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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 08:02
...vient toujours le beau temps!




Je n'ai pas envie de me perdre en explications et en contradictions.
Merci à tous pour vos messages d'ici  et pour vos mails.
Finalement, cette coupure brutale est trop difficile, comme quoi...
Pour ceux qui n'arrivent pas à me lire, je leur enverrai par mail les articles en attendant de trouver une autre solution....un autre blog plus anonyme à l'occasion.
A la semaine prochaine!


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Published by Marie Rêveuse - dans Temps de vie et photos
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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 22:22
Merci à tous!

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Marie Rêveuse - dans Temps de vie et photos
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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 00:00

Nous aspirons à la paix mais certains jours c'est bof et même moins que bof.

Difficiles les moments de chute après les moments d'euphorie (d'oeuf au riz comme dirait un ami!!).

Se maîtriser quand même pour son entourage, ce qui ne devrait pas être trop difficile si l'exercice de la conscience est pratiqué en tout temps.

Apprendre aussi de ses chutes au lieu de les considérer comme des échecs.

Accepter que nous ne soyons pas parfait.

 

 

 

C'est seulement le parfait au chocolat qui est parfait... et c'est très bon après les moules!

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Published by Marie Rêveuse - dans Philosophie-Spiritualité
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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 13:29
On m'a averti que mon blog était illisible. Mais ce n'est pas le cas pour tout le monde puisque j'ai reçu des commentaires.

De mon ordinateur tout va bien sauf les inscriptions en bleu foncé qui sont peu visibles.

J'ai donc enlevé des liens et images sur la colonne de droite qui n'étaient peut-être pas compatibles avec OverBlog.

J'ai ensuite regardé à partir d'un autre ordinateur. Effectivement, et malgré les modifications, des articles se chevauchent, sont mélangés ou n'apparaissent pas.

Seulement à partir de la page 4, les choses sont à la bonne place. 

Que faire? Supprimer les derniers articles? Trop chargés?

Si quelqu'un sait...

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..... 14h: D'après les messages que j'ai reçu, je vais attendre un peu....ça ne vient peut-être pas de chez moi.



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.... Comme les images de l'article "Trésors de livres" avaient disparu, j'en ai remis quelques unes....
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Published by Marie Rêveuse - dans Réflexion
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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 12:43





















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Published by Marie Rêveuse - dans Souvenirs
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 07:12
Enseignements du mardi 19 août matin (suite).


2.   Comprendre la nature de la vacuité

Si on regarde les phénomènes, on voit qu’ils sont infiniment variés, pleins de caractéristiques, mais si on se penche sur la nature ultime, ce n’est pas une unicité, mais une saveur ultime, une unité.

Le goût unique de la compréhension de la nature ultime des choses est au-delà de leur représentation.

Le bouddha évoque la nature quintuple des choses : profonde, pacifiée, libre d’interprétation, lumineuse, non composée.

 

  1. En ce qui concerne le sens de la vacuité, nous pouvons nous reporter aux stances de la Voie du Milieu :

 

18.

J’appelle « vacuité »

Tout ce qui se produit en interdépendance.

Celle-ci est [donc] une désignation relative,

Et c’est cela même que la Voie médiane.


19.

Puisqu’il n’est rien

Qui ne se produise en interdépendance,

Il n’est rien

Qui ne soit vide.

 

Cela évite de tomber dans les deux extrêmes du nihilisme et du matérialisme. Le nihilisme car elles existent en interdépendance, le matérialisme car elles n’existent pas par elles même.

La vacuité signifie que les phénomènes existent en relation es uns avec les autres.

 

 

13.

Du fait que les fâcheuses conséquences que vous avancez

Ne concernent pas la vacuité,

Votre rejet de la vacuité

Ne me concerne aucunement.


14.

Où la vacuité est possible,

Tout est possible.

Où la vacuité est impossible,

Tout est impossible.


15.

Vous m’accusez

De vos propres fautes

Comme si vous aviez oublié

Le cheval que vous montez !


16.

Si vous considérez que les choses

Existent par essence,

Vous les voyez dépourvues

De causes et de conditions.


17.

[Ce faisant,] vous rejetez l’effet et la cause,

L’agent, l’action et l’objet de l’action,

La naissance et la cessation,

De même que le fruit.

 

 

La nature de la vacuité est nécessaire. Les choses déterminées et indépendantes ne permettraient pas le déploiement de la relation de cause à effet.

 

 



Stances de la Voie Médiane

Chapitre 18

Examen du soi et des choses

 

1.

Si le soi était les agrégats,

Il serait sujet à la naissance et à la destruction.

S’il était différent des agrégats,

Il n’en aurait pas les caractères.


2.

Si le soi lui-même n’existe pas,

Comment donc y aurait-il un « sien » ?

Moi et mien une fois apaisés,

Il n’est plus de croyance au soi ni au sien.

 

La simple acceptation, sans examen du monde extérieur ne conduit pas aux mêmes jeux de répulsion et d’attirance que lorsque l’on croit à l’existence du moi indépendant. Car à partir du moment où l’on croit à un moi indépendant, on va lui donner une importance capitale.

Nous avons vu comment déconstruire le moi, mais il est toujours capital de revenir sur cet enseignement. Car c’est là que réside l’attachement le plus fort, puisqu’il engendre le « mien », le « bon », le « mauvais », …

 

Si le moi est associé au flot de conscience, on s’aperçoit que l’on dit « mon » esprit, « ma » conscience, et qu’on le sépare encore de la conscience, et que l’on continue à l’associer au corps ; je suis une femme, un homme, je suis gros, vieux, etc.

 

On parle d’un raisonnement en 7 points pour réfuter l’existence du moi et on applique ce même raisonnement à la notion de tathagata qui conduit à la « notion de bouddha » et non à une entité propre.


3.

Celui qui ne croit pas au moi ni au mien,

Celui-là n’existe pas davantage ;

Celui qui voit que la croyance au moi et au mien

N’existe pas, celui-là ne voit pas [de moi].


4.

Lorsque envers les objets intérieurs et extérieurs

Il n’y a plus de sentiment de soi ou de sien,

L’appropriation s’arrête et, avec son épuisement,

Les renaissances s’épuisent aussi.

 

Si on comprend que tout ceci naît d’une perception mentale surimposée à la réalité, on comprend que ce sont elles qui entretiennent et favorisent le samsara. La libération progressive de ces constructions mentales conduit à la fin des actes et des émotions dualistes.

 

5.

La libération est la fin des actes et des émotions négatives ;

Actes et émotions négatives viennent des pensées dualistes,

Et celles-ci des constructions mentales,

Mais ces dernières cessent dans la vacuité.

 

Ces dernières cessent DANS la vacuité et non par elle. La libération est possible du fait même de la compréhension de la vacuité.

 

 

 

 

 

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Published by Marie Rêveuse - dans Dalai Lama Nantes 2008
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 06:37

Enseignements du mardi 19 août matin



Stances de la Voie Médiane

Chapitre 24

Examen des nobles vérités

 

 

7.

À tout cela je répondrai : vous ne comprenez rien

À la nécessité de la vacuité, ni à la vacuité elle-même,

Ni à ce qu’elle signifie, et c’est pour cela

Que vous la réfutez ainsi.

 

8.

Les bouddhas enseignent le Dharma

À deux [niveaux de] vérité :

La vérité relative conventionnelle

Et la vérité absolue.

 

9.

Ceux qui ignorent la distinction

Entre les deux vérités

Ne saisissent pas la profonde réalité

Enseignée par le Bouddha.

 

10.

Il est impossible de montrer l’absolu

Sans recourir aux conventions ;

Le nirvâna est impossible

Sans la réalisation de l’absolu.

 

11.

Mal comprise, la vacuité

Perd ceux qui manquent de sagesse

Comme un serpent mal attrapé

Ou une formule magique mal utilisée.

 

12.

C’est pourquoi, en esprit, le Sage répugnait

À enseigner le Dharma, car il savait

Combien les faibles [d’esprit] auraient de peine

À en réaliser les profondeurs.

 

 

Pour résumer ce que nous avons vu hier, certains accusent la Voie du milieu, le Madhyamika, de nihilisme. Il est important de réfléchir à 3 points concernant la compréhension de la vacuité.

 

  1. A quoi sert-elle ?
    1. Méditer
    2. Voir que l’ignorance est la racine de la souffrance
    3. Comprendre et enrayer le processus des klesa

 

-Emotions destructrices

-3 Poisons                                                         

                                                                 

1.      Désir possessif

2.      Arrogance

3.      Haine

 

-Attachement à la permanence

 

  1. Quelle est sa nature ?
  2. Quel est son sens ?

 

1.   Pour enrayer le processus des klesa, il faudra utiliser plusieurs antidotes.

Les antidotes directs neutralisent, découragent et détruisent les klesa. Par exemple, l’antidote direct de la haine est l’amour, l’antidote direct du désir est de considérer les aspects peu attirants de l’objet du désir.

Cela permettra de neutraliser, mais jamais de déraciner la souffrance.

Le seul antidote réel est la contemplation et par là, la réalisation de la nature véritable des choses. Il importe de développer une compréhension totale et profonde de la non identité de la personne, c’est pour cela que nous avons besoin de la vacuité. Pour se débarrasser de l’attachement au soi.

 

La représentation des phénomènes demeure au-delà de la prise de conscience qu’ils sont dénués d’identité, et il en surgira encore des attachements très subtils.

Il importe de se libérer de cet attachement subtil en réalisant la vacuité de toute représentation mentale. On parle de la vacuité de la vacuité.

Lorsque nous contemplons le monde, il existe tel que nous le voyons. Comment pourrait on comprendre que ce que je vois là, cette fleur devant moi, n’a qu’une existence nominale ?

 

Le bouddha a dit que toute chose avait une apparence et une nature ultime. Par exemple, l’emballage ne permet pas toujours de supposer du contenu véritable d’une chose. Ceux qui ignorent la différence entre ces deux vertus ne peuvent comprendre les propos du bouddha.

Il importe de ne pas simplement souscrire à cette vision superficielle que le monde est réel. Il faut faire une analyse plus poussée et réaliser que le monde a deux vérités par une analyse des caractéristiques apparentes et une analyse de la nature véritable des choses.

 

Cela rejoint l’analyse des physiciens de la nature.

La fleur parait réelle, avoir une existence, mais l’observation de cet aspects grossier de la nature que nous appelons une fleur conduit aux particules élémentaires qui la composent et même au-delà, au niveau quantique, au fait que les particules ne sont pas des choses mais des évènements. En effet, les physiciens nous disent que, plus on essaye de saisir une particule, moins on y arrive, ce qui conduit à observer des relations et non des éléments dotés de caractéristiques intrinsèques.

 

Ces deux visons, conventionnelle et ultime, il faut toujours les garder ensemble. L’une vise à examiner la nature illusoire des formes et l’autre la nature ultime qui est la vacuité.

 

Le bouddha ne disposait pas d’autre instrument d’analyse et d’observation que son esprit. C’est pas la méditation sur les choses qu’il a saisi ceci et qu’il a pu dire que tout ce qui est apparaît à la suite de causes et de conséquences, mais que rien n’est vraiment né, en tant qu’entité douée d’existence propre et autonome.

 

On transcende de cette façon les deux extrêmes de l’existence : réalité et néant par apparence ET vacuité.

 

Il faut commencer par accepter l réalité telle qu’on la voit puis passer ensuite à la compréhension de la nature ultime des choses, de la vacuité. La vacuité ne débarrasse pas de la réalité. C’est pour cela que cet enseignement peut s’avérer dangereux si la vacuité est mal comprise. C’est pour cela que l’on trouve une grande quantité de niveaux d’enseignement, chacun est destiné à ajuster la progression de l’élève sur la voie de la juste compréhension des enseignements.

 

 

Commentaire de l’esprit d’Eveil – Nagarjuna

 

63.

Bref, de choses vides

Naissent des choses vides :

Le Vainqueur enseigne que l’agent éprouve

Les effets de ses actes en vérité relative.

64.

Le son du tambour, de même que la pousse

Sont le fruit d’un concours [de circonstances].

Les manifestations extérieures en interdépendances

S’apparentent au rêve et au spectacle du magicien.

 

Pour revenir à cet examen des deux vérités, la vérité relative est fondée sur la compréhension de l’interdépendance, le jeu des relations, des causes et des effets, des causes et de leurs fruits, mais en comprenant que, ni la cause ni le fruit n’ont d’existence propre. « Interdépendant » et « dénué d’existence propre » sont des synonymes.

 Et, en même temps, c’est parce que les choses sont interdépendantes et dénuées d’existences propres que cela permet le déploiement des phénomènes.

 

 

C’est cela qui sous tend que les phénomènes puissent être composés d’une infinité d’autres phénomènes sous jacents.

 

 

La communauté de nature entre la cause et l’effet réside dans le fait par exemple que la graine donne la plante.

 

Quelles sont les possibilités pour qu’une chose naisse ?

  • D’elle-même
  • D’une autre chose
  • De rien
  • Ni de l’un ni de l’autre

 

 

65.

La production causale des choses

Ne contredira jamais [leur irréalité].

Puisque les causes ne sont pas telles par essence,

On réalise que rien n’a de naissance

66.

Les choses n’ont pas de naissance :

Voilà une explication de la vacuité.

Bref encore, on explique que les cinq agrégats

Désignent l’ensemble des phénomènes.

67.

Le cours de la vérité relative ne s’interrompra pas

Parce que le réel est expliqué tel quel.

Il n’est pas de réel

Différent de la vérité relative.

 

Quand on dit que le réel n’est pas différent de la réalité relative, cela signifie que la réalité relative est la racine même du réel. Voilà pour ce qui concerne l’utilité de comprendre la vacuité.

 

 

Recopié chez Uranie

 

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Published by Marie Rêveuse - dans Dalai Lama Nantes 2008
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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 10:25


Peu importe comment tu gagnes ta vie. Ce que je veux savoir, c'est l'objet de ce désir qui brûle en toi à t'en faire mal ; ce que je veux savoir, c'est si tu oses, ne serait-ce que rêver de réaliser le désir profond de ton coeur.



Peu importe l'âge que tu as. Je veux savoir si tu es prêt à risquer de passer pour un fou, une folle, au nom de l'amour, au nom de tes rêves secrets,

au nom de la simple aventure d'être vivant.



Peu m'importe quelles planètes sont en conjonction avec ta lune. Je veux savoir si tu as touché le centre de ta tristesse, si tu t'es ouvert aux trahisons de la vie ou si tu t'es ratatiné, refermé de peur de ressentir une douleur de plus. Je veux savoir si tu peux t'asseoir avec la douleur, la mienne ou la tienne, et rester là sans bouger, sans essayer de la cacher, de l'éviter ou de la travestir.



Je veux savoir si tu peux être un  avec la joie, la mienne ou la tienne; si tu peux danser sauvagement, laisser l'extase te remplir jusqu'au bout des doigts et des orteils sans nous prévenir constamment de faire attention, d'être réaliste sans nous rappeler à chaque seconde que l'être humain a des limites dont on doit tenir compte.



Peu importe que l'histoire que tu racontes soit vraie ou fausse. Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu'un  pour rester fidèle à toi-même; si tu peux supporter d'être accusé de trahison pour ne pas trahir ton âme; si tu peux être sans foi et cependant digne de confiance.



Je veux savoir si tu peux continuer de voir la beauté même quand ce n'est pas très joli au jour le jour et si tu as choisi de nourrir ta vie à cette source.



Je veux savoir si tu peux vivre avec l'échec, le tien comme le mien, te tenir néanmoins au bord du lac et crier OUI à la pleine lune argentée.



Peu importe où tu habites, combien d'argent tu as. Je veux savoir si tu peux te lever après une nuit de douleur  et de désespoir, épuisé et meurtri, et faire ce qu'il faut pour les enfants.



Peu importe qui tu connais, par quel chemin tu es venu ici. Je veux savoir si tu te tiendras au centre du feu avec moi sans chercher à t'en aller ou à reculer.



Peu importe ce que tu as étudié, où, avec qui. Je veux savoir ce qui te soutient à l'intérieur quand tout le reste s'est évanoui.



Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même et si tu aimes vraiment ta propre compagnie dans les moments vides.

 

 


 

Ecrit par un indien d'Amérique du Nord, Oriah Mountain Dreamer

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Published by Marie Rêveuse - dans Philosophie-Spiritualité
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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 11:38

Ne vous est t-il jamais arrivé de vous « taper » un film si bien que la réalité en devient désastreuse ?

 

Par exemple :

 

Par un beau jour d’été, un automobiliste crève un pneu en pleine campagne. Pour comble de malchance, il s’aperçoit qu’il n’a pas de cric. Le lieu est presque désert. Une seule maison est en vue, à mi-hauteur de la colline. Après avoir hésité quelques instants, notre voyageur se décide à aller emprunter un cric. Alors qu’il gravit le chemin vers la maison, il se dit:


« Qui sait si cette personne va me prêter son cric ? Cela ne serait vraiment pas très sympathique de me laisser dans le pétrin ».


A mesure qu’il se rapproche de la maison, il devient de plus en plus agité…


« Comment oserait-il faire cela à un étranger ! Ce serait vraiment odieux. »


Finalement, il frappe à la porte de la maison, et lorsqu’elle s’ouvre, il lance au propriétaire :


« Tu peux le garder ton cric, espèce de salaud ! »…

 



Ceci pour illustrer que notre mental peut nous jouer bien des tours !

 

Si vous en connaissez d’autres…

 


 



Exemple tiré du livre de Matthieu Ricard: "Plaidoyer pour le bonheur"

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 08:58
Enseignements du lundi 18 août après-midi



Question:

Comment aider quelqu'un atteint de la maladie d'Alzheimer ?

 

Réponse du Dalai Lama :

 

Je ne suis pas un expert mais je dirai qu’il faut entourer la personne et lui montrer son affection.

 

 

Quelle est notre part de liberté si les causes s’enchaînent ?

 

Le principe même de cause à effet est précisément ce qui permet d’agir sur les choses. L’impermanence des choses permet d’intervenir, de changer les choses. La loi de causalité ne signifie pas que les choses sont déterminées. Peut être que, pour les objets inanimés, on peut dire que les lois sont « automatiques », car le choix n’intervient pas dans les processus de transformation, mais pour ce qui est soumis à la loi karmique, nos actions, nos choix, influencent le cours de notre vie présente et de nos vies futures.

Egalement, tout dépend de la façon dont nous examinons les choses, à court ou à long terme. Si c’est avec sagesse, c’est-à-dire à long terme, le processus de conscience nous rend architecte de notre propre vie.

 

 

Comment l’éducation des enfants peut elle enseigner que l’attachement au moi et au mien est un poison ?

 

Je pense que l’attachement est biologiquement une émotion nécessaire, inscrite dans notre patrimoine humain. Nous en avons besoin pour rassembler les conditions utiles à notre survie. Quelqu’un qui serait dépourvu d’attachement et de colère, sans doute ne survivrait il pas. Il faut acquérir la sagesse, la compréhension que ce sont des facteurs de survie.

Pour un jeune enfant qui n’a pas encore les capacités de raisonnement nécessaire à comprendre cela, il est naturel qu’il éprouve ces pulsions et, à ce moment là, pour préparer l’avenir, il est important qu’il bénéficie d’affection constante et d’un environnement ou l’amour règne. Et, plus tard, viendra l’éducation, le temps de cultiver les valeurs de compassion et d’altruisme. Je crois que ce processus est permis au cours de l’existence mais qu’au plus jeune âge, il est normal que l’attachement puisse même engendrer un peu de colère de temps en temps.

 

 

Quelle est la place des femmes dans le bouddhisme ?

 

Au départ, le bouddha a donné l’égalité aux hommes et aux femmes, cependant, il y avait une ordination pour les hommes et une pour les femmes, mais les hommes étaient assis devant les femmes. On dit aussi que les 100 dernier kalpas du cycle des résurrections sont des vies d’hommes.

La capacité d’Eveil est absolument égale chez les hommes et chez les femmes. Il y a donc des bouddhas hommes et femmes.


Historiquement, au début, les tribus étaient isolées les unes des autres et puis, quand elles ont grandi et qu’elles ont du se partager des choses, des territoires, des richesses, il a fallu nommer des chefs. Naturellement, dans ce type de société, celui qui pouvait faire régner l’ordre devait régner par la force, d’où une succession de règnes males.

Ceci dit, à mesure que l’on a évolué vers des sociétés modernes, basées sur l’éducation, avec moins de luttes physiques, on s’approche d’une égalité des hommes et des femmes dans le pouvoir. Cependant, l’éducation ne suffit pas. Nous avons besoin d’une société altruiste et compatissante.

Et là, on s’aperçoit que, biologiquement, les femmes, les mères, sont plus naturellement soucieuses du bien être, du soin des autres. De même qu’il y a plus d’infirmières que d’infirmiers dans les hôpitaux, il y a plus de bouchers que de bouchères dans les abattoirs. Les femmes sont plus portées vers la compassion, elles devraient donc avoir un rôle de plus en plus important. Ceci dit, les hommes peuvent développer l’objet infini de leur compassion et donc s’efforcer d’être au moins leur égal 

 

 

Le Dalai Lama peut il se réincarner en femme ?

 

La première fois que cette question m’a été posée, c’était déjà en France, il y a longtemps de cela.

Le but de la réincarnation dans le bouddhisme, c’est d’être utile aux autres et si les conditions sont telles qu’une femme a plus de possibilités d’être utile à cela dans la société, alors, un Dalai lama non seulement pourrait mais devrait se réincarner en femme. Et j’ajouterais que, si de surcroît elle pouvait être agréable à regarder, ce serait encore mieux ! ! (fou rire) Car une figure avenante permet aux autres de s’ouvrir plus facilement.

 

 

Est-ce que l’on peut être adepte de la non-violence et, en même temps, jouer à des jeux violents sur ordinateur ?

 

Si nous avons développé une profonde conviction pour la non-violence et que toute forme d’agressivité n’apparaît plus dans notre esprit, alors, la vision d’images violentes peut être une confirmation que la non-violence est la seule manière de faire pour l’humanité, cela renforcera les convictions.

En revanche, pour une personnes plus jeune, un enfant  qui n’a pas encore eu le temps de développer cette conviction, cela peut les amener à croire que la violence, tuer, est quelque chose de normal, d’acceptable et donc, cela est très néfaste.



 

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