Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 23:21

même si je suis un être unique.


Infini Reproduction artistique par Gary Faye

Nous sommes tous logés à la même enseigne: Nous sommes en quête d'approbation, même celui-ci qui semble si sur de lui, ou celle-là qui affiche une sérénité de Bouddha. Aors suivons notre chemin sans nous comparer à quiconque.

Partager cet article

Repost 0
Published by Marie Rêveuse - dans Lâcher prise
commenter cet article

commentaires

marie-claude leloire 20/12/2008 01:03

moi aussi !amitié .

marie-claude leloire 19/12/2008 23:37

j'aime cette notion d'être unique et semblable aux autres .

Marie Rêveuse 20/12/2008 00:18


Unique par la forme (personnalité) et semblable par l'Etre. C'est comme ça que je le comprends.


gazou 19/12/2008 18:16

réflexion très juste,et pas du tout contradictoire...Pour trouver un équilibre,il faut tenir les deux bouts : je suis  unique..et pourtant comme les autres..J' ai bien aimé aussi le texte de Alexandre Jollien...Voilà quelqu'un d'assez étonnant, la première fois que je l'ai entendu parler à la radio,ce fut vraiment un choc

Marie Rêveuse 20/12/2008 00:15


Ceci devrait être toujours en notre esprit. Difficile combat!
Alexandre n'a rien à perdre, son hônneteté est égale à sa souffrance vécue.


Marie Rêveuse 19/12/2008 13:17

Lapsus: Je voulais dire: en prendre conscience.....mais conseil pourquoi pas?

Coumarine 19/12/2008 10:15

sage conseil...mais pas toujours évident à suivre...on se compare si vite, on cherche l'approbation des autres pour se sentir exister...

Marie Rêveuse 19/12/2008 13:16


Le tout est de le savoir et d'en prendre conseil à chaque fois que ça nous arrive...



Alexandre Jollien dans « La construction de soi » s’adresse à
Spinoza :


 


J’ai mieux compris la souffrance
d’être « différent », les moqueries et ma volonté d’être normal. Je ne conçois guère de regrets lorsque j’observe une mésange virevolter dans le ciel. Je n’ai pas d’ailes et elles ne me
font pas défaut. Pourtant, imaginons que les hommes, les femmes, tous les êtres qui m’entourent puissent voler. Il y a fort à parier que j’envierai ces drôles d’oiseaux. Oui, c’est la comparaison
qui accentue les privations et inflige les différences. En une page vous illustrez les combats de ma vie. Avec finesse, vous mettez les doigts sur une blessure. Je la devine désormais ;
« Tu as vu le vélo à trois roues ? », « Il est rigolo le monsieur sur son tricycle ». Pour assumer ma singularité, j’ai ouvert votre
Ethique.


Pour nous rassurer, nous
comparons. Cependant en scrutant les autres, nous nous exposons à l’exclusion, à la différence, au manque. Comment en finir avec cette propension à se référer sans cesse à des
modèles ?


Depuis peu, depuis vous, je
commence à bannir les comparaisons sans devenir assez fou pour vouloir toutes les abolir. Simplement, je souhaite les purifier et ne conserver que celles qui me sont réellement utiles. Certes
l’existence réclame ses références et une tonique émulation libère les possibilités qui sommeillent dans un individu. D’ailleurs l’esprit possède par induction, il tire profit de l’expérience,
analyse et extrait une loi de la multiplicité des situations. Sans relâche il établit des parallèles, ose des rapprochements pour y puiser de profitables enseignements. Aussi, c’est grâce à la
comparaison que je n’ai pas besoin de me brûler deux fois les doigts pour savoir que l’eau bouillante est dangereuse. Il serait vain d’éliminer cet instrument de la
vie.


Une chose est de l’utiliser comme un moyen de progresser, une
autre de l’installer au cœur de la vie. Celui qui dirige systématiquement son regard ailleurs, en se laissant déterminer par ce qu’il aperçoit, finit par ressembler à une éponge, ou à un esclave
qui n’existe que par imitation. Naturellement, le spectacle du bonheur, le renvoyant à ses propres échecs, le plongera non dans la joie, mais dans la haine de soi. A l’inverse, quand le
mécontentement et l’envie nous tiraille, il est tentant de nous rassurer en nous attardant sur le sort des plus malheureux. Tant que nous ne vivons que relativement à nos semblables,
tant que nous quémandons au premier venu son approbation, ses louanges, nous ne saurions jouir de la paix. Réconfort, amour, assurance, se cultive aussi à domicile. Comment cesser de
continuellement nous positionner par rapport à autrui ?


 
Alexandre Jollien


Présentation

Rechercher