Suite car OB me signale que l'article précédent est trop long...
Toutes les actions entraînent le karma par les 12 liens de cause à effet. En raison de l’interdépendance, les phénomènes ne cessent de générer d’autres phénomènes, des changements, qui sont la manifestation de l’aspect subtil de l’impermanence qui se produit à chaque instant. L’impermanence est telle que tout ce qui se produit porte déjà en lui les facteurs de sa destruction.
D’un point de vue grossier, les choses naissent, demeurent et cessent
D’un point de vue subtil, l’instant même de leur naissance est la cause de leur mort.
Les attitudes mentales remédient ou produisent de la souffrance et défont ou produisent les mécanismes du samsara
Les actions non vertueuses sont celles qui correspondent à l’état inférieur du samsara. D’intenses souffrances perpétuent la succession des souffrances.
Les actes vertueux correspondent à l’état supérieur du samsara, soit disant heureux. Les actes vertueux lorsqu’ils sont accomplis dans le but de sensations agréables induisent le kamaloka, premier royaume du samsara.
L’équanimité correspond à la pratique du calme intérieur, le Samadhi, état qui consiste à demeurer dans un état stable d’équanimité. Il permet de traverser les quatre dyana, les quatre nivaux de souffrance du samsara.
Les éléments ne sont pas liés au karma. Le monde des phénomènes existe sans impliquer nécessairement la notion de karma.
Le feu brûle, l’eau humidifie, cela est de l’ordre de la nature des éléments mais n’implique pas de nature karmique. Il s‘agit plus de l’interaction de substances chimiques, bien sure liées aux lois de cause à effet.
Par contre, l’expérience que l’on fait de l’univers, cette expérience est le résultat de notre karma. Cette expérience peut être bonne ou mauvaise. Il est dit dans les écritures qu’il est extrêmement difficile d’appréhender tous les facteurs d’interdépendance du karma, que ces liens nous sont cachés. On peut se demander pourquoi une abeille se pose sur une fleur plutôt que sur une autre.
La façon dont nous faisons l’expérience de l’univers est liée au karma. Il est lié au continuum de notre conscience et c’est ce qui fait qu’un même objet soit perçu de manière positive pour une personne et négative pour une autre, et cela est vrai aussi d’un moment à un autre.
Ceci est la conséquence des actes passés et reflète le processus du karma (cf ; Abhidharma inférieur et supérieur)
En se qui concerne le mécanisme de cause à effet, il y a deux mécanismes principaux :
Les conséquences immédiates : par exemple des paroles désagréables
Engendrent des causes à long terme : une emprunte désagréable qui se perpétue
De quelle manière ces conséquences se perpétuent elles ?
Du fait qu’une conséquence doit avoir une cause qui ‘a précédé, qu’est ce qui assure la continuité entre les instants ? Le fait que chaque instant se détruit, induit que cependant, quelque chose se perpétue.
Lorsqu’un instant se défait, sa destruction même constitue une sorte de cause pour que l’instant suivant apparaisse. Il n’y aurait donc ainsi pas de rupture dans l’enchaînement des instants, créant une sorte de continuum qui est le support de l’empreinte karmique.
Les empreintes peuvent rester latentes pendant plusieurs vies et se réaliser dans la prochaine. Elles peuvent se compléter en un minimum de 2 existences.
Les 6 sources de perception sont accompagnées de 54 états mentaux dont 3 principaux :
· Sensation
· Intention
· Cognition
C’est grâce à la faculté de perception qu’il est possible d’avoir un contact avec l’expérience et avec l’objet. Il y a un vaste répertoire d’évènements mentaux dans le bouddhisme mais aussi dans les études non bouddhistes contemporaines.
Quelle est la différence entre soif et appropriation ?
La soif est une attirance vers ce qui est agréable et une répulsion de ce qui ne l’est pas. L’appropriation est un désir de s’approprier activement l’objet du désir. Dés que cela eu lieu, cela va engendrer à nouveau la soif et engendrer à nouveau la naissance. Les êtres suprêmes se basent sur la diminution des désirs pour ne pas être pris dans la soif et l’appropriation.
Comment va se développer le samsara ? Comment inverser les 12 facteurs d’interdépendance pour mettre fin au samsara ?
C’est l’ignorance de l’ainsité qui est la cause du samsara. Si l’ignorance fondamentale est dissipée, les 12 liens seront brisés.
Pour résumer, si on est ignorant de la nature absolue du réel, on sombre dans la souffrance et si on appréhende la réalité telle qu’elle est on est libéré de la souffrance.
Aide pour cet article grâce aux écrits d'Uranie