit brin d'herbe" est un livre d'émotions, de passion...

La quête de notre âme d'Artiste... De notre âme d'Enfant !

 

Votre serviteur, poète et chevalier, a écrit, pour vous,  4 histoires pleines d'humanité et, cependant, si drôles...

 

La culture doit rester vivante ! Offrez à un auteur de notre région le moyen d'écrire d'autres aventures. Souscrivez pour l'achat d'un ou plusieurs exemplaires de son livre.

 

Fi des livres hyper-médiatisés en tête de gondole, place à l'originalité et à l'aventure...

 

Rejoignez les rangs des derniers chevaliers des temps modernes ! Je  vous donne rendez-vous sur mon blog : www.poete-artiste.over-blog.com (Vous pourrez lire quelques extraits.)

 

Je participerai, le 21 septembre 2008 (de 10 à 18h) au 10ème salon du livre de la ville de Andres (à quelques kilomètres de Calais).

Pour souscrire, c'est très simple :

 

- Remplissez le bon de souscription (pièce jointe) et renvoyez-le à l'adresse de la maison d'édition soit : Editions Le manuscrit, 20 rue des petits champs, 75002 PARIS. (précisez si vous souhaitez recevoir votre exemplaire par voie postale ou si vous retirez votre livre à l'occasion du salon du livre)

- Rendez-vous directement sur le site www.manuscrit.com. tapez dans l'onglet "rechercher" Philippe Carpentier puis cliquez sur "les auteurs" puis cliquez de nouveau sur Philippe Carpentier et enfin sur bon de souscription.

 

Attention : date limite, le 31 août 2008.

 

Je vous remercie de tout coeur et que votre journée soit ensoleillée.

 

Philippe Carpentier

 

Pour toute information : phr.carpentier@orange.fr

 

P.S : Si vous avez déjà lu ce livre, parlez-en autour de vous. Merci !

Et puis tant que j'y suis, voici une autre annonce

 

Bonjour,


 


 

OPALE THEATRE

(Nadine DEMAREY, Philippe CARPENTIER)

Joue :

Molière l'Artiste

le 2 août 2008 à 20h30

au "PLATEAU"

Bd Gambetta

62100 CALAIS

06.70.74.30.78

 

Nous serons ravis de vous accueillir à cette occasion.

Réservations vivement conseillées, jauge réduite.

Tarif : 5 Euros

 

A bientôt

Nadine DEMAREY

 

OPALE THEATRE

 

opale.théâtre@orange.fr

 

www.opale-theatre.net

 

03.21.34.70.09

 



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Published by Marie Rêveuse - dans Souvenirs
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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 22:03



Envie de vous faire part de ce film que j'ai adoré et qui passera ce lundi 21/07 sur Arte à 21 heures. Vous pouvez lire des témoignages
ici.
Vous pourrez apercevoir quelques secondes Nadine  comme ouvreuse de la salle de spectacle, le "Palais du l". N et P Metteurs en scène et Comédiens avec qui j'ai fait la théâtreuse pendant quelques années... 


Nadine (à gauche)


... finalement ça me donne envie de vous faire partager de bons souvenirs...Répétitions et spectacles...

Avec Philippe...


Marie-Clown


Bis...


Les femmes savantes...





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Published by Marie Rêveuse - dans Souvenirs
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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 17:37

 

Le-bonheur-.JPG

 

Photo prise au Val Joly. Source du texte

 

 

 

 

 
C’est le volet entre-ouvert
Un rayon de lumière
La brume du matin

C’est la venue du printemps
Des oiseaux sur un banc
Le parfum du jasmin

C’est le vent qui laisse aller son souffle doux
C’est la pluie qui rebondit sur nos deux joues

Il n’est pas loin
Ce bonheur dont on nous parle si souvent
Celui qu’on cherche, qui s’enfuit qui nous attend
Rien n’est plus beau
Que ces instants

Il n’est pas loin
Ce bonheur que l’on nous cache si souvent
Celui qu’on perd, qui nous échappe, que l’on attend
Rien n’est plus beau
Que ces moments

C’est les marches sur la plage
Les idées de voyages
Les lancers de ballons

C’est le sentier dans les dunes
Les nuits de pleine lune
La voile à l’horizon

C’est la mer qui va et vient sur nos pieds nus
C’est le ciel qui peu à peu s’est dévêtu

Il n’est pas loin
Ce bonheur dont on nous parle si souvent
Celui qu’on cherche, qui s’enfuit qui nous attend
Rien n’est plus beau
Que ces instants

Il n’est pas loin
Ce bonheur que l’on nous cache si souvent
Celui qu’on perd, qui nous échappe, que l’on attend
Rien n’est plus beau
Que ces moments

C’est le volet entre-ouvert
Un rayon de lumière
La brume du matin


DORVAL: LES CHOSES DE LA VIE


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Published by Marie Fatima - dans Le genre humain
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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 02:04
L'amie blogueuse Céleste m'a invité à répondre à ce petit questionnaire sur la nourriture. Pourquoi pas?





Un plat que je n’aime pas 

Tout ce  qu’on appelle abats : cœur, foie, langue,…et les tripes…quelle horreur ! J’ai été forcée à manger ça ! J’avais trouvé la solution, c’était de m’en mettre plein la bouche pour tout aller cracher dans les toilettes. Maintenant quand on me parle de Caen, je pense plus aux tripes qu’au mémorial !

 

 
Mes 3 aliments favoris

Il y en a beaucoup plus!  Ce que je pourrais manger tous les jours : crêpes, confiture d’oranges, chocolat.

Pour aller plus loin : dans une pâtisserie, je choisi à 80% du temps un millefeuille ou une religieuse….mais j’aime aussi tous les desserts à base de lait… gâteau de semoule aux raisins, flans, œufs à la neige,…


 


 

 
Ma recette préférée

Je n’en ai pas qu’une mais disons la compote de pommes au pain d’épice …oh et puis allons-y…  la chakchouka, la flammekueche, le riz  … les pâtes à la sauce aux tomates fraîches, la cuisine  indienne (chutneys) italienne (pesto)… bref, tout ce qui est très parfumé.


 

 



Ma boisson de prédilection

L’eau le plus souvent  mais …le très bon vin rouge … le lait de soja à la vanille, le chocolat chaud, la bière, le diabolo menthe, le thé au jasmin,…

 

 

Le plat que je rêve de réaliser

Le kouin ammam. Celui que j'ai mangé en Bretagne est inoubliable...ça fondait!

 




Mon meilleur souvenir culinaire

Des plats indiens au restaurant…les épices, les chapatis, la sauce à la menthe… hummmmm ! Egalement les mélanges salés/sucrés.

 

 

 Je ne passe plus autant de temps dans ma cuisine comme ce le fût à une certaine période. Disons que c’est par cycle. Par contre si je reçois du monde, je me décarcasse…ça peut prendre plusieurs jours.

 Aujourd’hui, c’est la simplicité qui prime. Beaucoup de salades composées, céréales, légumineuses, soupes… avec toutes sortes d’épices. Je fais de temps en temps le pain. (Jamais de conserves ou surgelés cuisinés). Quand je suis seule, j’oublie parfois de manger.

 

 

La  nourriture, ça réchauffe, apaise, renforce, rassemble, rafraîchit, calme, intériorise, chatouille, éveille, excite, purifie, épanouie, décrispe, ravive les souvenirs, caresse, équilibre, enracine,  attendrit, arrête le temps, ramène à la terre, comble, donne la joie,  fait chanter, revitalise, adoucit le cœur, donne le goût de vivre,

….c’est une promesse de chaque jour.


 



 

J'invite à mon tour  Catherine, Charly, Claude, Coumarine, Crayongomme, Naradamuni.... et tous ceux qui veulent, (le signaler pour que j'aille voir) à répondre sur leur blog quant à leurs goûts  ...Ils sont tous dans mes liens sauf un qui pourra répondre dans les commentaires!...Mais bien sur rien n'est obligatoire! ... Le plaisir avant toute chose!

 

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Published by Marie Rêveuse - dans Souvenirs
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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 01:13

Dimanche après-midi, je rentre de balade à vélo avec ma moitié. Mon fils de 22 ans nous interpelle: "Je stresse, y'a un oiseau dans la cuisine"....Vous parlez d'un homme! (lette).
Ben oui, un oiseau est passé par la véranda et se retrouve prisonnier dans la cuisine. Ça fait un moment qu'il se débat et il déjà fait pas mal de cochonneries...


Bon. Comment le faire partir sans l'effrayer, sans qu'il nous fonce dessus ou qu'il nous crève un oeil? Comme par hasard, les hommes doivent terminer de regarder l'étape du tour de France...

Me voilà face à l'épreuve....hum!

De temps en temps l'oiseau s'affole, se cogne contre la vitre, puis se repose, essoufflé comme un sprinter. Je n'ai jamais vu un oiseau respirer comme ça avec le bec ouvert, il a l'air épuisé, me fait de la peine.

Réfléchissons... Après quelques photos grandement artistiques, je prend une grande planche que me servira de bouclier et une paire de ciseaux pour débloquer le poignée de la fenêtre qu'il ne veut plus quitter. Je n'ai pas envie qu'il me becque les mains.

OUF! La poignée est levée. je sors basculer la fenêtre par l'extérieur.








Mais quelle andouille celui-là, il fonce dans la salle de bains!....Et la fenêtre de la salle de bains...est fermée! Bou houuu!!

... Le voilà qui se pose sur le panier à brosses...



Cool le mec! Il veut peut-être un coup de peigne avant d'aller draguer!


Tu veux ma photo?    Heu... oui!





Je reprend mon courage à deux mains et la tête dans les épaules j'arrive à ouvrir la fenêtre.  Victoire!

Au bout de dix minutes il est toujours là, ...  peinard!

... Allez, on ne réfléchit plus, je n'ai pas envie de prendre ma douche avec un oiseau. Je prends le panier à brosse et m'avance vers la fenêtre. Elle est bien bonne ...il se sauve par la fenêtre de la cuisine!

Et voilà! Il n'y a plus qu'à nettoyer!...et l'étape du tour est finie!

Devinette: Comment s'appelle cet oiseau?
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Published by Marie Rêveuse - dans Temps de vie et photos
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