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Électeur, victime, bourreau ?

http://myweb.tiscali.co.uk/wwshack/graphics/Perth_graphics/Abernethy-jougs-3oct03-55%25.jpgC’est toi le criminel, ô Peuple, puisque c’est toi le Souverain. Tu es, il est vrai, le criminel inconscient et naïf. Tu votes et tu ne vois pas que tu es ta propre victime.

Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre, comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ?


Tu le sais et tu t’en plains ! Tu le sais et tu les nommes ! Les gouvernants quels qu’ils soient, ont travaillé, travaillent et travailleront pour leurs intérêts, pour ceux de leurs castes et de leurs coteries.


Où en a-t-il été et comment pourrait-il en être autrement ? Les gouvernés sont des subalternes et des exploités : en connais-tu qui ne le soient pas ?


Tant que tu n’as pas compris que c’est à toi seul qu’il appartient de produire et de vivre à ta guise, tant que tu supporteras, - par crainte,- et que tu fabriqueras toi-même, - par croyance à l’autorité nécessaire,- des chefs et des directeurs, sache-le bien aussi, tes délégués et tes maîtres vivront de ton labeur et de ta niaiserie. Tu te plains de tout ! Mais n’est-ce pas toi l’auteur des mille plaies qui te dévorent ?


Tu te plains de la police, de l’armée, de la justice, des casernes, des prisons, des administrations, des lois, des ministres, du gouvernement, des financiers, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des prêtres, des proprios, des salaires, des chômages, du parlement, des impôts, des gabelous, des rentiers, de la cherté des vivres, des fermages et des loyers, des longues journées d’atelier et d’usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales.


Tu te plains ; mais tu veux le maintien du système où tu végètes. Tu te révoltes parfois, mais pour recommencer toujours. C’est toi qui produis tout, qui laboures et sèmes, qui forges et tisses, qui pétris et transformes, qui construis et fabriques, qui alimentes et fécondes !


Pourquoi donc ne consommes-tu pas à ta faim ? Pourquoi es-tu le mal vêtu, le mal nourri, le mal abrité ? Oui, pourquoi le sans pain, le sans souliers, le sans demeure ? Pourquoi n’es-tu pas ton maître ? Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ? Pourquoi es-tu l’inférieur, l’humilié, l’offensé, le serviteur, l’esclave ?

Tu élabores tout et tu ne possèdes rien ? Tout est par toi et tu n’es rien.


Je me trompe. Tu es l’électeur, le votard, celui qui accepte ce qui est ; celui qui, par le bulletin de vote, sanctionne toutes ses misères ; celui qui, en votant, consacre toutes ses servitudes.


Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le larbin, le chien léchant le fouet, rampant devant la poigne du maître. Tu es le sergot, le geôlier et le mouchard. Tu es le bon soldat, le portier modèle, le locataire bénévole. Tu es l’employé fidèle, le serviteur dévoué, le paysan sobre, l’ouvrier résigné de ton propre esclavage. Tu es toi-même ton bourreau. De quoi te plains-tu ?


Tu es un danger pour nous, hommes libres, pour nous, anarchistes [sic]. Tu es un danger à l’égal des tyrans, des maîtres que tu te donnes, que tu nommes, que tu soutiens, que tu nourris, que tu protèges de tes baïonnettes, que tu défends de ta force de brute, que tu exaltes de ton ignorance, que tu légalises par tes bulletins de vote, - et que tu nous imposes par ton imbécillité.


C’est bien toi le Souverain, que l’on flagorne et que l’on dupe. Les discours t’encensent. Les affiches te raccrochent ; tu aimes les âneries et les courtisaneries : sois satisfait, en attendant d’être fusillé aux colonies, d’être massacré aux frontières, à l’ombre de ton drapeau.


Si des langues intéressées pourlèchent ta fiente royale, ô Souverain ! Si des candidats affamés de commandements et bourrés de platitudes, brossent l’échine et la croupe de ton autocratie de papier ; Si tu te grises de l’encens et des promesses que te déversent ceux qui t’ont toujours trahi, te trompent et te vendront demain : c’est que toi-même tu leur ressembles. C’est que tu ne vaux pas mieux que la horde de tes faméliques adulateurs.


C’est que n’ayant pu t’élever à la conscience de ton individualité et de ton indépendance, tu es incapable de t’affranchir par toi-même. Tu ne veux, donc tu ne peux être libre.

Allons, vote bien ! Aies confiance en tes mandataires, crois en tes élus.

Mais cesse de te plaindre. Les jougs que tu subis, c’est toi-même qui te les imposes. Les crimes dont tu souffres, c’est toi qui les commets. C’est toi le maître, c’est toi le criminel, et, ironie, c’est toi l’esclave, c’est toi la victime.

Nous autres, las de l’oppression des maîtres que tu nous donnes, las de supporter leur arrogance, las de supporter ta passivité, nous venons t’appeler à la réflexion, à l’action [sic].


Allons, un bon mouvement : quitte l’habit étroit de la législation, lave ton corps rudement, afin que crèvent les parasites et la vermine qui te dévorent. Alors seulement du pourras vivre pleinement.

LE CRIMINEL, c’est l’Electeur !

Placard anti-électoral, 1er mars 1906.
Publié par l’anarchie n°47 et signé
Albert Libertad

Plume

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M
<br /> En Belgique le vote est obligatoire, chacun est donc tenu de choisir ... <br /> <br /> <br /> Les différentes communautés créent d'autres soucis qui nous conduisent à des choix de survie parfois ... Est-ce pour cette raison que la politique nous semble essentielle ?<br /> <br /> <br /> L'anarchie ne serait bonne que si les hommes étaient bons, le sont-ils ?<br /> <br /> <br /> Je les sais capables du pire et du meilleur, je les aime quand ils sont solidaires ! <br />
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P
<br /> Il a raison, mais la démocratie commence dans les communes, pourquoi y a t-il peu d'ouvriers dans les conseils municipaux. je parle des villes surtout, car en campagne on y trouve des<br /> agriculteurs et quelques artisans mais en ville, que dalle... car à par le maire et les adjoints qui touchent une indemnités les conseillers eux sont bénévoles... difficile pour un ouvrier après<br /> sa journée de travail d'être présent aux commissions qui se tiennent le soir et finissent à des heures indues pour un ouvrier qui le matin sera à 8 heures sur le chantier. Alors, en ville, dans<br /> les conseils se retrouvent les classes sociales moyennes. Professions libérales, et souvent des universitaires qui ont la possibilité d'arrangé leurs heures de cours...<br /> <br /> <br /> C'est là que se trouve le ferment républicain... dans les communes et les quartiers. On peut-même se demander pourquoi les gouvernements ne font rien pour ces quartiers, à croire que cela les<br /> arrange...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bonne journée. Bises<br />
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M
<br /> Je comprends ton rêve Naradamuni, mais il ne tient pas compte de l'humain et de ses travers ... il peut-être le pire et le meilleur quand il veut, il faut avouer que le pire l'emporte dans la<br /> majorité des cas oubliant la solidarité ...<br /> Donc j'avoue avorter librement de l'anarchie tant que l'homme sera ce qu'il est !<br /> La démocratie tend à lutter contre les pensées uniques (volontairement mises au pluriel) pour essayer de donner de la voix aux plus faibles, encore faut-il qu'ils crient je le concède ...<br /> amitié .<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Je vous laisse causer les grands!<br /> <br /> <br /> <br />
N
<br /> <br /> Souveraineté d'Être<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Oh Ghis ma cop'!<br /> <br /> <br /> <br />
N
<br /> <br /> Marie-claude Faute de bien contentons-nous de<br /> moins pire?<br /> La seule façon?<br /> Ah bon ? Faut-il que la démocratie soit parfaite ou imparfaite pour qu'elle soit ?<br /> <br /> Non, qu'elle soit, ni plus ni moins qu'elle soit, mais elle n'est pas!<br /> Alors à quoi bon se raccrocher, et essayer d'accrocher les autres à cette illusion, cette irréalité !<br /> <br /> <br /> Il n'y a plus rien<br /> Et ce rien, ceux qui ne votent pas vous le laisse!<br /> Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez,<br /> <br /> <br /> Nous, on peut pas.<br /> <br /> <br /> "Léo Férré réagencé!"<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Quand à "l'avis partagé des français"!<br />  2005 = Démocratie ou Anarchie?<br /> <br /> <br /> Non, seule la transparence décomplexée sur la réalité du Pouvoir que 53% des votants<br /> imposent à tous!<br /> <br /> <br /> Y avez-vous aperçu une Souveraineté Populaire et Citoyenne?<br /> <br /> <br /> Peut-être alors lachons notions et reprenons d'abord<br /> la Souveraineté d'Êtrel<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />