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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 09:36



http://www.ludimaginary.net/img/ombres_lumiere/liberte.jpgFermons les yeux et imaginons une société avec des individus qui, depuis la nuit des temps connaissent dans leur vie une cinquantaine ou plus de partenaires. Ceux qui n’ont qu’un seul partenaire sont jugés comme des inadaptés de la société. (Les psy ont d’ailleurs leur mot à dire et ces gens-là souffrent en silence). Les enfants -et donc la société-, sont quasiment tous des demi-frères et sœurs. Nous avons toujours connu nos parents, nos grands-parents et toutes les générations précédentes  vivant ainsi. Les enfants sont confiés tantôt à un parent, tantôt à l’autre, parfois à un oncle, une cousine et personne n’y voit d’inconvénient puisque chacun est épanoui dans l’instant qu’il a choisi. Et comme nous n’avons connu que cette façon de vivre, que sur les photos jaunies, il n’y a jamais les même têtes qui accompagnent les enfants, nous ne trouvons rien à y redire. Donc nous reproduisons le même schéma pour notre vie personnelle ne pensant pas une seule seconde que nous sommes conditionnés.

 

Dans une autre société, c’est complètement différent. Là, il est indiqué depuis l’existence du Dieu Relidja, que le véritable amour entre deux personnes  (et de sexe différent) doit durer toute une vie. D’ailleurs, celui qui déroge à la règle, est jugé d’une bien mauvaise façon. Il sera « coureur de jupon » ou « chienne en chaleur ». (A se demander d’ailleurs pourquoi l’indulgence est beaucoup plus grande pour les premiers…). Qui dit un seul amour, dit une seule famille. http://otovon.files.wordpress.com/2009/03/code_prison.jpg


Aussi, subvenir aux besoins de cette famille. Travailler suffisamment ou même durement, selon son degré de croyance. Car un repas équilibré doit être pourvu de trois plats ! Un enfant doit avoir sa chambre à lui tout seul ! Il va sans dire qu’en plus du  Dieu Relidja, le Dieu Ekonomia cousin du Dieu Publichita, d’un air de rien, a son mot à dire. Ne jamais résister aux Dieux, vous iriez au diable. Ils veillent à ce que vous ne manquiez de rien. C’est pour ça qu’ils ont créé des lieux avec de grandes allées où vous pourrez bientôt vous promener le dimanche. (Patience !) Roi bébé a aussi droit à son temple de landeaux et peluches pour être équilibré tout comme ses repas. Quand aux récalcitrants célibataires qui ne cuisinent pas et qui pensent n’avoir de compte à rendre à personne, les Dieux ont quand même pitié d’eux. Ceux-là peuvent trouver aujourd’hui des barquettes sous vide ou surgelées réservées rien que pour eux! Ha comme Dieu Ekonomia rend la vie belle !

 

Et si nous reparlions de l’Amour d’une vie dont nous pensons qu’il est choisi.

 



Réalisez des arbres généalogiques à partir de vos photos numériques!

Il est vrai que l’homme et la femme sont naturellement attirés comme une prise électrique par sa fiche. Soit. Hormones et désir de se perpétuer en seraient grandement les causes. Ensuite, il est dit qu’un enfant sera plus épanoui s’il vit avec ses deux géniteurs. Force est de constater le nombre de personnes démolies ayant vécus avec leurs géniteurs fréquentant les psy-thérapeutes de tous genres. Généralement ils transportent avec eux le fardeau des générations et familles passées qui ne le sachant pas ont essayé de s’en libérer sur leur progéniture. Soit. Ainsi va la vie.

 

Et si l'Amour que l'on croyait choisir était tout simplement une incapacité à  vivre sa solitude ?

 

On le voit, sitôt que nous avons quitté le nid familial, ou même avant, nous sommes déjà attachés à une personne (et si nous ne l’avons pas, nous la cherchons) qui, à ce moment là, se pourrait déjà être l’amour de sa vie. C’est ce que nous espérons comme dans Cendrillon. Attachement ensuite aux enfants, au travail, à la sécurité, au confort…et aux crédits.

 

http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/200904/11/62997.jpgIl nous plairait de tant à autre de nous envoler vers d‘autres cieux mais la vie que nous avons « choisie » nous en empêche. Et puis Relidja veille sur nous: ces choses là ne se font pas. D’autant plus  que l’autre aurait peur de vous perdre et que vous-même perdriez tous vos repères qu’ils soient d’ordre des amitiés de la famille et de toutes vos petites habitudes.

 


 


http://57.img.v4.skyrock.net/576/guyguyse/pics/2451880777_small_2.jpg



Et puis, il faut reconnaître qu'une personne seule, ça n’intéresse pas. L’humain aime la meute. Ça rassure. C’est si beau une famille Ricoré !

 



Je sais, la pilule est difficile à avaler . C’est tellement intégré dans nos cellules, ça va tellement de soi.

Cela peut être dit et entendu mais ce n’est pas une raison pour changer de mode de vie puisqu’il est si difficile de toute façon de faire autrement. On peut toujours se rassurer car il y a pire ailleurs et que, dans le fond, le cocon, ça fait du bien.



Mais si un seul instant nous cessions de nous mentir?  Si nous arrêtions de penser que notre façon de vivre n'est pas le fruit des siècles passés et que nous ne suivons pas un chemin tout tracé. Nous voyons bien  que des humains vivent d’une certaine manière dans certains pays et de différentes façons  dans d’autres et que celles-ci découlent de différentes dépendances, qu'elles soient géographiques, religieuses, politiques ou autres.

 

Alors, qu'en dites-vous?

 

 

 

- Jean-Pierre Pernaud annonce sur TF1 qu’une mère qui adorait pourtant son mari et ses cinq enfants a gagné au loto. A ce jour elle n’a toujours pas été retrouvée. Ses valises ont disparues des placards du joli appartement qu’elle affectionnait aussi.

 

- Un prisonnier est resté si longtemps en prison, qu’il s’arrange pour y retourner.

 



http://ffs1963.unblog.fr/files/2009/05/prison.gif 

 Jack Tattoo, c'est mon nom pour en d'dans
J'ai perdu mon vrai nom à dix ans
Pour un beau tatouage, au primaire
Ils m'ont mis à la porte de l'Accueil
Un foyer où m'avait mis ma mère
Quand je l'ai questionnée sur mon père
A rien dit. J'en ai donc fait mon deuil

J'ai trente ans pis je sors de prison
J'ai mon sac, mes habits, pis disons
Qu' c'était pas ma première aventure
Mais logé pis nourri ! Autant d' pris !
Pis voler c'est pas dans ma nature
J' voulais juste "emprunter" une voiture
J'en ai pris pour deux ans, à l'abri

T'étais d'dans, tout d'un coup t'es dehors
Tu sais pas trop quoi faire de ton corps
Parce qu'en d'dans, ça devient ta famille
Comme plongeur, j'avais b'en des passe-droits
Pis le chef aimait pas qu'on gaspille
Les œufs frais perdaient vite leur coquille
Résumons : j'ai plutôt pris du poids

Être en d'dans, c'est rêver d'en sortir
Mais dehors le destin prend plaisir
À t' rapp'ler les couleurs de ta vie
Pis en ville, dans l'ennui des miroirs
Ton image est toujours poursuivie
Des regards qui toujours se méfient
C'est pareil, si tu changes de trottoir

Où aller, sans parents, sans amis ?
T'as toujours ton passé qui te suit
Liberté, c'est un mot plein de chaînes !
Si t'as l' cœur de chercher un emploi
C'est avec ton dossier qu' tu t'amènes
T'as beau dire que l'erreur est humaine :
T'as volé ! Rien qu' le mot jette un froid

Au Refuge, y a moyen d' vivoter
C'est pas mal plus facile en été
Excusez si c' qui suit vous étonne
Mais c't automne quand le temps va s' gâter
Ça s' pourrait qu'un beau soir, tout adonne
Un p'tit vol, sans faire mal à personne
Bien signé. On sait s' faire arrêter
Ouais !



Gille Vigneault. Jack Tattou dans "Arriver chez soi"

 

 

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Published by Marie Rêveuse - dans Le genre humain
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commentaires

Fernande 29/11/2014 09:40


L'auteur de cet article se veut être provacateur car certains pensent qu'ils se sont construits tout seuls. 


 


Pour se désalliéner, il faudrait d'abord être conscient de son alliénation. Il faut se rendre à l'évidence que nos pensées et nos comportements sont le fruit de
l'histoire. Histoire de la société, de la famille, de l'école,...Et cela n'est pas un mal mais juste une évidence.


 


Des normes, bien sur qu'il en faut pour vivre en bon terme, là n'est pas la question.


 


On peut être tout à fait heureux d'être là où l'on se trouve même si l'on est pas complètement libre. Nous sommes dépendants de l'air que nous respirons, de la
nourriture, de nos liens affectifs,...il faut juste le savoir, ne pas se raconter des histoires.


 


Le conditionnement est le plus souvent inconscient. Par exemple, tant que nous ne reconnaissons pas nos émotions négatives (colère, jalousie,paranoïa, tristesse,...)
nous sommes voués à les perpétuer, donc à souffrir et faire souffrir son entourage, et toute sa descendance. Des familles, des sociétés se déchirent depuis plusieurs générations ou des
siècles  Très intéressant d'écouter l'audio n° 5 à 10.  


 

Jean-Louis Rien 28/11/2014 16:50


Une société sans cadre et sans norme, où chaque Homme se désalliène, est la société telle que le système ploutacratique veut la construire aujourd'hui ! C'est apparemment la société implicitement
vantée dans ce texte. Que chacun se désalliène de toute norme de société, pour trouver la libération de l'Homme et le bonheur...foutaise foutaise !


Regarder l'individu et ne zoomer que sur l'individu, ne parler que de lui et de son épanouissement personnel, son bien-être, du développement personnel, son déconditionnement...en le
décontextualisant du Tout. Telle est la philosophie, le paradigme, de ce texte. C'est le projet libéral pousser à son paroxysme : le projet de Jacques Attali. Partir de l'individu pour construire
une société me parait le biais fondamental... Sinon, je conseille l'ermitage !


Il n'y a pas UNE société au monde et dans l'Histoire, qui peut se revendiquer de s'appeler SOCIETE, où le but serait que chaque individu se désalliène de toute norme historique et sociétale. Ce
qui fait corps dans une société : c'est d'avoir des repères, un langage commun, des codes communs. C'est ce qui harmonise une société. Même si bien évidemment, aucune société n'est pas
parfaite...


Oui je suis conditionné par mon vécu, oui ça m'a fabriqué mes repères, oui ma liberté n'est pas intégrale. Et je l'accepte. Ce n'est pas en cherchant la liberté individuelle intégrale que l'on
atteint une société de bonheur.


J'ai plus d'attaches à ma mère, mon père et mes frères, qu'à la mère, le père et les frères des autres. Et globalement c'est pareil pour les autres. Et j'en suis satisfait ainsi. J'ai plus de
repères dans ma société occidentale avec sa pensée matérialiste (au sens philosophique) où il n'y a pas de destinée, plutôt que la société tibétaine traditionnelle où le servage est de rigueur et
les croyances en une futures vie meilleure après une vie d'esclavage et de misère...


Bien évidemment, il y a des points où la désalliénation me parait importante : surconsumérisme, diktat de l'apparence et de l'avoir... En fait : se désalliéner de tout ce qui pourrit le
vivre-ensemble. Mais je ne veux pas me désalliéner des cadres forts qui permettent justement de conserver certaines valeurs essentielles : la désintéressement, la bienveillance, la
convivialité,... qui sont des remparts réels pragmatiques contre les dérives actuels (monde marchand, l'homme OGM, diktat de l'avoir et de l'apparence...), à savoir : la famille traditionnelle
comme modèle de base.


Je préfère vivre et construire des normes communes avec mes semblables plutôt que de passer ma vie à vouloir m'émanciper de tout conditionnement !

Red Le Chacal 09/09/2012 00:41


Excellent cet article, un réalisme qui à mon sens n'enlève rien à l'émerveillement quant à l'existence, au contraire, c'est même ainsi qu'on vit les choses plus entièrement.

Marie Rêveuse 12/09/2012 11:36



Yesss, il faut connaître ses ombres pour ensuite vivre en lumière.



marie-claude 15/09/2009 10:34

tu as raison Marie-Eve, je dois être trop gâtée par la vie ...là je vais au jardin, passe une bonne journée .amitié . 

Marie Rêveuse 16/09/2009 08:02


Il n'y a que 6/7 ans que j'ai commencé à avoir la tête hors de l'eau ...avec beaucoup d'efforts.
Profite bien de ton jardin


marie-claude 15/09/2009 08:21

Pas seulement idéaliste ...Souvent la société met l'accent sur le côté négatif des événements d'une vie, en oubliant tout le positif qu'il nous est donné de vivre, rien n'est facile, rien n'est donné, mais quel bonheur ressenti dans l'autodépassement de toutes ces difficultés, nous ne sommes victimes que si nous le voulons ...amitié . 

Marie Rêveuse 15/09/2009 08:56


Je ne crois pas que l'on choisisse d'être victime. Par exemple, cette propagande sur la grippe est un gros mensonge mais beaucoup de gens ne sont pas encore informés.
Non pas qu'ils ne le veulent pas mais parce qu'ils n'écoutent que les médias tels que TV, radios, journaux qui ne disent que des mensonges.

Une femme battue ne choisie pas non plus d'être une victime. C'est tout simplement la malchance ou une conscience qui ne lui dit pas encore la raison. De même pour les enfants victime d'abus, les
guerres, les maladies,....

Et de la même façon nous croyons choisir notre vie alors que ce sont les évènements du passé et notre inconscient qui nous dirigent ....jusqu'à ce qu'une prise de conscience mette à jour les
mécanismes et nous libèrent. Des gens sont en chemin, d'autres le seront. Il serait logique que les premiers apportent leur expérience aux autres sans hiérarchie aucune. Chacun a son rythme. C'est
une des raisons pour laquelle parfois j'enfile mes gros sabots.

Oui le monde possède de belles choses et d'ailleurs sur ce blog on y trouve de tout. De là à tomber dans la mièvrerie...

Les médias pour des raisons financières proposent aussi ce que les gens veulent entendre. Un journal de bonnes nouvelles a été tenté mais n'a pas fonctionné.

Bonne journée Marie-Claude! Bises!


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