" Vous vous demandez peut-être : "Cette voix dans ma tête, n'est-ce pas moi-même ? N'est-ce pas MOI qui pense mes pensées ?" Vous pouvez y répondre par vous-même. Si cette voix est vous, ALORS QUI L'ÉCOUTE ? "
" Je ne crée pas mes pensées ; ce sont elles qui me créent - jusqu'à ce que je les mette en doute."
Byron Katie J'ai besoin que tu m'aimes - est-ce vrai ? Ed Guy Trédaniel p 28 et 41
Merci pour cet extrait de Blaise Pascal. Je l'ai lu avec intérêt.<br />
Je ne peux m'empêcher de penser que sa conclusion est un peu rapide, un peu facile, son développement un peu trop catégorique et tranché. J'ai l'impression qu'à la suite de sa réflexion, il expose son avis de philosophe sans autre prétention que celle de présenter une vision originale du temps et de son appréhension. Si le présent est si fugace, c'est que le temps avance constamment. L'avenir immédiat est déjà là, puis parti. Notre esprit tient compte de ce mouvement perpétuel du temps et compose avec.<br />
Mais de là à prétendre que nous ne serons jamais heureux parce que nous sommes toujours disposés à l'être, je trouve qu'il y va un peu fort.<br />
J'ai du mal à voir dans son analyse autre chose qu'un constat négatif, une résignation d'observation, une absence d'éléments constructifs. Mais peut-être faut-il lire la suite, et puis je ne suis pas philosophe.<br />
Charly...
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Bonjour Charly! Je n'ai que peu de temps à t'accorder pour philosopher étant donné que je dois payer pour être sur Internet. Chez moi c'est en panne!<br />
Donc j'espère à très bientôt!<br />
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"Charly "
19/05/2008 15:57
J'ai bien apprécié ta réponse. Mais me voilà encore plus interpellé.<br />
J'avoue que j'ai du mal à comprendre, pourtant le sujet m'intéresse.<br />
Que les pensées soient le plus souvent indépendantes de notre volonté, cela revient à dire que notre esprit erre, vagabonde, de par lui-même, il va où il veut. Les pensées nous viennent et repartent. On pense à ceci, à cela sans le vouloir. On peut toujours se concentrer et penser délibérément à quelque chose. On reprend alors le contrôle de nos pensées.<br />
Pourquoi ces pensées qui s'imposent à nous, créent bien souvent une souffrance ?<br />
Pourquoi nous mènent-elles par le bout du nez à notre insu ? C'est pour cela que je dis qu'à toute pensée qui traverse notre esprit, nous lui opposons un jugement, une appréciation. Je te rejoins quand tu dis qu'il faut les surveiller de près. Qu'en penses-tu ?<br />
Charly...
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Comme je vais me coucher, je peux déja t'apporter un<br />
élément de la réponse. A bientôt!<br />
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L'homme ne s'en tient jamais au temps présent.<br />
L'incapacité de l'homme à vivre au présent, ne tient pas tant à une incapacité de vivre l'instant qu'à une attitude de fuite : l'homme<br />
se noie dans le souci du lendemain, dans les projets, pour n'avoir pas à regarder le caractère misérable de son<br />
existence.<br />
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Nous ne tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours ; ou nous<br />
rappelons le passé pour l'arrêter comme trop prompt ; si imprudents, que nous errons dans des temps qui ne sont pas nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient ; et si vains,<br />
que nous songeons à ceux qui en sont plus rien, et échappons sans réflexion le seul qui subsiste. C'est que le présent, d'ordinaire, nous blesse. Nous le cachons à notre vue, parce<br />
qu'il nous afflige ; et s'il nous est agréable, nous regrettons de le voir échapper. Nous tâchons de le soutenir par l'avenir, et pensons à disposer les choses qui ne sont pas en notre<br />
puissance, pour un temps où nous n'avons aucune assurance d'arriver.<br />
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Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé et à l'avenir. Nous ne pensons point au présent ; et, nous y pensons, ce<br />
n'est que pour en prendre la lumière pour disposer de l'avenir. Le présent n'est jamais notre fin : le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin. Ainsi nous<br />
ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitables que nous ne le soyons jamais.<br />
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Blaise Pascal, Pensées (1670), fragment 172.<br />
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" Charly "
19/05/2008 05:18
Bonjour,<br />
Je passais par là, j'ai vu ce billet, il m'a interpellé.<br />
Je suppose que lorsqu'on pense, on cherche. On cherche une idée, une voie, une solution. Sans cette recherche active, c'est l'esprit qui erre.<br />
Une idée traverse notre esprit et nous voilà à la jauger, à l'apprécier, à la remettre en doute.<br />
Nous sommes, tour à tour, chercheur et juge. Mais j'aime cette idée qui dit que lorsqu'on a une idée, on ne la pas fait exprès, elle nous est venue, on a juste ouvert la porte.<br />
Charly...
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Je ne ressens pas les choses sous cet angle. Les pensées sont le plus souvent indépendantes de notre volonté, elles s'imposent et crées bien souvent une souffrance.<br />
La pensée ne devrait être qu'un outil pour un objet spécifique, le reste étant celles qui nous mènent par le bout du nez à notre insu....et qu'il faut surveiller de près.<br />
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