Il faut avoir compris l’ensemble des enseignements pour comprendre qu’il n’y a pas de différence entre samsara et nirvana.
Padmasambhava
Commentaire de l’Esprit d’Eveil – Nagarjuna
74.
Nous devons rendre leurs bontés
Aux êtres qui nous aidèrent autrefois
Parce qu’ils étaient notre père, notre mère,
Des proches ou des amis.
Nous avons été reliés à tous les êtres à travers la multitude de nos vies passées. Si nous avions conscience de cela, nous comprendrions que les autres sont d’autres soi et sont même plus importants que nous même.
Si on reconnaît la bonté de toutes les mères qui ont donné nos vies, leur compassion, nous devons manifester de la gratitude en retour en aidant les autres à faire le vœu de devenir l’instrument de ce but.
76.
Les fruits désirables et indésirables
Du monde aux destinées bonnes et mauvaises
Naissent du bien et du mal
Que l’on a pu faire aux êtres.
Une fois que nous avons pris conscience de la bienveillance de ceux qui ont été nos parents, nos amis et qu’on se demande comment s’acquitter de cette dette, cette gratitude, ces versets y répondent :
77.
Si, en servant les êtres,
On atteint l’insurpassable état de bouddha,
Pourquoi s’étonner de ce qu’il n’y ait
Pas une des richesses céleste ou humaine …
78.
… Dont jouissent Brahmâ, Shakra
Ou les rois, dans ces trois mondes,
Qui ne provienne
D’un simple bienfait dispensé aux êtres ?
79.
Les innombrables formes de souffrances
Que les êtres éprouvent dans les enfers,
Le monde des animaux et celui des esprits faméliques
Sont l’effet du mal fait aux autres.
Il est important aussi de comprendre à quel point il est important de respecter les êtres inanimés car nous leur devons tout.
Par exemple notre nourriture : pensez à tous ceux qui ont travaillé, contribué à cela. Idem pour nos vêtements, notre maison ; Pensez au fait que toute notre existence dépend du travail et de la bienveillance d’autrui.
Sur l’aspect intérieur, par exemple de la pratique spirituelle, plus la patience augmente, plus la colère diminue. Nous n’avons pas à faire d’effort vis-à-vis des bouddhas, mais grâce aux êtres. C’est grâce à eux que nous avons la possibilité de nous exercer.
La discipline, qui rassemble les règles de conduite comportementales par rapport aux autres êtres
La bodhicitta, sa valeur fondamentale, la compassion, est praticable uniquement en lien avec les autres.
Les autres sont indispensables à l’exercice de notre paix intérieur, de la compassion et de la bienveillance qui sont les fondements de l’Eveil.
LE COLLIER DE JOYAUX - Nagarjuna
14.
Le raisonnement et les textes confirment
Que les mérites forment la cause
De l’accomplissement de l’Éveil :
Ne sois donc pas indolent en la matière !
15.
De même que l’espace, la terre, l’eau, le feu et l’air
Sont présents sans limites dans toutes les directions,
Les êtres soumis à la souffrance
Sont eux aussi en nombre illimité.
16.
Il est sûr que le bodhisattva au cœur aimant
Arrache à leurs souffrances
Ces êtres en nombre illimité
Pour les établir dans la bouddhéité.
17.
Dès lors qu’il a correctement adopté [l’esprit d’Eveil],
Celui qui s’y tient fermement,
Qu’il dorme ou qu’il soit éveillé,
Et même s’il est inattentif, comme le nombre […]
18.
Des êtres est illimité, en proportion de ces êtres
Ses mérites se font illimités, permanents, et ainsi de suite,
Et du fait de ce caractère illimité, on dit qu’il lui sera difficile
De ne pas atteindre la bouddhéité, laquelle est illimitée.
19.
Celui qui demeure ici-bas pour un temps illimité
En voulant atteindre l’insondable Éveil
Pour un nombre insondable d’êtres
Et en aspirant à d’insondables actes vertueux, […]
20.
Celui-là, même si l’Éveil est insondable,
Pourquoi ne l’atteindrait-il pas
Avant longtemps du fait de ses accumulations
Qui présentent un quadruple aspect ?
On parle ici des « 4 insondables » :
* Temps illimité
* Etres illimités
* Mérites illimités
* Résultats illimités
21.
Ces « mérites illimités »
Et cette « sagesse illimitée »
Éliminent promptement
Les souffrances du corps et de l’esprit.
22
La faim, la soif et d’autres souffrances échoient à ceux
Que leurs actes négatifs ont laissés dans les mauvaises destinées.
Le bodhisattva ne commettant pas d’actes négatifs mais des mérites
Ne connaîtra plus ces souffrances dans ses autres vies.
23.
Il sait que les souffrances mentales provoquées par l’ignorance,
Comme l’attachement, la haine, la peur ou le désir,
N’ont aucun support, et c’est ainsi
Qu’il les élimine promptement.
24.
N’étant pas diminué le moins du monde
Par les souffrances du corps et de l’esprit,
Comment pourrait-il se lasser, même s’il devait
Guider le monde jusqu’à la fin du monde ?
Les difficultés du corps viennent d’actes négatifs dans les vies passées
Les difficultés mentales viennent e la difficulté à voir la réalité, de l’ignorance
Une fois que la bodhicitta est née en nous, il n’y a aucune raison pour se lasser car tout effort vaut la peine
Le 20 août matin, initiation