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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 23:32
 

Avez-vous l'habitude de conserver des objets inutiles, en pensant qu'un jour, qui sait quand, vous pourriez en avoir besoin ?


Avez-vous l'habitude d'accumuler de l'argent et de ne pas le dépenser parce que vous pensez que vous pourriez en manquer dans l'avenir?

 

Avez-vous l'habitude de mettre en réserve des vêtements, des chaussures, des meubles, des ustensiles et autres fournitures domestiques que vous n'avez pas utilisés depuis quelque temps déjà?

 

Et en vous? Avez-vous l'habitude de garder des reproches, du ressentiment, de la tristesse, des peurs et plus encore?

 

Ne le faites pas ! Vous allez à l'encontre de votre prospérité! Il est nécessaire de faire de la place, de laisser un espace vide pour permettre à de nouvelles choses d'arriver dans votre vie. Il est nécessaire de vous débarrasser de toutes les choses inutiles qui sont en vous et dans votre vie afin que vienne la prospérité.

 

La force de ce vide est une force qui va absorber et attirer tout ce que vous souhaitez. Tant que vous retenez matériellement ou émotionnellement des sentiments anciens et inutiles, vous n'aurez pas de place pour de nouvelles opportunités. Les biens doivent circuler.

 

Nettoyez vos tiroirs, les armoires, les ateliers, le garage.... Donnez ce que vous n'utilisez plus...

 

L'attitude qui consiste à garder un amas de trucs inutiles enchaîne votre vie en bas. Ce ne sont pas les objets que vous gardez qui font stagner votre vie... mais plutôt l'attitude de garder... Quand nous gardons en réserve, nous envisageons la possibilité du manque, de la pénurie..Nous croyons que cela pourrait manquer demain et que nous ne serons pas capables de satisfaire ces besoins.

 

Avec cette idée, vous envoyez à votre cerveau et à votre vie deux messages : Que vous ne faites pas confiance à l'avenir et que vous pensez que ce qui est nouveau et ce qui est meilleur ne sont pas pour vous.

 

Pour cette raison, vous vous réconfortez en conservant de vieux trucs inutiles. Débarrassez-vous de ce qui a perdu ses couleurs et son éclat ...
Laissez entrer chez vous et en vous-mêmes ce qui est nouveau.

 

Joseph Newton

 
Published by Marie Rêveuse - dans Philosophie-Spiritualité
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:57


 

 

 

 

Nos certitudes sont figées, indéracinables, inscrites dans le marbre...

Nos convictions sont évolutives, prêtes à se colorer à la lumière d'information nouvelles: elles restent ouvertes et laissent toujours place à l'évolution.

 

 

 

 

 







 

 

 

Published by Marie Rêveuse - dans Lâcher prise
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:27

 

Ne trouvez-vous pas que la sacro-sainte bagnole est dans notre société, un lieu privilégié pour affirmer son "moi"?

C'est un espace fermé et protégé d'où l'on peut cependant appréhender le monde au travers de vitres, en contact avec l'autre en même temps que séparé, petite bulle concentrée sur le conducteur-possesseur fièrement installé aux commandes, éventuellement entouré de passagers qui, quoique incorporés dans le petit univers du chauffeur se trouvent soumis à sa volonté puisqu'ils ne conduisent pas, la voiture est un véritable ego roulant. Depuis sa position de contrôle (voir à quel point toutes les publicités automobiles insistent sur la notion de "puissance" de "maîtrise", et de "contrôle"), le conducteur se lance agressivement à la rencontre d'un monde "extérieur" censé lui appartenir, être réservé à son usage personnel, et comme tel soumis à son bon plaisir.

L'egomobiliste roule sur "sa" route à lui, au détour de laquelle, il croise un plus ou moins grand nombre d'autres qui, c'est entendu, conduisent "mal" -en tout cas, moins bien que lui- ont l'imprudence de lui bloquer le passage ou de le contraindre à ralentir sa course implacable alors qu'ils ne devraient en fait tout simplement pas se trouver là.

Profitez donc à plein de cet espace privilégié pour vous identifier à votre véhicule, vitrine rutilante de votre auguste moi. A peine monté à bord, laissez vos inhibitions et autres convenances superflues. Vous êtes le maître, dieu de l'asphalte, roi de la route, autant dire de l'univers. Ayez pour premier principe de ne jamais respecter les limitations de vitesse. A pied, il vous faut bien plier aux usages, mais une fois en voiture, vous voilà intouchable, soumis à aucune loi que la vôtre, la seule légitime.

Un autre ose-t-il, le manant, hésiter une seconde avant de tourner à droite, assourdissez-le de votre klaxon, inondez-le d'injures que vous n'auriez jamais le front de prononcer sur un trottoir.

 

 

 

 
Et si l'impensable se produit, si un faquin a, sur cette autoroute, l'audace de vous dépasser, redépassez-le à la première occasion, histoire de bien lui signifier votre suprématie en même temps que son insondable insignifiance. Garez-vous, minables, et faites place au maître!

Panneaux, limitations de vitesse, pfff...Il est bien entendu que ces limites, certes nécessaires pour les autres, ne s'appliquent pas au chauffeur très spécial que vous êtes et que toute intervention visant à vous les faire respecter constitue un outrage.

En résumé, chaque fois que vous montez en voiture, assurez vous que ce soit bien l'ego qui s'installe au volant, mains crispées et tout entier tendu vers un but qui recule au fur et à mesure que le véhicule avance. Observez bien le code de l'egomobile: collez au train de ceux qui par erreur, vous précèdent; à chaque feu rouge, trépignez, n'ayez de cesse qu'il soit passé au vert; au moindre ralentissement, gesticulez, klaxonnez, manifestez votre déplaisir...

...Chaque trajet deviendra ainsi une occasion d'être emporté et identifié à vos fantasmes de toute puissance.

 

Extrait (un peu déformé) du livre de Gilles Farcet  "Manuel de l'anti-sagesse"

 

 

 

Published by Marie Rêveuse - dans Le genre humain
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:21



Faudrait qu' tu fasses changer tes pneus
On est mardi, jour des poubelles
Faut absolument qu' tu m'appelles
Avant ce soir. C'est ton neveu
Y dit qu'y vient en fin d' semaine
Avec sa mère qu'est ta marraine
Y faudrait pas leur faire de peine
Fais comme tu veux !

Une journée sans portable
Sans télé, sans répondeur
À démêler les odeurs
Entre le lit et la table
Une journée délectable
Congé pour l'âme et le cœur !

Allo ? J' t'entends pas plus qu'y faut
Faudrait qu' tu fasses changer tes piles
Ma voiture est en double file
P'is toute la ville est en travaux !
Ton garçon veut changer d'école
Y dit que la directrice est folle
Mais j' l'ai prévenu ! Prends ma parole
Allo ? Allo ?

Ta caisse de retraite a fondu
As-tu vu les cotes de la Bourse ?
J'ai pas eu l' temps de faire les courses
J'ai répondu... J'aurais pas dû !
Encore un d' leurs maudits sondages
Pour savoir si les gens d' mon âge
Ont l'intention d' faire des voyages
Aïe ? M'écoutes-tu ?

Portable est mon nouveau patron
J' suis comme un chien au bout d' sa laisse
Même en argent, le collier blesse
Demain, ce s'ra les éperons
Tiens ! Cette nuit, j'aimais ma femme
Mon nouveau patron me réclame
Au lieu de répondre à ma flamme
A' m' dit "Réponds ! Réponds, Raymond !"

Toute une nuit sans portable
Sans télé, sans répondeur
À démêler des odeurs
Prendre le lit pour la table
Toute une nuit délectable
Congé pour l'âme et le cœur !

Je suis informé tous les soirs
Des mille malheurs de ma planète
À force d'entendre la sonnette
On ouvre ! Alors, bonsoir l'espoir
On m'avait dit qu' la connaissance
Était le secret d' la puissance
Mais plus j'en sais, plus j' prends conscience
Qu' j'ai pas d' pouvoir !

Congé pour l'âme et le cœur !

Gilles Vigneault de l'album "Arriver chez soi"

Published by Marie Rêveuse - dans Le genre humain
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:18

Solitaire, je me terre sous la terre de mes mots
La console qui m'isole se désole à huis clos

Le temps d'un mot de passe à la portée du doigt
Et me voici tournant autour de ma planète
Où des milliards d'amis me font signe, on m'attend
Et je plonge


Et je plonge au hasard dans l'océan fantôme
Et l'irréel, enfin, me prend dans ses bras doux
Me voici sans ennuis et sans appartenance
Et l'espace aboli fait oublier le temps


La misère qui prospère indiffère mon cerveau
Ma console c'est l'école qui me colle à la peau



Autrefois je voyais des voisins, des amis
J'avais des rendez-vous, des parents, une femme
J'avais les pieds soudés aux souliers du travail
Et je plane



Et je plane au-dessus du smog et des tornades
Sans horaire et sans but et mes ailes de fer
Vont au cœur du Soleil en mémoire d'Icare
Et j'en reviens mordu d'azur et bardé d'or !

Cimetière de lumière, choix de pierre, d'air et d'eau
Les paroles qui s'envolent caracolent dans mon dos



J'ai trouvé dans eBay bien plus que je cherchais
Un dépotoir d'acier en orbite éclatée
Une banquise à vendre au prix du C02
Et je roule

Je roule sur des corps que mon regard attise
Un champ de chair offerte à l'infini de l'œil
Et j'entends, par milliers, des voix tendres qui disent
"La nuit commence ici, tu ne seras plus seul"



Vos prières planétaires exaspèrent mon ego
Leurs paroles qui cajolent s'étiolent sans écho

J'ai collé mon plasma au plasma des pixels
Je suis le maître, enfin, des bourreaux ordinaires
Et je sens que j'acquiers des attributs divins
Et je tombe



Et je tombe du haut des plus anciens vertiges
Vous parlez mais vos voix ne me parviennent plus
Je rêve que je bois, rien ne saurait m'atteindre
Je me sens devenir de moins en moins humain



Solitaire, je me terre sous la terre de mes mots
Ma console qui m'isole se désole à huis clos


Seul sur terre

 
De Gille Vigneault. Album "Arriver chez soi"


 
Published by Marie Rêveuse - dans Le genre humain
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:15

 

On s'était connu à Pigalle
Chez la femme d'un député
Chez la femme d'un député
Qui avait le goût du scandale
Etant de la majorité
Etant de la majorité
Avec sa barbe et son teint pâle
Ses cheveux pendant sur le cou
Ses cheveux pendant sur le cou
Son vieux blue-jean et ses sandales
Il paraissait vraiment dans l'coup
Il paraissait vraiment dans l'coup

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

Il m'entraîna tout feu tout flamme
A une grande manifestation
A une grande manifestation
De celles qui rassemblent à Paname
La fine fleur de la nation
La fine fleur de la nation
Allons faire la révolution
S'écrie mon étrange quidam
S'écrie mon étrange quidam
Foutons les banquiers au violon
Foutons le feu à Notre-Dame
Foutons le feu à Notre-Dame

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

On va faire chanter le plastic
Aux oreilles du grand patron
Aux oreilles du grand patron
Rugit mon barbu frénétique
En fouillant dans son pantalon
En fouillant dans son pantalon
Devant le peuple médusé
Il n'en sortit qu'un étendard
Il n'en sortit qu'un étendard
On rigolait à l'Elysée
C'était râpé pour le grand Soir
C'était râpé pour le grand Soir

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

Voyant sa tactique faillir
V'là qu'il m'invite à boire un coup
V'là qu'il m'invite à boire un coup
Dans sa chambre pour mieux saisir
La pensée de Mao Tsé-Toung
La pensée de Mao Tsé-Toung
Dieu seul sait quel fut mon supplice
Quand je lui grimpai sur le dos
Quand je lui grimpai sur le dos
Mais pour une fois que la police
On peut la baiser comme il faut
On peut la baiser comme il faut

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

L'assaut fut sans doute si rude
Qu'il partit les jambes à son cou
Qu'il partit les jambes à son cou
En qualifiant mon attitude
De trop avant-garde à son goût
De trop avant-garde à son goût
Depuis qu'on sait son aventure
Jusqu'au revers de la médaille
Jusqu'au revers de la médaille
Il paraît qu'à la préfecture
Y a des volontaires en pagaille
Y a des volontaires en pagaille

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout...

 
Jean Ferrat

 

 

Published by Marie Rêveuse - dans Le genre humain
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:12

http://www.iletaitunehistoire.com/docs/biblidcha_020i01.png

 

Je me souviens de toi
Et plutôt deux fois qu'une
Tu étais autrefois,
Mon voisin sur la lune

Tu ne me remets pas
Je vois que je t'importune
Tu étais bien crois-moi
Mon voisin sur la lune

T'es vraiment élégant
Dans ton beau costume
Et tellement différent
Des rêveurs que nous fûmes

Du temps aux cheveux longs
Nous voulions changer d'air
Du temps où nous avions
Tout un monde à refaire

Mon voisin sur la lune
Est revenu sur terre
Pour gagner de la thune
Et pour faire des affaires

Il a vendu la lune
Et son père et sa mère
Mon voisin sur la lune
A vraiment su y faire

Tu crachais sur l'argent
Et l'usine de ton père
La vie apparemment
T'as fait faire marche arrière

Tu jurais à tous vents
De faire le tour de la terre
De défier l'océan
En marin solitaire

Funambule, coeur vaillant,
Allumé, visionnaire
Défenseur des perdants
Des révolutionnaires

Alors, t'en as eu marre
De lutter pour des prunes
Ramasser sans espoir
Des cailloux sur la lune

Je me souviens de toi
T'avais jamais une thune
Tu étais autrefois
Mon voisin sur la lune

Te voilà président
Tu es dans la finance
T'es pressé, on t'attend
Je te retiens pas, et bonne chance

J'avais tant de choses à te dire
Mais ton temps c'est de l'argent
Et à part des souvenirs
J'ai rien d'intéressant

Mais peut-être bien
Qu'un ces jours
Je t'écrirai un petit mot
Le temps que j'emprunte
La plume de notre ami Pierrot

Mon voisin sur la lune
Est revenu sur terre
Pour gagner de la thune
Et pour faire des affaires

Il a vendu la lune
Et son père et sa mère
Mon voisin sur la lune
A vraiment su y faire

Il a vendu la lune
Et son père et sa mère
Mon voisin sur la lune
A vraiment su y faire
 
 
 
 
                                                                                     
Salvadore Adamo
Published by Marie Rêveuse - dans Le genre humain
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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 00:43

Dans ce drame que traverse la France, nul être humain ne peut se réjouir de l’exécution de la vie, ô combien celle-ci par son esprit, son humour et sa patte est en opposition avec nos opinions et nos idées. Nous existons spirituellement, politiquement et artistiquement justement parce que d’autres nous critiquent et nous opposent leurs regards, leurs convictions et leurs interprétations de nos valeurs, de nos références et de nos convictions… Cela-dit, il est important de ne pas renier nos valeurs et nos aspirations par un minimum de respect qui doit être réciproque. La liberté d’expression utilisée comme arme de stigmatisation n’est en réalité rien d’autre que la liberté de la haine surtout lorsqu’une certaine catégorie de la population est stigmatisée en permanence à tous les niveaux de la société.

 

Alors oui, je le dit ouvertement en tant que musulman imparfait, je dis non ! je ne suis pas Charlie ! car je condamne avec la plus grande fermeté ces assassinats de personnes, dont mes premières pensées vont aux familles des victimes… mais je condamne également, au nom même de cette liberté d’expression, les caricatures odieuses que Charlie Hebdo a fait en écho aux parutions dans le journal danois Jyllands-Posten causant des morts dans le monde.

 

Crétin est celui qui pense régler et sauver l’Islam en éliminant ses détracteurs aussi islamophobes soient-ils! Il suffit de lire les sources pour comprendre leur ignorance totale ; « Si Allah avait voulu , Il aurait certes fait de vous une seule communauté . Mais Il laisse s'égarer qui Il veut et guide qui Il veut. Et vous serez certes, interrogés sur ce que vous faisiez " .(Sourate 16 ; Verset 93) » ou encore ce verset « Qu’il n’y ait pas de contrainte dans la religion, la Vérité se distingue par elle-même de l’Erreur; celui qui rejette le mal et croit en Dieu saisit une poignée solide qui ne se brise jamais. » (Sourate 2, Verset 256). Le musulman ne doit pas tomber dans les pièges des islamophobes, des opportunistes plumitifs et des politiciens populistes au discours stigmatisant et xénophobe. Nous devons garder notre dignité face à l’injustice qui peut nous être faite. Nos armes de résistance, dans ces cas de figure, sont notre force spirituelle tirée de l’enseignement même du Coran et de la sagesse intime que nous inculque la tradition même du Prophète Muhammad (SAW).

 

Il y a dans l’essence même du message de l’Islam ; l’amour du prochain, l’altruisme et le sens du pardon au nom même de l’ignorance de l’autre à connaitre nos valeurs sacrées et nos références. Nous devons donner le meilleur de nous-mêmes afin de recevoir le meilleur de l’autre afin de consolider le vivre ensemble que les obscurantistes de tout bord tentent de détruire inlassablement.

 

Le respect de la différence, quelle que soit la profondeur des abysses qui peut séparer deux êtres dans leurs opinions ne peut justifier un passage au meurtre. Le Coran est d’une limpidité sans égal sur le sujet « celui qui tue un homme, tue toute l’humanité » (Sourate 5 ; verset 32). Sans tomber dans l’irénisme et l’hypocrisie de façade chacun a le droit de réfuter, de s’opposer en toute dignité sans tomber dans les extrêmes. Face à des attaques armées, face à l’envahisseur et à l’occupation, il est légitime et plus encore un devoir pour tout peuple de se défendre à armes égales.

 

Le drame d’aujourd’hui, c’est que nos sociétés souffrent d’une carence à la sensibilité de l’art, de la poésie et de la culture de l’autre. Les musulmans, en plus de lire les sources Islamiques, doivent s’ouvrir à la littérature de l’altérité. Nous avons besoin de lire de comprendre la portée de Voltaire, de Nietzche, de Victor Hugo et bien d’autres… comme les non-musulmans ont besoin de lire et de comprendre les sources Islamiques mais également ses penseurs et ses philosophes ; Al-Ghazâlî, Ibn Ruchd, Al Kindi, Ibn Taymiyya et bien d’autres … S’ouvrir à l’autre, c’est se donner une fenêtre, une perspective et un angle de vue pour mieux comprendre l’humain que nous sommes, comprendre comment les idées, les opinions et les divergences se structurent pour former les êtres complexes que nous sommes. Le vivre ensemble doit être justement l’alchimie permettant la coexistence de l’altérité dans la complexité de la nature propre de chacun.

 

Il est important, au-delà des émotions, que les citoyens musulmans ou non, que nous sommes, entreprenions une réflexion en profondeur sur l’orientation de notre société, des actions des politiques au niveau locale, nationale ou internationale, des engagements d’intellectuels qui conduisent bien souvent à souffler sur les braises de la haine et de la stigmatisation de l’autre. La classe bienpensante dévoyant la laïcité pour un laïcisme d’un puritanisme à faire pâlir les plus fondamentalistes religieux, avance de manière sibylline. Il est cruciale de comprendre, qui tire les ficelles, qui écrit les entractes et surtout qui alimente les peurs et les angoisses, à quelle fin par quel mécanisme.

 

Pour qu’un monstre existe, il faut l’imaginer, le construire et le nourrir… Al-Qaïda, DAECH, AQMI et autres organismes, dont les victimes, sont dans la très grande majorité des musulmans. En réalité, la conséquence des calculs géopolitiques des gouvernements occidentaux avec leur soutien aveugle à tous les dictateurs arabes, qui pendant des décennies ont oppressé, massacré et asservi leur population pour assoir leur pouvoir, sont à l’origine de bien des maux que nous subissons aujourd’hui. Ces soutiens ignobles, ont radicalisé des franges entières de population qui initialement n’aspirait à rien d’autre qu’à plus de liberté et de justice. Créer des ennemis et des monstres permets à bien des organisations ou des gouvernements de mener leurs sales besognes en se faisant, par la suite passer pour des remparts et des démocrates modernes et laïques. Le seul problème est que les monstres finissent toujours par s’émanciper avec des dommages collatéraux incalculables.

 

Certains personnes, musulmanes ou de culture musulmane, s’auto flagellent pour mieux quémander la pitié et l’attention de la bienpensante bourgeoisie qui autoproclame qui est digne ou non de parler au nom des musulmans sur la scène politico-médiatique. Ils en arrivent à dire que le monstre est au sein même de l’Islam ! Quelle ignorance, quel aveu de faiblesse ! avec une approche aussi réductrice. Ils et elles oublient la complexité, l’environnement, l’histoire et les interactions séculaires du rapport entre l’Islam et le Musulman dans sa pratique.

 

L’Islam est en réalité un trésor et une richesse pour l’humanité, son message pure est dans le ramdam médiatique inaudible malheureusement. Le défaut de l’Islam, si il devait y en avoir un, c’est les musulmans eux-mêmes. Tout le monde parle au nom de l’Islam, agit au nom de l’Islam mais malheureusement la réalité est que très peu connaissent la profondeur du message spirituel de l’Islam, beaucoup adhèrent par simple héritage, très peu croient par conviction réfléchie qui permet d’allier les connaissances théoriques à la mise en pratique du message. Vivre l’Islam c’est défendre les droits universels qu’Allah, Dieu a octroyé à toutes ses créatures croyantes ou non sans distinction de race, de couleur, de religion ou de classe sociales… la vie est le plus beau témoignage de l’existence même d’Allah, de Dieu …

 

Il est du devoir des musulmans, de ne pas faire d’amalgame entre, les racistes affirmant que l’Islam est en guerre contre l’Occident et donc ce dernier est en droit de se défendre cf E. Zemmour, M. Houellebecq, Al Finkielkraut … et la majorité de nos concitoyens qui restent critiques et avertis malgré des peurs légitimes quand on observe l’habilité de certains à accentuer la myopie généralisée sur les sujets de l’Islam et des Musulmans dans les médias … mais il est également du devoir des politiques, des médias et des artistes ou intellectuels de rester lucide et de ne pas faire de raccourcis, d’amalgames entre l’Islam et la poignée de « musulmans » dégénérés qui commettent des actes terroristes. Lorsque l’Europe, les USA larguent des bombes via des drones dans le monde musulman avec des milliers de morts civils … on ne demande pas à chaque Chrétien ou au Vatican de se désolidariser de ces crimes de guerres contre l’humanité. La responsabilité des uns n’est aucunement le cautionnement généralisé des autres, en raison de leur identité d’appartenance religieuse, ethnique ou sociale…

 

L’injonction qui est faite aux musulmans par les gouvernements, par les médias et les journalistes de se désolidariser des actes terroristes de déséquilibrés, est tout simplement scandaleuse et insultante. Ce purgatoire, vers lequel on souhaite amener les musulmans pour tous les actes odieux commis par des fous, est le symbole même de l’amalgame par excellence entretenu par les médias et certains courants politiques. Nous n’accepterons et ne cautionnerons jamais cette indignation sélective, devenue trop souvent une réalité affligeante et blessante, du deux poids deux mesures, dans cette République dont la devise est souvent piétinée par ses plus fidèles soi-disant défenseurs élus par le peuple.

 

Je vous invite à méditer cette parole très juste de Victor Hugo « Tout ce qui augmente la liberté, augmente la responsabilité » c’est par justement le libre arbitre qu’Allah a octroyé à chaque conscience qui fait que nous avons cette immense responsabilité de nos actes et de nos intentions.

 

R.A

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Published by Marie Rêveuse
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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 21:55
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Notre monde intérieur nous appartient.  Où que nous allons, nous l'emportons avec nous et nous pouvons compter sur lui. Tandis que le monde extérieur peut toujours nous réserver des déceptions. Peut-être que pendant un moment, nous pouvons nous imaginer détenir quelque chose mais  cette chose peut être prise ou perdue. Si nous cherchons l'abondance, la plénitude, c'est en soi même que nous pouvons l'a trouver. Mais bien souvent, nous nous connaissons mal et nous ne savons pas tout ce que nous possédons.

Pour imager:
Certaines personnes  aménagent si bien leur maison qu'elles n'aiment pas sortir. D'autres vivent dans un taudis et trouvent toutes les occasions pour sortir de chez elles.

Le spiritualiste est celui qui a si bien arrangé son for intérieur qu'il n'y manque rien. Tout est là: la poésie, les couleurs, la musique. Les autres qui n'ont jamais rien fait pour pour rendre leur for intérieur habitable, ne pensent qu'à aller se distraire ailleurs. Dès qu'ils se retrouvent seuls avec eux mêmes, ils s'ennuient.
Si on y réfléchit, il est quand même plus profitable d'améliorer l'endroit qui ne nous quitte jamais.

Il faut donc penser à tout embellir, enrichir et harmoniser en soi-même. Non seulement nous nous sentirons bien chez nous mais aussi nous pourrons recevoir des invités. Car qui n'est pas attiré par le beau?
 
Ceci est un extrait arrangé à ma sauce d'un livre "Règles d'or pour la vie quotidienne" de Omraam Mikhaël Aïvanhov
 
Published by Marie Rêveuse - dans Philosophie-Spiritualité
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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 21:33
Cafe des Amis Reproduction artistique

 

Il y a les grandes tables rondes
Où l'on parle fort, où l'on fume
Où l'on défait, refait le monde
Où l'on taille quelques costumes
Il y a les soirées enivrées
On ne sait plus bien à la fin
Ce qu'au début on défendait
Resterait-il un peu de vin ?

Il y a les longues discussions
Quand on finit un peu pompette
Par se traiter de tous les noms
Vendu, pourri, analphabète
Il y a tous les serments d'amour
Les déclarations passionnées
Je t'aime, t'aimerai toujours
La rime est pauvre, je l'admets

{Refrain :}
Mais se taire, se taire avec un ami
Se taire, ne rien dire, ne pas causer
Dehors, dehors, il pleut mais à l'abri
Du silence se réfugier

Il y a les soirées militantes
Où l'on doit voter des motions
Il y a les soirées où l'on chante
Moustaki, Brassens et Souchon
Les bavardages inépuisables
Les disputes, les controverses
Les querelles interminables
Séance au café du commerce

{au Refrain}

Il y a les causeries, les ragots
Les médisances, les babillages
Les "y paraît", les "à propos"
Les racontars, les papotages
Il y a parfois tard dans la nuit
La cérémonie des aveux
On fait quelques cachotteries
Confidences les yeux dans les yeux

Mais se taire, se taire avec un ami
Oh ! Se taire, être silencieux à deux
Dehors, dehors, on n'entend plus la pluie
C'est bon de s'ennuyer un peu

Et quand le soleil apparaît
Tout d'un coup, tiens, l'un s'émerveille
Ce n'était qu'une pluie d'été
Regarde un peu, un arc-en-ciel
Du tac au tac, une heure après
L'autre répond d'un ton formel
Ah oui, c'est vrai, je reconnais,
Il était beau cet arc-en-ciel

{x2:}
Ah ! Se taire, se taire avec un ami
Oh ! Se taire, éviter les commentaires
Ça peut durer, durer toute une vie
L'été prend ses quartiers d'hiver
 

 
 
François Morel
Published by Marie Rêveuse - dans Poésie
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