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(56) Je m'efforce de ne plus accepter les souffrances que

les autres m'infligent.







Nous nous demandons parfois pourquoi telle personne nous a ainsi traité, méprisé.

Pourtant, nous savons bien au fond de nous-mêmes que personne ne peut nous faire offense sans notre consentement, fut-il inconscient. 


















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E
Je ne crois pas qu'il s'agisse de théorie, de croyance. Nous finissons par en faire l'expérience. Bien sûr, comme tu le dis, rester dans l'observation de ses réactions lorsqu'elles surviennent. Pour autant ces dernières dans ce regard, cette présence, maintenus s'amenuisent, perdent de leur intensité, cessent de nous piéger puis de s'exprimer.
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M
<br /> Oui, à force de vigilance, on est à même de réagir par rapport à la réaction, ce qui l'annule. C'est une grande liberté.<br /> <br /> <br />
E
Très jolie histoire, merci Marie-Rêveuse !Hors d'égo rien ne nous touche, nous n'avons alors rien à défendre de notre image, d'un "qui suis-je ?" illusoire.
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M
<br /> Ça, c'est drôlement bien sur le papier! <br /> Mais savoir être observateur de ses réactions mène dans la bonne direction.<br /> <br /> <br />
C
Mince alors...c'est bien vrai tout ce que tu mets ici...J'essaie de ne plus me laisser atteindre par le négatif que d'autres "mettent" sur moi...Cela a étélecas suite à laparution de mon deuxième livre...dur dur de ne pas se laisser atteindre
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M
<br /> Heureuse si ces quelques mots te font percevoir d'une autre façon. Ce que l'on écrit est sincère au moment où on l'écrit, un point c'est tout. Souviens toi de cette<br /> histoire <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Djeha-Hoja dit un jour à son fils, alors qu’il<br /> atteignait sa douzième année :<br /> <br /> <br /> <br /> - Demain, tu viendras avec moi au marché.<br /> <br /> <br /> <br /> Tôt le matin, ils quittèrent la maison. Djeha-Hoja s’installa sur le dos de l’âne, son fils marchant à côté de lui. A l’entrée de la place du marché, Djeha-Hoja et de son<br /> fils furent l’objet de railleries acerbes :<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> - Regardez-moi cet homme, il n’a aucune pitié<br /> ! Il est confortablement assis sur le dos de son âne et il<br /> laisse son jeune fils marcher à pied.<br /> <br /> <br /> Djeha-Hoja dit à son fils :<br /> <br /> <br /> <br /> - As-tu bien entendu ? Demain tu viendras encore avec moi au marché !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le deuxième jour, Djeha-Hoja et son fils firent le<br /> contraire de la veille : le fils monta sur le dos de l’âne et Djeha-Hoja marcha à côté de lui. A l’entrée de la place, les mêmes hommes étaient là, qui s’écrièrent:<br /> <br /> <br /> <br /> - Regardez cet enfant, il n’a aucune éducation, aucun respect envers ses parents. Il est assis tranquillement sur le dos de l’âne, alors que son père, le pauvre vieux,<br /> est obligé de marcher à pied !<br /> <br /> <br /> <br /> Djeha-Hoja dit à son fils :<br /> <br /> <br /> <br /> - As-tu bien entendu ? Demain tu viendras de nouveau avec moi au marché !<br /> <br /> <br /> Le troisième jour, Djeha-Hoja et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l’âne derrière eux, et c’est ainsi<br /> qu’ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d’eux :<br /> <br /> <br /> <br /> - Regardez ces deux idiots, ils ont un âne et ils n’en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l’âne est fait pour porter des<br /> hommes.<br /> <br /> <br /> <br /> Djeha-Hoja dit à son fils :<br /> <br /> <br /> <br /> - As-tu bien entendu ? Demain tu viendras avec moi au marché !<br /> <br /> <br /> Le quatrième jour, lorsque Djeha-Hoja et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos<br /> de l’âne. A l’entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation :<br /> <br /> <br /> <br /> - Regardez ces deux-là, ils n’ont aucune pitié pour cette pauvre bête !<br /> <br /> <br /> Djeha-Hoja dit à son fils :<br /> <br /> <br /> <br /> - As-tu bien entendu ? Demain tu viendras avec moi au marché !<br /> <br /> <br /> <br /> Le cinquième jour, Djeha-Hoja et son fils arrivèrent au marché portant l’âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire :<br /> <br /> <br /> <br /> - Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l’âne au lieu de monter sur son dos.<br /> <br /> <br /> <br /> Et Djeha-Hoja dit à son fils ;<br /> <br /> <br /> <br /> - As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer.<br /> <br /> <br /> <br />