Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 00:42


Au lieu d'avoir de bonnes raisons de le faire, on peut sourire pour rien, comme ça. Au début c'est difficile mais peu à peu on s'y fait.

C'est une attitude qui déstabilise l'entourage, modifie rapidement les relations humaines et fait surgir de l'enfance dans les contextes les plus sérieux.

Le simple fait de sourire déclenche en nous une attitude différente par rapport à la vie, à ce qui nous arrive, à ce que nous avons à affronter chaque jour.



 

 

 

 

 

 

Le sourire comme pratique de Thich Nhat Hanh

 

J'inspire, je sais que j'inspire.

J'expire, je sais que j'expire.
J'inspire, mon inspiration devient plus profonde.
J'expire, mon expiration devient plus douce.
Inspirant, je me calme, expirant je me mets à l'aise.
Inspirant, je souris, expirant je me relâche.
Inspirant, je m'installe dans le moment présent
Expirant, je sens que c'est un merveilleux moment.

 

Notre respiration est un pont reliant notre corps et notre esprit. Dans notre vie quotidienne, notre corps peut être ici et notre esprit ailleurs - déconnectés. Notre corps peut être ici et notre esprit quelque part, dans le passé ou dans le futur. Cet état est appelé état de distraction.
Mais entre le corps et l'esprit il y a quelque chose et c'est la respiration. Quand vous inspirez et quand vous expirez en pleine conscience, votre corps rejoint votre esprit - seulement en quelques secondes. Quand vous inspirez et expirez en pleine conscience, votre esprit retourne à votre corps et, tout à coup, vous réalisez l'état d'unité du corps et de l'esprit, et vous devenez très présent et très vivant dans le moment présent, et vous êtes en mesure de toucher la vie profondément à ce moment.
Ce n'est pas quelque chose de très difficile. Tout le monde peut le faire. Juste une inspiration et juste une expiration, et vous êtes là, maître de vous-mêmes, et si vous continuez ainsi, la qualité de la respiration augmentera et vous apportera beaucoup de satisfaction. La qualité de votre respiration augmentera : « J'inspire, je sais que mon inspiration devient plus profonde, J'expire, je sais que mon expiration devient plus douce ». « Plus profonde - Plus douce ». « Inspir - Expir, Plus profonde - Plus douce ». La pratique de la respiration consciente devrait être maintenant plus agréable.
Après deux ou trois minutes de pratique « Plus profonde-Plus douce » vous passez à « Calme-Relâche » : « J'inspire, je me calme. J'expire, je me relâche ». Cet exercice peut être utilisé chaque fois que vous sentez qu'il n'y a pas assez de calme dans votre corps ou dans votre esprit. Restez avec cet exercice aussi longtemps que cela est nécessaire pour rétablir votre calme et votre bien-être.
Pour terminer vous passez à l'exercice quatre : « J'inspire, je souris. J'expire, je me relâche ».

« Pourquoi devrais-je sourire s'il n'y a pas de joie en moi ? »
Sourire est une pratique. Il y a des centaines de muscles sur votre visage et quand vous êtes en colère, ces trois cents muscles sont tendus. Quand vous êtes en colère, quand vous avez peur, ils sont très tendus et vous vous sentez mal. Mais si vous savez comment respirer et sourire, la tension peut s'en aller directement. C'est ce que j'appelle le yoga de la bouche. Vous ne devez pas être joyeux pour pouvoir sourire, parce que ceci est un exercice. Vous souriez, tout simplement, vous respirez et souriez. Et la tension s'en ira, vous vous sentirez mieux.
Je n'attends jamais d'être joyeux pour sourire. Je souris et la joie viendra après. Il y a des moments où la joie produit le sourire. Le sourire est la conséquence. Mais il y a des moments où vous produisez un sourire comme cause et alors la relaxation, le calme et la joie deviennent l'effet.
Il y a des moments où il fait très noir dans ma chambre, personne ne peut me voir, mais je continue à pratiquer le sourire à moi-même. Je souris à moi-même. Je veux être gentil avec moi-même. Je veux m'aimer et prendre soin de moi-même. Parce que je sais que si je ne sais pas prendre soin de moi-même, je ne saurais pas prendre soin de quelqu'un d'autre. Avoir de la compassion pour soi est très important. Prendre soin de soi est une pratique très importante. Quand vous êtes fatigués, en colère, désespérés, vous devriez savoir comment retourner à vous-mêmes et prendre soin de votre colère, de votre désespoir.

Thich Nhat Hanh

 

 

7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 00:37


Souvent, je suis surpris et je me sens petit de voir à quelle vitesse, quand je perd confiance en moi, j'endosse les difficultés et les souffrance des autres. Quand je me décentre et que réapparaissent les vieilles habitudes, quand je me sens épuisé ou déprimé, je redeviens très vite la cause de tout ce qui ne tourne pas rond en ce monde.

 

Je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas. Peut-être est-ce là une des lois de la météo des émotions ou dépressions soudaines provoquent des tempêtes isolées. Cela est survenu tant de fois dans ma vie que je dois reconnaître le pouvoir de l'égocentrisme négatif. Règle générale, nous pensons de l'égocentrique qu'il est vaniteux, plutôt égoïste et prétentieux. En fait, le combat permanent contre l'excès de responsabilité m'a fait comprendre que le plus souvent, nous sommes égocentriques quand nous nous sentons diminués ou éloignés de notre sentiment d'unité avec le reste du monde.

 

Dans ces moments de dissociation, nous devenons sinistrement centrés sur nous-même, nous reprochant de ne pas régler les difficultés ni de corriger les choses, ou encore de permettre que de mauvaises choses se produisent. Derrière ces récriminations, il y a la supposition pompeuse et implicite que nous sommes les premiers à pouvoir contrôler les évènements vraiment tout à fait hors de l'influence de qui que ce soit.

 

Bien sur, nous influons les une sur les autres, et même souvent. Mais supposer que l'humeur des autres dépend de ma présence est une manière égocentrique de demeurer dans un cycle de sacrifice et de culpabilité. Supposer de plus que l'état d'esprit, ou la manière d'être un humain sur terre dépend de ma personne constitue le début de l'oppression de soi et de la codépendance.

 

Dans les moments d'extrême égocentrisme négatif, nous pouvons tous en arriver à endosser des quantités incroyables de fardeaux. Nous sous sentons alors terriblement responsables de la maladie ou d'un malheur d'un proche parce que nous n'étions pas assez bien, ni assez présents, ni assez parfait pour l'aider quand il en avait besoin.

 

La définition de la confiance en soi donnée par le psychologue Michael Mahoney peut nous être utile ici. Remontant à l'origine du mot confiance, confidere, qui signifie "fidélité", celui-ci compare la confiance en soi à la fidélité à soi. en effet, seule la dévotion à l'origine sacrée de notre insécurité peut nous ramener vers le centre du coeur, ce centre de vie commun à tous les êtres vivants. C'est d'ailleurs ce que la tradition hindoue nomme atman, le Soi immortel commun à tous.

 

Aussi, lorsque mon estime personnelle baisse et que je suis certain d'être la cause de cette intempérie, j'essaye maintenant de sentir le mouvement de la terre qui tourne sous mes pieds, le rythme des nuages au dessus de moi et la vitesse à laquelle mon coeur s'ouvre malgré une vie de souffrance. Lorsque tous ces mouvements s'alignent, ma volonté habituelle est affaiblie et je m'éveille à un pouvoir plus grand que n'importe quel coeur, plus grand que le temps de n'importe quel jour ou du sens que prend n'importe quelle vie.

 

Mark Nepo

 

 

 

Published by Marie Rêveuse - dans Psychologie
commenter cet article
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 00:24
http://a404.idata.over-blog.com/297x300/3/89/23/50/bouddha-sourire.jpg
Pourquoi avons nous l’impression d’être égoïstes ou qu’il serait mieux  de nous occuper des autres que nous mêmes ? Justement, là est le point.  Dans notre culture, on nous a souvent dit de prendre soin des autres, de voir aux besoins des autres d’abord.  Nous l’avons fait en croyant et en espérant en silence que les autres fassent la même chose pour nous, un jour.  Mais souvent, nous avons oublié cette autre maxime qui dit : ‘’On ne peut pas donner ce que l’on n’a pas.’’  La pratique du sourire intérieur convient tout autant à ceux qui veulent s’occuper d’eux-mêmes que des autres. 

Le sourire intérieur est une ancienne méthode taoïste de relaxation profonde et de guérison.  Cette pratique se fait en position assise, les pieds au sol, le dos bien droit, les yeux fermés.  ‘’Projetez votre propre visage qui sourit ou le sourire de quelqu’un que vous aimez devant vous et laissez entrer ce sourire dans vos yeux.’’  La base de cette relaxation-méditation est interne.  L’objectif est de nous occuper à relaxer l’intérieur de notre corps : les yeux, le visage, les organes internes, le cerveau et la colonne vertébrale plutôt que les membres extérieurs .  C’est donc une pratique de méditation qui nous apprend à entrer en contact avec nos organes internes, à apprendre à leur sourire et à les aimer.  De cette façon, le stress et les émotions négatives seront transformées en aptitudes créatrices et curatives, ce qui augment la quantité et la qualité de l’énergie vitale.  Quand l’intérieur est détendu, l’extérieur se détend par le fait même. 
 
Pourquoi commencer par les yeux ?  Les yeux sont rattachés au système nerveux autonome qui est lui-même relié aux organes et aux glandes.  C’est la première partie du corps qui reçoit les signaux émotionnels.  En situation de stress ou de danger, les yeux peuvent accélérer l’activité des glandes et des organes, mais lorsque les yeux restent calmes et détendus, ils peuvent aussi ralentir leur activité. 

Selon les taoïstes,  le sourire attire à nous et nous transmet l’énergie de l’amour et de la joie qui a le pouvoir de réchauffer et de guérir.  On utilise cette pratique du sourire intérieur pour rétablir l’activité dans les glandes et les organes et les maintenir à un haut niveau de performance, ce qui augmente la conscience de soi et les sentiments de force et de pouvoir personnels. 

Le sourire intérieur se pratique en quatre étapes.  D’abord, nous pratiquons le sourire dans :
1. Les yeux et le visage
2. Les yeux et les organes internes : cœur-poumons-foie-rate-organes sexuels.
3. Les yeux et la voie digestive.
4. Les yeux, le cerveau et la colonne vertébrale.

Cette pratique aide à réduire le stress, les tensions et les blocages dans les divers organes.  Elle nous met en contact avec nous-même de façon constructive et nourrissante.  Elle nous permet d’aller vérifier chaque jour l’état de nos organes internes pour leur accorder un peu de temps et de douceur et leur permettre de se détendre en les remerciant d’accomplir leur travail respectif et ce, à chaque seconde du jour et de la nuit, sans relâche. 

Cette pratique aide aussi à changer d’attitude envers soi-même, à devenir plus tolérant, chaleureux, compatissant envers ses limites, ses blocages, ses difficultés et face aux émotions négatives de ses organes.  Ceci dans le but de les aider à mieux fonctionner et à accomplir leur travail dans le calme et ainsi nous garder en santé. 

Plutôt que de se mettre en colère, de s’impatienter ou d’être désespéré parce que telle douleur, telle difficulté, telle émotion négative que l’on n’accepte pas revient dans notre corps, cette pratique nous apprends à utiliser la puissance méconnue du sourire intérieur pour apporter réconfort, douceur et aide à l’organe plus faible, plus fragile, ou à calmer l’organe qui est trop agité ou actif, un peu comme quand nous sourions à un enfant pour l’encourager dans une tâche ou que nous restons calme face à un enfant agité, craintif pour qu’il s’apaise.  Nous apprenons à traiter nos organes comme nos enfants. 

Ceci nécessite un changement d’attitude envers soi, ce qui peut demander un certain temps.  Nous  pouvons au début vouloir sourire et ne pas y arriver…il faut persister!  C’est la résistance au changement que nous travaillons à vaincre en nous et celle-ci peut se traduire par des idées fausses telles que :  ‘’Nous sommes faits pour le malheur et la maladie’’ ou ‘’nous sommes impuissants à changer cela, à agir sur la maladie, sur les émotions négatives.’’

La pratique du sourire intérieur va nous aider à augmenter les vertus positives liées à chaque organe en nous donnant graduellement plus de forces positives (résultant des forces négatives libérées) , plus de détente et de paix intérieures.  Par exemple, le fait de pratiquer la bonté envers les autres nous attire leur bonté en retour, ainsi ce que nous faisons de bon pour eux est bon pour nous dans l’immédiat, car cela régénère dans ce cas-ci notre propre foie, organe lié à la bonté, chaque vertu étant associée à un organe bien précis selon les taoïstes.  La pratique de cette bonté n’est pas commandée par la peur : peur de l’enfer ou peur de retourner dans la peau d’un animal, peur de la souffrance en guise de châtiment dans une vie future, mais par le désir de générer plus d’énergie positive en nous, maintenant.

Cette pratique du sourire intérieur nous met en contact avec chaque organe et chaque partie du corps et nous permet d’observer sans juger, les émotions présentes, en utilisant la force du sourire pour nous aider à transformer le négatif en positif.  Plutôt que de permettre aux émotions négatives de s’accumuler dans les organes internes et de se transformer en énergies négatives qui vont à la longue provoquer en nous des maladies, ou plutôt que de se décharger sur les autres de ces émotions négatives qui peuvent aussi les rendre malades, le sourire intérieur nous enseigne à considérer ce qui est, à transformer les forces négatives en forces positives et à être responsables de nous émotions plutôt que de nous laisser contrôler par elles.  C’est ce que les taoïstes appellent ‘’monter le dragon’’ ou la force émotive. 

Pratiquer le sourire intérieur nous aide à entrer en contact avec nos émotions au fur et à mesure qu’elles se présentent; à entrer en contact avec les vielles douleurs, tensions, ou émotions refoulées, oubliées et à faire le lien corps-esprit de façon plus étroite.  Sans nous concentrer obstinément sur les aspects malades, cette pratique peut nous révéler à nous-même des parties qui ont été oubliées ou négligées qui ont besoin d’aide, d’attention et d’appui.  Si trop de parties en même temps se révèlent malades, il serait avisé de consulter un médecin ou un psychologue.

Le sourire intérieur nous aide à pratiquer les vertus positives de joie, d’amour, de courage, de bonté, d’ouverture aux autres, d’honnêteté, de douceur, etc… que nous possédions à notre naissance et dans l’enfance et que nous avons perdues sous le joug et le poids du stress.  Mais ces vertus positives peuvent à nouveau émaner de nos organes si ceux-ci sont détendus et sains.  C’est pourquoi il faut apprendre à leur sourire.  Souriez!

 

Pris sur:alchymed.com

 

 

 

Published by Marie Rêveuse - dans Philosophie-Spiritualité
commenter cet article
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 00:21

Wilhelmina-de-Haas-Keane-1.jpgQue ce soit dans l'attente de lire un mot d'amour qui n'est jamais venu ou dans l'espoir vain d'obtenir une reconnaissance, la souffrance est toujours liée au maintien d'une attitude d'attente, de passivité, proche de la mendicité. Je tends la main pour recevoir mon dû! N'ai-je pas encore accepté de reconnaître que la seule personne au monde qui peut me donner de l'amour, c'est moi.

 

Il est impossible d'aimer les autres si on ne s'aime pas d'abord soi-même, si on ne s'accepte pas tel qu'on est.

 

Sinon, voilà pourquoi certains se transforment en secouristes du corps et de l'âme des autres, en invoquant un altruisme exacerbé alors que le vrai mobile n'est que la fuite de soi-même. Inconsciemment, c'est Moi, je ne mérite pas mon amour; je le donne aux autres et j'ai indubitablement droit à la reconnaissance de tous.

 

Si chacun ne découvre pas ce qu'il y a d'aimable au fond de lui, comment pourrait-il avoir la prétention de la faire vis à vis des autres?

 

Cela a pourtant été dit en son temps Tu aimeras ton prochain comme toi même. Sans le vouloir vraiment, nous sommes une large majorité à aimer notre prochain comme nous-mêmes, c'est à dire très mal...

 

Extrait du livre de Jean-Claude Gilmont dans "Fragrances de vie"

 

Published by Marie Rêveuse - dans Psychologie
commenter cet article
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 00:20

Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui.

Antoine de Saint-Exupéry

 

En jugeant les autres un homme oeuvre en vain ; il se trompe souvent et tombe facilement dans le péché ; mais en se jugeant lui-même il oeuvre toujours à bon escient.

Thomas A'Kempis

 

  On juge toute sa vie puis on comprend qu'il faut s'abstenir de juger.

Jean-Marie Poupart

 

Ne juge personne avant de te mettre à sa place." Ce vieux proverbe rend tout jugement impossible, car nous ne jugeons quelqu'un que parce que justement nous ne pouvons nous mettre à sa place.

Emil Michel Cioran

 

La nature a donné aux grands hommes de faire, et laissé aux autres de juger.

Vauvenargues

 

C'est une grande misère que de n'avoir pas assez d'esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire.

Jean de La Bruyère

 

Il n'est pas vrai que plus on pense, moins on sent ; mais il est vrai que plus on juge, moins on aime. Peu d'hommes vous mettent dans le cas de faire exception à cette règle.

Chamfort

 

La témérité des jugements que nous portons sur les autres est en raison directe des illusions que nous avons sur nous-mêmes.

Théophile Funck-Brentano

 

Je ne juge d'après leurs actes que ceux pour qui j'ai de l'antipathie.

Natalie Clifford Barney

 

On prononce certains mots non pour qu'ils soient entendus mais parce qu'on juge important de s'exprimer.

Alain de Botton

 

On comprend peu les gens quand on les juge sans cesse.

Marie-Claire Blais

 

Si l'on jugeait les choses sur les apparences, personne n'aurait jamais voulu manger un oursin.

Marcel Pagnol

 

Ne juge pas chaque jour à la récolte que tu fais mais aux graines que tu sèmes.

Robert Louis Stevenson

 

 
Une oreille attentive est exceptionnelle aussi bien pour celui qui écoute que pour celui qui parle. Lorsque nous sommes reçus à coeur ouvert, sans être jugés, qu'on nous écoute d'une oreille intéressée, notre esprit s'ouvre.

Sue Patton Thoele

 

Il ne faut point juger des hommes par ce qu'ils ignorent, mais par ce qu'ils savent et par la manière dont ils le savent.

Vauvenargues

 

Avoir assez d'empire sur soi-même pour juger des autres par comparaison avec nous, et agir envers eux, comme nous voudrions que l'on agît envers nous-mêmes, c'est ce qu'on peut appeler la doctrine de l'humanité ; il n'y a rien au-delà.

Confucius

 

La flatterie n'a tant de charmes que parce qu'elle nous paraît confirmer le jugement de notre amour-propre.

Duc de Lévis

 

Nous sommes habitués à juger les autres d'après nous, et si nous les absolvons complaisamment de nos défauts, nous les condamnons sévèrement de ne pas avoir nos qualités.

Honoré de Balzac

 

Les inhibitions viennent de la peur du jugement des autres.

Gilbert Trigano

 

On met du temps pour comprendre que juger un individu, une oeuvre, etc. c'est se vanter soi-même, c'est se donner du poids.
Georges Perros


Au soir de cette vie, vous serez jugés sur l'amour.

Saint Jean de la Croix

 

Le bon juge condamne le crime sans haïr le criminel.

Sénèque

 

 Nous ne sommes si enclins à bien juger autrui que parce que nous tremblons pour nous-mêmes.

Oscar Wilde

 

 Que me reste-t-il de la vie ? Que cela est étrange, il ne me reste que ce que j'ai donné aux autres.

Vahan Tekeyan

 

L'ironie n'est pas moins mordante que l'agressivité.

Christian Jacq

 

Gardons-nous de l'ironie en jugeant. De toutes les dispositions de l'esprit, l'ironie est la moins intelligente.

Charles-Augustin Sainte-Beuve

 

Si tu veux trouver du repos ici et là haut, dis en toute occasion : qui suis-je, moi ? Et ne juge personne.

Abba Poemen

 

Lorsque donc quelqu'un te met en colère, sache que c'est ton jugement qui te met en colère.

Epictète

 

Le faible d'esprit se complaît dans son propre jugement et regarde souvent derrière lui pour voir si on l'admire.

 Al-Ibchichi

 

Pour juger combien nous importunons en parlant de nous, il faut songer combien les autres nous importunent quand ils parlent d'eux.

Madame de Sévigné

 

Ne jugez point, afin de n'être point jugés, car on vous jugera comme vous avez jugé, et l'on se servira pour vous de la mesure dont vous mesurez les autres.

Saint Matthieu

  
Rien ne modifie si vite notre jugement sur un individu que de découvrir que le jugement qu'il porte sur nous n'est pas ce que nous croyons.

Hjalmar Bergman

 

Juger autrui, c'est se juger.

William Shakespeare

 

  Juger, c'est de toute évidence ne pas comprendre puisque, si l'on comprenait, on ne pourrait pas juger.

André Malraux

 

 

 

Tu penses que tu es super
Tu penses que tu es très spécial
Oui... tout le monde pense ainsi !
Personne n'est super, personne n'est spécial
Nous sommes des êtres humains minuscules
que nous ne pouvons même pas voir en regardant du ciel !

Nhasti

 

Published by Marie Rêveuse - dans Philosophie-Spiritualité
commenter cet article
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 00:17

  Fenêtre chateau

 

 

L'homme, qui court après le temps, devrait se souvenir

que ce n'est pas le temps qui passe,

mais nous qui passons.

 

 

Source

 

Published by Marie Rêveuse - dans Philosophie-Spiritualité
commenter cet article
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 00:14

 

http://www.prestigemaison.com/wp-content/uploads/2010/08/Comment-offrir-des-fleurs.jpg

 

 

Les japonnais disent que même les graines de poussières peuvent créer des montagnes si elles se mettent ensemble. Les petits gestes de chacun tous les jours peuvent créer un effet énorme sans trop d'effort et en même temps nous rappellent que nous ne sommes pas seuls, isolés, ... Nous connaissons tous les mêmes peurs et craintes. Alors pas besoin de donner des fortunes mais tenir la porte à quelqu'un, offrir quelque chose,  sourire à un étranger, aider son voisin,... pas besoin de grands gestes... pensez aux graines de poussières  et laisser le vent emporté votre geste pour nous réunir...

 

Une recette si simple mais  souvent si compliquée. On pense trop souvent à ce qu'on aura de retour tout de suite - on calcule, on se réserve pour plus tard, on ne donne pas. Et si de temps en temps vous pensiez à donner quelque chose sans vouloir quoi que ce soit en retour. Un peu de votre temps, d'argent, de nourriture, un sourire, un geste de gentillesse.... Et donner cette "chose" du fond de votre coeur sans rien attendre en retour juste parce que vous pouvez! Faites! Essayez pendant les prochains quelques jours de donner une chose chaque jour à quelqu'un de différent et observer comment vous vous sentez.

 

Le simple fait de donner quelque chose de soi-même ou de ses possessions nous rempli avec énormément de satisfaction et c'est déjà beaucoup - pas besoin de plus. Mais une chose remarquable se passe quand on commence à vivre avec cet esprit de donner - on reçoit aussi. Peut-être pas sous la forme qu'on a donné mais on reçoit. Et l'univers devient un espace tellement plus agréable à vivre et à partager!

 

 

 

Je vous propose d'écouter Jacques Salomé qui parle des personnes qui attendent avec une pancarte aux feux rouges.

 

Published by Marie Rêveuse - dans Le genre humain
commenter cet article
7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 00:10


Un jour, finir pêcheur

Parce que ça grandit l'homme.
Heureux comme ça,
Pas gagner plus d'argent.
Le matin, me lever,
Pas connu, pas guetté,
Parce que ça fait mal,
Ça fait mal a l'homme,
La célébrité.
Finir dans l'eau salée,
Juste savoir compter,
Vider le sablier
Et puis tout oublier
Parce que ça grandit l'homme,
De vivre sans parler,
Vivre sans paroles
Et d'apprendre à se taire,
Regarder sans voir
Les enfants qui dansent
Au bord du miroir.


 




Mais c'est toujours trop loin,
Toujours dans le noir,
Inaccessible,
Pareil au cœur de la cible.

Un jour, finir pêcheur,
Que personne s'en souvienne,
L'écrive ou le dise,
Vider sa valise
Et brûler les journaux,
Les tapis, les photos,
Sans rien vouloir apprendre
Pour que les enfants sachent
Qu'on va quelque part
Quand on oublie tout,
Qu'on oublie les coups,
Qu'on déplie, qu'on secoue,
Que la folie s'attrape,
Qu'on déchire la nappe,
Maladie tout à coup
Que tu portes à ton cou
Comme un collier de fleurs,
De larmes et de couleurs.
Un jour, finir pêcheur,
Mollusque divin,
Peau de parchemin.

Mais c'est toujours trop loin,
A portée de la main,
Inaccessible,
Pareil au cœur de la cible.

Un jour, finir pêcheur,
Tuer le mal de l'homme,
Se libérer de tout,
Prendre dans la mer
Les coraux, les vipères,
Et tout ça dans la main,
Sans lumière et sans gaz
Et sans barbe qu'on rase,
Un jour, finir pêcheur,
Avaler le compteur,
Regarder sans voir
Le calendrier
Qui tombe en poussière.
Qu'elle est loin, la terre.
Qu'elle est loin, la terre.
Le calendrier
Qui tombe en poussière.
Qu'elle est loin, la terre.
Qu'elle est loin, la terre.


 
Gérard Manset
Published by Marie Rêveuse - dans Poésie
commenter cet article
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 11:25
Cafe des Amis Reproduction artistique

 

Il y a les grandes tables rondes
Où l'on parle fort, où l'on fume
Où l'on défait, refait le monde
Où l'on taille quelques costumes
Il y a les soirées enivrées
On ne sait plus bien à la fin
Ce qu'au début on défendait
Resterait-il un peu de vin ?

Il y a les longues discussions
Quand on finit un peu pompette
Par se traiter de tous les noms
Vendu, pourri, analphabète
Il y a tous les serments d'amour
Les déclarations passionnées
Je t'aime, t'aimerai toujours
La rime est pauvre, je l'admets

{Refrain :}
Mais se taire, se taire avec un ami
Se taire, ne rien dire, ne pas causer
Dehors, dehors, il pleut mais à l'abri
Du silence se réfugier

Il y a les soirées militantes
Où l'on doit voter des motions
Il y a les soirées où l'on chante
Moustaki, Brassens et Souchon
Les bavardages inépuisables
Les disputes, les controverses
Les querelles interminables
Séance au café du commerce

{au Refrain}

Il y a les causeries, les ragots
Les médisances, les babillages
Les "y paraît", les "à propos"
Les racontars, les papotages
Il y a parfois tard dans la nuit
La cérémonie des aveux
On fait quelques cachotteries
Confidences les yeux dans les yeux

Mais se taire, se taire avec un ami
Oh ! Se taire, être silencieux à deux
Dehors, dehors, on n'entend plus la pluie
C'est bon de s'ennuyer un peu

Et quand le soleil apparaît
Tout d'un coup, tiens, l'un s'émerveille
Ce n'était qu'une pluie d'été
Regarde un peu, un arc-en-ciel
Du tac au tac, une heure après
L'autre répond d'un ton formel
Ah oui, c'est vrai, je reconnais,
Il était beau cet arc-en-ciel

{x2:}
Ah ! Se taire, se taire avec un ami
Oh ! Se taire, éviter les commentaires
Ça peut durer, durer toute une vie
L'été prend ses quartiers d'hiver
 

 
 
François Morel
Published by Marie Rêveuse - dans Poésie
commenter cet article
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 00:40

http://www.forme-sante-ideale.com/wp-content/uploads/2013/04/mourir-%C3%A0-soi-m%C3%AAme9.jpg

La véritable acceptation n'est pas de nature psychologique. Elle n'est pas le fruit d'un effort, mais d'une complète adhésion avec les choses telles qu'elles sont, l'instant tel qu'il est. Elle est le couronnement d'une compréhension libératrice, qui néglige les tendances latentes de la personnalité, pour éveiller la vision à sa nature originelle, libre de la pensée et de la mémoire.

Toute attente est liée au pouvoir de projection du mental, qui fait miroiter le bonheur dans un but projeté. Elle fait confondre le bonheur naturel d'être avec son reflet dans le mental, engendrant espoir, attente, et leur lot de désillusions potentielles. Lorsqu'une attente est déçue, il y a un moment de chute de pression, de "dé-pression", nécessaire à la réintégration des énergies projetées. Ce moment peut durer toute une vie, s'il devient une attitude habituelle d'un ego enfermé dans une victimisation chronique ou un apitoiement maladif. Le moi trouve ainsi sa nourriture dans des ressassements stériles et des ruminations obsédantes.

Il est nécessaire d'arriver à une profonde lassitude de la souffrance, pour que les moyens de s'en libérer puissent se dévoiler. Tant que la compréhension fonctionne, l'état dépressif est préféré à celui de la saine détente, car il nourrit le moi et le sens de l'individualité séparée. Ce n'est qu'au terme d'une maturation parfois longue, que le moi est démasqué et l'imposture révélée.

Le moi négligé s'efface alors, révélant la lumière du Soi qu'il ne faisait que masquer. Ce ne sont que les couches qui le recouvrent qu'il donne l'impression qu'il n'existe pas.

Jean-Marc Mantel, " Dans la lumière du non manifesté"

Published by Marie Rêveuse - dans Lâcher prise
commenter cet article

Présentation

Rechercher