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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 10:19
Le Briançonnais Reproduction artistique

Ce sont justement les jugements sévères et tranchants qui font le lit des conflits. Rien n'est jamais tout noir ni tout blanc. Autant le garder en mémoire, afin de ne pas se laisser entraîner sur cette pente glissante....
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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 15:29

Le chat invité



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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 15:17
Steez- Monkee Affiche



Certains font subitement preuve d'agressivité dans une conversation parce qu'à la moindre différence d'opinion, ils se sentent mal jugés et rejetés. Il suffit alors de recréer une bulle de connivence protectrice pour enrayer l'agressivité.
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 07:20

http://blogs.salon.com/0002007/images/conversation.jpgC'est un bon moyen d'obliger l'autre à cesser son escalade: devant notre manque de réaction, il finit par s'interroger et ...nous interroger!
C'est le moment de répliquer sereinement que l'on poursuivra cette conversation lorsqu'elle aura repris un tour plus calme.
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Published by Marie Rêveuse - dans Eviter les conflits
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 19:52

http://www.buddhachannel.tv/portail/local/cache-vignettes/L403xH350/soja_fruit-ff01e.jpgQuand j’ai commencé à m’intéresser aux aliments bons pour la santé, je croyais que le soja était un « aliment miracle ». On disait que ses bénéfices sur la santé permettaient de tout améliorer (cancer du sein, taux de cholestérol élevé, et même les maladies de cœur). Pour les végétariens, le soja était conseillé comme source de protéines à la place de la viande.

Mais après avoir rencontré le Dr Brian Clement à l’institut de santé Hippocrate, j’ai été surpris d’apprendre que ce que je croyais au sujet du soja n’était qu’un mythe. En 2002, la culture du soja a rapporté plus de 18 milliards de dollars sur une surface record de 750 000 hectares. Le soja a fourni 80 % de la consommation des matières grasses et des huiles comestibles aux Etats-Unis, et on a exporté des produits à base de soja vers plus de 100 pays du monde entier. En économie, un large éventail de l’industrie alimentaire utilise le soja dans les vinaigrettes, les huiles de cuisson, les émulsifiants (lécithine), le pain, les biscuits et les céréales, les plats préparés et pour les animaux comme source de protéines. En général, les préparations pour nourrissons, les boissons, ensuite les barres protéinées, les substituts de lait, le tofu, etc.… sont dans l’ordre notre première consommation (à risques) de soja.

Le soi-disant « géant alimentaire » a finalement succombé après un examen minutieux. Les recherches récentes nous fournissent maintenant des études appropriées à long terme sur la consommation alimentaire. Jadis considéré comme ayant un effet bénéfique, le soja à haute teneur en œstrogènes est désormais perçu ayant, pour l’essentiel, un préjudice sur la santé. En effet, il n’y a pas de nourriture plus dangereuse utilisée par la biotechnologie que le soja, sachant que 97 % de la récolte en Amérique a été génétiquement modifiée.

Bien que le soja, lors des analyses en laboratoire, contienne une pléthore d’éléments nutritionnels, y compris les acides aminés essentiels, il est quasiment impossible d’absorber ces nutriments. Cela est dû à des millénaires d’hybridation de cette légumineuse. Mélangeant un haricot avec un autre maintes et maintes fois a radicalement changé la structure moléculaire du soja, ce qui le rend presque imperméable pour le système digestif. C’est pourquoi il est de plus en plus évident que la plupart des gens souffrent de problèmes digestifs associés à l’ingestion de produits à base de soja. Même les isoflavanoides qui font partie de ce haricot ne peuvent être absorbés par le corps humain, provocant la mutation de celles-ci en dizain et génistéine. Ces éléments se lient au zinc et interfèrent avec les protéines et les enzymes digestives, trypsine et œstrogènes antagonistes. Il a été également constaté que le soja contenait se l’acide phytique, qui interfère avec l’assimilation du calcium, du magnésium, du cuivre, du fer et du zinc. Les aliments transformés à base de soja contiennent des niveaux élevés de MSG, de fluorure et de l’aluminium, qui sont toxiques pour le système nerveux. Quand les fabricants de produits alimentaires transforment le soja, des substances cancérigènes sont créées (telles que nitrosamine et lysine alanine).

http://www.tao-yin.com/acupuncture/img/soja_lait.jpgDans le soja génétiquement modifié, d’autres substances peuvent contribuer à des problèmes digestifs connus chez les personnes ayant des problèmes de thyroïde ; parmi ces substances, on y trouve de puissants inhibiteurs d’enzymes qui bloquent la digestion des protéines, et ces substances peuvent créer des lectines qui sont fortement inflammatoires du tube digestif. Nous commençons seulement à découvrir les risques, pour la santé, des cultures génétiquement modifiées. Actuellement, il est difficile d’évaluer les risques de ces aliments par rapport aux risques bien établis des produits chimiques, des médicaments ou des additifs alimentaires. Cependant, cela ne veut pas dire que les OGM soient des aliments moins nocifs.

Quand il s’agit de cultures génétiquement modifiées, on incorpore un ou plusieurs gènes dans le génome des cultures utilisant un vecteur contenant d’autres gènes. Quelquefois l’ADN n’est pas toujours brisé dans le tube digestif. Les bactéries présentes dans l’intestin peuvent prendre des gènes. Cela conduit à la modification génétique des plasmides qui peut permettre la propagation de la résistance aux antibiotiques. L’insertion de gènes peut être imprévisible et entraîne le développement des effets allergisants toxiques inconnus. Des tests fréquents sont nécessaires pour vérifier les conséquences possibles sur la santé humaine. En 1996, les scientifiques ont découvert que le soja manipulé pour qu’il porte des gènes de noix du Brésil riche en protéines, contenait également ses propres propriétés allergisantes. L’industrie pharmaceutique fabriquant des antibiotiques utilise des marqueurs dans presque chaque organisme génétiquement modifié pour montrer que tel organisme a été conçu avec succès. Cela contribue à la diminution de l’efficacité des antibiotiques contre les maladies.

Beaucoup de graines de soja génétiquement modifiées, telles que « Roundup Ready », ont été conçues pour permettre aux agriculteurs de pulvériser de fortes doses de pesticides sur leurs terres sans mettre en danger leurs récoltes de soja. Un des experts britannique de la Sécurité Alimentaire, Malcolm kane, a révélé que les résidus de pesticides sur le soja a augmenté de 200 fois et peut se retrouver dans une grande variété d’aliments.

Dans le monde entier, des millions d’enfants reçoivent des préparations à partir de soja transformé, il est fort probable que la plupart des variétés ont été génétiquement modifiées. Une des études montre que le soja est la cause directe de malformation des organes génitaux masculins. En outre, on a découvert que le soja était dépourvu des facteurs qui sont nécessaires au développement normal du cerveau, y compris les acides gras essentiels, l’ADH et le cholestérol.

Il y a beaucoup de preuves scientifiques que le soja peut être dommageable pour les nouveau-nés en raison du niveau élevé d’acide phytique, d’inhibiteurs d’enzymes, de manganèse et de phytoestrogènes . Des niveaux élevés de manganèse sont toxiques pour les nourrissons parce qu’ils nuisent à la barrière hématoencéphalique qui se développe beaucoup plus tard dans la vie. Dr W.C. Douglass a signalé dans ses conclusions que la puberté précoce chez les filles (dès l’âge de 7 ans) et le retard de celle-ci chez les garçons avec confusion de leur identité sexuelle, est de plus en plus fréquents en raison de la diminution de l’allaitement maternel et de plus de consommation de soja. Dr Douglass déclare que les bébés qui prennent du lait de soja reçoivent l’équivalent de 5 contraceptifs oraux par jour en ce qui concerne les œstrogènes. Les gouvernements britannique, français, israélien et néo-zélandais découragent la consommation de lait de soja. Dans la Chine ancienne, le soja était cultivé comme plante couvre-sol et enfoui dans la terre pour fertiliser le sol. Initialement, le chinois mangeait des petites quantités d’aliments à base de soja fermenté, mais pas le haricot lui-même. Tous les maux qui concernent la consommation de soja sont grandement réduits lorsque le soja est fermenté, ce qui le rend digeste. Dans la plupart des cas, une utilisation occasionnelle de soja fermenté peut faire partie d’une alimentation saine.

SOURCE


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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 18:39

Bachelot

Roselyne Bachelot assignée en référé le 4 janvier 2010 au TGI de Paris par Marc Vercoutère/Cri-Vie et Christian Cotten/Politique de Vie

Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, a reçu vendredi 11 une assignation à comparaître en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Paris le lundi 4 janvier prochain à 9 h, aux fins de mettre un terme dans les plus brefs délais à la campagne de vaccination contre la grippe H1N1.

Communiqué du 19 décembre 2009 – Christian Cotten – Marc Vercoutère

L’Association Cri-Vie (Centre de Recherche et d’Informations Indépendantes en matière de Santé), présidée par le Dr Marc Vercoutère (Pau, Pyrénées Atlantiques) et le parti politique d’extrême-centre Politique de Vie, présidé par Christian Cotten (St-Aubin, Essonne), psychosociologue, ont engagé cette procédure judiciaire suite au constat juridique et médical d’un « danger imminent » encouru par la population soumise depuis plusieurs semaines à des « vaccins » hautement toxiques pour la santé ; vaccins qui présentent de façon manifeste un rapport bénéfices/risques de plus en plus défavorable chaque jour, au regard des centaines de signalements, notamment en Europe et en Amérique du Nord, d’effets secondaires graves allant jusqu’à de multiples décès, qui semblent aujourd’hui être au moins dix fois plus nombreux qu’attendus par les promoteurs eux-mêmes de ces vaccins.

Leur volonté est totalement déterminée, de faire cesser dès janvier 2010 une campagne de vaccination contraire aux intérêts de la population et d’obtenir la désignation d’un collège d’experts indépendants chargés d’évaluer les effets réels du Tamiflu et de faire connaître à la population les moyens simples et sains de prévention et d’accompagnement de la grippe.

Tandis que la Pologne refuse des vaccins insufisamment testés, que des parlementaires russes demandent une commission d’enquête sur la corruption au sein de l’OMS, les preuves s’accumulent chaque jour de la dangerosité des vaccins et de celle du Tamilflu ainsi que des liens d’intérêt entre les industriels et les « experts », qui dramatisent une épidémie qui n’existe pas pour vendre des vaccins-poisons (corrruption manifeste du Pr hollandais Osterhaus et du Pr français Bruno Lina).

Cri-Vie et Politique de Vie, Marc Vercoutère et Christian Cotten font donc solennellement appel à l’institution judicaire, en souhaitant ardemment que celle-ci se montre à la hauteur de l’importance des enjeux et soit capable d’assumer ses responsabilités morales, politiques et judiciaires, puisque le droit lui donne le pouvoir de faire cesser immédiatement une mise en danger d’autrui évidente, manifeste et indiscutable, au regard des données scientifiques actuellement disponibles fournies par les chercheurs indépendants et intègres.

L’audience de référé aura lieu le lundi 4 janvier à 9 h du matin, au TGI de Paris, 4 bd du Palais (75001 PARIS), en salle de réunion près du cabinet du vice-président Emmanuel Binoche, avec les avocats des parties.

Le texte complet de l’assignation est accessible sur le site de Politique de Vie. Les auteurs de l’assignation sont conseillés et accompagnés dans leur démarche citoyenne de lanceurs d’alerte par Maître Malika Ouarti (Barreau de Paris) et Maître Jean-Pierre Joseph (Barreau de Grenoble). Cette procédure est menée en cohérence avec les plaintes contre X avec CPC déposées il y a peu devant les Doyens des Juges d’Instruction de Grenoble, Nantes, Évry, Pauet Paris par différents groupes de citoyens et en cours de procédure.

Le Dr Marc Vercoutère et Christian Cotten invitent journalistes et citoyens à assister en nombre à cette audience publique.

Ch. Cotten – Politique de Vie – http://www.politiquedevie.net - politiquedevie@wanadoo.fr - 06 89 52 06 41.

Marc Vercoutère – Cri-Vie – http://www.cri-vie.com - cri-vie@neuf.fr -06 61 55 34 73

Maître Malika Ouarti – Paris – bureaujuriconseil@orange.fr - 01 40 20 15 67

Maître Jean-Pierre Joseph – Grenoble - http://avocats.fr/space/jean-pierre.joseph - jp.joseph-avocat.grenoble@wanadoo.fr - 06 09 42 47 77

 

Ce même texte en format pdf, pour publier et faire circuler : ici.

Le texte du référé délivré par huissier au Chef de Cabinet de Roselyne Bachelot, qui a depuis constitué avocat pour le 4 janvier...

 

Post-Scriptum qui n’a rien à voir avec ce qui précède :

Christian Cotten et Marc Vercoutère seront présents le samedi 26 décembre au soir à la cérémonie des Quenelles d’Or de l’Académie des Arts de la Subversion, organisée par l’humoriste Dieudonné en région parisienne. Venez nombreux !

Pour y participer : 06 46 46 61 46. Voir liste des Nominés : http://lesogres.info


Pour compléter votre information

Quelques articles récents

L’antiviral Tamiflu se révèle être une grossière supercherie - Les études de Roche sont basées sur une fraude scientifique. Un article de Mike Adams, de Natural News http://www.asanat.org/tamiflu.htm

L’OMS, océan de corruption et d’inefficacité,par Sylvie Simon
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article12420

Le contrat secret de GSK avec l’Allemagne
http://www.decapactu.com/spip/article.php3?id_article=497

Vaccination Grippe A : atteintes aux libertés individuelles et professionnelles par Lucienne Magalie Pons sur le blog de de Dominique de Villepin
http://www.villepincom.net/magazine/read/vaccination-grippe-a--atteintes-aux-liberts-individuelles-et-professionnelles_1660.html

Témoignages d'effets indésirables suite à la vaccination H1N1
http://unisfaceauvaccin.org/actualites/le-vaccin/403-effets-indesirables-temoignage-dun-medecin-hospitalier.html

Moins de cas de grippe A que ce qui a été annoncé
http://unisfaceauvaccin.org/actualites/la-grippe.html

Faut-il vacciner vos enfants ?
http://unisfaceauvaccin.org/actualites/activisme/296-grippe-porcine-je-vaccine-mes-enfants-.html

Fausses couches post-vaccinales, témoignages américains
http://unisfaceauvaccin.org/actualites/le-vaccin/253-etonnantes-fausses-couches-suite-au-vaccin-contre-la-grippe-porcine-h1n1.html

Deux fois plus d’effets indésirables qu’avec la vaccination contre la grippe saisonnière
http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-vaccination-h1n1-2-fois-plus-deffets-indésirables-que-la-vaccination-contre-la-grippe-saisonnière_2310.htm

 

Quelques sites de référence

Dr Marc Girard : http://www.rolandsimion.org

ALIS : Association Liberté Information Santé : http://www.alis-france.com

Ligue Nationale pour la Liberté des Vaccinations : http://www.infovaccin.fr

Jacques Daudon : http://daudon.free.fr/page27.html

Jean-Jacques Crèvecoeur : http://www.jean-jacques-crevecoeur.com

Unis face au Vaccin : http://www.unisfaceauvaccin.org

Terre Sacrée : http://terresacree.org/grippeporcine.html

Centre de Recherche sur la Mondialisation : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=newsHighlights&newsId=46

Marc Vercoutère : http://www.cri-vie.com

Mensuel Votre Santé : http://www.votre-sante.com

Journal Morphéus : http://www.morpheus.fr

Union Nationale des Associations Citoyennes de Santé : http://unacs.web.officelive.com/default.aspx

 

Un documentaire majeur : Silence on vaccine

http://www.alternativesante.com/capsulesante/videos/videos.asp?NoSouscategorieCapsules=7&NoCapsules=593

 

Un dossier de synthèse du Dr Jean-François Pépin (Québec)

http://bambou254.over-blog.com/article-la-grippe-a-h1n1-dossier-prepare-par-dr-jean-francois-pepin-b-sc-dc-biologiste-medical-et-chiropraticien--41065359.html

 

La vidéo Roselyne Bachelot, tu mens !

Politique de Vie, Cri-Vie et Morphéus, déjà vue par près de 500 000 personnes :

http://www.dailymotion.com/video/xanm0b_roselyne-bachelot-tu-mens-christian_news

 

Ce même texte en format pdf, pour publier et faire circuler : ici.

Le texte du référé délivré par huissier au Chef de Cabinet de Roselyne Bachelot, qui a depuis constitué avocat pour le 4 janvier...

 

 

Accueil du site Politique de Vie

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Published by Marie Rêveuse - dans Vaccin Grippe
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 20:17
Chapitre I : Épigraphe

« Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer.
Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »



la terre
 



 Chapitre II : La servitude moderne

"Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles."
William Shakespeare


foule
 


    La servitude moderne est une servitude volontaire, consentie par la foule des esclaves qui rampent à la surface de la Terre. Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises qui les asservissent toujours un peu plus. Ils courent eux-mêmes derrière un travail toujours plus aliénant, que l’on consent généreusement à leur donner, s’ils sont suffisamment sages. Ils choisissent eux-mêmes les maitres qu’ils devront servir. Pour que cette tragédie mêlée d’absurdité ait pu se mettre en place, il a fallu tout d’abord ôter aux membres de cette classe toute conscience de son exploitation et de son aliénation. Voila bien l’étrange modernité de notre époque. Contrairement aux esclaves de l’Antiquité, aux serfs du Moyen-âge ou aux ouvriers des premières révolutions industrielles, nous sommes aujourd’hui devant une classe totalement asservie mais qui ne le sait pas ou plutôt qui ne veut pas le savoir. Ils ignorent par conséquent la révolte qui devrait être la seule réaction légitime des exploités. Ils acceptent sans discuter la vie pitoyable que l’on a construite pour eux. Le renoncement et la résignation sont la source de leur malheur. 

    Voilà le mauvais rêve des esclaves modernes qui n’aspirent finalement qu’à se laisser aller dans la danse macabre du système de l’aliénation.

    L’oppression se modernise en étendant partout les formes de mystification qui permettent d’occulter notre condition d’esclave.
    Montrer la réalité telle qu’elle est vraiment et non telle qu’elle est présentée par le pouvoir constitue la subversion la plus authentique.
    Seule la vérité est révolutionnaire.



 Chapitre III : L’aménagement du territoire et l’habitat

« L’urbanisme est cette prise de possession de l’environnement naturel et humain par le capitalisme qui, se développant logiquement en domination absolue, peut et doit maintenant refaire la totalité de l’espace comme son propre décor. »

La Société du Spectacle, Guy Debord.

 

immeubles


    À mesure qu’ils construisent leur monde par la force de leur travail aliéné, le décor de ce monde devient la prison dans laquelle il leur faudra vivre. Un monde sordide, sans saveur ni odeur, qui porte en lui la misère du mode de production dominant.
    Ce décor est en perpétuel construction. Rien n’y est stable. La réfection permanente de l’espace qui nous entoure trouve sa justification dans l’amnésie généralisée et l’insécurité dans lesquelles doivent vivre ses habitants. Il s’agit de tout refaire à l’image du système : le monde devient tous les jours un peu plus sale et bruyant, comme une usine.
    Chaque parcelle de ce monde est la propriété d’un État ou d’un particulier. Ce vol social qu’est l’appropriation exclusive du sol se trouve matérialisé dans l’omniprésence des murs, des barreaux, des clôtures, des barrières et des frontières… ils sont la trace visible de cette séparation qui envahit tout.
    Mais parallèlement, l’unification de l’espace selon les intérêts de la culture marchande est le grand objectif de notre triste époque. Le monde doit devenir une immense autoroute, rationnalisée à l’extrême, pour faciliter le transport des marchandises. Tout obstacle, naturel ou humain doit être détruit.
    L’habitat dans lequel s’entasse cette masse servile est à l’image de leur vie : il ressemble à des cages, à des prisons, à des cavernes. Mais contrairement aux esclaves ou aux prisonniers, l’exploité des temps modernes doit payer sa cage.


« Car ce n’est pas l’homme mais le monde qui est devenu un anormal. »
Antonin Artaud



 Chapitre IV : La marchandise

« Une marchandise paraît au premier coup d'œil quelque chose de trivial et qui se comprend de soi-même. Notre analyse a montré au contraire que c'est une chose très complexe, pleine de subtilité métaphysique et d'arguties théologiques. »
Le Capital, Karl Marx


publicité marchandise 


    Et c’est dans ce logis étroit et lugubre qu’il entasse les nouvelles marchandises qui devraient, selon les messages publicitaires omniprésents, lui apporter le bonheur et la plénitude. Mais plus il accumule des marchandises et plus la possibilité d’accéder un jour au bonheur s’éloigne de lui.

« A quoi sert à un homme de tout posséder s’il perd son âme. »
                    Marc 8 ; 36

    La marchandise, idéologique par essence, dépossède de son travail celui qui la produit et dépossède de sa vie celui qui la consomme. Dans le système économique dominant, ce n’est plus la demande qui conditionne l’offre mais l’offre qui détermine la demande. C’est ainsi que de manière périodique, de nouveaux besoins sont créés qui sont vite considérés comme des besoins vitaux par l’immense majorité de la population : ce fut d’abord la radio, puis la voiture, la télévision, l’ordinateur et maintenant le téléphone portable.
    Toutes ces marchandises, distribuées massivement en un lapse de temps très limité, modifient en profondeur les relations humaines : elles servent d’une part à isoler les hommes un peu plus de leur semblable et d’autre part à diffuser les messages dominants du système. Les choses qu’on possède finissent par nous posséder.



 Chapitre V : L’alimentation

« Ce qui est une nourriture pour l’un est un poison pour l’autre. »
Paracelse

 
nourriture

   
    Mais c’est encore lorsqu’il s’alimente que l’esclave moderne illustre le mieux l’état de décrépitude dans lequel il se trouve. Disposant d’un temps toujours plus limité pour préparer la nourriture qu’il ingurgite, il en est réduit à consommer à la va-vite ce que l’industrie agro-chimique produit. Il erre dans les supermarchés à la recherche des ersatz que la société de la fausse abondance consent à lui donner. Là encore, il n’a plus que l’illusion du choix. L’abondance des produits alimentaires ne dissimule que leur dégradation et leur falsification. Il ne s’agit bien notoirement que d’organismes génétiquement modifiés, d’un mélange de colorants et de conservateurs, de pesticides, d’hormones et autres inventions de la modernité. Le plaisir immédiat est la règle du mode d’alimentation dominant, de même qu’il est la règle de toutes les formes de consommation. Et les conséquences sont là qui illustrent cette manière de s’alimenter.
    Mais c’est face au dénuement du plus grand nombre que l’homme occidental se réjouit de sa position et de sa consommation frénétique. Pourtant, la misère est partout où règne la société totalitaire marchande. Le manque est le revers de la médaille de la fausse abondance. Et dans un système qui érige l’inégalité comme critère de progrès, même si la production agro-chimique est suffisante pour nourrir la totalité de la population mondiale, la faim ne devra jamais disparaitre.

« Ils se sont persuadés que l’homme, espèce pécheresse entre toutes, domine la création. Toutes les autres créatures n’auraient été créées que pour lui procurer de la nourriture, des fourrures, pour être martyrisées, exterminées. »
Isaac Bashevis Singer

    L’autre conséquence de la fausse abondance alimentaire est la généralisation des usines concentrationnaires et l’extermination massive et barbare des espèces qui servent à nourrir les esclaves. Là se trouve l’essence même du mode de production dominant. La vie et l’humanité ne résistent pas face au désir de profit de quelques uns.



Chapitre VI : La destruction de l’environnement

« C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. »
Victor Hugo


puits de petrole en feu 


    Le pillage des ressources de la planète, l’abondante production d’énergie ou de marchandises, les rejets et autres déchets de la consommation ostentatoire hypothèquent gravement les chances de survie de notre Terre et des espèces qui la peuplent. Mais pour laisser libre court au capitalisme sauvage, la croissance ne doit jamais s’arrêter. Il faut produire, produire et reproduire encore.

    Et ce sont les mêmes pollueurs qui se présentent aujourd’hui comme les sauveurs potentiels de la planète. Ces imbéciles du show business subventionnés par les firmes multinationales essayent de nous convaincre qu’un simple changement de nos habitudes de vie suffirait à sauver la planète du désastre. Et pendant qu’ils nous culpabilisent, ils continuent à polluer sans cesse notre environnement et notre esprit. Ces pauvres thèses pseudo-écologiques sont reprises en cœur par tous les politiciens véreux à cours de slogan publicitaire. Mais ils se gardent bien de proposer un changement radical dans le système de production. Il s’agit comme toujours de changer quelques détails pour que tout puisse rester comme avant.




 Chapitre VII : Le travail

Travail, du latin Tri Palium trois pieux, instrument de torture.


horloge 


    Mais pour entrer dans la ronde de la consommation frénétique, il faut de l’argent et pour avoir de l’argent, il faut travailler, c'est-à-dire se vendre. Le système dominant a fait du travail sa  principale valeur. Et les esclaves doivent travailler toujours plus pour payer à crédit leur vie misérable. Ils s’épuisent dans le travail, perdent la plus grande part de leur force vitale et subissent les pires humiliations. Ils passent toute leur vie à une activité fatigante et ennuyeuse pour le profit de quelques uns.

    L’invention du chômage moderne est là pour les effrayer et les faire remercier sans cesse le pouvoir de se montrer généreux avec eux. Que pourraient-ils bien faire sans cette torture qu’est le travail ? Et ce sont ces activités aliénantes que l’on présente comme une libération. Quelle déchéance et quelle misère !

    Toujours pressés par le chronomètre ou par le fouet, chaque geste des esclaves est calculé afin d’augmenter la productivité. L’organisation scientifique du travail constitue l’essence même de la dépossession des travailleurs, à la fois du fruit de leur travail mais aussi du temps qu’ils passent à la production automatique des marchandises ou des services. Le rôle du travailleur se confond avec celui d’une machine dans les usines, avec celui d’un ordinateur dans les bureaux. Le temps payé ne revient plus.

    Ainsi, chaque travailleur est assigné à une tache répétitive, qu’elle soit intellectuelle ou physique. Il est spécialiste dans son domaine de production. Cette spécialisation se retrouve à l’échelle de la planète dans le cadre de la division internationale du travail. On conçoit en occident, on produit en Asie et l’on meurt en Afrique.




 Chapitre VIII : La colonisation de tous les secteurs de la vie


« C’est l’homme tout entier qui est conditionné au comportement productif par l’organisation du travail, et hors de l’usine il garde la même peau et la même tête. »

Christophe Dejours


publicité vacances 


    L’esclave moderne aurait pu se contenter de sa servitude au travail, mais à mesure que le système de production colonise tous les secteurs de la vie, le dominé perd son temps dans les loisirs, les divertissements et les vacances organisées. Aucun moment de son quotidien n’échappe à l’emprise du système. Chaque instant de sa vie a été envahi. C’est un esclave à temps plein.


Haut de page
 Chapitre IX : La médecine marchande

« La médecine fait mourir plus longtemps. »
Plutarque


laboratoire 


    La dégradation généralisée de son environnement, de l’air qu’il respire et de la nourriture qu’il consomme ; le stress de ses conditions de travail et de l’ensemble de sa vie sociale, sont à l’origine des nouvelles maladies de l’esclave moderne.
Il est malade de sa condition servile et aucune médecine ne pourra jamais remédier à ce mal. Seule la libération la plus complète de la condition dans laquelle il se trouve enfermé peut permettre à l’esclave moderne de se libérer de ses souffrances.

    La médecine occidentale ne connaît qu’un remède face aux maux dont souffrent les esclaves modernes : la mutilation. C’est à base de chirurgie, d’antibiotique ou de chimiothérapie que l’on traite les patients de la médecine marchande. On s’attaque aux conséquences du mal sans jamais en chercher la cause. Cela se comprend autant que cela s’explique : cette recherche nous conduirait inévitablement vers une condamnation sans appel de l’organisation sociale dans son ensemble.

    De même qu’il a transformé tous les détails de notre monde en simple marchandise, le système présent a fait de notre corps une marchandise, un objet d’étude et d’expérience livré aux apprentis sorciers de la médecine marchande et de la biologie moléculaire. Et les maîtres du monde sont déjà prêts à breveter le vivant.
Le séquençage complet de l’ADN du génome humain est le point de départ d’une nouvelle stratégie mise en place par le pouvoir. Le décodage génétique n’a d’autres buts que d’amplifier considérablement les formes de domination et de contrôle.

    Notre corps lui-aussi, après tant d’autres choses, nous a échappé.



 Chapitre X : L’obéissance comme seconde nature

« À force d’obéir, on obtient des réflexes de soumission. »

Anonyme


rat de laboratoire 


    Le meilleur de sa vie lui échappe mais il continue car il a l’habitude d’obéir depuis toujours. L’obéissance est devenue sa seconde nature. Il obéit sans savoir pourquoi, simplement parce qu’il sait qu’il doit obéir. Obéir, produire et consommer, voilà le triptyque qui domine sa vie. Il obéit à ses parents, à ses professeurs, à ses patrons, à ses propriétaires, à ses marchands. Il obéit à la loi et aux forces de l’ordre. Il obéit à tous les pouvoirs car il ne sait rien faire d’autre. La désobéissance l’effraie plus que tout car la désobéissance, c’est le risque, l’aventure, le changement. Mais de même que l’enfant panique lorsqu’il perd de vue ses parents, l’esclave moderne est perdu sans le pouvoir qui l’a créé. Alors ils continuent d’obéir.

    C’est la peur qui a fait de nous des esclaves et qui nous maintient dans cette condition. Nous nous courbons devant les maîtres du monde, nous acceptons cette vie d’humiliation et de misère par crainte.
    Nous disposons pourtant de la force du nombre face à cette minorité qui gouverne. Leur force à eux, ils ne la retirent pas de leur police mais bien de notre consentement. Nous justifions notre lâcheté devant l’affrontement légitime contre les forces qui nous oppriment par un discours plein d’humanisme moralisateur. Le refus de la violence révolutionnaire est ancré dans les esprits de ceux qui s’opposent au système au nom des valeurs que ce système nous a lui-même enseignés.
    Mais le pouvoir, lui, n’hésite jamais à utiliser la violence quand il s’agit de conserver son hégémonie.




 Chapitre XI : La répression et la surveillance

« Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, la place de l’homme juste est aussi en prison. »
La désobéissance civile, Henry David Thoreau


 foule 1984


    Pourtant, il y a encore des individus qui échappent au contrôle des consciences. Mais ils sont sous surveillance. Toute forme de rébellion ou de résistance est de fait assimilée à une activité déviante ou terroriste. La liberté n’existe que pour ceux qui défendent les impératifs marchands. L’opposition réelle au système dominant est désormais totalement clandestine. Pour ces opposants, la répression est la règle en usage. Et le silence de la majorité des esclaves face à cette répression trouve sa justification dans l’aspiration médiatique et politique à nier le conflit qui existe dans la société réelle.

   

 Chapitre XII : L’argent

« Et ce que l’on faisait autrefois pour l’amour de Dieu, on le fait maintenant pour l’amour de l’argent, c’est-à-dire pour l’amour de ce qui donne maintenant le sentiment de puissance le plus élevé et la bonne conscience.»

Aurore, Nietzsche


billet 


    Comme tous les êtres opprimés de l’Histoire, l’esclave moderne a besoin de sa mystique et de son dieu pour anesthésier le mal qui le tourmente et la souffrance qui l’accable. Mais ce nouveau dieu, auquel il a livré son âme, n’est rien d’autre que le néant. Un bout de papier, un numéro qui n’a de sens que parce que tout le monde a décidé de lui en donner. C’est pour ce nouveau dieu qu’il étudie, qu’il travaille, qu’il se bat et qu’il se vend. C’est pour ce nouveau dieu qu’il a abandonné toute valeur et qu’il est prêt à faire n’importe quoi. Il croit qu’en possédant beaucoup d’argent, il se libérera des contraintes dans lesquels il se trouve enfermé. Comme si la possession allait de paire avec la liberté. La libération est une ascèse qui provient de la maitrise de soi. Elle est un désir et une volonté en actes. Elle est dans l’être et non dans l’avoir. Mais encore faut-il être résolu à ne plus servir, à ne plus obéir. Encore faut-il être capable de rompre avec une habitude que personne, semble-t-il, n’ose remettre en cause.



 Chapitre XIII : Pas d’alternative à l’organisation sociale dominante

Acta est fabula
La pièce est jouée


horloge 


    Or l’esclave moderne est persuadé qu’il n’existe pas d’alternative à l’organisation du monde présent. Il s’est résigné à cette vie car il pense qu’il ne peut y en avoir d’autres. Et c’est bien là que se trouve la force de la domination présente : entretenir l’illusion que ce système qui a colonisé toute la surface de la Terre est la fin de l’Histoire. Il a fait croire à la classe dominée que s’adapter à son idéologie revient à s’adapter au monde tel qu’il est et tel qu’il a toujours été. Rêver d’un autre monde est devenu un crime condamné unanimement par tous les médias et tous les pouvoirs. Le criminel est en réalité celui qui contribue, consciemment ou non, à la démence de l’organisation sociale dominante. Il n’est pas de folie plus grande que celle du système présent. 



 Chapitre XIV : L’image

« Sinon, qu’il te soit fait connaitre, o roi, que tes dieux ne sont pas ceux que nous servons, et l’image d’or que tu as dressé, nous ne l’adorerons pas. »

Ancien Testament, Daniel 3 :18


 panneaux


    Devant la désolation du monde réel, il s’agit pour le système de coloniser l’ensemble de la conscience des esclaves. C’est ainsi que dans le système dominant, les forces de répression  sont précédées par la dissuasion qui, dès la plus petite enfance, accomplit son œuvre de formation des esclaves. Ils doivent oublier leur condition servile, leur prison et leur vie misérable. Il suffit de voir cette foule hypnotique connectée devant tous les écrans qui accompagnent leur vie quotidienne. Ils trompent leur insatisfaction permanente dans le reflet manipulé d’une vie rêvée, faite d’argent, de gloire et d’aventure. Mais leurs rêves sont tout aussi affligeants que leur vie misérable. 

    Il existe des images pour tous et partout, elles portent en elle le message idéologique de la société moderne et servent d’instrument d’unification et de propagande. Elles croissent à mesure que l’homme est dépossédé de son monde et de sa vie. C’est l’enfant qui est la cible première de ces images car il s’agit d’étouffer la liberté dans son berceau. Il faut les rendre stupides et leur ôter toute forme de réflexion et de critique. Tout cela se fait bien entendu avec la complicité déconcertante de leurs parents qui ne cherchent même plus à résister face à la force de  frappe cumulée de tous les moyens modernes de communication. Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises nécessaires à l’asservissement de leur progéniture. Ils se dépossèdent de l’éducation de leurs enfants et la livrent en bloc au système de l’abrutissement et de la médiocrité.

    Il y a des images pour tous les âges et pour toutes les classes sociales. Et les esclaves modernes confondent ces images avec la culture et parfois même avec l’art. On fait appel aux instincts les plus sordides pour écouler les stocks de marchandises. Et c’est encore la femme, doublement esclave dans la société présente, qui en paye le prix fort. Elle en est réduite à être un simple objet de consommation. La révolte elle-même est devenue une image que l’on vend pour mieux en détruire le potentiel subversif. L’image est toujours aujourd’hui la forme de communication la plus simple et la plus efficace. On construit des modèles, on abrutit les masses, on leur ment, on crée des frustrations. On diffuse l’idéologie marchande par l’image car il s’agit encore et toujours du même objectif : vendre, des modes de vie ou des produits, des comportements ou des marchandises, peu importe mais il faut vendre.



 Chapitre XV : Les divertissements

« La télévision ne rend idiots que ceux    
qui la regardent, pas ceux qui la font. »

Patrick Poivre d’Arvor


public télévision 


    Ces pauvres hommes se divertissent, mais ce divertissement n’est là que pour faire diversion face au véritable mal qui les accable. Ils ont laissé faire de leur vie n’importe quoi et ils feignent d’en être fiers. Ils essayent de montrer leur satisfaction mais personne n’est dupe. Ils n’arrivent même plus à se tromper eux-mêmes lorsqu’ils se retrouvent face au reflet glacé du miroir. Ainsi ils perdent leur temps devant des imbéciles sensés les faire rire ou les faire chanter, les faire rêver ou les faire pleurer.
    On mime à travers le sport médiatique les succès et les échecs, les forces et les victoires que les esclaves modernes ont cessé de vivre dans leur propre quotidien. Leur insatisfaction les incite à vivre par procuration devant leur poste de télévision. Tandis que les empereurs de la Rome antique achetaient la soumission du peuple avec du pain et les jeux du cirque, aujourd’hui c’est avec les divertissements et la consommation du vide que l’on achète le silence des esclaves.



 Chapitre XVI : Le langage

 « On croit que l'on maîtrise les mots, mais ce sont les mots qui nous maîtrisent. »

Alain Rey


 bouche vendetta


    La domination sur les consciences passe essentiellement par l’utilisation viciée du langage par la classe économiquement et socialement dominante. Étant détenteur de l’ensemble des moyens de communication, le pouvoir diffuse l’idéologie marchande par la définition figée, partielle et partiale qu’il donne des mots.
    Les mots sont présentés comme neutres et leur définition comme allant de soi. Mais sous le contrôle du pouvoir, le langage désigne toujours autre chose que la vie réelle.
    C’est avant tout un langage de la résignation et de l’impuissance, le langage de l’acceptation passive des choses telles qu’elles sont et telles qu’elles doivent demeurer. Les mots travaillent pour le compte de l’organisation dominante de la vie et le fait même d’utiliser le langage du pouvoir nous condamne à l’impuissance.
    Le problème du langage est au centre du combat pour l’émancipation humaine. Il n’est pas une forme de domination qui se surajoute aux autres, il est le cœur même du projet d’asservissement du système totalitaire marchand.

    C’est par la réappropriation du langage et donc de la communication réelle entre les personnes que la possibilité d’un changement radical émerge de nouveau. C’est en cela que le projet révolutionnaire rejoint le projet poétique. Dans l’effervescence populaire, la parole est prise et réinventée par des groupes étendus. La spontanéité créatrice s’empare de chacun et nous rassemble tous.
   


 Chapitre XVII : L’illusion du vote et de la démocratie parlementaire

« Voter, c’est abdiquer. »
Élisée Reclus

 
parlement


    Pourtant, les esclaves modernes se pensent toujours citoyens. Ils croient voter et décider librement qui doit conduire leurs affaires. Comme s’ils avaient encore le choix. Ils n’en ont conservé que l’illusion. Croyez-vous encore qu’il existe une différence fondamentale quant au choix de société dans laquelle nous voulons vivre entre le PS et l’UMP en France, entre les démocrates et les républicains aux États-Unis, entre les travaillistes et les conservateurs au Royaume-Uni ? Il n’existe pas d’opposition car les partis politiques dominants sont d’accord sur l’essentiel qui est la conservation de la présente société marchande. Il n’existe pas de partis politiques susceptibles d’accéder au pouvoir qui remette en cause le dogme du marché. Et ce sont ces partis qui avec la complicité médiatique monopolise l’apparence.  Ils se chamaillent sur des points de détails pourvu que tout reste en place. Ils se disputent pour savoir qui occupera les places que leur offre le parlementarisme marchand. Ces pauvres chamailleries sont relayées par tous les médias dans le but d’occulter un véritable débat sur le choix de société dans laquelle nous souhaitons vivre. L’apparence et la futilité dominent sur la profondeur de l’affrontement des idées. Tout cela ne ressemble en rien, de près ou de loin à une démocratie.
    La démocratie réelle se définit d’abord et avant tout par la participation massive des citoyens à la gestion des affaires de la cité. Elle est directe et participative. Elle trouve son expression la plus authentique dans l’assemblée populaire et le dialogue permanent sur l’organisation de la vie en commun. La forme représentative et parlementaire qui usurpe le nom de démocratie limite le pouvoir des citoyens au simple droit de vote, c'est-à-dire au néant, tant il est vrai que le choix entre gris clair et gris foncé n’est pas un choix véritable. Les sièges parlementaires sont occupés dans leur immense majorité par la classe économiquement dominante, qu’elle soit de droite ou de la prétendue gauche social-démocrate.
    Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire. Il est tyrannique par nature, qu’il soit exercé par un roi, un dictateur ou un président élu. La seule différence dans le cas de la « démocratie » parlementaire, c’est que les esclaves ont l’illusion de choisir eux-mêmes le maitre qu’ils devront servir. Le vote a fait d’eux les complices de la tyrannie qui les opprime. Ils ne sont pas esclaves parce qu’il existe des maitres mais il existe des maitres parce qu’ils ont choisi de demeurer esclaves.



 Chapitre XVIII : Le système totalitaire marchand

« La nature n’a créé ni maîtres ni esclaves,
Je ne veux ni donner ni recevoir de lois. »
Denis Diderot


 satelite


    Le système dominant se définit donc par l’omniprésence de son idéologie marchande. Elle occupe à la fois tout l’espace et tous les secteurs de la vie. Elle ne dit rien de plus que : « Produisez, vendez, consommez, accumulez ! » Elle a réduit l’ensemble des rapports humains à des  rapports marchands et considère notre planète comme une simple marchandise. Le devoir qu’elle nous impose est le travail servile. Le seul droit qu’elle reconnait est le droit à la propriété privée. Le seul dieu qu’elle arbore est l’argent.
    Le monopole de l’apparence est total. Seuls paraissent les hommes et les discours favorables à l’idéologie dominante. La critique de ce monde est noyée dans le flot médiatique qui détermine ce qui est bien et ce qui est mal, ce que l’on peut voir et ce que l’on ne peut pas voir.

    Omniprésence de l’idéologie, culte de l’argent, monopole de l’apparence, parti unique sous couvert du pluralisme parlementaire, absence d’une opposition visible, répression sous toutes ses formes, volonté de transformer l’homme et le monde. Voila le visage réel du totalitarisme moderne que l’on appelle « démocratie libérale » mais qu’il faut maintenant appeler par son nom véritable : le système totalitaire marchand.

    L’homme, la société et l’ensemble de notre planète sont au service de cette idéologie. Le système totalitaire marchand a donc réalisé ce qu’aucun totalitarisme n’avait pu faire avant lui : unifier le monde à son image. Aujourd’hui, il n’y a plus d’exil possible.



Chapitre XIX : Perspectives


 le pouvoir n'est pas à conquérir, il est à detruire


    A mesure que l’oppression s’étend à tous les secteurs de la vie, la révolte prend l’allure d’une guerre sociale. Les émeutes renaissent et annoncent la révolution à venir.

    La destruction de la société totalitaire marchande n’est pas une affaire d’opinion. Elle est une nécessité absolue dans un monde que l’on sait condamné. Puisque le pouvoir est partout, c’est partout et tout le temps qu’il faut le combattre.

    La réinvention du langage, le bouleversement permanent de la vie quotidienne, la désobéissance et la résistance sont les maîtres mots de la révolte contre l’ordre établi. Mais pour que de cette révolte naisse une révolution, il faut rassembler les subjectivités dans un front commun.

    C’est à l’unité de toutes les forces révolutionnaires qu’il faut œuvrer. Cela ne peut se faire qu’à partir de la conscience de nos échecs passés : ni le réformisme stérile, ni la bureaucratie totalitaire ne peuvent être une solution à notre insatisfaction. Il s’agit d’inventer de nouvelles formes d’organisation et de lutte.

    L’autogestion dans les entreprises et la démocratie directe à l’échelle des communes constituent les bases de cette nouvelle organisation qui doit être antihiérarchique dans la forme comme dans le contenu.

    Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire.




Chapitre XX : Épilogue
 
« O Gentilshommes, la vie est courte… Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des rois. »

William Shakespeare
SOURCE

lance pierre contre police

émeutes coktail molotov

explosion parlement


Jean-François Brient
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Published by Marie Rêveuse - dans Comment va le monde
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 19:57

http://www.linternaute.com/nature-animaux/geologie/photo/reflets-dans-la-nature/image/calme-plat-281836.jpgSouvent, dans les situations de conflits, on se trouve bloqué face à des arguments auxquels on ne trouve pas de réponse satisfaisante. Si l'on change de sujet tout de suite, dès que l'on sent que le ton risque de monter, l'autre peut, encore une fois, s'en trouver déstabilisé et nous suivre dans cette nouvelle direction.
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Published by Marie Rêveuse - dans Eviter les conflits
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 16:42


http://www.altermonde-sans-frontiere.com/local/cache-vignettes/L430xH602/Affiche_Food_Inc_France-8a6a7.jpgSorti au cinéma le 2 décembre. Food.Inc décortique les rouages d'une industrie qui altère chaque jour notre environnement et notre santé. Des immenses champs de maïs aux rayons colorés des supermarchés, en passant par des abattoirs insalubres, un journaliste mène l'enquête pour savoir comment est fabriqué ce que nous mettons dans nos assiettes. Derrière les étiquettes pastorales de "produits fermiers", il découvre avec beaucoup de difficulté le tableau bien peu bucolique que les lobbys agro-alimentaires tentent de cacher : conditions d'élevage et d'abattage du bétail désastreuses, collusion entre les industriels et les institutions de régulation, absence de scrupules environnementaux, scandales sanitaires...

Éleveurs désespérés, experts indépendants, entrepreneurs intègres et défenseurs du droit des consommateurs esquissent, chacun à leur manière, le portrait d'une industrie qui sacrifie la qualité des produits et la santé de ses clients sur l'autel du rendement. Découvrez les premières images du film et toutes les informations sur www.foodinc-lefilm.com

(Extrait du film)


détails Pour sa sortie, de nombreux débats sont organisés sur Paris. Retrouvez toutes les dates www.foodinc-lefilm.com. Pour organiser des projections et des débats dans votre région, n’hésitez pas à contacter l’équipe de distribution du film à l’adresse ctvint@ctvint.fr ou au 01 53 40 99 67.




Volailles « Le Gaulois » : les consommateurs induits en erreur par des publicités champêtres

Dans les publicités vantant les viandes de poulets « Le Gaulois », les images de quelques oiseaux dansant en granges paillées devant des paysages bucoliques contrastent dramatiquement avec la morne vie des poulets élevés intensivement en bâtiments industriels par le groupe volailler LDC. Dans ces publicités diffusées à la télévision et vantant les mérites de volailles 100% françaises, les conditions de vie des poulets en élevage sont illustrées par des images correspondant aux garanties de bien-être animal offertes aux oiseaux dans les systèmes d’élevage alternatifs ou labellisés (Label Rouge, Agriculture Biologique) :

  • élevages en faible densité
  • perchoirs
  • nids de paille
  • accès des oiseaux au plein-air (suggéré dans « Extra Tendre Le Gaulois »)

Avec 31 sites de production en France (abattage, transformation, découpe) et un chiffre d’affaires de 1,949 millions d’euros, LDC est le n°1 français de l’industrie de la volaille, commercialisant principalement des poulets issus d’élevages intensifs en bâtiments fermés - le plus souvent aveugles - où les oiseaux ne disposent d’aucun perchoir, d’aucun nid, et d’aucun accès à l’extérieur. En élevage industriel, la durée de vie des oiseaux est typiquement de 42 jours, et la densité maximale peut atteindre jusqu’à 24 poulets/m2.

Aussi, pour Ghislain Zuccolo, directeur de la Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF) « ces publicités sont de nature à induire gravement le consommateur en erreur sur les conditions d’élevage des poulets commercialisés sous la marque « Le Gaulois ». Elles déploient une imagerie trompeuse, très éloignée des réalités de l’élevage moderne et proche de la désinformation. Nous portons plainte pour publicité mensongère ».

La PMAF a adressé une plainte auprès du Jury de Déontologie Publicitaire (ARRP), ainsi qu’un signalement auprès de la Direction Générale de la Concurrence, Consommation et Répression des Fraudes (DGCCRF).

 

 

Si vous souhaitez vous inscrire à la newsletter, (La lettre d'information de la Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF) cliquez ici

 

 

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Published by Marie Rêveuse - dans Respect en toute chose
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 16:38
http://www.weplug.com/images_1/51acd3daf27b06908cda5182e01353b620090403115219.jpgEn baissant le ton, on oblige l'autre à prêter attention à notre voix. Ce faisant, il porte également attention à nos propos. A l'inverse, l'escalade des hurlements aboutit à l'effet contraire: à force de vociférer, on ne s'écoute plus. Mieux vaut, cependant, essayer de garder toujours un ton et un niveau sonore égaux.
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Published by Marie Rêveuse - dans Eviter les conflits
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