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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 10:49

Hier, c'était la fête du Parc Régional des caps et marais d'Opale  à Arques, là où se trouve la célèbre cristallerie et où l'on peut admirer  un ascenseur à bateaux construit au XIX ème siècle.


 



C'était donc la fête de l'environnement et du développement durable, avec stands, marchés gourmands conférences, jeux pédagogiques, défilés de mode éthique, musique, cirque...
Les conférences: comment consommer moins d'énergie dans sa maison, d'eau dans son jardin, réaliser son compost, pourquoi utiliser les circuits courts de distribution, etc.

Etant que nous étions à table sous un chapiteau avec une copine que je n'avais pas vu depuis deux ans et que celle-ci était accompagnée de sa famille (cousins, frères, belle famille,... ) quelque peu fêtarde -comme tout Ch'ti qui se respecte- nous avons quitté la table à 16 heures, ceci nous laissant finalement peu de temps pour les découvertes, pour lesquelles nous étions censés être venus au départ.



Ne v’la ti pas qu'en nous rendant aux "toilettes sèches", toilettes installées comme à l'ancienne avec le seau de sciure, nous voyons débouler sur son vélo suivi de sa remorque équipée d'une installation  d'ou provient une musique entraînante, le joyeux luron Philippe! Il est là pour mettre son grain de sel dans l'animation.



 Bises bises et le voilà qui s’installe devant le chapiteau des bons vivants. Installation très technique comme vous pouvez vous en apercevoir.


 



 

C’est qu’on ne la fait pas à Ghislain  Lambert !


 

Cependant,  parmi les haut-parleurs hurlants et les gens de passage, il réduit son spectacle « J’ai un p’tit vélo dans la tête » d’une heure à dix minutes, plie bagages et  s’en retourne attirer les foules dans les ailleurs de ce grand parc.  Ainsi va la vie de comédien.


 

 


 

Direction ensuite vers la conférence  « Eau de jardin, Ode au jardin naturel ».


Ici démonstration de la grelinette.



 


Attention ! « Un binage vaut deux arrosages ! »  Il faut détasser avant d’arroser  pour éviter le ruissellement  et pour favoriser le cheminement de l’eau. La  grelinette permet de conserver la couche fertile du dessus et travaille la terre en favorisant les échanges air/eau.

 

A savoir ! La pelouse est un désert écologique. Donc une pelouse ne doit pas être tondue trop bas (au minimum 8 centimètres).

Devant moi, un homme à plusieurs reprises « Mais c’est beau une belle pelouse ! » et l’animatrice de lui répondre que ça demandait beaucoup d’eau tout en supprimant la bio diversité. Le bougre a insisté et que surtout dans sa pelouse, il ne fallait pas que ses petits enfants y passent en vélo car ça laissait des traces et que les greens anglais c’était magnifique. Fichtre, j’ai fini par lui proposer d’installer une pelouse synthétique.

 

Il va se soi que les pesticides et les produits phytosanitaires  sont à bannir car ils nuisent non seulement à l’environnement mais également à notre santé. Normalement l’équilibre biologique se fait naturellement si l’on diversifie les plantations. On peut aussi intervenir avec le purin d’ortie (il faut le brasser tous les jours pour éviter les fermentations et les mauvaises odeurs) et laisser pousser la prêle qui a une forte teneur en silice.


Petits tours à travers les stands mais la foule était si dense que nous sommes rentrés, ...un peu fatigués tout de même.


 


Pour tous les goûts


Isolation naturelle


Marionnettes artisanales



 

Les habitants des mangeoires




Ché tujurs comme châ din ch' Neurd

 


Allez, on rinte eu'l méson

 


 

 

  15 septembre 2008

 
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Published by Marie Rêveuse - dans Temps de vie et photos
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 09:21
Imaginez que la mer autour de vous engloutisse votre pays et qu'il disparaisse littéralement sous vos pieds, où que les légumes que vous cultivez et l'eau que vous buvez soient détruits par le sel, et votre dernière chance est à chercher refuge dans d'autres terres où les "réfugiés climatiques" n'ont pas de statut officiel. Ce n'est pas un rêve, c'est la triste réalité pour des millions de personnes qui vivent sur les îles à travers le monde, des Maldives en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

C'est pourquoi ces petites îles ont pris l'initiative sans précédent de demander une résolution d'urgence aux Nations Unies, avant les pourparlers la semaine prochaine, appelant le Conseil de sécurité lui-même à lutter contre les changements climatiques comme une menace pressante à la la paix et la sécurité.

Ce mouvement est né du désespoir, un défi pour les puissances mondiales afin de mettre fin à leur complaisance et de lutter contre cette crise au même titre que l'urgence des guerres. Mais les états insulaires s'apprêtent à lancer une campagne féroce contre plus gros pollueurs, pour ce faire, ils ont besoin de notre aide. Signez la pétition maintenant afin que les voix s'élèvent pour soutenir cet appel -- Elle sera présentée par des «ambassadeurs» des îles pour renforcer leur résolution à l'ONU la semaine prochaine:

http://www.avaaz.org/fr/islands_climate_warning/97.php?cl_tf_sign=1

L'Arctique est en train de fondre tellement vite que, pour la première fois de l'histoire de l'humanité on pourra y naviguer directement. Les ouragans et d'autres conditions météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquentes. Comme l'écrit un membre d'Avaaz de Saint-Kitts: «Alors que les États-Unis peuvent évacuer une zone lorsqu'un puissant ouragan est annoncé, sur les îles, nous ne disposons pas de cette option.» Maintenant, les petites nations insulaires - dont la plupart des points culminants sont souvent seulement quelques mètres au-dessus du niveau de la mer - sont en train de préparer des plans d'évacuation pour garantir la survie de leurs populations.

Le Président des Palaos, une petite île dans le Pacifique, a récemment déclaré:

"Les Palaos ont perdu au moins un tiers de leurs récifs de corail en raison des changements climatiques. Nous avons également perdu la plupart de notre production agricole en raison de la sécheresse et aux extrêmes marées hautes. Ce ne sont pas que des théories, scientifiques sur les pertes -- nous perdons nos ressources et nos moyens de subsistance... Pour les Etats insulaires, le temps n'est plus compté. Il est épuisé. Et notre chemin pourrait très bien être la fenêtre de votre propre avenir et l'avenir de notre planète ".

Au-delà des îles, les pays comme le Bangladesh, dont la population de 150 millions de personnes souffre déjà de la perte d'une grande partie de leur territoire. L'expérience des communautés les plus vulnérables de notre planète sert d'avertissement et nous montre ce qui nous attend: des conditions météorologiques extrêmes de plus en plus intenses, des conflits sur l'eau et les vivres, la disparition des côtes et des centaines de millions de réfugiés.

Cette courageuse campagne à l'initiative des petites îles, pour la survie et aussi la nôtre -- plus nous aurons de signatures à livrer à l'ONU la semaine prochaine, plus cet appel d'urgence résonnera sur la protection de notre avenir commun


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Published by Marie Rêveuse - dans Respect en toute chose
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 09:33

Suite car OB me signale que l'article précédent est trop long...

 

 

 

Toutes les actions entraînent le karma par les 12 liens de cause à effet. En raison de l’interdépendance, les phénomènes ne cessent de générer d’autres phénomènes, des changements, qui sont la manifestation de l’aspect subtil de l’impermanence qui se produit à chaque instant. L’impermanence est telle que tout ce qui se produit porte déjà en lui les facteurs de sa destruction.

 

D’un point de vue grossier, les choses naissent, demeurent et cessent

 

D’un point de vue subtil, l’instant même de leur naissance est la cause de leur mort.

 

 

 

Les attitudes mentales remédient ou produisent de la souffrance et défont ou produisent les mécanismes du samsara

 

 

 

Les actions non vertueuses sont celles qui correspondent à l’état inférieur du samsara. D’intenses souffrances perpétuent la succession des souffrances.

 

Les actes vertueux correspondent à l’état supérieur du samsara, soit disant heureux. Les actes vertueux lorsqu’ils sont accomplis dans le but de sensations agréables induisent le kamaloka, premier royaume du samsara.

 

 

 

L’équanimité correspond à la pratique du calme intérieur, le Samadhi, état qui consiste à demeurer dans un état stable d’équanimité. Il permet de traverser les quatre dyana, les quatre nivaux de souffrance du samsara.

 

 

 

Les éléments ne sont pas liés au karma. Le monde des phénomènes existe sans impliquer nécessairement la notion de karma.

 

Le feu brûle, l’eau humidifie, cela est de l’ordre de la nature des éléments mais n’implique pas de nature karmique. Il s‘agit plus de l’interaction de substances chimiques, bien sure liées aux lois de cause à effet.

 

 

 

Par contre, l’expérience que l’on fait de l’univers, cette expérience est le résultat de notre karma. Cette expérience peut être bonne ou mauvaise. Il est dit dans les écritures qu’il est extrêmement difficile d’appréhender tous les facteurs d’interdépendance du karma, que ces liens nous sont cachés. On peut se demander pourquoi une abeille se pose  sur une fleur plutôt que sur une autre.

 

 

 

La façon dont nous faisons l’expérience de l’univers est liée au karma. Il est lié au continuum de notre conscience et c’est ce qui fait qu’un même objet soit perçu de manière positive pour une personne et négative pour une autre, et cela est vrai aussi d’un moment à un autre.

 

Ceci est la conséquence des actes passés et reflète le processus du karma (cf ; Abhidharma inférieur et supérieur)

 

 

 

En se qui concerne le mécanisme de cause à effet, il y a deux mécanismes principaux :

 

 

 

Les conséquences immédiates : par exemple des paroles désagréables

 

Engendrent des causes à long terme : une emprunte désagréable qui se perpétue

 

 

 

De quelle manière ces conséquences se perpétuent elles ?

 

 

 

Du fait qu’une conséquence doit avoir une cause qui ‘a précédé, qu’est ce qui assure la continuité entre les instants ? Le fait que chaque instant se détruit, induit que cependant, quelque chose se perpétue.

 

 

 

Lorsqu’un instant se défait, sa destruction même constitue une sorte de cause pour que l’instant suivant apparaisse. Il n’y aurait donc ainsi pas de rupture dans l’enchaînement des instants, créant une sorte de continuum qui est le support de l’empreinte karmique.

 

Les empreintes peuvent rester latentes pendant plusieurs vies et se réaliser dans la prochaine. Elles peuvent se compléter en un minimum de 2 existences.

 

Les 6 sources de perception sont accompagnées de 54 états mentaux dont 3 principaux :

 

·        Sensation

 

·        Intention

 

·        Cognition

 

 

 

C’est grâce à la faculté de perception qu’il est possible d’avoir un contact avec l’expérience et avec l’objet. Il y a un vaste répertoire d’évènements mentaux dans le bouddhisme mais aussi dans les études non bouddhistes contemporaines.

 

 

 

Quelle est la différence entre soif et appropriation ?

 

La soif est une attirance vers ce qui est agréable et une répulsion de ce qui ne l’est pas. L’appropriation est un désir de s’approprier activement l’objet du désir. Dés que cela  eu lieu, cela va engendrer à nouveau la soif et engendrer à nouveau la naissance. Les êtres suprêmes se basent sur la diminution des désirs pour ne pas être pris dans la soif et l’appropriation.

 

 

 

Comment va se développer le samsara ? Comment inverser les 12 facteurs d’interdépendance pour mettre fin au samsara ?

 

C’est l’ignorance de l’ainsité qui est la cause du samsara. Si l’ignorance fondamentale est dissipée, les 12 liens seront brisés.

 

 

 

Pour résumer, si on est ignorant de la nature absolue du réel, on sombre dans la souffrance et si on appréhende la réalité telle qu’elle est on est libéré de la souffrance.

 

Aide pour cet article grâce aux écrits d'Uranie

 

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Published by Marie Rêveuse - dans Dalai Lama Nantes 2008
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 07:32

Enseignement du lundi 18 août matin

 

Reprise de la page 49

 

58

En disant que les choses sont vides

 

 

ARTICLE A REFAIRE





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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 17:26
Initiative à faire connaître:
Pris chez Gazou





Que se passe-t-il sur cette place? Que ils, immobiles, en cercle?

C’est tout simplement des gens qui se sont émus de la situation des sans-papiers en France. Ils ont dû quitter leur pays, souvent pour des raisons de sécurité et ils ne savent pas où trouver refuge. Ils ont tout perdu. Ils n'ont pas le droit de travailler...Certains trouvent quand même un travail mal payé et ils sont corvéables à merci et sans sécurité sociale. IL en est qui sont là depuis des années;l eurs enfants sont scolarisés...Et au petit matin, quand les gens dorment encore,la police vient les chercher,leur passe les menottes devant les enfants terrorisés ou si c'est dans la journée,vient chercher les enfants dans les écoles malgré les protestations des enseignants et l'émotion des autres élèves...Ces gens-là n'ont commis aucun acte délictueux...Ils ont le seul tort d'avoir choisi la France comme lieu de refuge...La France terre d'asile...La France qui compte tant de gens célèbres d'origine  étrangère.

 

 

 

 

Alors parce qu'ils ne supportent pas que les immigrés soient expulsés comme des malfaiteurs, envoyés dans leur pays où il n'y a pas de place pour eux,où leur vie est en danger,ils ont décidé de protester dans le silence,d'une manière non violente et tous les mercredis,à Montélimar,de 17heures 30 à 18heures 30,ils se réunissent sur cette place  et essaient de sensibiliser les passants...Il y a environ 7O cercles de silence qui se sont constitués en France...Sans beaucoup de succès pour le moment car les rafles continuent toujours aussi inhumaines et brutales. Mais il ne faut pas baisser les bras et se laisser prendre au piège du fatalisme qui nous fait croire que nous ne pouvons que subir les pouvoirs qui s'abattent sur nous.

 

 

La suite prise chez Emmanuel

 

Un soir par mois, les frères Franciscains se retrouvent place du Capitole à Toulouse, en silence et en prière, pour dénoncer l’enfermement des étrangers dans les centres de rétention.

 

L’initiative a été reprise dans de nombreux lieux en France. Voici la liste des cercles de silence dont des associations membres de la FEP sont parties prenantes :

 

A Paris, les cercles de silence ont lieu chaque 3ème vendredi du mois à 18h30 place du Palais Royal (devant le Conseil d'Etat). Leur durée est d’une heure. Le dernier cecle a réuni environ 350 personnes.

 

A Lyon, les cercles de silence ont lieu chaque 2ème mercredi du mois de 19h à 20h place des Terreaux (côté sud et en avant des escaliers de l'Hôtel de ville). Cet été : 11 juin, 9 juillet, 10 septembre 2008, etc.

 

A Bordeaux, les cercles de silence ont lieu chaque 3ème mardi du mois à 18h30 place Pey Berland. Leur durée est d’une heure.

Changement de date ! A partir de septembre 2008, les cercles bordelais auront lieu tous les derniers mardis du mois, même endroit, même heure.

 

A Strasbourg, les cercles de silence ont lieu tous les 30 du mois de 18h à 19h, place Kléber. Le dernier cercle a rassemblé plus de 400 personnes.

 

A Saint Etienne, les cercles de silence ont lieu chaque dernier mardi du mois, de 18 h à 19 h, place de l'Hôtel de Ville.

 

A Grenoble, un premier cercle de silence est prévu mercredi 18 juin de 18h à 19h rue F. Poulat (devant l'église Saint-Louis). A partir de septembre, un cercle de silence aura lieu chaque 3è mercredi du mois même horaire, même lieu.

 

A Dijon, un cercle de silence est organisé chaque 2nd mardi du mois de 18h30 à 19h30 place de la libération.

 

A Rouen, un cercle de silence est organisé chaque 1er vendredi du mois à 18 h, devant la cathédrale.

 

A Auxerre, un cercle de silence est organisé chaque dernier mardi du mois de 18h30 à 19h30 place de l'Hôtel de Ville. Le dernier cercle a réuni plus de 300 personnes.

 

A Montélimar, un cercle de silence se retrouvera sur le Parvis Daniel Chamier, les mercredis 18 et 25 juin (17h30-18h30).

Pendant la période estivale le cercle fonctionnera les premiers mercredis de juillet et août. La périodicité hebdomadaire reprendra à partir du mercredi 3 septembre.

 

A Lille, les cercles de silence ont lieu chaque dernier mardi du mois autour de la Dalle des Droits de l'Homme, place de la République, 18h30-169h30.

 

A Roubaix, Tourcoing (grande Place) et Hazebrouck, ils se déploieront le même jour et à la même heure (dernier mardi de chaque mois de 18h30 à 19h30) que le Cercle de silence de Lille.

 

Pour accéder aux ressources (tracts, dossiers de presse, etc.), cliquer sur le lien ci-dessous :

www.fep.asso.fr/telechargement.php

 

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 00:19
Enseignements du dimanche 17 août après-midi

La patience est une vertu....je poursuis lentement mais sûrement!


Questions au Dalai Lama

- Etes-vous pour ou contre l'euthanasie?

Réponse du Dalai Lama:

- Tout dépend du contexte, il n'y a pas de règles. Il faut que la décision soit très réfléchie.

- Est ce que la méditation peut faire régresser une tumeur?

Réponse:

- Tout dépend de la qualité de la méditation et du stade de la maladie.  On peut méditer sur le Bouddha de la médecine mais j'ai des doutes. Cela peut toutefois diminuer les douleurs mentales.
De toute façon qu'un problème soit résolu ou non, il n'est pas utile d'être anxieux.

- Quelles sont les différences entre le bouddhisme et les sciences?

Réponse:

- Tout le monde fait de la recherche! De grandes similarités puisque les deux visent à reconnaître la nature des choses sans les déformer. C'est très pargmatique.

Des informations supplémentaires
ici ou ici.


- Est ce que le hasard existe?

Réponse:

- Les causes existent mais elles sont déclenchées par un concours de circonstances...même si on ne le voit pas.

- Qui va être le prochain Dalai Lama?

Réponse:

- Cela ne vous concerne pas et je ne suis pas pressé! Rires!

Ici, d'autres questions/réponses


A nos livres!


57/58 page 49

De même que la mélasse est sucrée

Et le feu chaud par nature,

De même, par nature,

Toutes choses sont vacuité.

 

En disant que les choses sont vides,

Je ne les taxe pas de néant,

Mais je ne dis pas non plus par là

Que la vacuité soit permanente.


La  caractéristique d’une chose ou d’un phénomène est: soit générale ou bien particulière. La vacuité est synonyme de l' interdépendance comme les deux côtés d'une même pièce. Ce n’est pas absence de phénomène, ni sa permanence; C'est sa nature. La vacuité est la nature même de la forme. Il n'y a pas de vacuité en dehors des phénomènes. Tout est vide d'existence propre. On ne peut comprendre la vacuité sans les formes conditionnées des apparences.

On ne peut réfuter les phénomènes s'il n'y a pas de phénomènes.


 

 Page 97
 

Instructions spéciales intitulées:

La Guirlande de vues

Aide-mémoire qui explique succinctement
les différences entre les vues ou les véhicules

Hommage aux seigneurs Mañjushrî-Kumârabhûta
et Vajradharma !


Les êtres du monde ont d’innombrables
"vues" erronées qui peuvent se ramener
à quatre : le « matérialisme irréfléchi » des
"Indifférents", le matérialisme motivé des
Chârvakas, le matérialisme extrême des
"Extrémistes" et les voies non bouddhistes.

Les Indifférents ne savent pas si les choses
ont, ou non, des causes et des effets ; ils
sont totalement ignorants.

Les Chârvakas n’envisagent pas l’existence
de vies passées et futures. Ils s’attachent
à acquérir la puissance, la richesse et le
pouvoir pour cette seule vie en s’appuyant
sur la connaissance secrète des maîtres
mondains.

Pour les Extrémistes, rien n’a de cause ni
d’effet. Ceux-là considèrent que tout ce qui
arrive dans la vie surgit de façon accidentelle
pour finalement retourner au néant.

Les adeptes des voies non bouddhistes,
ayant des idées fictives sur tout, croient à
un soi éternel. Certains croient qu’il peut
y avoir des effets sans causes ; certains
se méprennent sur la causalité ; d’autres
pensent qu’il peut y avoir des causes sans
effets. Voilà autant de points de vue ignorants.

 


Les véhicules sont les différents niveaux d'enseignement qui mènent à l’Eveil. Il en existe 9 selon le bouddhisme tibétain. Chaque véhicule s’adresse à une disposition d’esprit pour l’enseignement. Il y a deux types d’approche qui se complètent et s’interconnectent mais ne se valent pas.

 

- La réflexion philosophique : enseigne la nature ultime des choses et les limites de chaque vues

 

- La pratique spirituelle : enseigne l’expérience contemplative, plus profonde que le raisonnement.

 

L’approche philosophique apportera une perception inférieure par rapport à celle d’un yogi. L’approche contemplative du yogi quand à elle pourra être complétée par des vues philosophiques plus profondes.

 


 D’un point de vue bouddhique, "parce que ceci est, ceci peut être" chaque phénomène porte intrinsèquement les conditions de sa disparition car tout est impermanent.

 

Lorsqu’il est dit que la vision des yogis nie la vision ordinaire, c’est parce qu’elle va au-delà. La vision du yogi perçoit l’impermanence et les processus cognitifs qui y conduisent. Du reste, même un scientifique qui examinerait cette fleur d’un point de vue particulaire verra qu’elle n’est pas la même aujourd’hui qu’hier. Au fur et à mesure que notre compréhension augmente, on élimine les perceptions erronées quand à la nature des choses.

 

Parmi les grands exégètes de la tradition bouddhique de l’Inde, certains nient l’existence des phénomènes conventionnels, d’autres l’acceptent d’un point de vue relatif. Comme par exemple que la conscience soit le moi, en liaison et sur la base des 5 agrégats, et donc dépourvue d’existence propre.

 

En fin de compte, les phénomènes n’auraient pas d’existence propre d’un point de vue ultime. Ceci dit, d’un point de vue nominal, relatif et conventionnel, ils affectent le cours de choses par le lien de causalité.

 

Pour aller plus loin, on pourra lire utilement Sandrakirti – Les Claires Paroles

 

 

"Les auditeurs pensent que le point de vue

des non bouddhistes et des autres sur toutes choses

- celui des nihilistes qui pensent que les vies passées

ou futures n’ont jamais existé, et celui des

éternalistes qui croient à la réalité des choses –

est purement imaginaire, soit parce qu’ils

croient à l’existence de ce qui n’est pas,

soit parce qu’ils nient l’existence de ce qui est.

Pour les auditeurs, ces concepts n’ont pas

plus de réalité que le serpent que l’on

croit voir à la place d’une corde.

En revanche, ils pensent que les particules

infimes des quatre grands éléments

qui composent les agrégats, les domaines,

les entrées et ainsi de suite, de même

que les instants de conscience existent

en vérité absolue.

Ils méditent sur les quatre nobles vérités

et progressivement atteignent

les quatre fruits de leur voie.

 

Les adeptes du véhicule des bouddhas-par-soi,

comme les auditeurs, nient l’existence

du soi éternel et les autres choses que

les non bouddhistes imaginent en croyant

à ce qui n’est pas et en ne croyant pas à ce qui est.

 

Ils se démarquent toutefois des auditeurs

en ce qu’ils ‘réalisent’ qu’une partie

de l’agrégat de la matière n’a pas de soi.

De même, pour atteindre le fruit qu’est

leur Eveil, ils ne s’appuient pas sur un

ami de bien comme les auditeurs,

mais la force de leurs habitudes

antérieures leur permet de réaliser

le sens profond du réel en méditant

sur les douze facteurs de la production

interdépendante, et c’est ainsi qu’ils

atteignent le fruit de leur éveil.

 

Pour les bodhisattva toutes choses,

que ce soit dans le domaine pollué

du samsâra ou dans le domaine pur du nirvâna, s

ont dépourvues de nature propre en vérité absolue.

En vérité relative, elles existent comme de

simples illusions tout en gardant

leurs caractères particuliers.

D’autre part, la pratique des dix vertus

transcendantes a pour résultat de les

faire progresser dans les dix terres,

avec pour résultat final l’Eveil insurpassable".

 

 

En somme, il existe une vérité relative et une vérité absolue. Ceci est courant dans plusieurs spiritualités et dans plusieurs philosophies, mais le bouddhisme les unit de manière indivisible.

 


Ici j'ai pris: Une année avec la Dalai Lama, "Une pensée par jour pour mieux vivre"



J'ai découvert deux blogs retranscrivant également les enseignements ici et ici.

Merci à vous pour le partage!




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Published by Marie Rêveuse - dans Dalai Lama Nantes 2008
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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 08:31

Quand on a pas pris conscience de la vacuité, quand on ne comprend pas pleinement la nature illusoire des choses, le monde paraît réel, tangible et concret. Nos espoirs et nos peurs aussi deviennent solides et par conséquent incontrôlables. Si par exemple vous croyez dur comme fer en votre famille, vous serez habité par l'attente profonde que vos parents vont s'occuper de vous. Vous n'éprouverez pas la même attente à l'égard de l'étranger croisé au coin de la rue; lui n'a pas cette obligation. Le fait de comprendre et les phénomènes et la vacuité donne de l'ouverture à la relation.

A mesure que vous prenez conscience de la multiplicité des expériences, pressions et circonstances qui ont façonné vos parents, vos attentes à leur égard commencent à changer et votre sentiment de déception s'amenuise. Le jour où nous devienons nous-même parents, une infime compréhension de l'interdépendance adoucit déjà efficacement les attentes projetées sur nos enfants, et ceux ci y verront peut-être une preuve de notre amour. Sans cette compréhension, en dépit de notre intention de les aimer et de les élever au mieux, les attentes et les exigences risquent de devenir insupportables.


De même, mieux on comprend la vacuité, moins on s'intéresse aux fioritures et aux croyances que la société s'escrime à construire et à déconstruire - systèmes politiques, sciences et technologie, économie globale, société libre, Nations unies et autres. Vous devenez comme un adulte qui se désintéresse aux jeux puérils. Pendant de longues années, vous vous êtes fiés à ces institutions, persuadé qu'elles allaient réussir la où les anciens systèmes avaient échoué. Mais le monde n'en est pas pour autant plus sur, plus agréable ou plus sécurisé.

Loin de moi l'idée qu'il faut rompre avec la société. Comprendre la vacuité ne signifie pas devenir blasé; au contraire, elle fait de vous un être responsable et plein de compassion.

Extérieurement vous continuez à vous battre pour faire valoir vos droits, pour garder votre travail, pour jouer un rôle politique au sein du système, mais le jour où la situation change -à votre avantage ou à votre désavantage- vous êtes prêt. Vous ne croyez pas aveuglement que tout ce que vous appelez vos voeux est obligé de se matérialiser, et vous n'êtes pas prisonnier du résultat final.


Extrait de "N'est pas bouddhiste qui veut" de Dzongsar Jamyang Khyentse






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Published by Marie Rêveuse - dans Philosophie-Spiritualité
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 09:49

L'Obscurantisme est le meilleur moyen de gouvernement qui n’ait jamais été imaginé; Il consiste à plonger le cerveau humain dans un état spécial, dans une sorte de stupeur ou d’atrophie. Tout ce qui est susceptible d’ouvrir les yeux à l’individu, tout ce qui lui permettrait de revendiquer son droit à l’existence devient inconvenant. L’obscurantisme ne se borne pas à laisser en friche l’intelligence humaine, il cherche à l’asservir. Cette doctrine prétend que le peuple n’a pas besoin d’éducation et qu’il n’est pas nécessaire de s’instruire pour faire son salut.« On peut être un parfait cultivateur sans connaître un mot d’histoire ou de géographie. Pour être tapissier, métallurgiste ou maçon, l’étude de la littérature et des sciences naturelles est loin d’être indispensable, etc., etc. ». C’est avec de tels arguments que, pendant des siècles, les hommes ont été parqués dans leur médiocrité, sans pouvoir s’éclairer ni s’affranchir. Qui pourrait dire l’étendue de ce gaspillage de forces intellectuelles, sacrifiées férocement, à l’intérêt mal compris de quelques parasites dominants ?

Aujourd’hui, les classes dirigeantes, en abêtissant les peuples, cherchent, avant tout, à consolider leurs privilèges. Le discours consensuel général, cette sorte de pensée unique, commune à presque toutes les classes politiques mondiales, affirment que notre bonheur doit impérativement passer par plus de croissance, plus de productivité, plus de pouvoir d’achat, et donc plus de consommation.
Qui croit à la nécessité et à la bienfaisance du consumérisme ne songera certainement pas à briser ses chaînes et sera plus facile à gouverner que l’asservi qui ronge impatiemment son frein, haïssant l’iniquité et la tyrannie et prêt à se révolter dans toutes les occasions favorables.

Alors que l’altruisme devrait prendre le pas sur l’égoïsme, la coopération sur la compétition effrénée, le plaisir du loisir sur l’obsession du travail, l’importance de la vie sociale sur la consommation illimitée, le goût de la belle ouvrage sur l’efficience productiviste, le raisonnable sur le rationnel, les valeurs actuelles sont systémiques : elles sont suscitées et stimulées par le système et, en retour, elles contribuent à le renforcer. Rajoutons à cela les facilités de crédits, qui deviennent vite des difficultés une fois le doigt mis dans le pot de confiture, la crainte du lendemain, et nous comprendrons pourquoi l’obscurantisme est le fondement même de la résignation.

Le libéralisme et ses compromissions ne modifient pas le statut de l’individu autrement que financièrement. La projection capitalistique ne se faisant que dans le court terme, l’impossibilité d’élaborer un vrai modèle de société nous envoie directement dans le mur.

 


 

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Published by Marie Rêveuse - dans Comment va le monde
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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 21:40
Enseignements du dimanche 17 août matin

Après un Sûtra du coeur récité en chinois, nous prenons nos livres...comme à l'école. Chaque verset est commenté.

(N°  pages pour ceux qui ont le livre)


 

P 32

“ Libre de la dualité du sujet et de l’objet

Liée aux agrégats, aux domaines et aux sources de perception,

Eux-mêmes dénués de toute existence réelle,

Les choses n’ont pas de soi et de ce fait sont égales.

Notre esprit n’est donc jamais né :

Telle est la nature de la vacuité. ”

Voilà l’extrait [du Tantra de Guhyasamâja que je vais commenter].



P 34
Comme les bienheureux bouddhas et les grands bodhisattvas engendrèrent l’esprit d’Éveil, moi aussi, pour libérer les êtres qui n’ont pas été libérés, délivrer ceux qui ne sont pas libres, réconforter ceux qui manquent de réconfort et faire en sorte que ceux qui ne sont pas au-delà de la souffrance y parviennent, désormais et
jusqu’au cœur de l’Éveil, je vais engendrer l’esprit du grand Éveil

<!--[if !supportLineBreakNewLine]-->
<!--[endif]-->

2 p 35

Pour les bouddhas, l’esprit d’Éveil

N’est pas obscurci par les pensées

Intellectuelles comme le soi et les agrégats,  

Et toujours il a pour définition la vacuité

<!--[if !supportLineBreakNewLine]-->
<!--[endif]-->

3 p 35

Il faut, l’esprit imprégné de compassion,

Méditer avec diligence sur cet esprit d’Éveil.

Les compatissants bouddhas

Méditent constamment dessus.

 

4 p 36

Si l’on analyse logiquement ce soi

Imaginé par les non-bouddhistes,

On ne le trouve, si tant est qu’il pût s’y loger,

Dans aucun des agrégats.

 

 

10 p 37

Ce monde dénué de soi

S’écroule quand l’intelligence comprend

Les agrégats, les domaines et les sources,

Ainsi que les concepts de sujet et d’objet.

 

11 p 37

Ceux qui veulent faire le bien des autres

Ont enseigné aux Auditeurs l’existence

Des cinq agrégats : formes, sensations,

Représentations, facteurs de composition et consciences.

 

12 p 38

Mais à l’intention des bodhisattvas,

Le Meilleur des Hommes a toujours enseigné

Les cinq agrégats comme suit :

Les formes sont comparables à l’écume sur la mer,

 

13 p 38

Les sensations aux bulles à la surface de l’eau,

Les représentations aux mirages,

Les compositions aux bananiers

Et les consciences aux illusions magiques.

 

 

 

Commentaire du Dalai Lama:

 

En bouddhisme les mots qui reviennent toujours:

Compassion, qui est le fondement de la non-violence

Interdépendance, rien n’est indépendant. Il est inadéquat d’isoler un évènement

Vision holistique, qui concerne tous les domaines

 

Par exemple, si l’on est en colère, on va au premier abord viser la cible en pensant que c’est elle la responsable. Or, si l’on regarde la cause, la cible finit par disparaître. Le voile qui obscurcit la compréhension, lorsqu’il se dissipe, supprime la souffrance. En étant un état libre de toute fabrications mentales, celles-ci sont dissipées et se poursuit alors un non-attachement.

Le malaise entraîne le désir de s’en sortir mais ceci demande des efforts et donc un entraînement. Il faut procéder étape par étape. Les antidotes sont incompatibles avec ce qu’il neutralise.  « Puisque l’amour altruiste agit comme un antidote direct contre la haine, plus on le développe, plus le désir de nuire s’amenuisera pour finalement disparaître » (Plaidoyer pour le bonheur de Matthieu Ricard).

 

Une manière grossière est de croire qu’il existe un Soi dépendant. Il rajoute ce qui est plaisant et rejet ce qui est déplaisant. Le JE qui pense : "JE souhaite" n’est pas un obstacle mais il est important d ne pas le solidifier en une entité autonome. C’est une désignation sur la base d’une dépendance par rapport à d’autres phénomènes. Ainsi l’attraction et la répulsion vont diminuées.




Pour que ce soit plus clair, extraits se rapprochant des commentaires pris ici


La manière dont la pensée bouddhique analyse le monde des phénomènes:


Non seulement le bouddhisme a réfléchi sur la nature du monde, mais il l'a fait de façon profonde et originale. Il l'a fait non pas pour la connaissance du monde phénoménal en soi, ce qui est le propos de la démarche scientifique, mais parce qu'en comprenant la vraie nature du monde physique – la vacuité, l'interdépendance – il peut dissiper les brumes de l'ignorance et ouvrir le chemin vers l'Éveil.


Le concept d'« interdépendance des phénomènes », idée fondamentale du bouddhisme. Rien n'existe en soi ni n'est sa propre cause. Une chose ne peut être définie que par rapport à d'autres. L'interdépendance est nécessaire à la manifestation des phénomènes. Sans elle, le monde ne pourrait pas fonctionner. Un phénomène quel qu'il soit ne peut donc survenir que s'il est relié et connecté aux autres. La réalité ne peut pas être localisée et fragmentée, mais doit être considérée comme holistique et globale.


Le concept d'interdépendance dit que les choses ne peuvent se définir de manière absolue, mais seulement relativement à d'autres. Les choses n'ont pas d'existence en elles-mêmes, mais seulement par rapport à d'autres événements, dit le bouddhisme. 


Découlant directement de la notion d'interdépendance il y a celle de la vacuité qui ne signifie pas le néant, mais l'absence d'existence propre. Puisque tout est interdépendant, rien ne peut se définir et exister par soi-même, La notion de propriétés intrinsèques existant en elles-mêmes et par elles-mêmes n'est plus de mise.



Commentaire de Lung Ta zen:

Interdépendance & Impermanence sont les deux points fondamentaux à prendre conscience dans sa vie pour arriver à la cessation de la souffrance et au troisième pilier qu'est le Nirvana / Vacuité, mais il faut avoir vraiment pris conscience des deux premiers avec son coeur et ses tripes.




Le mystère de la voiture jaune



 

 

 


Et voilà!

Matthieu Ricard, interprète français du Dalai Lama depuis 1979. Voir ici.

 

Je me suis transformée en vilaine paparazzi. Viteeeeeeeeuuu !!!! Plongée (presque en apnée) dans le coffre à partir de la banquette arrière pour trouver mon appareil photo. Sortir illico de la voiture et, tout de même, demander la permission.

Cheese... No problème!....

(On dirai Chichi avec sa main non?)

 

 



Articles TRES importants à lire ICI et ICI


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Published by Marie Rêveuse - dans Dalai Lama Nantes 2008
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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 14:00

Voir blog

http://assrenseignements-genereux.hautetfort.com/

samedi, 30 août 2008

(Commentaire envoyé par Naradamuni)

A L E R T E  !
29 / 08 / 2008  : ON  VIENT  DE  NOUS  AVERTIR  QUE  LES  FLICS  TENTENT  DE  PENETRER  DANS  NOTRE  LOCAL ( Chez un RG ) . MOTIF  :  PROBABLEMENT  ENERVES  PAR  LE  TEXTE  PUBLIE  PLUS  BAS - tabassage d 'un  citoyen  helvète  à  Avi - gnons - 
 ACCUEILLONS - LES  S' ILS  PARVIENNENT  A  FORCER  LA  PORTE  AVEC  LEUR  BOISSON  PREFEREE  :   UN  LITRON  DE  ROUGE  ( pour  chacun   bien  sûr )  et  nous  on  met  des  oranges  dans  notre  sac . 
AMIS ,  LA  MEILLEURE  FAÇON  DE  NOUS  DEFENDRE  C ' EST  DE  DIFFUSER  L' INFO   VITE  VITE  VITE  ET  DE  VENIR  NOMBREUX  SUR  NOTRE  BLOG  CES  PROCHAINS  JOURS . Nous  avons déjà  beaucoup  de  lecteurs  , en  réaction  à  nos  appels :  merci !  
ET  DE  TELEPHONER  AU  COMMISSARIAT  DE  NÎMES  04 66 27 30 00  POUR  PROTESTER :  PAS  D ' INSULTES  NI  D ' APPELS  REPETES  ,  JUSTE  LEUR DIRE QU' ON N' EST  PAS  EN  CHINE , ET  DEMANDER  CE  QUI  SE  PASSE ,  SURTOUT  POUR  NOTRE  PRESIDENTE  ET  AMIE  COURAGEUSE  JOSIANE  BALLATO ,  BENEFICIAIRE  D' UN  ABONNEMENT  LONGUE  DUREE  CHEZ  LES  RIPOUX  . EN  PRINCIPE  LES  APPELS  NOMBREUX  LES  CALMENT.
ON  COMPTE  SUR  VOUS TOUS  POUR  NOUS  SOUTENIR ,  ET  MERCI  !  Nous  venons  de  décider  de  publier  ce  témoignage, avec  tous  les  risques  que  cela  comporte  pour  nous  et  surtout  pour  notre  très  chère  amie  Jo . Faites-le  circuler, c’est  notre meilleure  défense  et  surtout  JUSTICE.
Puisque  de  toutes  façons  nous  avons  les  flics  sur  le  dos ,  autant  rapporter  ce  témoignage     -  nous  n' aurions  pas  publié  ces  lignes, tant  elles  paraissent  incroyables,  si  nous  n' avions  été  témoins  des  faits .
- En  1980  Pascal , 8 ans , fils de  Jacqueline  Ballato , est  enlevé , déscolarisé puis abandonné à  des marginaux  par  son  père , lui-même  marginal  et  alcoolique,  mais  protégé  par  la  police  car  "indic ". 
 
- Jacqueline  fera  pendant  10 ans  maints  séjours  en  prison ( avec  classiques  attouchements  sexuels  par  les  ripoux  lors  des  transferts )  et  en  psychiatrie  pour  avoir  dénoncé  cette  affaire : médiatisation , tracts ...  quelques  épisodes :
 
- Grève  de  la  faim  en  prison  =  mise  en  isolement  total  en  psychiatrie, avec  les  malades  les  plus  dangereux . Viol  et  syphilis.
 
- Mitard  en  prison : syphilis  pas  soignée ,  une  pomme  tous  les  2  jours,  boire  au  goutte  à  goutte  d 'une  fuite  de  tuyauterie , privation  de  visites  et  livres , et  arrosée  de  seaux  d 'eau  froide ( on  est  en  avril ) .  L' aumônier  alerté  par  des  détenues   prévient Jo ,    soeur  jumelle  de  Jacqueline ,  in extremis . Elle  parvient  à  la  faire  libérer   en  écrivant  à  Elisabeth  Badinter  et  en  médiatisant .  Et  prend    illico  3  mois  avec  sursis  !
 
- Pascal  placé  en  foyer  d’enfants  dangereux  (!)  doit  un  jour  en  défenestrer  un ,  qui l' agressait  au  couteau  et  s ' écrase  sur  une  toiture  2  étages  plus  bas. Bizarrement il n’est  pas  inquiété : cela  corserait  une  affaire  déjà  gênante ! Pascal  nous  sera  rendu  à  18  ans,  toxico, alcoolique, inculte , et  s ' éloignera de nous. 
 
- 1990 . Des  eaux  de  pluies  se  déversent  chez  Jo et sa fille  de  16  ans  ( appelons-la Chloé )  puis  chez  ses  voisins  du  dessous , les  10  Boukhedenna , délinquants  notoires  qui , furieux , l' agressent  : soins  par  Samu , plaintes ... la  police  , et  en  particulier  l' inspecteur  Nespoulet  qui  a  décidé  de  lui  régler  son  compte , l' accuse  et  tente  par  2  fois, en  vain , de  l' interner.  Les  médecins  refusent.
 
Jo  résume  la  situation  avec  humour  dans  la  presse  locale  : " j'me  suis  battue  à  1  contre  10 , qu'est - ce  qu'on  lui  a  mis  ! " ce  qui  rend  les  flics  furieux.
 
- Un  "ami" enseignant   ( qui sera plus tard viré pour pédophilie )  invite Jo  à passer  chez lui , pour préparer  une  défense  qu 'il  remettra  à  son  frère  magistrat . Il  prétexte  que  cela  va  durer , pour  aller  prévenir  Chloé ( blessée par les voisins et alitée ) et  va  en  fait  la  violer. Elle  n' ose  en  parler  mais  sera  enceinte .
 
Manque de chance c' est  l' inspecteur  Nespoulet  qui  reçoit  la  plainte  de  Jo  et, goguenard, la refuse.
 
- Jo  médiatise , et  doit  partir  en  Tchécoslovaquie  pour  affaire  urgente.  C 'est  Jacqueline  , restée  auprès  de  Chloé , qui  sera  internée  pendant  6  mois .
 
- Chloé  ,   abandonnée  ( évanouie  de  frayeur )   à  son  sort  bien  que  mineure , téléphone  à  un  camarade  de  classe  , qui  vient  la  chercher :  lui  est  blessé  de  2  balles  dans  la  tête , elle  d' un  coup  de  couteau  dans  la  gorge ,  par  Kaddour  et  Malika  Boukhedenna .
 
- 1996 :  un  individu agresse  et   blesse  Jacqueline ,  qui  est  conduite  par  les  flics ... en  cellule  d 'isolement  en  psychiatrie !  elle  se  pend  à  sa  sortie . 
 
- 1997 :  Jo  a  quitté  bien  sûr  son  appartement dont  elle  continue  à  payer  les  lourdes  traites.  Il  est  incendié  par  des  squatters , et  Jo , heureuse  bénéficiaire  des  assurances  ( à quelque chose malheur est bon )  est  soupçonnée  et  heureusement  disculpée   par  des  témoins . Incroyable  spectacle , quand les flics veulent la cueillir pendant  l' expertise  et  manquent  tomber dans le sol à moitié effondré !  avec  un  expert  éberlué  qui  protège  Jo contre  leur  tentative  de  " saisie " ! 
 
Depuis, ça  continue. Qu’a  fait  la  gauche, alertée ?    R I E N   .  L 'une  de  leurs  petites  élues  , Jany  Arnéguy ,  raconte même  à  qui  veut  l' entendre  ( qui  se  sent  morveuse  se  mouche )  que  Jo  est  responsable  de  la  mort  de  sa  soeur  jumelle  !   
 
 
 
La police a décidé d'intervenir..." 


AUTRE FAIT

Sur internet, à "Patrick Mohr", j'ai trouvé:
http://www.mediatheque.ville-eybens.fr/index.php?action=a...
René


Je m’appelle Patrick Mohr.

Je suis né le 18 septembre 1962 à Genève.

Je suis acteur, metteur en scène et auteur.

A Genève je dirige une compagnie, le théâtre Spirale, je co-dirige le
théâtre de la Parfumerie et m’occupe également du festival « De bouche à
oreille.

Dans le cadre de mes activités artistiques, je viens régulièrement au
festival d’Avignon pour y découvrir des spectacles du « in » et du « off
». Notre compagnie s’y est d’ailleurs produite à trois reprises. Cette
année, je suis arrivé dans la région depuis le 10 juillet et j’ai
assisté à de nombreux spectacles.

Le Lundi 21 juillet, je sors avec mon amie, ma fille et trois de ses
camarades d’une représentation d’une pièce très dure sur la guerre en
ex-Yougoslavie et nous prenons le frais à l’ombre du Palais des Papes,
en assistant avec plaisir à un spectacle donné par un couple d’acrobates.

A la fin de leur numéro, je m’avance pour mettre une pièce dans leur
chapeau lorsque j’entends le son d’un Djembé (tambour africain) derrière
moi. Etant passionné par la culture africaine. (J’y ai monté plusieurs
spectacles et ai eu l’occasion d’y faire des tournées.) Je m’apprête à
écouter les musiciens. Le percussionniste est rejoint par un joueur de
Kamele Ngoni. (Sorte de contrebasse surtout utilisée par les chasseurs
en Afrique de l’Ouest.)

A peine commencent-ils à jouer qu’un groupe de C.R.S se dirige vers eux
pour les interrompre et contrôler leur identité. Contrarié, je me décide
à intervenir. Ayant déjà subit des violences policières dans le même
type de circonstances il y a une vingtaine d’année à Paris, je me suis
adressé à eux avec calme et politesse. Le souvenir de ma précédente
mésaventure bien en tête. Mais je me suis dit que j’étais plus âgé, que
l’on se trouvait dans un haut lieu culturel et touristique, dans une
démocratie et que j’avais le droit de m’exprimer face à ce qui me
semblait une injustice. J’aborde donc un des C.R.S et lui demande :

« Pourquoi contrôler vous ces artistes en particulier et pas tous ceux
qui se trouvent sur la place? » Réponse immédiate.

« Ta gueule, mêle-toi de ce qui te regardes!

« Justement ça me regarde. Je trouve votre attitude discriminatoire. »

Regard incrédule. « Tes papiers ! »

« Je ne les ai pas sur moi, mais on peut aller les chercher dans la
voiture. »

« Mets-lui les menottes ! »

« Mais vous n’avez pas le droit de… »

Ces mots semblent avoir mis le feu aux poudres.

« Tu vas voir si on n’a pas le droit.»

Et brusquement la scène a dérapé.

Ils se sont jetés sur moi avec une sauvagerie inouïe. Mon amie, ma
fille, ses camarades et les curieux qui assistaient à la scène ont
reculé choqués alors qu’ils me projetaient au sol, me plaquaient la tête
contre les pavés, me tiraient de toutes leurs forces les bras en arrière
comme un poulet désarticulé et m’enfilaient des menottes. Les bras dans
le dos, ils m’ont relevé et m’ont jeté en avant en me retenant par la
chaîne. La menotte gauche m’a tordu le poignet et a pénétré profondément
mes chairs. J’ai hurlé :

« Vous n’avez pas le droit, arrêtez, vous me cassez le bras ! »

« Tu vas voir ce que tu vas voir espèce de tapette. Sur le dos ! Sur le
ventre ! Sur le dos je te dis, plus vite, arrête de gémir ! »

Et ils me frottent la tête contre les pavés me tordent et me frappent,
me traînent, me re-plaquent à terre.

La foule horrifiée s’écarte sur notre passage. Mon amie essaie de me
venir en aide et se fait violemment repousser. Des gens s’indignent,
sifflent, mais personne n’ose interrompre cette interpellation d’une
violence inouïe. Je suis traîné au sol et malmené jusqu’à leur
fourgonnette qui se trouve à la place de l’horloge 500 m . plus bas. Là.
Ils me jettent dans le véhicule, je tente de m’asseoir et le plus grand
de mes agresseurs (je ne peux pas les appeler autrement), me donne un
coup pour me faire tomber entre les sièges, face contre terre, il me
plaque un pied sur les côtes et l’autre sur la cheville il appuie de
tout son poids contre une barre de fer.

« S’il vous plait, n’appuyez pas comme ça, vous me coupez la circulation. »

« C’est pour ma sécurité. »

Et toute leur compagnie de rire de ce bon mot. Jusqu’au commissariat de
St Roch

Le trajet est court mais il me semble interminable. Tout mon corps est
meurtri, j’ai l’impression d’avoir le poignet brisé, les épaules
démises, je mange la poussière.

On m’extrait du fourgon toujours avec autant de délicatesse.

Je vous passe les détails de l’interrogatoire que j’ai subi dans un état
lamentable.

Je me souviens seulement du maquillage bleu sur les paupières de la
femme qui posait les questions.

« Vous êtes de quelle nationalité ? » « Suisse. »

« Vous êtes un sacré fouteur de merde »

« Vous n’avez pas le droit de m’insulter »

« C’est pas une insulte, la merde » (Petit rire.)

C’est fou comme la mémoire fonctionne bien quand on subit de pareilles
agressions.

Toutes les paroles, tout les détails de cette arrestation et de ma garde
à vue resterons gravés à vie dans mes souvenirs, comme la douleur des
coups subits dans ma chair.

Je remarque que l’on me vouvoie depuis que je ne suis plus entre les
griffes des CRS.

Mais la violence physique a seulement fait place au mépris et à une
forme d’inhumanité plus sournoise. Je demande que l’on m’ôte les
menottes qui m’ont douloureusement entaillé les poignets et que l’on
appelle un docteur. On me dit de cesser de pleurnicher et que j’aurais
mieux fait de réfléchir avant de faire un scandale. Je tente de
protester, on me coupe immédiatement la parole. Je comprends qu’ici on
ne peut pas s’exprimer librement. Ils font volontairement traîner avant
de m’enlever les menottes. Font semblant de ne pas trouver les clés. Je
ne sens plus ma main droite.

Fouille intégrale. On me retire ce que j’ai, bref inventaire, le tout
est mis dans une petite boîte.

« Enlevez vos vêtements ! » J’ai tellement mal que je n’y arrive presque
pas.

« Dépêchez-vous, on n'a pas que ça à faire. La boucle d’oreille ! »

J’essaye de l’ôter sans y parvenir.

« Je ne l’ai pas enlevée depuis des années. Elle n’a plus de fermoir. »

« Ma patience à des limites vous vous débrouillez pour l’enlever, c’est
tout ! »

Je force en tirant sur le lob de l’oreille, la boucle lâche.

« Baissez la culotte ! »

Je m’exécute. Après la fouille ils m’amènent dans une petite cellule de
garde à vue.

4m de long par 2m de large. Une petite couchette beige vissée au mur.

Les parois sont taguées, grattées par les inscriptions griffonnées à la
hâte par les détenus de passage. Au briquet ou gravé avec les ongles
dans le crépis. Momo de Monclar, Ibrahim, Rachid…… chacun laisse sa marque


L’attente commence. Pas d’eau, pas de nourriture. Je réclame en vain de
la glace pour faire désenfler mon bras. Les murs et le sol sont souillés
de tâches de sang, d’urine et d’excréments. Un méchant néon est allumé
en permanence. Le temps s’étire. Rien ici qui permette de distinguer le
jour de la nuit. La douleur lancinante m’empêche de dormir. J’ai
l’impression d’avoir le cœur qui pulse dans ma main. D’ailleurs alors
que j’écris ces lignes une semaine plus tard, je ne parviens toujours
pas à dormir normalement.

J’écris tout cela en détails, non pas pour me lamenter sur mon sort. Je
suis malheureusement bien conscient que ce qui m’est arrivé est
tristement banal, que plusieurs fois par jours et par nuits dans chaque
ville de France des dizaines de personnes subissent des traitements bien
pires que ce que j’ai enduré. Je sais aussi que si j’étais noir ou arabe
je me serais fait cogner avec encore moins de retenue. C’est pour cela
que j’écris et porte plainte. Car j’estime que dans la police française
et dans les CRS en particulier il existe de dangereux individus qui sous
le couvert de l’uniforme laissent libre cour à leurs plus bas instincts.

(Evidement il y a aussi des arrestations justifiées, et la police ne
fait pas que des interventions abusives. Mais je parle des dérapages qui
me semblent beaucoup trop fréquents.)

Que ces dangers publics sévissent en toute impunité au sein d’un service
public qui serait censé protéger les citoyens est inadmissible dans un
état de droit.

J’ai un casier judiciaire vierge et suis quelqu’un de profondément non
violent, par conviction, ce type de mésaventure me renforce encore dans
mes convictions, mais si je ne disposais pas des outils pour analyser la
situation je pourrais aisément basculer dans la violence et l’envie de
vengeance. Je suis persuadé que ce type d’action de la police nationale
visant à instaurer la peur ne fait qu’augmenter l’insécurité en France
et stimuler la suspicion et la haine d’une partie de la population (Des
jeunes en particulier.) face à la Police. En polarisant ainsi la
population on crée une tension perpétuelle extrêmement perverse.

Comme je suis un homme de culture et de communication je réponds à cette
violence avec mes armes. L’écriture et la parole. Durant les 16h qu’a
duré ma détention. (Avec les nouvelles lois, on aurait même pu me garder
48h en garde à vue.) Je n’ai vu dans les cellules que des gens d’origine
africaine et des gitans. Nous étions tous traité avec un mépris
hallucinant. Un exemple, mon voisin de cellule avait besoin d’aller aux
toilettes. Il appelait sans relâche depuis près d’une demi heure,
personne ne venait. Il c’est mit à taper contre la porte pour se faire
entendre, personne. Il cognait de plus en plus fort, finalement un
gardien exaspéré surgit. »Qu’est ce qu’il y a ? » « J’ai besoin d’aller
aux chiottes. » « Y a une coupure d’eau. » Mais j’ai besoin. » « Y a pas
d’eau dans tout le commissariat, alors tu te la coince pigé. »

Mon voisin qui n’est pas seul dans sa cellule continue de se plaindre,
disant qu’il est malade, qu’il va faire ses besoins dans la cellule.

« Si tu fais ça on te fait essuyer avec ton t-shirt. »

Les coups redoublent. Une voix féminine lance d’un air moqueur. « Vas-y
avec la tête pendant que tu y es. Ca nous en fera un de moins. » Eclats
de rire dans le couloir comme si elle avait fait une bonne plaisanterie.

Après une nuit blanche vers 9h du matin on vient me chercher pour
prendre mon empreinte et faire ma photo. Face, profil, avec un petit
écriteau, comme dans les films. La dame qui s’occupe de cela est la
première personne qui me parle avec humanité et un peu de compassion
depuis le début de ce cauchemar. « Hee bien, ils vous ont pas raté.
C’est les CRS, ha bien sur. Faut dire qu’on a aussi des sacrés cas
sociaux chez nous. Mais ils sont pas tous comme ça. »

J’aimerais la croire.

Un officier vient me chercher pour que je dépose ma version des faits et
me faire connaître celle de ceux qui m’ont interpellé. J’apprends que je
suis poursuivi pour : outrage, incitation à l’émeute et violence envers
des dépositaires de l’autorité publique. C’est vraiment le comble. Je
les aurais soi disant agressés verbalement et physiquement. Comment ces
fonctionnaires assermentés peuvent ils mentiraussi éhontement ? Je
raconte ma version des faits à l’officier. Je sens que sans vouloir
l’admettre devant moi, il se rend compte qu’ils ont commis une gaffe. Ma
déposition est transmise au procureur et vers midi je suis finalement
libéré. J’erre dans la ville comme un boxeur sonné. Je marche
péniblement. Un mistral à décorner les bœufs souffle sur la ville. Je
trouve un avocat qui me dit d’aller tout de suite à l’hôpital faire un
constat médical. Je marche longuement pour parvenir aux urgences ou je
patiente plus de 4 heures pour recevoir des soins hâtifs. Dans la salle
d’attente, je lis un journal qui m’apprend que le gouvernement veut
supprimer 200 hôpitaux dans le pays, on parle de couper 6000 emplois
dans l’éducation. Sur la façade du commissariat de St Roch j’ai pu lire
qu’il allait être rénové pour 19 millions d’Euros. Les budgets de la
sécurité sont à la hausse, on diminue la santé, le social et
l’éducation. Pas de commentaires.

Je n’écris pas ces lignes pour me faire mousser, mais pour clamer mon
indignation face à un système qui tolère ce type de violence. Sans doute
suis-je naïf de m’indigner. La plupart des Français auxquels j’ai
raconté cette histoire ne semblaient pas du tout surpris, et avaient
connaissance de nombreuses anecdotes du genre. Cela me semble d’autant
plus choquant. Ma naïveté, je la revendique, comme je revendique le
droit de m’indigner face à l’injustice. Même si cela peut paraître de
petites injustices. C’est la somme de nos petits silences et de nos
petites lâchetés qui peut conduire à une démission collective et en
dernier recours aux pires systèmes totalitaires. (Nous n’en sommes bien
évidement heureusement pas encore là.) Depuis ma sortie, nous sommes
retournés sur la place de papes et nous avons réussi à trouver une
douzaine de témoins qui ont accepté d’écrire leur version des faits qui
corroborent tous ce que j’ai dis. Ils certifient tous que je n’ai
proféré aucunes insultes ni n’ai commis aucune violence. Les témoignages
soulignent l’incroyable brutalité de l’intervention des CRS et la totale
disproportion de leur réaction face à mon intervention. J’ai essayé de
retrouver des images des faits, mais malheureusement les caméras qui
surveillent la place sont gérées par la police et, comme par hasard
elles sont en panne depuis début juillet. Il y avait des centaines de
personnes sur la place qui auraient pu témoigner, mais le temps de
sortir de garde à vue, de me faire soigner et de récupérer suffisamment
d’énergie pour pouvoir tenter de les retrouver. Je n’ai pu en rassembler
qu’une douzaine. J’espère toujours que peut être quelqu’un ait
photographié ou même filmé la scène et que je parvienne à récupérer ces
images qui prouveraient de manière définitive ce qui c’est passé.

Après 5 jours soudain, un monsieur africain m’a abordé, c’était l’un des
musiciens qui avait été interpellé. Il était tout content de me
retrouver car il me cherchait depuis plusieurs jours. Il se sentait mal
de n’avoir rien pu faire et de ne pas avoir pu me remercier d’être
intervenu en leur faveur. Il était profondément touché et surpris par
mon intervention et m’a dit qu’il habitait Grenoble, qu’il avait 3
enfants et qu’il était français. Qu’il viendrait témoigner pour moi.
Qu’il s’appelait Moussa Sanou.

« Sanou , c’est un nom de l’ethnie Bobo. Vous êtes de Bobo-Dioulasso ? »
« Oui. » Nous nous sommes sourit et je l’ai salué dans sa langue en Dioula.

Il se trouve que je vais justement créer un spectacle prochainement à
Bobo-Dioulasso au Burkina-faso. La pièce qui est une adaptation de
nouvelles de l’auteur Mozambicain Mia Couto s’appellera « Chaque homme
est une race » et un des artistes avec lequel je vais collaborer se
nomme justement Sanou.

Coïncidence ? Je ne crois pas.

Je suis content d’avoir défendu un ami, même si je ne le connaissais pas
encore.

La pièce commence par ce dialogue prémonitoire.

Quand on lui demanda de quelle race il était, il répondit : « Ma race
c’est moi. »

Invité à s’expliquer il ajouta

« Ma race c’est celui que je suis. Toute personne est à elle seule une
humanité.

Chaque homme est une race, monsieur le policier. »

Patrick Mohr 28 juillet 2008

 



Liberté d'expression ????? (commentaire envoyé par Naradamuni)

Après les affaires des RG nimois $t Nervis et ses potes voyoucrates (Youtube) qui désactivent le compte de Torapamavoa ?
Censure « Nickel-Chrome »!
30 août 2008.
Nous sommes au regret de vous annoncer LA MORT subite d’une part importante de la LIBERTE D’EXPRESSION
+ de 100 vidéos
Le 15eme musicien Francais le plus vu/all time sur youtube
+ de 3 millions de visites sur youtube
Pourquoi NOTRE compte ?
TF1 avait récemment demandé à youtube le retrait d’une de nos vidéos
nommée « TF1 et LCI écartent les dérapages de Sarkozy du net »
Des MILLIONS DE COMPTES DE VIDEOS CONTREVIENNENT AUX DROITS D’AUTEUR…
Où s’arrêtent les droits d’auteurs ?
Où commence la Liberté d’expression ?
les videos originales dont NOUS SOMMES LES AUTEURS AINSI QUE LES CLIPS…Supprimés..
Les infos cachées ou delaissées par les medias dominants..
 Supprimées…
YOUTUBE a supprimé notre compte entièrement et semble t il définitivement..
Deux ans de travail,de recherches,une bibliothèque en ligne anti Sarkozy.
http://torapamavoa.blogspot.com/2008/08/youtube-fait-taire-torapamavoa-c…
Tous ensemble le 10 novembre 2008!
http://www.conseilnationaldelaresistance.fr/post/2008/07/23/Appel-a-cons…

Ni Dieu, ni Maîtres... Ni Contremaîtres ! (Hi, Hi!)

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Published by Marie Rêveuse - dans Comment va le monde
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