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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 00:40

http://www.forme-sante-ideale.com/wp-content/uploads/2013/04/mourir-%C3%A0-soi-m%C3%AAme9.jpg

La véritable acceptation n'est pas de nature psychologique. Elle n'est pas le fruit d'un effort, mais d'une complète adhésion avec les choses telles qu'elles sont, l'instant tel qu'il est. Elle est le couronnement d'une compréhension libératrice, qui néglige les tendances latentes de la personnalité, pour éveiller la vision à sa nature originelle, libre de la pensée et de la mémoire.

Toute attente est liée au pouvoir de projection du mental, qui fait miroiter le bonheur dans un but projeté. Elle fait confondre le bonheur naturel d'être avec son reflet dans le mental, engendrant espoir, attente, et leur lot de désillusions potentielles. Lorsqu'une attente est déçue, il y a un moment de chute de pression, de "dé-pression", nécessaire à la réintégration des énergies projetées. Ce moment peut durer toute une vie, s'il devient une attitude habituelle d'un ego enfermé dans une victimisation chronique ou un apitoiement maladif. Le moi trouve ainsi sa nourriture dans des ressassements stériles et des ruminations obsédantes.

Il est nécessaire d'arriver à une profonde lassitude de la souffrance, pour que les moyens de s'en libérer puissent se dévoiler. Tant que la compréhension fonctionne, l'état dépressif est préféré à celui de la saine détente, car il nourrit le moi et le sens de l'individualité séparée. Ce n'est qu'au terme d'une maturation parfois longue, que le moi est démasqué et l'imposture révélée.

Le moi négligé s'efface alors, révélant la lumière du Soi qu'il ne faisait que masquer. Ce ne sont que les couches qui le recouvrent qu'il donne l'impression qu'il n'existe pas.

Jean-Marc Mantel, " Dans la lumière du non manifesté"

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Published by Marie Rêveuse - dans Lâcher prise
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 00:28

http://a398.idata.over-blog.com/1/82/47/34/Cinqui-me/photo-haute-vitesse.jpg

Le creux entre les générations va en s’accumulant et l’uniformité du monde s’accélère. Un vieil Anglais est plus proche d’un vieux Français que d’un jeune Anglais. Ce conflit des références culturelles entre les générations et le nivellement des caractères spécifiques à chaque civilisation ont donné naissance à un sentiment d’hostilité éthique entre les jeunes et les vieux.

 

La jeunesse a de tout temps contesté, allez-vous dire. Mais aujourd’hui les hostilités ont atteint un seuil critique et apparaît la haine d’une génération contre les valeurs qui furent les nôtres. Ainsi la tradition est rompue. On ne peut assumer cette charge de prolonger la tradition qu’à une condition : qu’elle nous soit elle-même transmise par un être qu’on respecte, qu’on place plus haut que soi et, d’autre part, qu’on aime. Car le respect de la hiérarchie et l’amour ne sont pas incompatibles. En fait, je crois que cette tradition est devenue trop stupide pour que la jeune génération daigne la prolonger. Les « enfants » sont assez lucides pour voir que notre société, basée sur le développement et la réussite économique, court à sa perte.

 

Le monde n’est plus dirigé par des hommes politiques représentant l’élite de l’humanité, mais par des lobbys. C’est un phénomène inquiétant qui s’érige sur la scène publique en marge des courants politiques. L’action du lobby est totalement indépendante du régime politique, qu’il soit totalitaire ou démocratique. Il n’obéit à aucune logique, à aucun choix politique. C’est une gigantesque escroquerie que la jeunesse pressent. Voilà pourquoi elle refuse de s’atteler à la tradition, elle ne veut pas perpétuer ce système. Tout l’avenir de notre monde repose sur ce refus. Car il ne faut pas se faire d’illusion : la catastrophe est imminente et pour l’éviter, il faudrait de monstrueux bouleversements sociopolitiques.

 

On ne peut envisager contre cette catastrophe des mesures totalitaires. Le seul remède, la seule parade, c’est l’éducation. Un professeur d’économie de San Francisco a prononcé cette phrase que je cite souvent : « Il n’y a pas de problème pressant pour l’humanité qui ne débouche sur la surpopulation et l’accroissement exponentiel de l’humanité

 

Extrait du cahier sciences du Figaro Magazine « Konrad Lorenz »1983

 

 

L'article complet ICI

 

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 00:26
FIL13084.jpg

Que serais-tu Liberté
Si comme tant d’autres mes pères
N’avaient osé faire couler
Jusqu’à leur sang pour toi naguère
Et même donné leur vie
Leur âme pour que tu sois
Aujourd’hui tout ce que tu es
Ne serais-tu Liberté
Pas juste en train de me dire
Que toutes ces choses du passé
N’ont plus aucun avenir
Qu’il ne sert plus à présent
A rien de vouloir se battre
Encore au nom de tout ce que tu es
Aurais-tu Liberté
Oublié notre histoire
Aurais-tu Liberté
Donc perdu nos mémoires
Pourrais-tu Liberté
Me regarder dans les yeux
Et me dire qu’il me faut t’oublier
Aurais-tu Liberté
Oublié notre histoire
Aurais-tu Liberté
Donc perdu nos mémoires
Pourrais-tu Liberté
Me regarder dans les yeux
Et me dire qu’il me faut t’oublier
Je te le demande
Entends-tu ma voix
Fais-moi entendre la tienne
Chantons ensemble toi et moi
Nos voix n’en seront que plus belles
Et comme mes pères je te suivrai
Marcherai à tes côtés
Te prêterai ma voix
Entends-tu cette prière
Je te connais Liberté peut-être mieux que toi-même
Tu fais mine d’oublier tout sang bleu blanc comme neige
Mais je sais que résonnent encore tout au fond de toi
Les pas de tous ces braves qui pour toi sonnèrent le glas
Armés de leurs sagaï galets pioches fusils
Aujourd’hui c’est avec la plume que je porte leurs cris
Liberté ils t’appellent écoute ça vient du cœur
Ils sont fiers comme je suis de porter tes couleurs
Tu sais pertinemment comme moi qu’il reste bien des batailles
A livrer mais peut-être ne te sens-tu plus de taille aïe
Regarde bien dans les recoins de notre histoire
Il y a encore des passages qui demeurent dans le noir
C’est une honte
Ceux qui y vivent méritent mieux
En les mettant au grand jour tu leur permettrais de vivre heureux
Et si nous rappelions ensemble Egalité Fraternité
Je sais qu’elles te suivront car fidèles et dévouées
C’est vrai qu’elles ont toujours eu ce fichu caractère
Mais elles ne seraient de trop non non non bien au contraire
« Allons enfants des colonies, son jour de gloire est arrivé »
Réveillons-nous unissons-nous afin d’éviter le pire
Un véritable tsunami qui nous jetterait dans un bien vague souvenir
Je t’ai vu Liberté marchant la tête haute
Alors relève la avant qu’elle ne tombe sous le poids des fautes
Il est temps de redonner un vrai sens à nos valeurs
A bas toutes les rancoeurs c’est une question d’honneur
Au nom de mes pères de leurs fils et des saints d’esprit
Je t’en prie une dernière fois dis

Davy Sicard




  Envoyée par Rachid

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Published by Marie Rêveuse - dans Poésie
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 14:49

 

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Published by Marie Rêveuse
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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 23:32
 

Avez-vous l'habitude de conserver des objets inutiles, en pensant qu'un jour, qui sait quand, vous pourriez en avoir besoin ?


Avez-vous l'habitude d'accumuler de l'argent et de ne pas le dépenser parce que vous pensez que vous pourriez en manquer dans l'avenir?

 

Avez-vous l'habitude de mettre en réserve des vêtements, des chaussures, des meubles, des ustensiles et autres fournitures domestiques que vous n'avez pas utilisés depuis quelque temps déjà?

 

Et en vous? Avez-vous l'habitude de garder des reproches, du ressentiment, de la tristesse, des peurs et plus encore?

 

Ne le faites pas ! Vous allez à l'encontre de votre prospérité! Il est nécessaire de faire de la place, de laisser un espace vide pour permettre à de nouvelles choses d'arriver dans votre vie. Il est nécessaire de vous débarrasser de toutes les choses inutiles qui sont en vous et dans votre vie afin que vienne la prospérité.

 

La force de ce vide est une force qui va absorber et attirer tout ce que vous souhaitez. Tant que vous retenez matériellement ou émotionnellement des sentiments anciens et inutiles, vous n'aurez pas de place pour de nouvelles opportunités. Les biens doivent circuler.

 

Nettoyez vos tiroirs, les armoires, les ateliers, le garage.... Donnez ce que vous n'utilisez plus...

 

L'attitude qui consiste à garder un amas de trucs inutiles enchaîne votre vie en bas. Ce ne sont pas les objets que vous gardez qui font stagner votre vie... mais plutôt l'attitude de garder... Quand nous gardons en réserve, nous envisageons la possibilité du manque, de la pénurie..Nous croyons que cela pourrait manquer demain et que nous ne serons pas capables de satisfaire ces besoins.

 

Avec cette idée, vous envoyez à votre cerveau et à votre vie deux messages : Que vous ne faites pas confiance à l'avenir et que vous pensez que ce qui est nouveau et ce qui est meilleur ne sont pas pour vous.

 

Pour cette raison, vous vous réconfortez en conservant de vieux trucs inutiles. Débarrassez-vous de ce qui a perdu ses couleurs et son éclat ...
Laissez entrer chez vous et en vous-mêmes ce qui est nouveau.

 

Joseph Newton

 
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Published by Marie Rêveuse - dans Philosophie-Spiritualité
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:57


 

 

 

 

Nos certitudes sont figées, indéracinables, inscrites dans le marbre...

Nos convictions sont évolutives, prêtes à se colorer à la lumière d'information nouvelles: elles restent ouvertes et laissent toujours place à l'évolution.

 

 

 

 

 







 

 

 

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Published by Marie Rêveuse - dans Lâcher prise
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:27

 

Ne trouvez-vous pas que la sacro-sainte bagnole est dans notre société, un lieu privilégié pour affirmer son "moi"?

C'est un espace fermé et protégé d'où l'on peut cependant appréhender le monde au travers de vitres, en contact avec l'autre en même temps que séparé, petite bulle concentrée sur le conducteur-possesseur fièrement installé aux commandes, éventuellement entouré de passagers qui, quoique incorporés dans le petit univers du chauffeur se trouvent soumis à sa volonté puisqu'ils ne conduisent pas, la voiture est un véritable ego roulant. Depuis sa position de contrôle (voir à quel point toutes les publicités automobiles insistent sur la notion de "puissance" de "maîtrise", et de "contrôle"), le conducteur se lance agressivement à la rencontre d'un monde "extérieur" censé lui appartenir, être réservé à son usage personnel, et comme tel soumis à son bon plaisir.

L'egomobiliste roule sur "sa" route à lui, au détour de laquelle, il croise un plus ou moins grand nombre d'autres qui, c'est entendu, conduisent "mal" -en tout cas, moins bien que lui- ont l'imprudence de lui bloquer le passage ou de le contraindre à ralentir sa course implacable alors qu'ils ne devraient en fait tout simplement pas se trouver là.

Profitez donc à plein de cet espace privilégié pour vous identifier à votre véhicule, vitrine rutilante de votre auguste moi. A peine monté à bord, laissez vos inhibitions et autres convenances superflues. Vous êtes le maître, dieu de l'asphalte, roi de la route, autant dire de l'univers. Ayez pour premier principe de ne jamais respecter les limitations de vitesse. A pied, il vous faut bien plier aux usages, mais une fois en voiture, vous voilà intouchable, soumis à aucune loi que la vôtre, la seule légitime.

Un autre ose-t-il, le manant, hésiter une seconde avant de tourner à droite, assourdissez-le de votre klaxon, inondez-le d'injures que vous n'auriez jamais le front de prononcer sur un trottoir.

 

 

 

 
Et si l'impensable se produit, si un faquin a, sur cette autoroute, l'audace de vous dépasser, redépassez-le à la première occasion, histoire de bien lui signifier votre suprématie en même temps que son insondable insignifiance. Garez-vous, minables, et faites place au maître!

Panneaux, limitations de vitesse, pfff...Il est bien entendu que ces limites, certes nécessaires pour les autres, ne s'appliquent pas au chauffeur très spécial que vous êtes et que toute intervention visant à vous les faire respecter constitue un outrage.

En résumé, chaque fois que vous montez en voiture, assurez vous que ce soit bien l'ego qui s'installe au volant, mains crispées et tout entier tendu vers un but qui recule au fur et à mesure que le véhicule avance. Observez bien le code de l'egomobile: collez au train de ceux qui par erreur, vous précèdent; à chaque feu rouge, trépignez, n'ayez de cesse qu'il soit passé au vert; au moindre ralentissement, gesticulez, klaxonnez, manifestez votre déplaisir...

...Chaque trajet deviendra ainsi une occasion d'être emporté et identifié à vos fantasmes de toute puissance.

 

Extrait (un peu déformé) du livre de Gilles Farcet  "Manuel de l'anti-sagesse"

 

 

 

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Published by Marie Rêveuse - dans Le genre humain
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:21



Faudrait qu' tu fasses changer tes pneus
On est mardi, jour des poubelles
Faut absolument qu' tu m'appelles
Avant ce soir. C'est ton neveu
Y dit qu'y vient en fin d' semaine
Avec sa mère qu'est ta marraine
Y faudrait pas leur faire de peine
Fais comme tu veux !

Une journée sans portable
Sans télé, sans répondeur
À démêler les odeurs
Entre le lit et la table
Une journée délectable
Congé pour l'âme et le cœur !

Allo ? J' t'entends pas plus qu'y faut
Faudrait qu' tu fasses changer tes piles
Ma voiture est en double file
P'is toute la ville est en travaux !
Ton garçon veut changer d'école
Y dit que la directrice est folle
Mais j' l'ai prévenu ! Prends ma parole
Allo ? Allo ?

Ta caisse de retraite a fondu
As-tu vu les cotes de la Bourse ?
J'ai pas eu l' temps de faire les courses
J'ai répondu... J'aurais pas dû !
Encore un d' leurs maudits sondages
Pour savoir si les gens d' mon âge
Ont l'intention d' faire des voyages
Aïe ? M'écoutes-tu ?

Portable est mon nouveau patron
J' suis comme un chien au bout d' sa laisse
Même en argent, le collier blesse
Demain, ce s'ra les éperons
Tiens ! Cette nuit, j'aimais ma femme
Mon nouveau patron me réclame
Au lieu de répondre à ma flamme
A' m' dit "Réponds ! Réponds, Raymond !"

Toute une nuit sans portable
Sans télé, sans répondeur
À démêler des odeurs
Prendre le lit pour la table
Toute une nuit délectable
Congé pour l'âme et le cœur !

Je suis informé tous les soirs
Des mille malheurs de ma planète
À force d'entendre la sonnette
On ouvre ! Alors, bonsoir l'espoir
On m'avait dit qu' la connaissance
Était le secret d' la puissance
Mais plus j'en sais, plus j' prends conscience
Qu' j'ai pas d' pouvoir !

Congé pour l'âme et le cœur !

Gilles Vigneault de l'album "Arriver chez soi"

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:18

Solitaire, je me terre sous la terre de mes mots
La console qui m'isole se désole à huis clos

Le temps d'un mot de passe à la portée du doigt
Et me voici tournant autour de ma planète
Où des milliards d'amis me font signe, on m'attend
Et je plonge


Et je plonge au hasard dans l'océan fantôme
Et l'irréel, enfin, me prend dans ses bras doux
Me voici sans ennuis et sans appartenance
Et l'espace aboli fait oublier le temps


La misère qui prospère indiffère mon cerveau
Ma console c'est l'école qui me colle à la peau



Autrefois je voyais des voisins, des amis
J'avais des rendez-vous, des parents, une femme
J'avais les pieds soudés aux souliers du travail
Et je plane



Et je plane au-dessus du smog et des tornades
Sans horaire et sans but et mes ailes de fer
Vont au cœur du Soleil en mémoire d'Icare
Et j'en reviens mordu d'azur et bardé d'or !

Cimetière de lumière, choix de pierre, d'air et d'eau
Les paroles qui s'envolent caracolent dans mon dos



J'ai trouvé dans eBay bien plus que je cherchais
Un dépotoir d'acier en orbite éclatée
Une banquise à vendre au prix du C02
Et je roule

Je roule sur des corps que mon regard attise
Un champ de chair offerte à l'infini de l'œil
Et j'entends, par milliers, des voix tendres qui disent
"La nuit commence ici, tu ne seras plus seul"



Vos prières planétaires exaspèrent mon ego
Leurs paroles qui cajolent s'étiolent sans écho

J'ai collé mon plasma au plasma des pixels
Je suis le maître, enfin, des bourreaux ordinaires
Et je sens que j'acquiers des attributs divins
Et je tombe



Et je tombe du haut des plus anciens vertiges
Vous parlez mais vos voix ne me parviennent plus
Je rêve que je bois, rien ne saurait m'atteindre
Je me sens devenir de moins en moins humain



Solitaire, je me terre sous la terre de mes mots
Ma console qui m'isole se désole à huis clos


Seul sur terre

 
De Gille Vigneault. Album "Arriver chez soi"


 
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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 00:15

 

On s'était connu à Pigalle
Chez la femme d'un député
Chez la femme d'un député
Qui avait le goût du scandale
Etant de la majorité
Etant de la majorité
Avec sa barbe et son teint pâle
Ses cheveux pendant sur le cou
Ses cheveux pendant sur le cou
Son vieux blue-jean et ses sandales
Il paraissait vraiment dans l'coup
Il paraissait vraiment dans l'coup

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

Il m'entraîna tout feu tout flamme
A une grande manifestation
A une grande manifestation
De celles qui rassemblent à Paname
La fine fleur de la nation
La fine fleur de la nation
Allons faire la révolution
S'écrie mon étrange quidam
S'écrie mon étrange quidam
Foutons les banquiers au violon
Foutons le feu à Notre-Dame
Foutons le feu à Notre-Dame

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

On va faire chanter le plastic
Aux oreilles du grand patron
Aux oreilles du grand patron
Rugit mon barbu frénétique
En fouillant dans son pantalon
En fouillant dans son pantalon
Devant le peuple médusé
Il n'en sortit qu'un étendard
Il n'en sortit qu'un étendard
On rigolait à l'Elysée
C'était râpé pour le grand Soir
C'était râpé pour le grand Soir

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

Voyant sa tactique faillir
V'là qu'il m'invite à boire un coup
V'là qu'il m'invite à boire un coup
Dans sa chambre pour mieux saisir
La pensée de Mao Tsé-Toung
La pensée de Mao Tsé-Toung
Dieu seul sait quel fut mon supplice
Quand je lui grimpai sur le dos
Quand je lui grimpai sur le dos
Mais pour une fois que la police
On peut la baiser comme il faut
On peut la baiser comme il faut

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

L'assaut fut sans doute si rude
Qu'il partit les jambes à son cou
Qu'il partit les jambes à son cou
En qualifiant mon attitude
De trop avant-garde à son goût
De trop avant-garde à son goût
Depuis qu'on sait son aventure
Jusqu'au revers de la médaille
Jusqu'au revers de la médaille
Il paraît qu'à la préfecture
Y a des volontaires en pagaille
Y a des volontaires en pagaille

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout...

 
Jean Ferrat

 

 

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