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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 11:27
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Published by Marie Rêveuse - dans Respect en toute chose
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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 09:28

Ils ont dit...

“La paresse est le refus de faire non seulement ce qui vous ennuie, mais encore cette multitude d’actes -tissu de la vie, qui sans être à proprement parler ennuyeux, sont tous inutiles ; alors la paresse doit être tenue pour une des manifestations les plus sûres de l’intelligence.”
Henry de MONTHERLANT, Carnets.


“La majorité des salariés ne veulent pas travailler. Ils ont raison. Aristote le disait déjà : “Le travail tend au repos, et non le repos au travail.” Il n’y a que les patrons qui croient qu’on se repose la nuit pour pouvoir travailler toute la journée, qu’on se repose le week-end pour pouvoir travailler toute la semaine, qu’on se repose durant les vacances pour pouvoir travailler toute l’année... Et qu’on se repose pendant la retraite pour pouvoir travailler... toute la mort ? Leur modèle atteint ici sa limite ! La vérité, que sentent d’instinct la plupart des salariés, surtout les plus jeunes, est à l’inverse : on travaille toute la journée pour pouvoir avoir un toit où dormir, on travaille toute la semaine pour profiter de ses week-ends, on travaille toute l’année pour pouvoir se payer des vacances, on travaille toute la vie pour pouvoir profiter de la retraite... Le travail tend au loisir, et non pas le loisir au travail.” André COMTE-SPONVILLE, Génération 3 n°35 Avril 2005.


“L’oisiveté est la mère de la philosophie.”Thomas HOBBES, Léviathan (1651).


“Jéhovah... donna à ses adorateurs le suprême exemple de la paresse idéale ; après six jours de travail, il se reposa pour l’éternité.” Paul LAFARGUE, Le droit à la paresse (1883).

 

 


“Dans la lignée du turbulent gendre de Marx, Paul Lafargue, je soutiens le droit à la paresse. Certains gauchistes jappent en faveur du plein-emploi. J'aspire au plein-chômage, comme les surréalistes - sauf que je ne plaisante pas, moi. Les sectes trotskistes militent au nom d'une révolution permanente. Ma cause est celle de la fête permanente.” Bob BLACK, L'abolition du travail.


“Il faut en France beaucoup de fermeté et une grande étendue d’esprit pour se passer des charges et des emplois, et consentir ainsi à demeurer chez soi et à ne rien faire.” LA BRUYERE, Les Caractères (1688).


“La société populaire de Mayenne demande que les célibataires, les prêtres et tous les individus dont l’oisiveté atteste les sentiments antirépublicains soient exclus de toute fonction publique.”
Procès-verbal de la Convention nationale, 15 floréal, an II ; cité dans Jean Borie, Le Célibataire français (1976).

 

 

“Sisyphe aussi existe dans la vie, sous nos yeux, s’acharnant à briguer devant le peuple les faisceaux et les haches et se retirant toujours vaincu et triste. Car rechercher le pouvoir qui n’est que vanité et que l’on n’obtient point, et dans cette poursuite s’atteler à un dur travail incessant, c’est bien pousser avec effort au flanc d’une montagne le rocher qu’à peine hissé au sommet retombe et va rouler en bas de la plaine.” LUCRECE, De natura rerum.


“Le travail y’en a pas beaucoup, faut le laisser à ceux qu’aiment ça.”
COLUCHE, Sois fainéant.


" ... Cette fois-ci, pourtant, je viens en tant que Dionysos victorieux, qui va mettre le monde en vacances ... Mais je n'ai pas beaucoup de temps."
F. NIETZSCHE (dans sa dernière lettre folle à Cosima Wagner)


“C’est pour parvenir au repos que chacun travaille ; c’est encore la paresse qui nous rend laborieux.” ROUSSEAU, Essai sur l’origine des langues.

 

 



“Un paresseux est un homme qui ne fait pas semblant de travailler.”
Alphonse ALLAIS, Œuvres anthumes.


“Ah ! me répandre par terre comme une bouse et ne plus bouger !” Samuel BECKETT, Tous ceux qui tombent (1957).


“J’aime recevoir des lettres anonymes parce que je n’ai pas à répondre.”
Jean DUTOURD dans Télé 7 jours, 1982.

 

 

“Vous n’avez pas besoin d’essuyer votre couteau pour couper le pain de la table, parce qu’après avoir coupé une ou deux tranches il se trouvera essuyé de lui-même.”
Jonathan SWIFT, Instructions aux domestiques.


“Paresse : habitude de se reposer avant la fatigue.” Jules RENARD, Journal.


“Si tu veux avoir peu de temps, ne fais rien.” Anton TCHEKOV, Carnet de Notes.

 

 


" Paresseux en toutes choses, hormis en aimant et en buvant, hormis en paressant." LESSING.


“Aussi, je vous le dis : Ne vous inquiétez pas de la vie ou de trouver de quoi manger, ni du corps et de ses habits. La vie n’est-elle pas plus qu’une affaire de nourriture, et le corps qu’une question de vêtements ? Observez les oiseaux dans le ciel : ils ignorent les semailles et les moissons, ils ne songent pas à faire des réserves de nourriture, et pourtant votre Père dans les cieux veille à les nourrir. Ne valez-vous pas mieux ?” Évangile selon saint Matthieu, 6, 25-26.


“La propension des Bachkirs pour la paresse [les Bachkirs sont des pasteurs semi-nomades du versant asiatique de l'Oural] ; les loisirs de la vie nomade, les habitudes de méditation qu'elles font naître chez les individus les mieux doués communiquent souvent à ceux-ci une distinction de manières, une finesse d'intelligence et de jugement qui se remarquent rarement au même niveau social dans une civilisation plus développée... Ce qui leur répugne le plus, ce sont les travaux agricoles ; ils font tout plutôt que d'accepter le métier d'agriculteur” L'agriculture est, en effet, la première manifestation du travail servile dans l'humanité. Selon la tradition biblique, le premier criminel, Caïn, est un agriculteur. Paul LAFARGUE, Éloge de la paresse, citant M. F. Le Play, Les Ouvriers européens (1885).

 

 

 

 

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Published by Marie Rêveuse - dans Philosophie-Spiritualité
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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 08:37
Un lecteur a été interpellé par le message précédent. C'est pour cela que j'ai envie de parler d'Eckhart Tolle. (Et je ne suis pas la seule)
Vous pourrez trouver ici qui il est.
Ce que beaucoup appelle "Dieu", Eckhart Tolle l'appelle l'"Etre". Le mot "Dieu" s'est vidé de son sens, car on en a abusé pendant des millénaires. C'est devenu un concept fermé. Dès qu'il est prononcé, une image mentale se crée. Or le mot "Etre" n'explique rien. Personne ne peut déclarer être l'unique détenteur de l'Etre, car il s'agit de notre essence même et que celle-ci nous est accessible immédiatement sous la forme de la sensation de sa propre présence, de la réalisation de ce "Je suis" qui précède le "Je suis ceci ou cela".
Pour en savoir plus, quelques explications
ici

Et si vous voulez faire un exercice, cliquez ici



Max Kab: Meditation

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 17:34

" Vous vous demandez peut-être : "Cette voix dans ma tête, n'est-ce pas moi-même ? N'est-ce pas MOI qui pense mes pensées ?" Vous pouvez y répondre par vous-même. Si cette voix est vous, ALORS QUI L'ÉCOUTE ? "


" Je ne crée pas mes pensées ; ce sont elles qui me créent - jusqu'à ce que je les mette en doute."

Byron Katie
J'ai besoin que tu m'aimes - est-ce vrai ?
Ed Guy Trédaniel
p 28 et 41

Pris sur ce blog



Jastorff Gunda "Je réfléchi"

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 10:13
Ces dernières journées et l'actualité peu reluisante ont fait de moi quelqu'un d'un peu morose. Je me suis replongée dans mes livres de chevet que j'avais abandonnés depuis quelque temps. Ce sont de vraies bouées de secours et beaucoup d'apaisement.


"Avant d'essayer de changer ce que vous regardez,
vérifiez ce à travers quoi vous regardez"

La journée était magnifique. Le soleil brillait. J'avais roulé près de 500 Km pour aller la voir. Agée de 94 ans, elle était restée dans la même pièce depuis presque huit mois. Comme j'étais son premier petit -fils, elle était vraiment heureuse de me voir. Après nous être mis l'un l'autre au courant des dernières nouvelles, nous sommes restés assis sans parler au bord du lit. Finalement, ce fut elle qui brisa le silence en se plaignant de la grisaille de la journée.
Vu la belle journée, je fus surpris de l'entendre dire cela. En me tournant vers la fenêtre, je remarquais cependant que le carreau ne devait pas avoir été lavé depuis un an. Lorsque je le lui notai, elle se mit à ricaner: "Quand l'œil est sale, le monde l'est aussi"
Il en va de même pour notre mental et notre coeur, car notre moi est la seule fenêtre qui donne sur la vie. Et souvent nous souffrons des humeurs d'une fenêtre sale qui nous laisse croire que le monde coloré est gris.

La véritable raison d'être des relations est de nous aider les uns les autres à garder notre esprit et notre coeur propres. On peut comparer le travail intérieur à l'art ordinaire du lavage de vitres.

 

  • Restez tranquillement assis jusqu'à ce que vous vous sentiez centré.
  • Puis servez-vous de votre respiration pour "laver" les idées de votre cerveau.
  • Respirez normalement et "lavez" la pellicule de saleté déposée sur votre coeur.
  • Respirez profondément et "lavez" les illusions présentes sur votre rétine.



 

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Published by Marie Rêveuse - dans Philosophie-Spiritualité
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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 15:01

 La scène se déroule dans le centre-ville de Vienne (Isère), mardi en fin de matinée, une heure et demie avant l'arrivée de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat visite une usine à ce moment-là, et il est attendu ensuite dans la salle des fêtes de Vienne, pour  participer à une table ronde sur "la modernisation de l'économie française". Des militants veulent manifester aux abords. Certains du PS, d'autres du PCF, d'autres encore de la la LCR. Ils sont environ 150 à 200, selon un journaliste présent. Mais il y a également énormément de policiers en civil, sur la place et dans toutes les rues avoisinantes. Normal pour une visite présidentielle. Sauf que le journaliste présent constate que les policiers sont en train de contrôler et fouiller les militants, et surtout de saisir tous leurs tracts, leurs autocollants, et même leurs journaux. Celui-ci a Rouge dans son sac ? Saisi. Celui-là l'Huma à la main ? Saisi également. Quelques jeunes gens de la LCR refusent de remettre leurs tracts, ils sont alors menottés et embarqués. Sous l'objectif d'un photographe...



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Published by Marie Rêveuse - dans Comment va le monde
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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 10:57
En fait, pour l'instant, je n'ai eu qu'un contrat de deux jours!! A voir sa prolongation si l'administration reçoit un nouvel arrêt maladie de celui que je remplace....ou d'autres. Je suis épuisée par ces deux journées et je comprend ces arrêts constants.
Suite à l'incendie, les jeunes sont maintenant plus nombreux par chambre, les petits et les grands mélangés. L'ambiance est électrique. Les jeunes sont déchaînés, insolents et vulgaires comme jamais. Très difficile à supporter cette musique sur téléphones portables à longueur de journée.
Beaucoup sont en fugue.
Hier matin je suis allée à l'hôpital récupérer un jeune qui était tombé dans le coma
la veille, suite aux inhalations de fumées.
Hier soir, les pompiers sont revenus. Suite à une bagarre, un autre jeune a eu une crise d'asthme impossible à calmer. Quelques uns en ont profité pour provoquer les pompiers.
La direction a l'air de continuer sa vie comme s'il ne s'était rien passé. Les jeunes n'ont aucune information sur leurs affaires disparues dans l'incendie. On leur a juste répondu que leur question était indécente au regard des vies qui auraient pu être perdues. Finalement, certains sont arrivés à ouvrir des fenêtres par l'extérieur pour aller récupérer quelques
biens.
Je crois que plus que les bruits et la violence, c'est cette inertie qui me fatigue. Ce n'est pas seulement un manque de moyens financiers qui crée cette situation mais tout autant un manque de volonté.
Pour rassurer, dialoguer, écouter, il n'y a pas besoin d'argent.
Des élus, médecins, pharmaciens  viennent régulièrement manger au centre à midi avec la direction, dans la même salle que les jeunes et les éducateurs certes,  sauf qu'ils sont derrière un paravent. Belle image qui montre quoi? Avant hier une élue a fait un tour dans le centre mais on lui a montré la chambre la moins vétuste.
Si j'y retourne, je vais demander aux éducateurs, s'ils sont d'accord, que l'on fasse un courrier  signé par tous et remis à la mairie. Nous sommes dans une ville où des bâtiments sont construits pour le prestige et par ailleurs, des institutions ressemble à des taudis.

On vient de m'appeler pour un poste à mi-temps d'éducatrice à trente km d'ici. Je n'ai pas droit à un CAE.
 
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Published by Marie Rêveuse - dans Souvenirs
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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 09:46

On m'avait dit que plus on avançait vers la fin de l'année scolaire, plus les jeunes devenaient terribles. Il faut avouer que c'est vrai. C'est la même chose qu'il y a un mois mais en pire. Les locaux sont régulièrement dégradés, vitres cassées remplacées par du contre plaqué, papiers peints qui tombe en lambeaux.
Hier, un début d'incendie a pris dans une couverture et le rideau arraché d'une la salle TV. Des coussins de canapé éventré, on ne voyait plus le sol recouvert de mousse synthétique.
En soirée, j'emmène 9 garçons jouer à la plage. J'aperçois une fumée très noire s'élever du centre. Je me rapproche, de grosses flammes sortent d'une chambre. Le temps que les pompiers arrivent et oeuvrent, toute une aile du bâtiment est dévastée. Nous avons attendu un bon moment dans la cour puis réorganiser les couchages.
Beaucoup disent que celui qui a fait le coup est le même que celui qui avait craché sur un éducateur et rayé sa voiture. Il avait été expulsé un temps mais est revenu plus déterminé. Il ne supporte plus ce lieu.
Même si son acte est répréhensible, je le comprends. La direction ne voit que l'aspect juridique mais en ce qui concerne l'éducatif rien n'est organisé et coordonné pour qu'ils passent un mercredi agréable. Les jeunes tournent en rond dans les couloirs, se battent, s'insultent. Je leur ai proposé plusieurs activités mais n'ont envie de rien.

Il n'y a qu'avec mon groupe des plus jeunes que je peux avoir un échange. Pour le soir, j'avais pris des livres de philo pour la jeunesse et ça les a intéressé que l'on discute sur la peur. Difficile de les concentrer plus d'un  quart d'heure sans chahut mais il ne faut pas trop en demander.

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Published by Marie Rêveuse - dans Souvenirs
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 23:22

Il existe 2 ordres, 2 systèmes de valeurs


L'un, officiel, est destiné au bon peuple
L'autre, officieux, est destiné aux membres des classes dirigeantes

Pour les uns, on prône le respect de la nature, le respect des autres, la tolérance, la gentillesse et la générosité

Pour les autres, il est bien compris que la gentillesse est synonyme de bêtise, et la générosité est une preuve de naïveté
Quant au respect de la nature et des individus, ils ne doivent être pris en compte que dans les rares cas ou cela n'entre pas en contradiction avec la maximisation du profit

Ces dernières années ont vu s'instituer une divergence croissante entre d'un coté:
l'ordre défini par la loi,les valeurs humanistes prônées au public
et de l'autre coté:
l'ordre avéré dans la réalité, les valeurs dictées par les nécessités du pouvoir et du profit économique.

Le premier ordre, celui officiellement proclamé, s'applique au "monde d'en-bas": le public, les citoyens ordinaires.
Le second ordre, celui qui régit réellement la société, s'applique au "monde d'en-haut": les détenteurs du pouvoir économique et les organisations.

Des lois conçues pour ne pas être appliquées

Une application typique de ce principe est de faire voter une loi qui répond aux attentes des citoyens et qui va dans le sens de l'intérêt général: protection des libertés et des droits individuels, protection écologique, protection du consommateur, législation du travail et droits des salariés, etc...
Mais dans la pratique, les moyens financiers et humains alloués à l'application de la loi seront largement et délibérément insuffisants.

Par exemple en France, le législateur a créé la Commission Informatique et Libertés (CNIL) pour protéger les libertés individuelles contre les fichiers informatiques abusifs.
Mais dans le même temps, le budget alloué à la CNIL ne lui permet de payer qu'une vingtaine d'inspecteurs (dont seulement 2 informaticiens!) pour surveiller l'ensemble des administrations et entreprises françaises. En 22 ans et sur 33.000 plaintes, la CNIL n'a délivré que 47 avertissements et n'a transmis que 16 affaires à la Justice.

Même en cas de poursuites, la peine encourue se limite à une amende dérisoire comparée au pouvoir et aux profits rendus possibles par les fichiers illicites.

A l'inverse, un citoyen ordinaire qui jouerait au pirate informatique à l'encontre d'une multinationale est assuré d'être condamné à la prison et à une forte amende.


2 poids, 2 mesures


C'est aujourd'hui une évidence pour tout le monde qu'il existe deux poids et deux mesures, selon que l'on soit riche et puissant, ou que l'on soit un citoyen ordinaire.
Un exemple récent est la condamnation à la prison de José Bové pour avoir arraché des plants de maïs transgénique, alors que des hommes politiques et des chefs d'entreprise bénéficient de l'impunité pour de graves affaires de corruption, détournement de fonds, malversations, ou encore pour des crimes contre l'environnement.

La règle générale est que pour les dirigeants et les organisations du pouvoir économique, on laisse la liberté totale de s'enrichir en exploitant et en détruisant des vies par la misère ou la pollution.
On leur accorde aussi la liberté de détruire la nature, les forêts, les paysages, la bio-diversité, condamnant du même coup notre avenir et celui des générations futures, perpétrant ainsi un crime contre l'humanité et contre le monde vivant dans son ensemble.

Pour les autres, pour le petit contribuable soupçonné d'avoir fraudé le fisc d'une somme dérisoire, pour le contrevenant au code de la route ou à l'une des nombreuses réglementations s'appliquant au citoyen ordinaire, on prévoit des peines rigoureuses et des agents administratifs efficaces et en grand nombre.

Aux uns, on accorde toujours plus de "déréglementation" et de "libéralisme".
Pour les autres, on prévoit une réglementation toujours plus abondante et contraignante.

Ainsi le citoyen ordinaire doit avoir un pot catalytique sur sa voiture, il doit passer un contrôle technique pour avoir un véhicule sûr et non-polluant.
Il doit trier ses déchets.

Dans le même temps, les normes de pollution industrielle sont laxistes, les transporteurs routiers font rouler au-delà des heures réglementaires des camions polluants et dangereux, et les armateurs font circuler des poubelles flottantes sur les océans.

Le citoyen doit respecter des normes scrupuleuses pour obtenir le permis de construire de sa maison, alors que l'industriel peut enlaidir l'environnement avec ses usines ou ses hypermarchés construits au moindre coût et donc sans aucun soucis d'esthétique ou d'intégration dans l'environnement.

Le citoyen ordinaire ne doit pas non plus causer de nuisances sonores, alors que les entreprises de travaux publics peuvent empoisonner librement la vie des personnes avec le bruit de leurs machines de chantier.

De même, la vente de drogue par des petits trafiquants est sévèrement réprimandée, mais les industries agro-alimentaires et pharmaceutiques ont toute la liberté d'empoisonner des populations entières avec:
- les tranquillisants et les somnifères dont l'effet d'accoutumance est similaire aux drogues dures
- les médicaments aux effets secondaires reconnus
- les pesticides répandus dans l'environnement et dans l'eau
- les produits chimiques cancérigènes présents dans l'alimentation
- les viandes frelatées et saturées en hormones, antibiotiques, et anxiolytiques
- les OGM dont l'innocuité est loin d'être prouvée


2 morales


Le citoyen ordinaire est invité à respecter la faune et la flore lorsqu'il se trouve dans un site naturel.
Mais dans le même temps, des décharges industrielles illégales sont tolérées, et des sites naturels magnifiques sont saccagés pour l'exploitation forestière, ou pour des projets immobiliers ou industriels.

Le citoyen ordinaire est encouragé à la tolérance, au respect des autres.
Mais pour les dirigeants économiques, la vie humaine est évaluée en dollars, et sa valeur estimée est négative pour les personnes "à la charge de la société".


http://www.syti.net/TwoWorlds.html


Ceux qui vivent dans le monde d'en bas, c'est à dire nous tous, le savons
Et l'acceptons
Nous acceptons ce double régime de la loi et de la morale, et nous nous plions sans un mot, sans une ride d'outrage contre ce viol fait à l'Homme et ses enfants
Voire même, débattons longuement et condamnons le "provocateur" (qu'ils disent) de la loi et de la morale, qui ose ne pas avoir peur de la loi, et qui décide comme un acte fondateur de vie, VIVRE !!


Comme cela est inquiétant
Comment mobiliser ces sentinelles à l'ombre d'internet, pour sauver l'âme de la France et du monde, si demain toutes les lois pour éteindre et réprimer le mouvement de révolte, intiment l'ordre de ne pas constituer de groupe supérieur à trois, sous peine d'emprisonnement ?

Désolée, je fais partie de ceux qui font
Ma tante, chaussait à trois heures du matin ses skis de fond en bois si lourds, pour partir dans la nuit et le froid, parcourir des kilomètres à travers la montagne pour se rendre à son rendez vous, et remettre un pli aux résistants du fascisme
Et elle ne s'est pas posée la question, petite juive traquée par la Gestapo, de savoir si elle pouvait, mais si elle devait le faire en son âme et conscience
Peut être qu'elle était une grande provocatrice de l'ordre établit par la France collabo
Peut être qu'elle était simplement une femme pour qui sa pensée n'avait de force et de légitimité, que parce qu'elle donnait vie à ses actes
Demain, parce qu'il est déjà là, il n'y aura que de l'ordre établit pour nous faire peur et taire
Et elle était seule dans sa montagne, et elle n'avait pas internet pour s'interroger sur la bienséance de ses actes, et prendre la température de l'avis de tous


Ma montagne à moi, c'est de faire comme je pense
Oui, je refuse de payer des impôts sur le revenu (et n'oublions pas que 40% de l'impôt total, c'est de la TVA et 19% de l'impôt sur le revenu)pour valider les actions d'un état mené par un gouvernement vendu aux élites !
Je refuse d'être frappée (c'est exactement l'expression fiscale)par l'impôt, pour payer le budget de la défense des élites
Je refuse de payer pour le budget de la sécurité et la justice des élites
Je refuse de payer pour le budget de l'industrie des élites
Je refuse de payer pour l'environnement des élites
Je refuse de payer pour un service public liquidé et abandonné aux entreprises privées
Elites qui nous méprisent et nous vouent à la perte de tout, dans un grand éclat de rire, éclat d'obus !
D'autant que comme vous, j'alimente déjà la machine à tuer, avec la TVA !!
C'est vrai, que l'on est toujours seul face à ses choix
Et dans la nuit, le froid, la montagne est effrayante !!


Et puis peut être, lorsque vous faites une guerre politique, je ne suis moi que dans une guerre de dignité !!
Et si la politique peut s'offrir le luxe de s'affranchir de l'action, la dignité ne s'inscrit que dans l'action


Et comme le dit si bien Mark Twain :
"À tous ces fous. Ces inadaptés. Ces rebelles. Ces « faiseursdetroubles ». Ces metteurs de chevilles rondes dans les trous carrés. Ceux qui voient les choses différemment. Ils ne s’adaptent pas aux règles. Et n’ont aucun respect pour le statut quo. Vous pouvez les encenser, les contredire, les citer, ne pas les croire, les glorifier ou les endiabler. Mais à peu près la seule chose que vous ne pouvez faire est de les ignorer. Parce qu’ils changent les choses, ils inventent, ils imaginent, ils guérissent, ils explorent, ils créent, ils inspirent. Ils poussent la race humaine en avant. Peut-être qu’ils se doivent d’être fous. Comment autrement pourriez-vous demeurer face à une toile blanche et y voir une œuvre d’art ? Ou s’asseoir dans le silence et entendre une chanson qui n’a jamais été écrite ? Ou apercevoir la planète rouge et y voir un laboratoire sur roulette ?


Certains les voient comme des fous, certains les voient comme des génies. Parce que les gens qui sont suffisamment fous pour croire qu’ils peuvent changer le monde, sont ceux qui le font.

 

ParArthénice (Cliquer sur "par")

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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 06:14
Vendredi soir, c'était l'assemblée générale du yoga. Allez, il en faut, je fais désormais partie du conseil d'administration. La soirée s'est terminée autour de la table au son du synthétiseur d'un adhérent et de sa chanteuse. Difficile de me mettre dans l'ambiance au vue des morceaux. Nous avons eu droit à "A la queue leu leu" et "On a pas tous les jours vingt ans". Pour le coup, le yoga ne rajeunit pas toujours!!

Hier après-midi, balade en vélo à travers les petites routes de campagne et le soir, barbecue.
Hummmm! Quelles étaient bonnes ces brochettes faites par mes petites mains délicates! Agneau/tomate/poivron/oignon et dinde/kiwi/orange/banane. Bon, comme d'habitude c'est Môssieur qui était au grill et il fût bien content du résultat grâce à son feu de sarments.


A 22 heures, il faisait encore bon, pas de vent, pas de bruit.
La table débarassée, j'ai rêvassé devant les bougies.

On a demandé au Daila Lama:
"Qu'est ce qui vous surprend le plus dans l'humanité?"
Il a répondu:
"Les hommes...parce qu'ils perdent la santé pour accumuler de l'argent, ensuite ils perdent de l'argent pour retrouver la santé.
Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte qu'ils finissent par non vivre ni le présent, ni le futur.
Ils vivent comme s'ils n'allaient jameis mourir...
...Et meurent comme si ils n'avaient jamai vécu."
 


A 10 heures, répétition de danse orientale...
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