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Etre prêt au changement

Quand on a pas pris conscience de la vacuité, quand on ne comprend pas pleinement la nature illusoire des choses, le monde paraît réel, tangible et concret. Nos espoirs et nos peurs aussi deviennent solides et par conséquent incontrôlables. Si par exemple vous croyez dur comme fer en votre famille, vous serez habité par l'attente profonde que vos parents vont s'occuper de vous. Vous n'éprouverez pas la même attente à l'égard de l'étranger croisé au coin de la rue; lui n'a pas cette obligation. Le fait de comprendre et les phénomènes et la vacuité donne de l'ouverture à la relation.

A mesure que vous prenez conscience de la multiplicité des expériences, pressions et circonstances qui ont façonné vos parents, vos attentes à leur égard commencent à changer et votre sentiment de déception s'amenuise. Le jour où nous devienons nous-même parents, une infime compréhension de l'interdépendance adoucit déjà efficacement les attentes projetées sur nos enfants, et ceux ci y verront peut-être une preuve de notre amour. Sans cette compréhension, en dépit de notre intention de les aimer et de les élever au mieux, les attentes et les exigences risquent de devenir insupportables.


De même, mieux on comprend la vacuité, moins on s'intéresse aux fioritures et aux croyances que la société s'escrime à construire et à déconstruire - systèmes politiques, sciences et technologie, économie globale, société libre, Nations unies et autres. Vous devenez comme un adulte qui se désintéresse aux jeux puérils. Pendant de longues années, vous vous êtes fiés à ces institutions, persuadé qu'elles allaient réussir la où les anciens systèmes avaient échoué. Mais le monde n'en est pas pour autant plus sur, plus agréable ou plus sécurisé.

Loin de moi l'idée qu'il faut rompre avec la société. Comprendre la vacuité ne signifie pas devenir blasé; au contraire, elle fait de vous un être responsable et plein de compassion.

Extérieurement vous continuez à vous battre pour faire valoir vos droits, pour garder votre travail, pour jouer un rôle politique au sein du système, mais le jour où la situation change -à votre avantage ou à votre désavantage- vous êtes prêt. Vous ne croyez pas aveuglement que tout ce que vous appelez vos voeux est obligé de se matérialiser, et vous n'êtes pas prisonnier du résultat final.


Extrait de "N'est pas bouddhiste qui veut" de Dzongsar Jamyang Khyentse






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P
Je crois que beaucoup d'adultes se font peur à eux mêmes. Nous en avons eu 4 et les avons élevés sans nous poser un tas de questions. Je crois que c'est plus la façon de nous comporter que ce qu'on leurs enseigne qui prévaut. Je dis toujours que nous avons les enfants que nous méritons. Pour nous, c'est le cas !!Bises.
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M
<br /> <br /> Bonjour Patriarch,<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Ici, le sujet est sur l'impermanence (vacuité), sur les choses qui ne durent pas. Il est expliqué qu'il ne faut pas s'attacher,<br /> que ce soit aux choses, aux personnes, aux systèmes, à ses pensées -qui filent comme des nuages- car rien ne dure jamais. On sait aussi que tout attachement/détachement peut produire une<br /> souffrance.<br /> Dès que l'on comprend ces phénomènes, on est davantage à même de pardonner (même si on excuse pas forcément) car justement tout relève de causes et toute cause produit ses effets.<br /> <br /> Par rapport à ce que tu dis de l'éducation (j'ai 3 garçons), tu es peut-être d'une génération où l'on avait moins de références en la matière. Certainement que l'on se posait moins de questions.<br /> Et pourtant, beaucoup d'enfants, parents aujourd'hui peuvent témoigner que les méthodes à l'ancienne n'étaient pas forcément les meilleures et que l'éducation qu'ils ont reçu est répercutée sur<br /> leurs propres enfants.<br />  Il est vrai aussi qu'aujourd'hui, nous sommes inondés par les infos "psy" parfois contradictoires. Je comprends donc que les parents puissent être un peu perdus.<br /> Des questions, j'ai dû m'en poser beaucoup, n'ayant pas eu de références. J'ai fait beaucoup d'erreurs en pensant que j'avais raison. Le métier de parents est très difficile et nous sommes livrés<br /> à nous-même, sans aucune pédagogie de base. Il est difficile de trouver le juste milieu entre trop en faire et lâcher prise. Pour moi ça a été une remise en question perpétuelle.<br /> <br /> "Je dis toujours que nous avons les enfants que nous méritons". Certainement que nos enfants nous ressemblent. De là à dire que nous le méritons c'est un peu fort. Certes il y a des<br /> parents démissionnaires, mais il y aussi les influences de la société contre laquelle il est très difficile de lutter....et je pense particulièrement aux mamans seules.<br /> <br /> Rien n'est simple...<br /> <br /> Je te souhaite un bon après-midi. <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
J
Ne rien attendre d'autrui et restercalme devant l'indifférence.. c'est le meilleur des atouts
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M
<br /> Ne rien attendre mais accepter l'aide si on nous la propose.<br /> Le calme devant l'indifférence que les autres ont par rapport à soi, oui. Mais l'indifférence générale par rapport à tous ceux qui souffrent, non.<br /> Bonne soirée Juliette!<br /> <br /> <br />
E
Bonsoir Marie,Chapeau pour cette note, je ne sais pas où tu as trouvé ces idées mais elles sont importantes. Merci.
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M
<br /> Bonsoir!<br /> <br /> Je viens de noter de qui était ce passage. Volontairement, je ne le précise pas tout de suite pour que le texte soit reçu et commenté en fonction de ce qui est dit et non de son auteur. Si deux<br /> jours après, il n'y a rien c'est que c'est de moi!<br /> A bientôt Elisabeth!<br /> <br /> <br />