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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 23:43



Il a forcément souffert. Il a forcément des chagrins retenus. Qui mieux que nous peut le consoler? Nous avons trop tendance à fustiger cet enfant en lui reprochant de nous fragiliser, alors qu'il a simplement besoins d'être compris et réconforté.

Il suffit pour cela de fermer les yeux, de se connecter avec notre part d'enfance, et de prendre mentalement dans nos bras ce petit être fragile pour le bercer et lui envoyer tendresse et douceur. Toute la tendresse et la douceur qu'il n'a pas reçu lorsqu'il en avait besoin.

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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 23:35

Pour partir à la recherche de son enfant intérieur, il faut d'abord bien se préparer. Car cet enfant est plein de vie!


Il ne manquera pas de rejaillir et, avec lui, des choses que l'on  attend peut-être pas. Notamment des blessures enfouies, des peines oubliées...

Ce faisant, il pourra nous libérer de ces cicatrices qui continuent à nous faire souffrir en silence, comme des kystes enflammés.



Nous avons donc tout à gagner à accueillir notre enfant intérieur, quoi qu'il amène avec lui.
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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 11:16




Les enfants sont volontiers égocentriques, capricieux, dominateurs... Ils entretiennent une forme de pensée magique qui leur fait croire qu'ils peuvent refaire voler la mouche à laquelle ils viennent d'arracher les ailes, sous prétexte qu'ils les lui ont recollées!

Ce n'est pas ce que notre enfant intérieur a de mieux à nous apporter.









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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 11:15




Il ne s'agit pas de recommencer à sucer son pouce en cajolant son doudou favori pour se réfugier dans une "enfance idéale" tout à fait illusoire.


L'enfance n'a rien d'idéal. Elle a ses qualités et ses défauts comme l'âge adulte.

L'infantilisme consiste à rechercher ce faux idéal.

Réveiller son enfant intérieur c'est autre chose...
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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 00:54

 

 

Comment renouer le contact avec cet enfant lorsque nous l'avons, si longtemps, maintenu à l'étroit, bâillonné dans une minuscule case de notre personnalité?  Car c'est ce que font certains d'entre nous. A l'autre extrémité de l'éventail, il y  a des individus qui laissent s'ébattre librement cet enfant, au point qu'ils sont inadaptés au monde des adultes. Ils restent toute leur vie des irresponsables, incapables de s'adapter à la réalité de la société dans laquelle ils vivent. Ils rêvent... Entre les deux toutes les nuances sont possibles.


Cependant, le plus souvent, l'aiguille penche du côté de l'adulte au détriment de l'enfant du côté du sérieux au détriment du rire.

Renouer avec notre enfant intérieur peut donc nous sauver de l'ennui, de la déprime, de l'enfermement... Voilà qui n'est pas nouveau. Dans les récits de toutes les mythologies on trouve trace d'enfants sauveurs, dont l'innocence vient à bout des plus grands périls et tire les adultes des situations dangereuses. Comme l'écrivait Carl Gustav Jung: "Il n'est pas surprenant que dans les mythologies, de nombreux sauveurs soient des enfants-dieux. Ceci concorde parfaitement avec notre expérience de la psychologie de l'individu, dans laquelle l'enfant pave le chemin vers un futur changement de personnalité (...). C'est un symbole qui unit les opposés: un médiateur, un porteur de santé, celui qui unifie.

N'ayez donc pas peur que l'enfant en vous prenne le pas sur les autres aspects de vous-même. Au contraire. C'est lui qui saura réunir les contraires pour faire de vous une personne accomplie, épanouie dans sa plénitude intérieure. C'est lui qui vous sortira de l'éparpillement, des tiraillements, des conflits dans lesquels vous vous abîmez parfois.

Pourquoi fait-on taire cet enfant, puisqu'il est si important et bénéfique? Nous avons tous ou presque, été abreuvés tout au long de notre enfance de messages castrateurs: "Soit raisonnable"; "arrête de jouer"; "ne ris pas bêtement"; "prends les choses au sérieux"... Comme si l'âge adulte consistait à remplacer les comportements de l'enfant par ceux de l'adulte, sans pouvoir les marier. Nous avons fini par obéir.

Il faut ajouter à cela que nous n'avons pas tous vécu des enfances heureuses et lorsque l'enfant s'est recroquevillé dans sa souffrance, il a parfois bien du mal à en sortir et à retrouver le goût de la joie et du jeu. Le pardon fait alors partie du travail à accomplir pour qu'il recommence à gambader. Il est toujours en notre pouvoir de pardonner à ceux qui nous ont offensés, non pour les absoudre, mais pour nous libérer des entraves que la rancune tricote en nous. Alors notre enfant intérieur peut recommencer à respirer.

Voici quelques clés pour l'y aider...

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 00:50

 Quel que soit notre âge, nous partageons une même certitude: nous avons été des enfants. Nous avons traversé le territoire de nos jeunes années chacun à notre manière teintée d'histoire familiale, de lieux particuliers, d'odeurs et de saveurs qui feront monter en nous, toute notre vie durant, des bouffées d'émotion.


Cet enfant, il vit encore au fond de nous. Et il a beaucoup à nous apporter si nous faisons l'effort de lui laisser un petit espace.

"Retomber en enfance?" s'exclament certains. "Impossible!".J'ai bien trop de responsabilités pour perdre du temps comme ça..." Voilà la première erreur. L'enfant en nous, cet enfant intérieur, fait partie de notre équilibre. L'adulte -que nous sommes devenus- est comme un kaléidoscope. Il possède plusieurs facettes, qui se combinent et se recombinent sans cesse. A certains moments, c'est l'adulte raisonnable qui doit prendre le dessus pour gérer des situations sérieuses, mais l'enfant reste présent, dans un petit coin. A d'autres moments, c'est le parent autoritaire qui s'affirme, et l'adulte rejoint l'enfant tapi. Mais parfois, c'est le tour de l'enfant.

Votre enfant intérieur a beaucoup a vous apporter. Il est détenteur de votre liberté intérieure, de votre créativité, de votre spontanéité, de votre curiosité, de votre joie de vivre. Ainsi que votre vulnérabilité et de votre sensibilité.


Certes, on ne peut pas laisser cet enfant intérieur gouverner notre vie entière. Dans certaines situations, il n'est pas le mieux placé pour prendre les commandes de notre personnalité. Mais il ne faut pas jeter ce bébé avec l'eau de notre bain d'adulte! Car les qualités dont notre être adulte a besoin sont nourries en permanence par ce que dégage cet enfant intérieur. Imaginez une personne qui ne serait qu'adulte, totalement et en permanence. Elle est raisonnable, analyse les situations, pèse et soupèse le pour et le contre avant de parler. Elle est efficace, pondérée. Elle sait se contrôler en toute circonstance et ne se laisse jamais influencer par ses sentiments ou ses émotions. Mais elle aussi grave. Lourde,  triste... Et souvent un brin déprimée.

Car une telle personne aurait fait taire en elle la source de vie au lieu de la canaliser.


Ceci est la première partie de l'introduction.


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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 14:49

 

 

Partir, c’est avant tout sortir de soi.
Prendre l’univers comme centre,
au lieu de son propre moi.
Briser la croûte d’égoïsme
qui enferme chacun comme dans une prison.


Partir, c’est cesser de braquer une loupe
sur mon petit monde ;
cesser de tourner autour de soi-même
comme si on était le centre de tout et de la vie.


Partir, ce n’est pas dévorer des kilomètres
et atteindre des vitesses supersoniques.
C’est avant tout regarder,
s’ouvrir aux autres, aller à leur rencontre.


C’est trouver quelqu’un qui marche avec moi,
sur la même route,
non pas pour me suivre comme mon ombre,
mais pour voir d’autres choses que moi,
et me les faire voir.

 



 

 

Partir... Les voyages ont la cote dans nos sociétés où tout bouge, court ou s’envole. Et cela grâce au progrès technique qui nous donne l’impression de maîtriser nos vies avec une puissance toujours accrue. A rebours de cette mode, le départ évoqué ici par le grand défenseur des pauvres, Dom Helder Carmara (1909-1999) nous convoque à un déplacement spirituel. Car il s’agit bel et bien de quitter l’univers étriqué de notre petit moi pour nous ouvrir à plus vaste que nous-mêmes : autrui. Un voyage qui, loin de la course folle du quotidien, s’appelle aussi «retour à Soi». Et si nous en faisions le thème de nos vacances ?

 

Prier n°303 Juillet-Août 2008


 

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Published by Marie Rêveuse - dans Poésie
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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 14:25
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Qu'un visage inconnu s'entrouvre dans la rue
Qu'un regard inconnu se jette dans mes yeux
Qu'une bouche inconnue s'aiguise d'un sourire
Qu'une voix inconnue se vête d'amitié
Qu'une main inconnue serre ma main très fort
Qu'un soleil inconnu darde sur moi ses dents
Qu'une vague inconnue se risque sur mes plages
Qu'une chair inconnue me prenne dans ses rêts

J'oublie ma solitude et ses portes murées
J'oublie mon destin n'a pas d'identité

Je ne suis qu'un bourgeon sous la langue des sèves
Gonflé d'azur et futur de sa fleur qu'un cocon déchiré par un battement d'ailes

Les cloisons de mon corps s'abattent en chantant
Mon coeur fait le plongeon de la mort à la vie
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Jean-Marie Sourgens

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 14:02

 

.

 

 

Même si je prends la peine
Chimène, de t'écrire chaque semaine
Même avec la peine
Si tu m'aime un peu quand même

Même si je t'emmène
Chimène, si je t'aime un peu quand même
Même avec de la peine
Il faudrait que tu comprennes

Aux amours bien nés
Chimène le bonheur n'attend pas
Le nombre des années
Chimène comprends-tu ça?

Même sans que ça nous mène
Chimène, du désespoir à la peine
Même Chimène si tu m'aimes
Il faut que tu te souviennes

Même si je t'emmène
Chimène, si je t'aime un peu quand même
Même avec de la peine
Il faudrait que tu comprennes

Aux amours bien nés
Chimène le bonheur n'attend pas
Le nombre des années
Chimène comprends-tu ça?

La la la...

 

 

 

 

L'un des grands inconnus de la pop française, devenu l'un de ses grands oubliés. On sait bien peu de choses de René Joly. Natif du nord de la France, il débute à la batterie,  descend à Paris pour tenter sa chance, enregistre un disque avec Manset et connaît le succès avec  « Chimène ». Se succèdent ensuite encore quelques simples remarquables marquant pourtant la fin d'une collaboration éminemment fructueuse. Ensuite, il croise la route d'Etienne Roda Gil  et créent ensemble L'enfant qui de temps en temps ne voulait plus être un enfant. L'album ne rencontre pas de succès, débute alors un parcours du combattant pour tenter de revenir sur le devant de la scène. Il participe à l’aventure de Starmania, interprétant le rôle de Roger-Roger. Et c’est de nouveau une éclipse jalonnée de simples oubliables tels que "Saravah" en 1983 (signé Barbelivien). Depuis, de déconvenue en déconvenue, celui qui chantait "Chimène" ne parvient plus à attirer de nouveau vers lui les yeux du public.

 

Chimène (1970)

 

Chimène / Château de craie / L'amour fut doux / Princesse / Les yeux d'Elia / L'amour vivant / Sombre fortune / L'or / Le parfum d'un fleur

 

 

 

 À la première écoute, l’auditeur ne peut qu’être dérouté, tant cet album se situe en marge de la production française. Dire que le disque est original est un euphémisme. C'est en effet, une expérience sans équivalent laissant l’impression tenace d’être entre présence tout à la fois  d’un album musicalement trop daté et comme situé hors du temps.

 

Le disque opère une distanciation subtile en même temps qu’il est doué d’un pouvoir d’envoûtement grâce à cette voix de tête si particulière, cette façon de chanter qui n’appartient qu’à lui. Et puis surtout, il y a ces compositions étonnantes aux climats si étranges qui tiennent tout à la fois de la  féerie (« Le château de craie ») et du mauvais rêve (« Le parfum d’une fleur »). Les arrangements originaux et somptueux tout en délicatesse, se refusent aux effets faciles et au clinquant. Les paroles sont à la mesure de l’écrin sonore façonné par Manset, subtiles et entêtantes souvent oniriques, comme exhumées du fond des âges.

 

Ce disque de Joly à la couleur bien particulière est un joyau aux subtiles nuances, porté par une voix aisément reconnaissable même lorsqu’elle est maquillée sur « Chimène » d’un flanger du meilleur effet. Ce titre sera d'ailleurs le seul tube de l’album et le premier morceau à utiliser la technique du phasing née des expérimentations de Bernard Estardy (ingénieur du son) et Gérard Manset.

 

Joly nous transporte dans son univers oniriques, ses climats d’automnes mordorés, ses paysages peuplés de princesse (« Princesse ») de châteaux enfouis au fond des forêts (« Château de craie »), de jeunes femmes évanescentes et mystérieuse (« Les yeux d’Elia »), évoquant des souvenirs amers d’amours perdus (« L’amour fut doux », « L’amour vivant »), de destinée fatale (« Sombre fortune ») et d’amitiés gâchées (« L’or »), le tout soutenu par des orchestrations aériennes où les violons omniprésents s’entremêlent au piano, aux flûtes et aux guitares acoustiques créant une atmosphère unique et inoubliable. Difficile de ne pas succomber aux effluves ensorceleuses de ce disque sans équivalent.

 

 

Source

 

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 13:59
Le jour s'abandonnant à la nuit Reproduction artistique

 

Dans la nuit qui m'environne,

Dans les ténèbres qui m'enserrent,

Je loue les Dieux qui me donnent

Une âme, à la fois noble et fière.

 

Prisonnier de ma situation,

Je ne veux pas me rebeller.

Meurtri par les tribulations,

Je suis debout bien que blessé.

 

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,

Je ne vois qu'horreur et ombres

Les années s'annoncent sombres

Mais je ne connaîtrai pas la peur.

 

Aussi étroit soit le chemin,

Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme

Je suis le maître de mon destin,

Le capitaine de mon âme.

 

_ _ _

 

Invictus est un court poème de l'écrivain William Ernest Henley qui fut cité à de très nombreuses reprises dans la culture populaire et qui contribua à le rendre célèbre. C'est le poème préféré de Nelson Mandela. Il est notamment repris dans le film Invictus de Clint Eastwood.

 

Le titre latin signifie « invaincu, dont on ne triomphe pas, invincible » et se fonde sur la propre expérience de l'auteur puisque ce poème fut écrit en 1875 sur son lit d'hôpital, suite à son amputation du pied. À l’origine, ce poème ne possédait pas de titre, celui-ci fut ajouté par Arthur Quiller-Couch en 1900.

 

William Henley disait lui-même que ce poème était une démonstration de sa résistance à la douleur consécutive à son amputation.

 

 

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