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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 08:58
Enseignements du lundi 18 août après-midi



Question:

Comment aider quelqu'un atteint de la maladie d'Alzheimer ?

 

Réponse du Dalai Lama :

 

Je ne suis pas un expert mais je dirai qu’il faut entourer la personne et lui montrer son affection.

 

 

Quelle est notre part de liberté si les causes s’enchaînent ?

 

Le principe même de cause à effet est précisément ce qui permet d’agir sur les choses. L’impermanence des choses permet d’intervenir, de changer les choses. La loi de causalité ne signifie pas que les choses sont déterminées. Peut être que, pour les objets inanimés, on peut dire que les lois sont « automatiques », car le choix n’intervient pas dans les processus de transformation, mais pour ce qui est soumis à la loi karmique, nos actions, nos choix, influencent le cours de notre vie présente et de nos vies futures.

Egalement, tout dépend de la façon dont nous examinons les choses, à court ou à long terme. Si c’est avec sagesse, c’est-à-dire à long terme, le processus de conscience nous rend architecte de notre propre vie.

 

 

Comment l’éducation des enfants peut elle enseigner que l’attachement au moi et au mien est un poison ?

 

Je pense que l’attachement est biologiquement une émotion nécessaire, inscrite dans notre patrimoine humain. Nous en avons besoin pour rassembler les conditions utiles à notre survie. Quelqu’un qui serait dépourvu d’attachement et de colère, sans doute ne survivrait il pas. Il faut acquérir la sagesse, la compréhension que ce sont des facteurs de survie.

Pour un jeune enfant qui n’a pas encore les capacités de raisonnement nécessaire à comprendre cela, il est naturel qu’il éprouve ces pulsions et, à ce moment là, pour préparer l’avenir, il est important qu’il bénéficie d’affection constante et d’un environnement ou l’amour règne. Et, plus tard, viendra l’éducation, le temps de cultiver les valeurs de compassion et d’altruisme. Je crois que ce processus est permis au cours de l’existence mais qu’au plus jeune âge, il est normal que l’attachement puisse même engendrer un peu de colère de temps en temps.

 

 

Quelle est la place des femmes dans le bouddhisme ?

 

Au départ, le bouddha a donné l’égalité aux hommes et aux femmes, cependant, il y avait une ordination pour les hommes et une pour les femmes, mais les hommes étaient assis devant les femmes. On dit aussi que les 100 dernier kalpas du cycle des résurrections sont des vies d’hommes.

La capacité d’Eveil est absolument égale chez les hommes et chez les femmes. Il y a donc des bouddhas hommes et femmes.


Historiquement, au début, les tribus étaient isolées les unes des autres et puis, quand elles ont grandi et qu’elles ont du se partager des choses, des territoires, des richesses, il a fallu nommer des chefs. Naturellement, dans ce type de société, celui qui pouvait faire régner l’ordre devait régner par la force, d’où une succession de règnes males.

Ceci dit, à mesure que l’on a évolué vers des sociétés modernes, basées sur l’éducation, avec moins de luttes physiques, on s’approche d’une égalité des hommes et des femmes dans le pouvoir. Cependant, l’éducation ne suffit pas. Nous avons besoin d’une société altruiste et compatissante.

Et là, on s’aperçoit que, biologiquement, les femmes, les mères, sont plus naturellement soucieuses du bien être, du soin des autres. De même qu’il y a plus d’infirmières que d’infirmiers dans les hôpitaux, il y a plus de bouchers que de bouchères dans les abattoirs. Les femmes sont plus portées vers la compassion, elles devraient donc avoir un rôle de plus en plus important. Ceci dit, les hommes peuvent développer l’objet infini de leur compassion et donc s’efforcer d’être au moins leur égal 

 

 

Le Dalai Lama peut il se réincarner en femme ?

 

La première fois que cette question m’a été posée, c’était déjà en France, il y a longtemps de cela.

Le but de la réincarnation dans le bouddhisme, c’est d’être utile aux autres et si les conditions sont telles qu’une femme a plus de possibilités d’être utile à cela dans la société, alors, un Dalai lama non seulement pourrait mais devrait se réincarner en femme. Et j’ajouterais que, si de surcroît elle pouvait être agréable à regarder, ce serait encore mieux ! ! (fou rire) Car une figure avenante permet aux autres de s’ouvrir plus facilement.

 

 

Est-ce que l’on peut être adepte de la non-violence et, en même temps, jouer à des jeux violents sur ordinateur ?

 

Si nous avons développé une profonde conviction pour la non-violence et que toute forme d’agressivité n’apparaît plus dans notre esprit, alors, la vision d’images violentes peut être une confirmation que la non-violence est la seule manière de faire pour l’humanité, cela renforcera les convictions.

En revanche, pour une personnes plus jeune, un enfant  qui n’a pas encore eu le temps de développer cette conviction, cela peut les amener à croire que la violence, tuer, est quelque chose de normal, d’acceptable et donc, cela est très néfaste.



 

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Published by Marie Rêveuse - dans Philosophie-Spiritualité
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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 10:49

Hier, c'était la fête du Parc Régional des caps et marais d'Opale  à Arques, là où se trouve la célèbre cristallerie et où l'on peut admirer  un ascenseur à bateaux construit au XIX ème siècle.


 



C'était donc la fête de l'environnement et du développement durable, avec stands, marchés gourmands conférences, jeux pédagogiques, défilés de mode éthique, musique, cirque...
Les conférences: comment consommer moins d'énergie dans sa maison, d'eau dans son jardin, réaliser son compost, pourquoi utiliser les circuits courts de distribution, etc.

Etant que nous étions à table sous un chapiteau avec une copine que je n'avais pas vu depuis deux ans et que celle-ci était accompagnée de sa famille (cousins, frères, belle famille,... ) quelque peu fêtarde -comme tout Ch'ti qui se respecte- nous avons quitté la table à 16 heures, ceci nous laissant finalement peu de temps pour les découvertes, pour lesquelles nous étions censés être venus au départ.



Ne v’la ti pas qu'en nous rendant aux "toilettes sèches", toilettes installées comme à l'ancienne avec le seau de sciure, nous voyons débouler sur son vélo suivi de sa remorque équipée d'une installation  d'ou provient une musique entraînante, le joyeux luron Philippe! Il est là pour mettre son grain de sel dans l'animation.



 Bises bises et le voilà qui s’installe devant le chapiteau des bons vivants. Installation très technique comme vous pouvez vous en apercevoir.


 



 

C’est qu’on ne la fait pas à Ghislain  Lambert !


 

Cependant,  parmi les haut-parleurs hurlants et les gens de passage, il réduit son spectacle « J’ai un p’tit vélo dans la tête » d’une heure à dix minutes, plie bagages et  s’en retourne attirer les foules dans les ailleurs de ce grand parc.  Ainsi va la vie de comédien.


 

 


 

Direction ensuite vers la conférence  « Eau de jardin, Ode au jardin naturel ».


Ici démonstration de la grelinette.



 


Attention ! « Un binage vaut deux arrosages ! »  Il faut détasser avant d’arroser  pour éviter le ruissellement  et pour favoriser le cheminement de l’eau. La  grelinette permet de conserver la couche fertile du dessus et travaille la terre en favorisant les échanges air/eau.

 

A savoir ! La pelouse est un désert écologique. Donc une pelouse ne doit pas être tondue trop bas (au minimum 8 centimètres).

Devant moi, un homme à plusieurs reprises « Mais c’est beau une belle pelouse ! » et l’animatrice de lui répondre que ça demandait beaucoup d’eau tout en supprimant la bio diversité. Le bougre a insisté et que surtout dans sa pelouse, il ne fallait pas que ses petits enfants y passent en vélo car ça laissait des traces et que les greens anglais c’était magnifique. Fichtre, j’ai fini par lui proposer d’installer une pelouse synthétique.

 

Il va se soi que les pesticides et les produits phytosanitaires  sont à bannir car ils nuisent non seulement à l’environnement mais également à notre santé. Normalement l’équilibre biologique se fait naturellement si l’on diversifie les plantations. On peut aussi intervenir avec le purin d’ortie (il faut le brasser tous les jours pour éviter les fermentations et les mauvaises odeurs) et laisser pousser la prêle qui a une forte teneur en silice.


Petits tours à travers les stands mais la foule était si dense que nous sommes rentrés, ...un peu fatigués tout de même.


 


Pour tous les goûts


Isolation naturelle


Marionnettes artisanales



 

Les habitants des mangeoires




Ché tujurs comme châ din ch' Neurd

 


Allez, on rinte eu'l méson

 


 

 

  15 septembre 2008

 
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Published by Marie Rêveuse - dans Temps de vie et photos
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 09:21
Imaginez que la mer autour de vous engloutisse votre pays et qu'il disparaisse littéralement sous vos pieds, où que les légumes que vous cultivez et l'eau que vous buvez soient détruits par le sel, et votre dernière chance est à chercher refuge dans d'autres terres où les "réfugiés climatiques" n'ont pas de statut officiel. Ce n'est pas un rêve, c'est la triste réalité pour des millions de personnes qui vivent sur les îles à travers le monde, des Maldives en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

C'est pourquoi ces petites îles ont pris l'initiative sans précédent de demander une résolution d'urgence aux Nations Unies, avant les pourparlers la semaine prochaine, appelant le Conseil de sécurité lui-même à lutter contre les changements climatiques comme une menace pressante à la la paix et la sécurité.

Ce mouvement est né du désespoir, un défi pour les puissances mondiales afin de mettre fin à leur complaisance et de lutter contre cette crise au même titre que l'urgence des guerres. Mais les états insulaires s'apprêtent à lancer une campagne féroce contre plus gros pollueurs, pour ce faire, ils ont besoin de notre aide. Signez la pétition maintenant afin que les voix s'élèvent pour soutenir cet appel -- Elle sera présentée par des «ambassadeurs» des îles pour renforcer leur résolution à l'ONU la semaine prochaine:

http://www.avaaz.org/fr/islands_climate_warning/97.php?cl_tf_sign=1

L'Arctique est en train de fondre tellement vite que, pour la première fois de l'histoire de l'humanité on pourra y naviguer directement. Les ouragans et d'autres conditions météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquentes. Comme l'écrit un membre d'Avaaz de Saint-Kitts: «Alors que les États-Unis peuvent évacuer une zone lorsqu'un puissant ouragan est annoncé, sur les îles, nous ne disposons pas de cette option.» Maintenant, les petites nations insulaires - dont la plupart des points culminants sont souvent seulement quelques mètres au-dessus du niveau de la mer - sont en train de préparer des plans d'évacuation pour garantir la survie de leurs populations.

Le Président des Palaos, une petite île dans le Pacifique, a récemment déclaré:

"Les Palaos ont perdu au moins un tiers de leurs récifs de corail en raison des changements climatiques. Nous avons également perdu la plupart de notre production agricole en raison de la sécheresse et aux extrêmes marées hautes. Ce ne sont pas que des théories, scientifiques sur les pertes -- nous perdons nos ressources et nos moyens de subsistance... Pour les Etats insulaires, le temps n'est plus compté. Il est épuisé. Et notre chemin pourrait très bien être la fenêtre de votre propre avenir et l'avenir de notre planète ".

Au-delà des îles, les pays comme le Bangladesh, dont la population de 150 millions de personnes souffre déjà de la perte d'une grande partie de leur territoire. L'expérience des communautés les plus vulnérables de notre planète sert d'avertissement et nous montre ce qui nous attend: des conditions météorologiques extrêmes de plus en plus intenses, des conflits sur l'eau et les vivres, la disparition des côtes et des centaines de millions de réfugiés.

Cette courageuse campagne à l'initiative des petites îles, pour la survie et aussi la nôtre -- plus nous aurons de signatures à livrer à l'ONU la semaine prochaine, plus cet appel d'urgence résonnera sur la protection de notre avenir commun


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Published by Marie Rêveuse - dans Respect en toute chose
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 09:33

Suite car OB me signale que l'article précédent est trop long...

 

 

 

Toutes les actions entraînent le karma par les 12 liens de cause à effet. En raison de l’interdépendance, les phénomènes ne cessent de générer d’autres phénomènes, des changements, qui sont la manifestation de l’aspect subtil de l’impermanence qui se produit à chaque instant. L’impermanence est telle que tout ce qui se produit porte déjà en lui les facteurs de sa destruction.

 

D’un point de vue grossier, les choses naissent, demeurent et cessent

 

D’un point de vue subtil, l’instant même de leur naissance est la cause de leur mort.

 

 

 

Les attitudes mentales remédient ou produisent de la souffrance et défont ou produisent les mécanismes du samsara

 

 

 

Les actions non vertueuses sont celles qui correspondent à l’état inférieur du samsara. D’intenses souffrances perpétuent la succession des souffrances.

 

Les actes vertueux correspondent à l’état supérieur du samsara, soit disant heureux. Les actes vertueux lorsqu’ils sont accomplis dans le but de sensations agréables induisent le kamaloka, premier royaume du samsara.

 

 

 

L’équanimité correspond à la pratique du calme intérieur, le Samadhi, état qui consiste à demeurer dans un état stable d’équanimité. Il permet de traverser les quatre dyana, les quatre nivaux de souffrance du samsara.

 

 

 

Les éléments ne sont pas liés au karma. Le monde des phénomènes existe sans impliquer nécessairement la notion de karma.

 

Le feu brûle, l’eau humidifie, cela est de l’ordre de la nature des éléments mais n’implique pas de nature karmique. Il s‘agit plus de l’interaction de substances chimiques, bien sure liées aux lois de cause à effet.

 

 

 

Par contre, l’expérience que l’on fait de l’univers, cette expérience est le résultat de notre karma. Cette expérience peut être bonne ou mauvaise. Il est dit dans les écritures qu’il est extrêmement difficile d’appréhender tous les facteurs d’interdépendance du karma, que ces liens nous sont cachés. On peut se demander pourquoi une abeille se pose  sur une fleur plutôt que sur une autre.

 

 

 

La façon dont nous faisons l’expérience de l’univers est liée au karma. Il est lié au continuum de notre conscience et c’est ce qui fait qu’un même objet soit perçu de manière positive pour une personne et négative pour une autre, et cela est vrai aussi d’un moment à un autre.

 

Ceci est la conséquence des actes passés et reflète le processus du karma (cf ; Abhidharma inférieur et supérieur)

 

 

 

En se qui concerne le mécanisme de cause à effet, il y a deux mécanismes principaux :

 

 

 

Les conséquences immédiates : par exemple des paroles désagréables

 

Engendrent des causes à long terme : une emprunte désagréable qui se perpétue

 

 

 

De quelle manière ces conséquences se perpétuent elles ?

 

 

 

Du fait qu’une conséquence doit avoir une cause qui ‘a précédé, qu’est ce qui assure la continuité entre les instants ? Le fait que chaque instant se détruit, induit que cependant, quelque chose se perpétue.

 

 

 

Lorsqu’un instant se défait, sa destruction même constitue une sorte de cause pour que l’instant suivant apparaisse. Il n’y aurait donc ainsi pas de rupture dans l’enchaînement des instants, créant une sorte de continuum qui est le support de l’empreinte karmique.

 

Les empreintes peuvent rester latentes pendant plusieurs vies et se réaliser dans la prochaine. Elles peuvent se compléter en un minimum de 2 existences.

 

Les 6 sources de perception sont accompagnées de 54 états mentaux dont 3 principaux :

 

·        Sensation

 

·        Intention

 

·        Cognition

 

 

 

C’est grâce à la faculté de perception qu’il est possible d’avoir un contact avec l’expérience et avec l’objet. Il y a un vaste répertoire d’évènements mentaux dans le bouddhisme mais aussi dans les études non bouddhistes contemporaines.

 

 

 

Quelle est la différence entre soif et appropriation ?

 

La soif est une attirance vers ce qui est agréable et une répulsion de ce qui ne l’est pas. L’appropriation est un désir de s’approprier activement l’objet du désir. Dés que cela  eu lieu, cela va engendrer à nouveau la soif et engendrer à nouveau la naissance. Les êtres suprêmes se basent sur la diminution des désirs pour ne pas être pris dans la soif et l’appropriation.

 

 

 

Comment va se développer le samsara ? Comment inverser les 12 facteurs d’interdépendance pour mettre fin au samsara ?

 

C’est l’ignorance de l’ainsité qui est la cause du samsara. Si l’ignorance fondamentale est dissipée, les 12 liens seront brisés.

 

 

 

Pour résumer, si on est ignorant de la nature absolue du réel, on sombre dans la souffrance et si on appréhende la réalité telle qu’elle est on est libéré de la souffrance.

 

Aide pour cet article grâce aux écrits d'Uranie

 

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 07:32

Enseignement du lundi 18 août matin

 

Reprise de la page 49

 

58

En disant que les choses sont vides

 

 

ARTICLE A REFAIRE





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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 17:26
Initiative à faire connaître:
Pris chez Gazou





Que se passe-t-il sur cette place? Que ils, immobiles, en cercle?

C’est tout simplement des gens qui se sont émus de la situation des sans-papiers en France. Ils ont dû quitter leur pays, souvent pour des raisons de sécurité et ils ne savent pas où trouver refuge. Ils ont tout perdu. Ils n'ont pas le droit de travailler...Certains trouvent quand même un travail mal payé et ils sont corvéables à merci et sans sécurité sociale. IL en est qui sont là depuis des années;l eurs enfants sont scolarisés...Et au petit matin, quand les gens dorment encore,la police vient les chercher,leur passe les menottes devant les enfants terrorisés ou si c'est dans la journée,vient chercher les enfants dans les écoles malgré les protestations des enseignants et l'émotion des autres élèves...Ces gens-là n'ont commis aucun acte délictueux...Ils ont le seul tort d'avoir choisi la France comme lieu de refuge...La France terre d'asile...La France qui compte tant de gens célèbres d'origine  étrangère.

 

 

 

 

Alors parce qu'ils ne supportent pas que les immigrés soient expulsés comme des malfaiteurs, envoyés dans leur pays où il n'y a pas de place pour eux,où leur vie est en danger,ils ont décidé de protester dans le silence,d'une manière non violente et tous les mercredis,à Montélimar,de 17heures 30 à 18heures 30,ils se réunissent sur cette place  et essaient de sensibiliser les passants...Il y a environ 7O cercles de silence qui se sont constitués en France...Sans beaucoup de succès pour le moment car les rafles continuent toujours aussi inhumaines et brutales. Mais il ne faut pas baisser les bras et se laisser prendre au piège du fatalisme qui nous fait croire que nous ne pouvons que subir les pouvoirs qui s'abattent sur nous.

 

 

La suite prise chez Emmanuel

 

Un soir par mois, les frères Franciscains se retrouvent place du Capitole à Toulouse, en silence et en prière, pour dénoncer l’enfermement des étrangers dans les centres de rétention.

 

L’initiative a été reprise dans de nombreux lieux en France. Voici la liste des cercles de silence dont des associations membres de la FEP sont parties prenantes :

 

A Paris, les cercles de silence ont lieu chaque 3ème vendredi du mois à 18h30 place du Palais Royal (devant le Conseil d'Etat). Leur durée est d’une heure. Le dernier cecle a réuni environ 350 personnes.

 

A Lyon, les cercles de silence ont lieu chaque 2ème mercredi du mois de 19h à 20h place des Terreaux (côté sud et en avant des escaliers de l'Hôtel de ville). Cet été : 11 juin, 9 juillet, 10 septembre 2008, etc.

 

A Bordeaux, les cercles de silence ont lieu chaque 3ème mardi du mois à 18h30 place Pey Berland. Leur durée est d’une heure.

Changement de date ! A partir de septembre 2008, les cercles bordelais auront lieu tous les derniers mardis du mois, même endroit, même heure.

 

A Strasbourg, les cercles de silence ont lieu tous les 30 du mois de 18h à 19h, place Kléber. Le dernier cercle a rassemblé plus de 400 personnes.

 

A Saint Etienne, les cercles de silence ont lieu chaque dernier mardi du mois, de 18 h à 19 h, place de l'Hôtel de Ville.

 

A Grenoble, un premier cercle de silence est prévu mercredi 18 juin de 18h à 19h rue F. Poulat (devant l'église Saint-Louis). A partir de septembre, un cercle de silence aura lieu chaque 3è mercredi du mois même horaire, même lieu.

 

A Dijon, un cercle de silence est organisé chaque 2nd mardi du mois de 18h30 à 19h30 place de la libération.

 

A Rouen, un cercle de silence est organisé chaque 1er vendredi du mois à 18 h, devant la cathédrale.

 

A Auxerre, un cercle de silence est organisé chaque dernier mardi du mois de 18h30 à 19h30 place de l'Hôtel de Ville. Le dernier cercle a réuni plus de 300 personnes.

 

A Montélimar, un cercle de silence se retrouvera sur le Parvis Daniel Chamier, les mercredis 18 et 25 juin (17h30-18h30).

Pendant la période estivale le cercle fonctionnera les premiers mercredis de juillet et août. La périodicité hebdomadaire reprendra à partir du mercredi 3 septembre.

 

A Lille, les cercles de silence ont lieu chaque dernier mardi du mois autour de la Dalle des Droits de l'Homme, place de la République, 18h30-169h30.

 

A Roubaix, Tourcoing (grande Place) et Hazebrouck, ils se déploieront le même jour et à la même heure (dernier mardi de chaque mois de 18h30 à 19h30) que le Cercle de silence de Lille.

 

Pour accéder aux ressources (tracts, dossiers de presse, etc.), cliquer sur le lien ci-dessous :

www.fep.asso.fr/telechargement.php

 

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 00:19
Enseignements du dimanche 17 août après-midi

La patience est une vertu....je poursuis lentement mais sûrement!


Questions au Dalai Lama

- Etes-vous pour ou contre l'euthanasie?

Réponse du Dalai Lama:

- Tout dépend du contexte, il n'y a pas de règles. Il faut que la décision soit très réfléchie.

- Est ce que la méditation peut faire régresser une tumeur?

Réponse:

- Tout dépend de la qualité de la méditation et du stade de la maladie.  On peut méditer sur le Bouddha de la médecine mais j'ai des doutes. Cela peut toutefois diminuer les douleurs mentales.
De toute façon qu'un problème soit résolu ou non, il n'est pas utile d'être anxieux.

- Quelles sont les différences entre le bouddhisme et les sciences?

Réponse:

- Tout le monde fait de la recherche! De grandes similarités puisque les deux visent à reconnaître la nature des choses sans les déformer. C'est très pargmatique.

Des informations supplémentaires
ici ou ici.


- Est ce que le hasard existe?

Réponse:

- Les causes existent mais elles sont déclenchées par un concours de circonstances...même si on ne le voit pas.

- Qui va être le prochain Dalai Lama?

Réponse:

- Cela ne vous concerne pas et je ne suis pas pressé! Rires!

Ici, d'autres questions/réponses


A nos livres!


57/58 page 49

De même que la mélasse est sucrée

Et le feu chaud par nature,

De même, par nature,

Toutes choses sont vacuité.

 

En disant que les choses sont vides,

Je ne les taxe pas de néant,

Mais je ne dis pas non plus par là

Que la vacuité soit permanente.


La  caractéristique d’une chose ou d’un phénomène est: soit générale ou bien particulière. La vacuité est synonyme de l' interdépendance comme les deux côtés d'une même pièce. Ce n’est pas absence de phénomène, ni sa permanence; C'est sa nature. La vacuité est la nature même de la forme. Il n'y a pas de vacuité en dehors des phénomènes. Tout est vide d'existence propre. On ne peut comprendre la vacuité sans les formes conditionnées des apparences.

On ne peut réfuter les phénomènes s'il n'y a pas de phénomènes.


 

 Page 97
 

Instructions spéciales intitulées:

La Guirlande de vues

Aide-mémoire qui explique succinctement
les différences entre les vues ou les véhicules

Hommage aux seigneurs Mañjushrî-Kumârabhûta
et Vajradharma !


Les êtres du monde ont d’innombrables
"vues" erronées qui peuvent se ramener
à quatre : le « matérialisme irréfléchi » des
"Indifférents", le matérialisme motivé des
Chârvakas, le matérialisme extrême des
"Extrémistes" et les voies non bouddhistes.

Les Indifférents ne savent pas si les choses
ont, ou non, des causes et des effets ; ils
sont totalement ignorants.

Les Chârvakas n’envisagent pas l’existence
de vies passées et futures. Ils s’attachent
à acquérir la puissance, la richesse et le
pouvoir pour cette seule vie en s’appuyant
sur la connaissance secrète des maîtres
mondains.

Pour les Extrémistes, rien n’a de cause ni
d’effet. Ceux-là considèrent que tout ce qui
arrive dans la vie surgit de façon accidentelle
pour finalement retourner au néant.

Les adeptes des voies non bouddhistes,
ayant des idées fictives sur tout, croient à
un soi éternel. Certains croient qu’il peut
y avoir des effets sans causes ; certains
se méprennent sur la causalité ; d’autres
pensent qu’il peut y avoir des causes sans
effets. Voilà autant de points de vue ignorants.

 


Les véhicules sont les différents niveaux d'enseignement qui mènent à l’Eveil. Il en existe 9 selon le bouddhisme tibétain. Chaque véhicule s’adresse à une disposition d’esprit pour l’enseignement. Il y a deux types d’approche qui se complètent et s’interconnectent mais ne se valent pas.

 

- La réflexion philosophique : enseigne la nature ultime des choses et les limites de chaque vues

 

- La pratique spirituelle : enseigne l’expérience contemplative, plus profonde que le raisonnement.

 

L’approche philosophique apportera une perception inférieure par rapport à celle d’un yogi. L’approche contemplative du yogi quand à elle pourra être complétée par des vues philosophiques plus profondes.

 


 D’un point de vue bouddhique, "parce que ceci est, ceci peut être" chaque phénomène porte intrinsèquement les conditions de sa disparition car tout est impermanent.

 

Lorsqu’il est dit que la vision des yogis nie la vision ordinaire, c’est parce qu’elle va au-delà. La vision du yogi perçoit l’impermanence et les processus cognitifs qui y conduisent. Du reste, même un scientifique qui examinerait cette fleur d’un point de vue particulaire verra qu’elle n’est pas la même aujourd’hui qu’hier. Au fur et à mesure que notre compréhension augmente, on élimine les perceptions erronées quand à la nature des choses.

 

Parmi les grands exégètes de la tradition bouddhique de l’Inde, certains nient l’existence des phénomènes conventionnels, d’autres l’acceptent d’un point de vue relatif. Comme par exemple que la conscience soit le moi, en liaison et sur la base des 5 agrégats, et donc dépourvue d’existence propre.

 

En fin de compte, les phénomènes n’auraient pas d’existence propre d’un point de vue ultime. Ceci dit, d’un point de vue nominal, relatif et conventionnel, ils affectent le cours de choses par le lien de causalité.

 

Pour aller plus loin, on pourra lire utilement Sandrakirti – Les Claires Paroles

 

 

"Les auditeurs pensent que le point de vue

des non bouddhistes et des autres sur toutes choses

- celui des nihilistes qui pensent que les vies passées

ou futures n’ont jamais existé, et celui des

éternalistes qui croient à la réalité des choses –

est purement imaginaire, soit parce qu’ils

croient à l’existence de ce qui n’est pas,

soit parce qu’ils nient l’existence de ce qui est.

Pour les auditeurs, ces concepts n’ont pas

plus de réalité que le serpent que l’on

croit voir à la place d’une corde.

En revanche, ils pensent que les particules

infimes des quatre grands éléments

qui composent les agrégats, les domaines,

les entrées et ainsi de suite, de même

que les instants de conscience existent

en vérité absolue.

Ils méditent sur les quatre nobles vérités

et progressivement atteignent

les quatre fruits de leur voie.

 

Les adeptes du véhicule des bouddhas-par-soi,

comme les auditeurs, nient l’existence

du soi éternel et les autres choses que

les non bouddhistes imaginent en croyant

à ce qui n’est pas et en ne croyant pas à ce qui est.

 

Ils se démarquent toutefois des auditeurs

en ce qu’ils ‘réalisent’ qu’une partie

de l’agrégat de la matière n’a pas de soi.

De même, pour atteindre le fruit qu’est

leur Eveil, ils ne s’appuient pas sur un

ami de bien comme les auditeurs,

mais la force de leurs habitudes

antérieures leur permet de réaliser

le sens profond du réel en méditant

sur les douze facteurs de la production

interdépendante, et c’est ainsi qu’ils

atteignent le fruit de leur éveil.

 

Pour les bodhisattva toutes choses,

que ce soit dans le domaine pollué

du samsâra ou dans le domaine pur du nirvâna, s

ont dépourvues de nature propre en vérité absolue.

En vérité relative, elles existent comme de

simples illusions tout en gardant

leurs caractères particuliers.

D’autre part, la pratique des dix vertus

transcendantes a pour résultat de les

faire progresser dans les dix terres,

avec pour résultat final l’Eveil insurpassable".

 

 

En somme, il existe une vérité relative et une vérité absolue. Ceci est courant dans plusieurs spiritualités et dans plusieurs philosophies, mais le bouddhisme les unit de manière indivisible.

 


Ici j'ai pris: Une année avec la Dalai Lama, "Une pensée par jour pour mieux vivre"



J'ai découvert deux blogs retranscrivant également les enseignements ici et ici.

Merci à vous pour le partage!




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Published by Marie Rêveuse - dans Dalai Lama Nantes 2008
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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 08:31

Quand on a pas pris conscience de la vacuité, quand on ne comprend pas pleinement la nature illusoire des choses, le monde paraît réel, tangible et concret. Nos espoirs et nos peurs aussi deviennent solides et par conséquent incontrôlables. Si par exemple vous croyez dur comme fer en votre famille, vous serez habité par l'attente profonde que vos parents vont s'occuper de vous. Vous n'éprouverez pas la même attente à l'égard de l'étranger croisé au coin de la rue; lui n'a pas cette obligation. Le fait de comprendre et les phénomènes et la vacuité donne de l'ouverture à la relation.

A mesure que vous prenez conscience de la multiplicité des expériences, pressions et circonstances qui ont façonné vos parents, vos attentes à leur égard commencent à changer et votre sentiment de déception s'amenuise. Le jour où nous devienons nous-même parents, une infime compréhension de l'interdépendance adoucit déjà efficacement les attentes projetées sur nos enfants, et ceux ci y verront peut-être une preuve de notre amour. Sans cette compréhension, en dépit de notre intention de les aimer et de les élever au mieux, les attentes et les exigences risquent de devenir insupportables.


De même, mieux on comprend la vacuité, moins on s'intéresse aux fioritures et aux croyances que la société s'escrime à construire et à déconstruire - systèmes politiques, sciences et technologie, économie globale, société libre, Nations unies et autres. Vous devenez comme un adulte qui se désintéresse aux jeux puérils. Pendant de longues années, vous vous êtes fiés à ces institutions, persuadé qu'elles allaient réussir la où les anciens systèmes avaient échoué. Mais le monde n'en est pas pour autant plus sur, plus agréable ou plus sécurisé.

Loin de moi l'idée qu'il faut rompre avec la société. Comprendre la vacuité ne signifie pas devenir blasé; au contraire, elle fait de vous un être responsable et plein de compassion.

Extérieurement vous continuez à vous battre pour faire valoir vos droits, pour garder votre travail, pour jouer un rôle politique au sein du système, mais le jour où la situation change -à votre avantage ou à votre désavantage- vous êtes prêt. Vous ne croyez pas aveuglement que tout ce que vous appelez vos voeux est obligé de se matérialiser, et vous n'êtes pas prisonnier du résultat final.


Extrait de "N'est pas bouddhiste qui veut" de Dzongsar Jamyang Khyentse






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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 09:49

L'Obscurantisme est le meilleur moyen de gouvernement qui n’ait jamais été imaginé; Il consiste à plonger le cerveau humain dans un état spécial, dans une sorte de stupeur ou d’atrophie. Tout ce qui est susceptible d’ouvrir les yeux à l’individu, tout ce qui lui permettrait de revendiquer son droit à l’existence devient inconvenant. L’obscurantisme ne se borne pas à laisser en friche l’intelligence humaine, il cherche à l’asservir. Cette doctrine prétend que le peuple n’a pas besoin d’éducation et qu’il n’est pas nécessaire de s’instruire pour faire son salut.« On peut être un parfait cultivateur sans connaître un mot d’histoire ou de géographie. Pour être tapissier, métallurgiste ou maçon, l’étude de la littérature et des sciences naturelles est loin d’être indispensable, etc., etc. ». C’est avec de tels arguments que, pendant des siècles, les hommes ont été parqués dans leur médiocrité, sans pouvoir s’éclairer ni s’affranchir. Qui pourrait dire l’étendue de ce gaspillage de forces intellectuelles, sacrifiées férocement, à l’intérêt mal compris de quelques parasites dominants ?

Aujourd’hui, les classes dirigeantes, en abêtissant les peuples, cherchent, avant tout, à consolider leurs privilèges. Le discours consensuel général, cette sorte de pensée unique, commune à presque toutes les classes politiques mondiales, affirment que notre bonheur doit impérativement passer par plus de croissance, plus de productivité, plus de pouvoir d’achat, et donc plus de consommation.
Qui croit à la nécessité et à la bienfaisance du consumérisme ne songera certainement pas à briser ses chaînes et sera plus facile à gouverner que l’asservi qui ronge impatiemment son frein, haïssant l’iniquité et la tyrannie et prêt à se révolter dans toutes les occasions favorables.

Alors que l’altruisme devrait prendre le pas sur l’égoïsme, la coopération sur la compétition effrénée, le plaisir du loisir sur l’obsession du travail, l’importance de la vie sociale sur la consommation illimitée, le goût de la belle ouvrage sur l’efficience productiviste, le raisonnable sur le rationnel, les valeurs actuelles sont systémiques : elles sont suscitées et stimulées par le système et, en retour, elles contribuent à le renforcer. Rajoutons à cela les facilités de crédits, qui deviennent vite des difficultés une fois le doigt mis dans le pot de confiture, la crainte du lendemain, et nous comprendrons pourquoi l’obscurantisme est le fondement même de la résignation.

Le libéralisme et ses compromissions ne modifient pas le statut de l’individu autrement que financièrement. La projection capitalistique ne se faisant que dans le court terme, l’impossibilité d’élaborer un vrai modèle de société nous envoie directement dans le mur.

 


 

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 21:40
Enseignements du dimanche 17 août matin

Après un Sûtra du coeur récité en chinois, nous prenons nos livres...comme à l'école. Chaque verset est commenté.

(N°  pages pour ceux qui ont le livre)


 

P 32

“ Libre de la dualité du sujet et de l’objet

Liée aux agrégats, aux domaines et aux sources de perception,

Eux-mêmes dénués de toute existence réelle,

Les choses n’ont pas de soi et de ce fait sont égales.

Notre esprit n’est donc jamais né :

Telle est la nature de la vacuité. ”

Voilà l’extrait [du Tantra de Guhyasamâja que je vais commenter].



P 34
Comme les bienheureux bouddhas et les grands bodhisattvas engendrèrent l’esprit d’Éveil, moi aussi, pour libérer les êtres qui n’ont pas été libérés, délivrer ceux qui ne sont pas libres, réconforter ceux qui manquent de réconfort et faire en sorte que ceux qui ne sont pas au-delà de la souffrance y parviennent, désormais et
jusqu’au cœur de l’Éveil, je vais engendrer l’esprit du grand Éveil

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2 p 35

Pour les bouddhas, l’esprit d’Éveil

N’est pas obscurci par les pensées

Intellectuelles comme le soi et les agrégats,  

Et toujours il a pour définition la vacuité

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<!--[endif]-->

3 p 35

Il faut, l’esprit imprégné de compassion,

Méditer avec diligence sur cet esprit d’Éveil.

Les compatissants bouddhas

Méditent constamment dessus.

 

4 p 36

Si l’on analyse logiquement ce soi

Imaginé par les non-bouddhistes,

On ne le trouve, si tant est qu’il pût s’y loger,

Dans aucun des agrégats.

 

 

10 p 37

Ce monde dénué de soi

S’écroule quand l’intelligence comprend

Les agrégats, les domaines et les sources,

Ainsi que les concepts de sujet et d’objet.

 

11 p 37

Ceux qui veulent faire le bien des autres

Ont enseigné aux Auditeurs l’existence

Des cinq agrégats : formes, sensations,

Représentations, facteurs de composition et consciences.

 

12 p 38

Mais à l’intention des bodhisattvas,

Le Meilleur des Hommes a toujours enseigné

Les cinq agrégats comme suit :

Les formes sont comparables à l’écume sur la mer,

 

13 p 38

Les sensations aux bulles à la surface de l’eau,

Les représentations aux mirages,

Les compositions aux bananiers

Et les consciences aux illusions magiques.

 

 

 

Commentaire du Dalai Lama:

 

En bouddhisme les mots qui reviennent toujours:

Compassion, qui est le fondement de la non-violence

Interdépendance, rien n’est indépendant. Il est inadéquat d’isoler un évènement

Vision holistique, qui concerne tous les domaines

 

Par exemple, si l’on est en colère, on va au premier abord viser la cible en pensant que c’est elle la responsable. Or, si l’on regarde la cause, la cible finit par disparaître. Le voile qui obscurcit la compréhension, lorsqu’il se dissipe, supprime la souffrance. En étant un état libre de toute fabrications mentales, celles-ci sont dissipées et se poursuit alors un non-attachement.

Le malaise entraîne le désir de s’en sortir mais ceci demande des efforts et donc un entraînement. Il faut procéder étape par étape. Les antidotes sont incompatibles avec ce qu’il neutralise.  « Puisque l’amour altruiste agit comme un antidote direct contre la haine, plus on le développe, plus le désir de nuire s’amenuisera pour finalement disparaître » (Plaidoyer pour le bonheur de Matthieu Ricard).

 

Une manière grossière est de croire qu’il existe un Soi dépendant. Il rajoute ce qui est plaisant et rejet ce qui est déplaisant. Le JE qui pense : "JE souhaite" n’est pas un obstacle mais il est important d ne pas le solidifier en une entité autonome. C’est une désignation sur la base d’une dépendance par rapport à d’autres phénomènes. Ainsi l’attraction et la répulsion vont diminuées.




Pour que ce soit plus clair, extraits se rapprochant des commentaires pris ici


La manière dont la pensée bouddhique analyse le monde des phénomènes:


Non seulement le bouddhisme a réfléchi sur la nature du monde, mais il l'a fait de façon profonde et originale. Il l'a fait non pas pour la connaissance du monde phénoménal en soi, ce qui est le propos de la démarche scientifique, mais parce qu'en comprenant la vraie nature du monde physique – la vacuité, l'interdépendance – il peut dissiper les brumes de l'ignorance et ouvrir le chemin vers l'Éveil.


Le concept d'« interdépendance des phénomènes », idée fondamentale du bouddhisme. Rien n'existe en soi ni n'est sa propre cause. Une chose ne peut être définie que par rapport à d'autres. L'interdépendance est nécessaire à la manifestation des phénomènes. Sans elle, le monde ne pourrait pas fonctionner. Un phénomène quel qu'il soit ne peut donc survenir que s'il est relié et connecté aux autres. La réalité ne peut pas être localisée et fragmentée, mais doit être considérée comme holistique et globale.


Le concept d'interdépendance dit que les choses ne peuvent se définir de manière absolue, mais seulement relativement à d'autres. Les choses n'ont pas d'existence en elles-mêmes, mais seulement par rapport à d'autres événements, dit le bouddhisme. 


Découlant directement de la notion d'interdépendance il y a celle de la vacuité qui ne signifie pas le néant, mais l'absence d'existence propre. Puisque tout est interdépendant, rien ne peut se définir et exister par soi-même, La notion de propriétés intrinsèques existant en elles-mêmes et par elles-mêmes n'est plus de mise.



Commentaire de Lung Ta zen:

Interdépendance & Impermanence sont les deux points fondamentaux à prendre conscience dans sa vie pour arriver à la cessation de la souffrance et au troisième pilier qu'est le Nirvana / Vacuité, mais il faut avoir vraiment pris conscience des deux premiers avec son coeur et ses tripes.




Le mystère de la voiture jaune



 

 

 


Et voilà!

Matthieu Ricard, interprète français du Dalai Lama depuis 1979. Voir ici.

 

Je me suis transformée en vilaine paparazzi. Viteeeeeeeeuuu !!!! Plongée (presque en apnée) dans le coffre à partir de la banquette arrière pour trouver mon appareil photo. Sortir illico de la voiture et, tout de même, demander la permission.

Cheese... No problème!....

(On dirai Chichi avec sa main non?)

 

 



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