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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 22:29
La retranscription tourne au ralenti mais que voulez-vous, il fait beau et j'en profite après cette semaine maussade. Et puis comme c'est dimanche, ce sera court!


Enseignement du samedi 16 août après-midi

L'après-midi débute par les questions écrites par le public et tirées au sort.

L'une d'elle concernant le culte de  Dordjé Shugdèn. Le Dalai Lama qui a pratiqué ce culte s'est rendu compte  que celui-ci avait des effets néfastes pour le Tibet et le bouddhisme puisqu'il était le résultat de prières inversées (négatives) et nuisaient aux êtres et au bouddha dès le cinquième Dalai Lama. Il dit cependant qu'il est heureux de les voir jouir de leur liberté d'expression.
Mes notes n'étant pas très claires et n'ayant pas d'éléments neutres (enquêtes journalistiques sérieuses et impartiales...si quelqu'un peut en apporter) sur la question vous pouvez aller forger votre opinion ici ou .


Qu'est que la vacuité?
C'est tout ce qui se produit en dépendance d'autres choses. Le fait que les choses viennent sur les autres est la preuve du vide. Explications
ici.

Il a été question des quatre nobles vérités qui sont:

La Vérité de la Souffrance,
La Vérité des Causes de la Souffrance,
Celle de l’Extinction de la Souffrance,
Celle 
de la Voie vers l’Extinction de la Souffrance


Explications
ici


Question également sur les véhicules (petits et grands). Voir
ici

Voir également ce BLOG

Le Dalai Lama nous dit avoir étudié dès l'âge de sept ans avec la peur du martinet.




Devinette pour terminer: Qui se cache dans la voiture jaune?  (Ceux à qui je l'ai dit se taisent bien sur!)






Commentaire de
Lung Ta Zen:


Pour apporter mon grain de sable concernant la secte Kadampa et le culte de cette déité.
1/// Le Dalaï Lama dit que ce culte est néfaste, personne ne peut le prouver ou prouver son contraire, nous sommes dans un domaine "ésotérique"
Si on fait confiance au DL on suit son idée. Si on ne lui accord pas confiance, on ne la suit pas.
2/// ceux qui veulent aller chez les NewKadampa, peuvent y aller, en France, ils ne sont pas encore interdits que je sache, et ne font pas partie aujourd'hui des sectes répertoriées (mais : A/// cela peut changer B/// il faut être prudent sur ces listes de sectes, car c'est aussi des démarches parfois intégristes qui mènent à ces listes)
3/// quels sont les "néophytes" bouddhistes qui vont à la NKT (new kadampa tradition) qui pratiquent "Sudgen" ? Il faut (normalement) avant de faire des  pratiques tantriques apprendre déjà à pacifier son mental et à atteindre la vue profonde, cela peut prendre du temps, alors pourquoi ceux qui sont débutants viendraient ils brêlaient devant le DL ?
4/// la NDT veut la liberté de pratique de cette déité, qui les empêche ? le DL a dit que c'était négatif, OK mais il n'excomunie personne, cela n'existe pas dans le bouddhisme, simplement il ne veut pas de pratiquants chez lui
5/// ceci , pour moi , es t un des multiples pb de pouvoir tibétains (et y'en a encore d'autres, au sein du Karshag, avec les karmapa etc...), pb qui font que les Chinois peuvent dormir sur leurs deux oreilles, ce qu'ils n'auront pas détruit dans la culture tibtaine, certains tibétains s'en chargeront eux mêmes pour ces raisons de pouvoir (et encore cela semble avoir diminué par rapport à ce que c'était à l'époque du Tibet, il faut savoir que le prédécesseur du DL actuel avait déjà essayé d'introduire de la modernité dans le Tibet, mais que tous ceux qui avaient le pouvoir avaient réussi à l'en empêcher, la déovtion a ses limites)
Bref c'est un pb tibeto-tibétain et je ne me sens pas concerné par cela, et si des occidentaux souhaitent s'investir dans ces luttes , cela les regarde, simplement, ce n'est pas des braillards qui peuvent m'apprendre la félicité ;)


Commentaire de Augustin:

Je ne pense pas que l'on puisse qualifier le problème posé par les agissements des adeptes de shugden, regroupés en Occident sous la bannière "nouvelle tradition kadampa" comme tibéto-tibétain. En effet, les personnes qui manifestaient à Nantes faisaient exclusivement partie de ce mouvement, dont le siège est en Angleterre, et leur seul but est d'une part nuire au Dalaï Lama, d'autre part faire parler d'eux, pour attirer toujours plus de monde dans leurs centres.
Comme le fait très justement remarquer Lung ta zen, ces personnes ont d'ores et déjà toute liberté de pratiquer leur culte apparu au Tibet au 17ème siècle et donc étranger au bouddhisme. C'est une pure méthode de marketing que de revendiquer une liberté qu'ils ont déjà, en se faisant passer pour des victimes, qu'ils ne sont pas.
Je vous invite à lire leurs pages officielles, notamment sur wikipédia, qui est le condensé de leur doctrine, à savoir la revendication d'une approche sectaire, au prétexte de la pureté de l'enseignement. Ce prétexte de recherche de la pureté a déjà par le passé engendré des comportements terribles, alors le lire dans un contexte soit-disant bouddhiste donne de sérieuses raisons de se poser des questions sur leurs motivations profondes.



Commentaire de
Genfi:

Si je puis me permettre, un des aspects de la vacuité c'est que les choses sont vides d'existence propre et n'existent qu'en dépendance de causes et conditions. rien n'a d'existence par lui-même. Par exemple, un arc en ciel n'existe que si il y a la pluie, le soleil et qu'on se trouve au bon endroit pour l'observer. L'arc en ciel, n'a donc pas d'existence propre, il n'est que la manifestation des causes nécessaires à son apparition. Il ne peut exister sans la présence de ces causes. On ne dit pas qu'il n'existe pas, mais juste qu'il est vide d'existence propre. C'est un des aspects de la vacuité.

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Published by Marie Rêveuse - dans Dalai Lama Nantes 2008
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 11:22
Les enseignements terminés, nous avons profité du gîte et des environs jusqu'à la fin de la semaine.

J'ai pu revoir une amie de la région. Vous pouvez en retrouver l'histoire ICI






...et se balader à Nantes avec un petit train.


1


2




Poupées brésiliennes en vitrine



Jardin japonais




3



4


Quelque nantais pourra mettre une légende sous les photos...


Je n'ai pas eu un réel coup de coeur pour cette ville pourtant riche en histoire et en monuments. Certainement à cause de la verdure qui fait défaut.
J'ai quand même fait un achat....Des savons d'Alep!!


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Published by Marie Rêveuse - dans Dalai Lama Nantes 2008
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 10:51

La Guirlande de vues – Nagarjuna

 

 Pour les bodhisattvas toutes choses, que ce soit dans le domaine pollué du samsâra ou dans le domaine pur du nirvâna, sont dépourvues de nature propre en vérité absolue. En vérité relative, elles existent comme de simples illusions tout en gardant leurs caractères particuliers. D’autre part, la pratique des dix vertus transcendantes a pour résultat de les faire progresser dans les [dix] terres, avec pour résultat final l’Éveil insurpassable.

 

 Le véhicule de diamant présente à son tour trois aspects : le véhicule des tantras d’action (kriyâtantra), le véhicule des tantras mixtes (ubhayatantra) et le véhicule du yoga (yogatantra). Vue des adeptes du véhicule de l’action : [sur la base de] la vérité absolue, où il n’existe rien de tel que naissance et cessation, [la pratique consiste,] en vérité relative, à méditer sur le corps formel d’une déité [en visualisant] l’image de ce corps, les emblèmes de son esprit, et [en procédant aux] récitations. Ce qui, avec [les pratiques de] propreté, [le respect du] calendrier, des planètes, des constellations et ainsi de suite [vaut pour] l’essentiel, jusqu’aux accomplissements issus du pouvoir [qui résulte] de la conjonction des objets matériels et de [toutes] les causes primaires et secondaires [du samâdhi].

 

 On distingue les tantras extérieurs et les tantras intérieurs. Les tantras extérieurs sont des pratiques acétiques. Les tantras intérieurs sont des moyens habiles de progresser.

 

 Vue des adeptes des tantras mixtes : depuis la vérité absolue où il n’est pas de naissance ni de cessation, [l’adepte] médite, en vérité relative, sur le corps formel d’une déité. Il atteindra l’accomplissement grâce au samâdhi de la méditation sur les quatre « principes essentiels » combiné aux objets matériels et aux autres causes primaires et secondaires.

 

La vue des adeptes du véhicule des tantras du yoga présente deux aspects : le véhicule des tantras du yoga extérieur de l’ascèse et le véhicule des tantras du yoga intérieur des méthodes.

 

 Vue des adeptes du véhicule des tantras du yoga extérieur de l’ascèse : les [pratiques] extérieures et les objets ne sont pas tenus ici pour essentiels. [L’adepte] médite sur des dieux et des déesses qui, en vérité absolue, n’ont pas de naissance ni de cessation ; dans un samâdhi qui rend son continuum mental aussi pur que les déités, [l’adepte] médite sur la forme d’un corps sublime en appliquant les quatre sceaux. Il atteindra l’accomplissement en se concentrant essentiellement sur ce yoga.

 

 Vue des adeptes du véhicule des tantras du yoga intérieur des méthodes : ce yoga se subdivise en trois méthodes : méthode de création, méthode de perfection et méthode de grande perfection.

 

 Quelle différence y a-t-il dans l’enseignement et la pratique des tantras ? Du point de vue de l’objet, il n’y a pas de différence entre les vues des soutras et des tantras.

 

Mais du point de vue du sujet, il y a une différence.

 

Donc, quel que soit l’enseignement, l’objet reste le même, la différence sera au niveau du sujet, de celui qui expérimente.

 

 Dans le mahayoga, il ya d’une part la sadhana, la pratique et d’autre part, les tantras, les enseignements.

 

L’initiation de Padmasambhava que nous allons recevoir aujourd’hui fait partie des sadhanas du mahayoga.

 

Le mahayoga est la transposition de toutes les sagesses sous formes de déités. Il comporte des instructions extérieures, intérieures, secrètes (subtiles), et suprêmement secrètes (ultimes)

 

 Cette méthode répond au sens ultime de la grande perfection. C’est l’accès spontané au niveau de la grande assemblée de la roue des lettres : celui qui a une vivacité d’esprit supérieure comprend que ce qui est  bouddha depuis toujours est bouddha depuis toujours, puis il progresse à pas lents ou rapides, ce qui ne saurait toutefois être du ressort des êtres ordinaires.

 

 Les êtres ordinaires qui entendent [ces enseignements] ont beau y réfléchir, ils ne croient pas à leur vérité ni à leur profondeur. Puisque les esprits ordinaires ont du mal à y ajouter foi et à les comprendre, et qu’ils ne savent pas qu’ils sont véridiques et profonds, ils les jugent à l’aune de leur propre expérience, pensent que tous les autres sont dans le même cas qu’eux, critiquent les êtres sublimes en disant qu’ils mentent et adoptent une attitude de rejet. Voilà pourquoi [ce véhicule] est secret au plus haut point et qu’il a été décrété « véhicule ultra secret ».

 

 En conséquence, si un maître œuvre au bien des êtres à l’aide des véhicules inférieurs jusqu’à ce qu’ils comprennent que toutes choses sont bouddhas depuis toujours, pour ne pas aider ses disciples en pure perte, il devra être expert dans les défauts du samsâra, dans les qualités du nirvâna et dans tous les véhicules. S’il ignore certains points, il n’est pas digne d’être suivi : ce qui a été abondamment enseigné.

 

Les disciplines et les comportements particuliers varient eux aussi avec les vues. Les Indifférents et les matérialistes Extrémistes ne s’astreignent à aucune discipline. Ceux qui s’astreignent à une discipline sont quatre : les Chârvakas et d’autres adeptes non bouddhistes pour les ascèses mondaines, après quoi viennent les disciplines des auditeurs et des bodhisattvas, puis les disciplines suprêmes.

 

Il faut avoir compris l’ensemble des enseignements pour comprendre qu’il n’y a pas de différence entre samsara et nirvana. Nous avons besoin d’un maître pour nous éclairer sur le sens des mots et d’un disciple authentiquement concentré à l’apprentissage. Sans cela, les enseignements subtils n’ont pas d’intérêt et n’engendrent que confusion.



Photos ICI

Le livre de textes et prières est consultable ICI

 





Merci Uranie
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Published by Marie Rêveuse - dans Dalai Lama Nantes 2008
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 10:15
Enseignements du 20 août après-midi


Vous pouvez écouter les questions du public ici, sur le site "Océan de sagesse" ainsi que toutes les retransmissions de la semaine.

Les questions de ce jour étaient celles-ci:

- Comment avoir de la compassion quand on a profité de notre gentillesse?
- Quelle est la position du bouddhisme concernant le don d'organe?
- Comment se détacher de la souffrance quand on perd un enfant?
- Que se passera t-il quand tous les êtres sensibles auront atteint la bouddhéité?
- Comment reconnaître un acte juste?
- Comment viennent les constructions mentales?
- Comment remédier à la confusion mentale?


L'enseignement:


Il faut avoir compris l’ensemble des enseignements pour comprendre qu’il n’y a pas de différence entre samsara et nirvana.

 

Padmasambhava

 

Commentaire de l’Esprit d’Eveil – Nagarjuna

 

74.

 

Nous devons rendre leurs bontés

 

Aux êtres qui nous aidèrent autrefois

 

Parce qu’ils étaient notre père, notre mère,

 

Des proches ou des amis.

 

 

 

Nous avons été reliés à tous les êtres à travers la multitude de nos vies passées. Si nous avions conscience de cela, nous comprendrions que les autres sont d’autres soi et sont même plus importants que nous même.




Si on reconnaît la bonté de toutes les mères qui ont donné nos vies, leur compassion, nous devons manifester de la gratitude en retour en aidant les autres à faire le vœu de devenir l’instrument de ce but.

 

76.

 

Les fruits désirables et indésirables

 

Du monde aux destinées bonnes et mauvaises

 

Naissent du bien et du mal

 

Que l’on a pu faire aux êtres.

 

 

 

Une fois que nous avons pris conscience de la bienveillance de ceux qui ont été nos parents, nos amis et qu’on se demande comment s’acquitter de cette dette, cette gratitude, ces versets y répondent :

 

 77.

 

Si, en servant les êtres,

 

On atteint l’insurpassable état de bouddha,

 

Pourquoi s’étonner de ce qu’il n’y ait

 

Pas une des richesses céleste ou humaine …

 

78.

 

… Dont jouissent Brahmâ, Shakra

 

Ou les rois, dans ces trois mondes,

 

Qui ne provienne

 

D’un simple bienfait dispensé aux êtres ?

 

79.

 

Les innombrables formes de souffrances

 

Que les êtres éprouvent dans les enfers,

 

Le monde des animaux et celui des esprits faméliques

 

Sont l’effet du mal fait aux autres.

 

 

 

Il est important aussi de comprendre à quel point il est important de respecter les êtres inanimés car nous leur devons tout.

 

Par exemple notre nourriture : pensez à tous ceux qui ont travaillé, contribué à cela. Idem pour nos vêtements, notre maison ; Pensez au fait que toute notre existence dépend du travail et de la bienveillance d’autrui.

 

Sur l’aspect intérieur, par exemple de la pratique spirituelle, plus la patience augmente, plus la colère diminue. Nous n’avons pas à faire d’effort vis-à-vis des bouddhas, mais grâce aux êtres. C’est grâce à eux que nous avons la possibilité de nous exercer.

 

 La discipline, qui rassemble les règles de conduite comportementales par rapport aux autres êtres

 

La bodhicitta, sa valeur fondamentale, la compassion, est praticable uniquement en lien avec les autres.

 

Les autres sont indispensables à l’exercice de notre paix intérieur, de la compassion et de la bienveillance qui sont les fondements de l’Eveil.

 

 LE COLLIER DE JOYAUX  - Nagarjuna

 

14.

 

Le raisonnement et les textes confirment

 

Que les mérites forment la cause

 

De l’accomplissement de l’Éveil :

 

Ne sois donc pas indolent en la matière !

 

15.

 

De même que l’espace, la terre, l’eau, le feu et l’air

 

Sont présents sans limites dans toutes les directions,

 

Les êtres soumis à la souffrance

 

Sont eux aussi en nombre illimité.

 

16.

 

Il est sûr que le bodhisattva au cœur aimant

 

Arrache à leurs souffrances

 

Ces êtres en nombre illimité

 

Pour les établir dans la bouddhéité.

 

17.

 

Dès lors qu’il a correctement adopté [l’esprit d’Eveil],

 

Celui qui s’y tient fermement,

 

Qu’il dorme ou qu’il soit éveillé,

 

Et même s’il est inattentif, comme le nombre […]

 

18.

 

Des êtres est illimité, en proportion de ces êtres

 

Ses mérites se font illimités, permanents, et ainsi de suite,

 

Et du fait de ce caractère illimité, on dit qu’il lui sera difficile

 

De ne pas atteindre la bouddhéité, laquelle est illimitée.

 

19.

 

Celui qui demeure ici-bas pour un temps illimité

 

En voulant atteindre l’insondable Éveil

 

Pour un nombre insondable d’êtres

 

Et en aspirant à d’insondables actes vertueux, […]

 

20.

 

Celui-là, même si l’Éveil est insondable,

 

Pourquoi ne l’atteindrait-il pas

 

Avant longtemps du fait de ses accumulations

 

Qui présentent un quadruple aspect ?

 

 

 

On parle ici des « 4 insondables » :

 

    * Temps illimité

    * Etres illimités

    * Mérites illimités

    * Résultats illimités

 

 

 

21.

 

Ces « mérites illimités »

 

Et cette « sagesse illimitée »

 

Éliminent promptement

 

Les souffrances du corps et de l’esprit.

 

22

 

La faim, la soif et d’autres souffrances échoient à ceux

 

Que leurs actes négatifs ont laissés dans les mauvaises destinées.

 

Le bodhisattva ne commettant pas d’actes négatifs mais des mérites

 

Ne connaîtra plus ces souffrances dans ses autres vies.

 

23.

 

Il sait que les souffrances mentales provoquées par l’ignorance,

 

Comme l’attachement, la haine, la peur ou le désir,

 

N’ont aucun support, et c’est ainsi

 

Qu’il les élimine promptement.

 

24.

 

N’étant pas diminué le moins du monde

 

Par les souffrances du corps et de l’esprit,

 

Comment pourrait-il se lasser, même s’il devait

 

Guider le monde jusqu’à la fin du monde ?

 

Les difficultés du corps viennent d’actes négatifs dans les vies passées

 

Les difficultés mentales viennent e la difficulté à voir la réalité, de l’ignorance

 

Une fois que la bodhicitta est née en nous, il n’y a aucune raison pour se lasser car tout effort vaut la peine

 


Le 20 août matin, initiation

 




Autres photos que vous pouvez retrouvez ici

Merci à Uranie
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 10:12

Mardi 20 août matin


C’est le grand jour : L’INITIATION et la BENEDICTION !

 

Une anecdote : Au début de chaque séance la Dalai Lama fait une prière en tibétain. Depuis hier, une personne (B.) de notre groupe est d’humeur à faire le clown. Elle imite le Dalai Lama en train de faire sa prière. La voila qui arpente la pièce les genoux pliés, pieds en canard, mains jointes, en chantonnant du tibétain imaginaire. Nous sommes tous morts de rire. Je la préviens que lorsque le Dalai Lama commencera à prier je ne pourrai pas la regarder.

...Et ce qui devait se produire, se produisit. Dès que, dans ce  silence immaculé, Monsieur Dalai a commencé à prononcer ses prières nous nous sommes regardées à trois et nous voilà secouer par des fous rires et soubresauts  bien difficiles à dissimuler. Honteux vous dis-je !

 

L’initiation :

A l’entrée on nous  distribue un ruban rouge et un pétale de rose synthétique. 
 

Le Dalai Lama arrive plus tôt que d’habitude pour installer son hôtel avec tous les objets pour le rituel. En attendant, un mantra tibétain qui durera environ 45 minutes. C’est très beau, je me laisse bercée par toutes ces voix. A côté de moi, une fille a une voix magnifique, elle chante les yeux fermés, on dirait un ange. J’ai toujours cette image apaisante au fond de moi.

 

Le bandeau rouge signifiant l’ignorance, nous le mettons sur notre front et le coinçons derrière les oreilles puisque pas assez long pour être noué derrière. Je trouve Matthieu Ricard amusant dans cet accoutrement. Certains déposent le pétale sut leur tête. Je regarde autour de moi….ça en jette ! Huit mille personnes  ressemblant à huit mille lanternes. Allons, un peu de sérieux !  Je suis le mouvement avec une certaine réserve. Difficile d’être entière dans une pratique dont je ne comprends pas le sens. 

Ça tombe mal, je me sens très fatiguée,(les mantras ?) mes yeux se ferment et ma tête tombe régulièrement ce qui fait que je n’apprécie pas vraiment ce rituel. B. est dans le même état que moi. Je suis à nouveau en train de rire quand elle me dit : « D’un seul coup, je lève la tête et qu’est ce que je vois ? Le Dalai Lama avec un bonnet rouge ! ».  C’est vrai, ça ressemble à un bonnet de lutin. (Les puristes, je vous demande pardon !).

De ce que je me souviens du rituel : Le Dalai Lama fait de temps à autre sonner des cloches, à d’autres, il fait tourner de droite à gauche un instrument carré avec deux boules qui font un bruit sec. On nous demande de répéter des mantras, ce que chacun tente de faire comme il peut en phonétique. Ensuite, des bénévoles passent dans les rangs avec des bouteilles d’eau bénite, petites bouteilles en plastique avec le bouchon percé pour nous asperger les mains, à mettre sur le visage et la tête. Certains la boivent.

Se mettre dans certaines positions : à genoux, une jambes devant ou le buste penché, selon que c’est une première ou deuxième initiation. Je fais tout sous le regard curieux de mes collègues….que voulez-vous, ça ne peut pas faire de mal et j’ai besoin de me dérouiller les articulations !!

Puis, passage avec la coupelle de  vermillon où on trempe le doigt pour en mettre une tâche sur le front et le buste.

Ces rituels m’impressionnent, je ne suis vraiment pas à l’aise. Malgré moi je ressens un côté sectaire. On me dit que c’est normal pour une première fois…. Il faudrait aussi que je me documente....

 

 

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 07:12
Enseignements du mardi 19 août matin (suite).


2.   Comprendre la nature de la vacuité

Si on regarde les phénomènes, on voit qu’ils sont infiniment variés, pleins de caractéristiques, mais si on se penche sur la nature ultime, ce n’est pas une unicité, mais une saveur ultime, une unité.

Le goût unique de la compréhension de la nature ultime des choses est au-delà de leur représentation.

Le bouddha évoque la nature quintuple des choses : profonde, pacifiée, libre d’interprétation, lumineuse, non composée.

 

  1. En ce qui concerne le sens de la vacuité, nous pouvons nous reporter aux stances de la Voie du Milieu :

 

18.

J’appelle « vacuité »

Tout ce qui se produit en interdépendance.

Celle-ci est [donc] une désignation relative,

Et c’est cela même que la Voie médiane.


19.

Puisqu’il n’est rien

Qui ne se produise en interdépendance,

Il n’est rien

Qui ne soit vide.

 

Cela évite de tomber dans les deux extrêmes du nihilisme et du matérialisme. Le nihilisme car elles existent en interdépendance, le matérialisme car elles n’existent pas par elles même.

La vacuité signifie que les phénomènes existent en relation es uns avec les autres.

 

 

13.

Du fait que les fâcheuses conséquences que vous avancez

Ne concernent pas la vacuité,

Votre rejet de la vacuité

Ne me concerne aucunement.


14.

Où la vacuité est possible,

Tout est possible.

Où la vacuité est impossible,

Tout est impossible.


15.

Vous m’accusez

De vos propres fautes

Comme si vous aviez oublié

Le cheval que vous montez !


16.

Si vous considérez que les choses

Existent par essence,

Vous les voyez dépourvues

De causes et de conditions.


17.

[Ce faisant,] vous rejetez l’effet et la cause,

L’agent, l’action et l’objet de l’action,

La naissance et la cessation,

De même que le fruit.

 

 

La nature de la vacuité est nécessaire. Les choses déterminées et indépendantes ne permettraient pas le déploiement de la relation de cause à effet.

 

 



Stances de la Voie Médiane

Chapitre 18

Examen du soi et des choses

 

1.

Si le soi était les agrégats,

Il serait sujet à la naissance et à la destruction.

S’il était différent des agrégats,

Il n’en aurait pas les caractères.


2.

Si le soi lui-même n’existe pas,

Comment donc y aurait-il un « sien » ?

Moi et mien une fois apaisés,

Il n’est plus de croyance au soi ni au sien.

 

La simple acceptation, sans examen du monde extérieur ne conduit pas aux mêmes jeux de répulsion et d’attirance que lorsque l’on croit à l’existence du moi indépendant. Car à partir du moment où l’on croit à un moi indépendant, on va lui donner une importance capitale.

Nous avons vu comment déconstruire le moi, mais il est toujours capital de revenir sur cet enseignement. Car c’est là que réside l’attachement le plus fort, puisqu’il engendre le « mien », le « bon », le « mauvais », …

 

Si le moi est associé au flot de conscience, on s’aperçoit que l’on dit « mon » esprit, « ma » conscience, et qu’on le sépare encore de la conscience, et que l’on continue à l’associer au corps ; je suis une femme, un homme, je suis gros, vieux, etc.

 

On parle d’un raisonnement en 7 points pour réfuter l’existence du moi et on applique ce même raisonnement à la notion de tathagata qui conduit à la « notion de bouddha » et non à une entité propre.


3.

Celui qui ne croit pas au moi ni au mien,

Celui-là n’existe pas davantage ;

Celui qui voit que la croyance au moi et au mien

N’existe pas, celui-là ne voit pas [de moi].


4.

Lorsque envers les objets intérieurs et extérieurs

Il n’y a plus de sentiment de soi ou de sien,

L’appropriation s’arrête et, avec son épuisement,

Les renaissances s’épuisent aussi.

 

Si on comprend que tout ceci naît d’une perception mentale surimposée à la réalité, on comprend que ce sont elles qui entretiennent et favorisent le samsara. La libération progressive de ces constructions mentales conduit à la fin des actes et des émotions dualistes.

 

5.

La libération est la fin des actes et des émotions négatives ;

Actes et émotions négatives viennent des pensées dualistes,

Et celles-ci des constructions mentales,

Mais ces dernières cessent dans la vacuité.

 

Ces dernières cessent DANS la vacuité et non par elle. La libération est possible du fait même de la compréhension de la vacuité.

 

 

 

 

 

Recopié chez Uranie

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Published by Marie Rêveuse - dans Dalai Lama Nantes 2008
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 06:37

Enseignements du mardi 19 août matin



Stances de la Voie Médiane

Chapitre 24

Examen des nobles vérités

 

 

7.

À tout cela je répondrai : vous ne comprenez rien

À la nécessité de la vacuité, ni à la vacuité elle-même,

Ni à ce qu’elle signifie, et c’est pour cela

Que vous la réfutez ainsi.

 

8.

Les bouddhas enseignent le Dharma

À deux [niveaux de] vérité :

La vérité relative conventionnelle

Et la vérité absolue.

 

9.

Ceux qui ignorent la distinction

Entre les deux vérités

Ne saisissent pas la profonde réalité

Enseignée par le Bouddha.

 

10.

Il est impossible de montrer l’absolu

Sans recourir aux conventions ;

Le nirvâna est impossible

Sans la réalisation de l’absolu.

 

11.

Mal comprise, la vacuité

Perd ceux qui manquent de sagesse

Comme un serpent mal attrapé

Ou une formule magique mal utilisée.

 

12.

C’est pourquoi, en esprit, le Sage répugnait

À enseigner le Dharma, car il savait

Combien les faibles [d’esprit] auraient de peine

À en réaliser les profondeurs.

 

 

Pour résumer ce que nous avons vu hier, certains accusent la Voie du milieu, le Madhyamika, de nihilisme. Il est important de réfléchir à 3 points concernant la compréhension de la vacuité.

 

  1. A quoi sert-elle ?
    1. Méditer
    2. Voir que l’ignorance est la racine de la souffrance
    3. Comprendre et enrayer le processus des klesa

 

-Emotions destructrices

-3 Poisons                                                         

                                                                 

1.      Désir possessif

2.      Arrogance

3.      Haine

 

-Attachement à la permanence

 

  1. Quelle est sa nature ?
  2. Quel est son sens ?

 

1.   Pour enrayer le processus des klesa, il faudra utiliser plusieurs antidotes.

Les antidotes directs neutralisent, découragent et détruisent les klesa. Par exemple, l’antidote direct de la haine est l’amour, l’antidote direct du désir est de considérer les aspects peu attirants de l’objet du désir.

Cela permettra de neutraliser, mais jamais de déraciner la souffrance.

Le seul antidote réel est la contemplation et par là, la réalisation de la nature véritable des choses. Il importe de développer une compréhension totale et profonde de la non identité de la personne, c’est pour cela que nous avons besoin de la vacuité. Pour se débarrasser de l’attachement au soi.

 

La représentation des phénomènes demeure au-delà de la prise de conscience qu’ils sont dénués d’identité, et il en surgira encore des attachements très subtils.

Il importe de se libérer de cet attachement subtil en réalisant la vacuité de toute représentation mentale. On parle de la vacuité de la vacuité.

Lorsque nous contemplons le monde, il existe tel que nous le voyons. Comment pourrait on comprendre que ce que je vois là, cette fleur devant moi, n’a qu’une existence nominale ?

 

Le bouddha a dit que toute chose avait une apparence et une nature ultime. Par exemple, l’emballage ne permet pas toujours de supposer du contenu véritable d’une chose. Ceux qui ignorent la différence entre ces deux vertus ne peuvent comprendre les propos du bouddha.

Il importe de ne pas simplement souscrire à cette vision superficielle que le monde est réel. Il faut faire une analyse plus poussée et réaliser que le monde a deux vérités par une analyse des caractéristiques apparentes et une analyse de la nature véritable des choses.

 

Cela rejoint l’analyse des physiciens de la nature.

La fleur parait réelle, avoir une existence, mais l’observation de cet aspects grossier de la nature que nous appelons une fleur conduit aux particules élémentaires qui la composent et même au-delà, au niveau quantique, au fait que les particules ne sont pas des choses mais des évènements. En effet, les physiciens nous disent que, plus on essaye de saisir une particule, moins on y arrive, ce qui conduit à observer des relations et non des éléments dotés de caractéristiques intrinsèques.

 

Ces deux visons, conventionnelle et ultime, il faut toujours les garder ensemble. L’une vise à examiner la nature illusoire des formes et l’autre la nature ultime qui est la vacuité.

 

Le bouddha ne disposait pas d’autre instrument d’analyse et d’observation que son esprit. C’est pas la méditation sur les choses qu’il a saisi ceci et qu’il a pu dire que tout ce qui est apparaît à la suite de causes et de conséquences, mais que rien n’est vraiment né, en tant qu’entité douée d’existence propre et autonome.

 

On transcende de cette façon les deux extrêmes de l’existence : réalité et néant par apparence ET vacuité.

 

Il faut commencer par accepter l réalité telle qu’on la voit puis passer ensuite à la compréhension de la nature ultime des choses, de la vacuité. La vacuité ne débarrasse pas de la réalité. C’est pour cela que cet enseignement peut s’avérer dangereux si la vacuité est mal comprise. C’est pour cela que l’on trouve une grande quantité de niveaux d’enseignement, chacun est destiné à ajuster la progression de l’élève sur la voie de la juste compréhension des enseignements.

 

 

Commentaire de l’esprit d’Eveil – Nagarjuna

 

63.

Bref, de choses vides

Naissent des choses vides :

Le Vainqueur enseigne que l’agent éprouve

Les effets de ses actes en vérité relative.

64.

Le son du tambour, de même que la pousse

Sont le fruit d’un concours [de circonstances].

Les manifestations extérieures en interdépendances

S’apparentent au rêve et au spectacle du magicien.

 

Pour revenir à cet examen des deux vérités, la vérité relative est fondée sur la compréhension de l’interdépendance, le jeu des relations, des causes et des effets, des causes et de leurs fruits, mais en comprenant que, ni la cause ni le fruit n’ont d’existence propre. « Interdépendant » et « dénué d’existence propre » sont des synonymes.

 Et, en même temps, c’est parce que les choses sont interdépendantes et dénuées d’existences propres que cela permet le déploiement des phénomènes.

 

 

C’est cela qui sous tend que les phénomènes puissent être composés d’une infinité d’autres phénomènes sous jacents.

 

 

La communauté de nature entre la cause et l’effet réside dans le fait par exemple que la graine donne la plante.

 

Quelles sont les possibilités pour qu’une chose naisse ?

  • D’elle-même
  • D’une autre chose
  • De rien
  • Ni de l’un ni de l’autre

 

 

65.

La production causale des choses

Ne contredira jamais [leur irréalité].

Puisque les causes ne sont pas telles par essence,

On réalise que rien n’a de naissance

66.

Les choses n’ont pas de naissance :

Voilà une explication de la vacuité.

Bref encore, on explique que les cinq agrégats

Désignent l’ensemble des phénomènes.

67.

Le cours de la vérité relative ne s’interrompra pas

Parce que le réel est expliqué tel quel.

Il n’est pas de réel

Différent de la vérité relative.

 

Quand on dit que le réel n’est pas différent de la réalité relative, cela signifie que la réalité relative est la racine même du réel. Voilà pour ce qui concerne l’utilité de comprendre la vacuité.

 

 

Recopié chez Uranie

 

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 09:33

Suite car OB me signale que l'article précédent est trop long...

 

 

 

Toutes les actions entraînent le karma par les 12 liens de cause à effet. En raison de l’interdépendance, les phénomènes ne cessent de générer d’autres phénomènes, des changements, qui sont la manifestation de l’aspect subtil de l’impermanence qui se produit à chaque instant. L’impermanence est telle que tout ce qui se produit porte déjà en lui les facteurs de sa destruction.

 

D’un point de vue grossier, les choses naissent, demeurent et cessent

 

D’un point de vue subtil, l’instant même de leur naissance est la cause de leur mort.

 

 

 

Les attitudes mentales remédient ou produisent de la souffrance et défont ou produisent les mécanismes du samsara

 

 

 

Les actions non vertueuses sont celles qui correspondent à l’état inférieur du samsara. D’intenses souffrances perpétuent la succession des souffrances.

 

Les actes vertueux correspondent à l’état supérieur du samsara, soit disant heureux. Les actes vertueux lorsqu’ils sont accomplis dans le but de sensations agréables induisent le kamaloka, premier royaume du samsara.

 

 

 

L’équanimité correspond à la pratique du calme intérieur, le Samadhi, état qui consiste à demeurer dans un état stable d’équanimité. Il permet de traverser les quatre dyana, les quatre nivaux de souffrance du samsara.

 

 

 

Les éléments ne sont pas liés au karma. Le monde des phénomènes existe sans impliquer nécessairement la notion de karma.

 

Le feu brûle, l’eau humidifie, cela est de l’ordre de la nature des éléments mais n’implique pas de nature karmique. Il s‘agit plus de l’interaction de substances chimiques, bien sure liées aux lois de cause à effet.

 

 

 

Par contre, l’expérience que l’on fait de l’univers, cette expérience est le résultat de notre karma. Cette expérience peut être bonne ou mauvaise. Il est dit dans les écritures qu’il est extrêmement difficile d’appréhender tous les facteurs d’interdépendance du karma, que ces liens nous sont cachés. On peut se demander pourquoi une abeille se pose  sur une fleur plutôt que sur une autre.

 

 

 

La façon dont nous faisons l’expérience de l’univers est liée au karma. Il est lié au continuum de notre conscience et c’est ce qui fait qu’un même objet soit perçu de manière positive pour une personne et négative pour une autre, et cela est vrai aussi d’un moment à un autre.

 

Ceci est la conséquence des actes passés et reflète le processus du karma (cf ; Abhidharma inférieur et supérieur)

 

 

 

En se qui concerne le mécanisme de cause à effet, il y a deux mécanismes principaux :

 

 

 

Les conséquences immédiates : par exemple des paroles désagréables

 

Engendrent des causes à long terme : une emprunte désagréable qui se perpétue

 

 

 

De quelle manière ces conséquences se perpétuent elles ?

 

 

 

Du fait qu’une conséquence doit avoir une cause qui ‘a précédé, qu’est ce qui assure la continuité entre les instants ? Le fait que chaque instant se détruit, induit que cependant, quelque chose se perpétue.

 

 

 

Lorsqu’un instant se défait, sa destruction même constitue une sorte de cause pour que l’instant suivant apparaisse. Il n’y aurait donc ainsi pas de rupture dans l’enchaînement des instants, créant une sorte de continuum qui est le support de l’empreinte karmique.

 

Les empreintes peuvent rester latentes pendant plusieurs vies et se réaliser dans la prochaine. Elles peuvent se compléter en un minimum de 2 existences.

 

Les 6 sources de perception sont accompagnées de 54 états mentaux dont 3 principaux :

 

·        Sensation

 

·        Intention

 

·        Cognition

 

 

 

C’est grâce à la faculté de perception qu’il est possible d’avoir un contact avec l’expérience et avec l’objet. Il y a un vaste répertoire d’évènements mentaux dans le bouddhisme mais aussi dans les études non bouddhistes contemporaines.

 

 

 

Quelle est la différence entre soif et appropriation ?

 

La soif est une attirance vers ce qui est agréable et une répulsion de ce qui ne l’est pas. L’appropriation est un désir de s’approprier activement l’objet du désir. Dés que cela  eu lieu, cela va engendrer à nouveau la soif et engendrer à nouveau la naissance. Les êtres suprêmes se basent sur la diminution des désirs pour ne pas être pris dans la soif et l’appropriation.

 

 

 

Comment va se développer le samsara ? Comment inverser les 12 facteurs d’interdépendance pour mettre fin au samsara ?

 

C’est l’ignorance de l’ainsité qui est la cause du samsara. Si l’ignorance fondamentale est dissipée, les 12 liens seront brisés.

 

 

 

Pour résumer, si on est ignorant de la nature absolue du réel, on sombre dans la souffrance et si on appréhende la réalité telle qu’elle est on est libéré de la souffrance.

 

Aide pour cet article grâce aux écrits d'Uranie

 

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 07:32

Enseignement du lundi 18 août matin

 

Reprise de la page 49

 

58

En disant que les choses sont vides

 

 

ARTICLE A REFAIRE





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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 00:19
Enseignements du dimanche 17 août après-midi

La patience est une vertu....je poursuis lentement mais sûrement!


Questions au Dalai Lama

- Etes-vous pour ou contre l'euthanasie?

Réponse du Dalai Lama:

- Tout dépend du contexte, il n'y a pas de règles. Il faut que la décision soit très réfléchie.

- Est ce que la méditation peut faire régresser une tumeur?

Réponse:

- Tout dépend de la qualité de la méditation et du stade de la maladie.  On peut méditer sur le Bouddha de la médecine mais j'ai des doutes. Cela peut toutefois diminuer les douleurs mentales.
De toute façon qu'un problème soit résolu ou non, il n'est pas utile d'être anxieux.

- Quelles sont les différences entre le bouddhisme et les sciences?

Réponse:

- Tout le monde fait de la recherche! De grandes similarités puisque les deux visent à reconnaître la nature des choses sans les déformer. C'est très pargmatique.

Des informations supplémentaires
ici ou ici.


- Est ce que le hasard existe?

Réponse:

- Les causes existent mais elles sont déclenchées par un concours de circonstances...même si on ne le voit pas.

- Qui va être le prochain Dalai Lama?

Réponse:

- Cela ne vous concerne pas et je ne suis pas pressé! Rires!

Ici, d'autres questions/réponses


A nos livres!


57/58 page 49

De même que la mélasse est sucrée

Et le feu chaud par nature,

De même, par nature,

Toutes choses sont vacuité.

 

En disant que les choses sont vides,

Je ne les taxe pas de néant,

Mais je ne dis pas non plus par là

Que la vacuité soit permanente.


La  caractéristique d’une chose ou d’un phénomène est: soit générale ou bien particulière. La vacuité est synonyme de l' interdépendance comme les deux côtés d'une même pièce. Ce n’est pas absence de phénomène, ni sa permanence; C'est sa nature. La vacuité est la nature même de la forme. Il n'y a pas de vacuité en dehors des phénomènes. Tout est vide d'existence propre. On ne peut comprendre la vacuité sans les formes conditionnées des apparences.

On ne peut réfuter les phénomènes s'il n'y a pas de phénomènes.


 

 Page 97
 

Instructions spéciales intitulées:

La Guirlande de vues

Aide-mémoire qui explique succinctement
les différences entre les vues ou les véhicules

Hommage aux seigneurs Mañjushrî-Kumârabhûta
et Vajradharma !


Les êtres du monde ont d’innombrables
"vues" erronées qui peuvent se ramener
à quatre : le « matérialisme irréfléchi » des
"Indifférents", le matérialisme motivé des
Chârvakas, le matérialisme extrême des
"Extrémistes" et les voies non bouddhistes.

Les Indifférents ne savent pas si les choses
ont, ou non, des causes et des effets ; ils
sont totalement ignorants.

Les Chârvakas n’envisagent pas l’existence
de vies passées et futures. Ils s’attachent
à acquérir la puissance, la richesse et le
pouvoir pour cette seule vie en s’appuyant
sur la connaissance secrète des maîtres
mondains.

Pour les Extrémistes, rien n’a de cause ni
d’effet. Ceux-là considèrent que tout ce qui
arrive dans la vie surgit de façon accidentelle
pour finalement retourner au néant.

Les adeptes des voies non bouddhistes,
ayant des idées fictives sur tout, croient à
un soi éternel. Certains croient qu’il peut
y avoir des effets sans causes ; certains
se méprennent sur la causalité ; d’autres
pensent qu’il peut y avoir des causes sans
effets. Voilà autant de points de vue ignorants.

 


Les véhicules sont les différents niveaux d'enseignement qui mènent à l’Eveil. Il en existe 9 selon le bouddhisme tibétain. Chaque véhicule s’adresse à une disposition d’esprit pour l’enseignement. Il y a deux types d’approche qui se complètent et s’interconnectent mais ne se valent pas.

 

- La réflexion philosophique : enseigne la nature ultime des choses et les limites de chaque vues

 

- La pratique spirituelle : enseigne l’expérience contemplative, plus profonde que le raisonnement.

 

L’approche philosophique apportera une perception inférieure par rapport à celle d’un yogi. L’approche contemplative du yogi quand à elle pourra être complétée par des vues philosophiques plus profondes.

 


 D’un point de vue bouddhique, "parce que ceci est, ceci peut être" chaque phénomène porte intrinsèquement les conditions de sa disparition car tout est impermanent.

 

Lorsqu’il est dit que la vision des yogis nie la vision ordinaire, c’est parce qu’elle va au-delà. La vision du yogi perçoit l’impermanence et les processus cognitifs qui y conduisent. Du reste, même un scientifique qui examinerait cette fleur d’un point de vue particulaire verra qu’elle n’est pas la même aujourd’hui qu’hier. Au fur et à mesure que notre compréhension augmente, on élimine les perceptions erronées quand à la nature des choses.

 

Parmi les grands exégètes de la tradition bouddhique de l’Inde, certains nient l’existence des phénomènes conventionnels, d’autres l’acceptent d’un point de vue relatif. Comme par exemple que la conscience soit le moi, en liaison et sur la base des 5 agrégats, et donc dépourvue d’existence propre.

 

En fin de compte, les phénomènes n’auraient pas d’existence propre d’un point de vue ultime. Ceci dit, d’un point de vue nominal, relatif et conventionnel, ils affectent le cours de choses par le lien de causalité.

 

Pour aller plus loin, on pourra lire utilement Sandrakirti – Les Claires Paroles

 

 

"Les auditeurs pensent que le point de vue

des non bouddhistes et des autres sur toutes choses

- celui des nihilistes qui pensent que les vies passées

ou futures n’ont jamais existé, et celui des

éternalistes qui croient à la réalité des choses –

est purement imaginaire, soit parce qu’ils

croient à l’existence de ce qui n’est pas,

soit parce qu’ils nient l’existence de ce qui est.

Pour les auditeurs, ces concepts n’ont pas

plus de réalité que le serpent que l’on

croit voir à la place d’une corde.

En revanche, ils pensent que les particules

infimes des quatre grands éléments

qui composent les agrégats, les domaines,

les entrées et ainsi de suite, de même

que les instants de conscience existent

en vérité absolue.

Ils méditent sur les quatre nobles vérités

et progressivement atteignent

les quatre fruits de leur voie.

 

Les adeptes du véhicule des bouddhas-par-soi,

comme les auditeurs, nient l’existence

du soi éternel et les autres choses que

les non bouddhistes imaginent en croyant

à ce qui n’est pas et en ne croyant pas à ce qui est.

 

Ils se démarquent toutefois des auditeurs

en ce qu’ils ‘réalisent’ qu’une partie

de l’agrégat de la matière n’a pas de soi.

De même, pour atteindre le fruit qu’est

leur Eveil, ils ne s’appuient pas sur un

ami de bien comme les auditeurs,

mais la force de leurs habitudes

antérieures leur permet de réaliser

le sens profond du réel en méditant

sur les douze facteurs de la production

interdépendante, et c’est ainsi qu’ils

atteignent le fruit de leur éveil.

 

Pour les bodhisattva toutes choses,

que ce soit dans le domaine pollué

du samsâra ou dans le domaine pur du nirvâna, s

ont dépourvues de nature propre en vérité absolue.

En vérité relative, elles existent comme de

simples illusions tout en gardant

leurs caractères particuliers.

D’autre part, la pratique des dix vertus

transcendantes a pour résultat de les

faire progresser dans les dix terres,

avec pour résultat final l’Eveil insurpassable".

 

 

En somme, il existe une vérité relative et une vérité absolue. Ceci est courant dans plusieurs spiritualités et dans plusieurs philosophies, mais le bouddhisme les unit de manière indivisible.

 


Ici j'ai pris: Une année avec la Dalai Lama, "Une pensée par jour pour mieux vivre"



J'ai découvert deux blogs retranscrivant également les enseignements ici et ici.

Merci à vous pour le partage!




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